A travers ces quelques pages, je vais vous raconter mon arrivée dans la grande maison de l'Éducation Nationale. La vie réelle d'un jeune enseignant n'est pas toujours la représentation que nous en avons, surtout si cet enseignant se trouve en banlieue parisienne.
Le sujet : La connaissance de son affectation arrive aux alentours du 25 Août donc pour trouver un logement pour le 1er Septembre, c'est court surtout en région parisienne !
La toute 1ère journée qui se déroule à l'I.U.F.M. s'effectue à la rentrée scolaire soit la veille de prendre les élèves en classe, inutile de voir que le temps de préparation est court, 1 journée pour devenir un vrai prof !
Durant cette année scolaire, l'enseignant stagiaire à un faible nombre d'heures à assurer en échange duquel il doit aller 2 jours par semaine à l'I.U.F.M. pour être "formé". Je remets clairement en cause la formation qui y est dispensée. Car celle-ci est le plus souvent inadaptée à la situation et inutile, voire carrément démoralisante.
Les stages qui y sont entrepris me semblent quant à eux intéressants. Je pense notamment au stage de pratique accompagnée, qui permet de rencontrer un autre collègue dans la même discipline, ou au stage en immersion qui montre un nouvel établissement. Comme quoi, il peut y avoir des points positifs à l'I.U.F.M. !
Mes propositions : Il serait utile de connaître son affectation en avance, et comme nous obtenons notre résultat au concours fin Juin, je pense qu'il est largement faisable d'obtenir sa mutation définitive début Juillet. Ceci permettrait d'aborder ce nouveau métier dans des conditions plus sereines.
Deuxième chose, pour être prêt correctement (consignes, cours, …) le jour J, il faut bien sûre se préparer au préalable, et comme la rentrée se fait au tout début du mois de Septembre et qu'il est impossible de changer cette date butoir, il faut donc débuter la formation au mois d'Août (ça risquerait d'en faire réagir plus d'un). Concernant les enseignants stagiaires, il faut simplement débuter plus tôt et rogner sur les vacances. Et pour les formateurs, la place étant chère car le plus souvent (pas tout le monde non plus) ceux sont des "planqués" grassement rémunérés (n'ayons pas peur des mots), donc s’ils souhaitent réellement garder leurs places, ils arriveront deux semaines plus tôt que la date de rentrée.
Comme la majorité des formations sont très sincèrement inutiles, pour ceux à quoi nous sommes voués, c'est-à-dire les établissements difficiles voire même très difficiles, je propose de changer totalement les formations qui sont dispensées. Autrement dit, supprimer la plupart des formations pour en créer de nouvelles. Par exemple :
- Comment créer un cours ?
- Comment préparer un contrôle, évaluation, … ?
- Quels devoirs donner aux élèves ?
- Comment enseigner à des élèves difficiles ?
- Quels sont les rapports face aux punitions et aux sanctions ?
- Comment remplir les appréciations des bulletins de notes ?
- …
Autant de choses que je n’ai pas appris à l’IUFM et qui m’ont manqué, voire me manque toujours !
Les répercussions : Les conséquences seront quasi nulles en terme de budget, puisque débuter la formation 15 jours plus tôt coûte de l'argent, mais le fait de supprimer un nombre considérable de formations inutiles qui ne seront pas toutes remplacées permet d'économiser suffisamment d'argent pour se permettre deux semaines de formations supplémentaires.
Les problèmes éventuels : Les formateurs ainsi que les syndicats montreraient une opposition sans doute forte face au fait de commencer à travailler après le 15 Août. Il me semble important de commencer les cours de l'I.U.F.M. en avance pour se sentir épaulé et en confiance dans son nouveau métier.