A travers ces quelques pages, je vais vous raconter mon arrivée dans la grande maison de l'Éducation Nationale. La vie réelle d'un jeune enseignant n'est pas toujours la représentation que nous en avons, surtout si cet enseignant se trouve en banlieue parisienne.

Tout d’abord, je ne sais pas si je fais bien d’aborder ce sujet, car des personnes pourraient mal interpréter mes propos. J’espère qu’il n’en sera rien, je suis probablement un peu trop utopique ! Mais bon, je me lance.
J’ai remarqué une chose, certaines familles d’élève, ont des difficultés supplémentaires concernant l’éducation de leurs enfants, comparé à d’autres familles. Pourquoi ? En fait, j’ai l’impression (ce n’est qu’une impression, je ne fais aucune affirmation) que culturellement parlant, ils sont davantage tactile, tant au niveau du langage, lorsqu’ils discutent avec vous, ils vous touchent facilement le bras, pour vous parler, … mais également dans le cadre de l’éducation de leurs enfants.
Moi-même, il ne me semble pas avoir été particulièrement désobéissant dans mon enfance (surtout comparé à mes élèves), malgré tout j’ai eu quelques réprimandes, ce qui n’a pas fait de moi un enfant martyrisé par ses parents. De temps en temps, apprendre qu’il y a des limites de manière physique n’est pas forcément un mal, et montre la limite à ne pas atteindre.
Mais dans notre cas, cela pose parfois problème, car certains parents ont du mal à dialoguer avec leurs enfants, du coup la seule limite connu est la gestuelle (sans toucher) ou les tapes (légères) sur la tête (appelé chiquette).
Mais les parents sont rappelés à l’ordre pour stopper ces "violences", par l’administration (collège, assistante sociale ou autre), car parfois ça peut déraper. Du coup ils sont complètements désarmé face aux difficultés que leurs enfants procurent. Ils ne savent pas comment agir autrement.
Résultat, lorsque nous contactons les parents pour leurs expliquer les difficultés que nous avons, ils vous répondent un : "Mais vous savez ici nous n’avons pas le droit de frapper nos enfants !".
La 1ère fois ça ma laissé sans voix. Maintenant je réponds, … mais pas forcément bien …