A travers ces quelques pages, je vais vous raconter mon arrivée dans la grande maison de l'Éducation Nationale. La vie réelle d'un jeune enseignant n'est pas toujours la représentation que nous en avons, surtout si cet enseignant se trouve en banlieue parisienne.

Chaque année, nous récupérons les bulletins de nos anciens élèves dans les différents établissements d’accueil, lycée générale, technique et professionnel. Et comme tous mes collègues j’ai jeté un coup d’œil histoire de voir comment évolue nos anciens élèves. Il y a de tout, des appréciations très positives, puis d’autres … moins …
Pour l’appréciation globale de tout le bulletin trimestriel, celle qui se situe au pied du bulletin, nous pouvons lire : "Démissionnaire ?" Il n’y a qu’un seul et unique mot en bas du bulletin, en même temps lorsque je regarde les notes, c’est simple il n’y en a quasiment pas ! L’élève est absent tout simplement. Le seul détail choquant, c’est que nous retrouvons cette même appréciation plusieurs fois avec nos élèves.
Une 2nde appréciation : "Elève fantôme, aucun intérêt pour votre formation scolaire. Que comptez-vous faire ?". Et là inutile de chercher des notes, il n’y en a pas !!!
Je me rappel le discours d’un proviseur (XXXVI. L’utilité des formations.).
Conclusion, l’absentéisme est le mal du siècle dans l’éducation nationale.
En constatant ce genre de chose, j’ai vraiment l’impression de travailler à contre courant. Avec quelle formation sortiront ces élèves du système scolaire ? J’ai bien peur de connaître la réponse … ou plutôt la non réponse !