A travers ces quelques pages, je vais vous raconter mon arrivée dans la grande maison de l'Éducation Nationale. La vie réelle d'un jeune enseignant n'est pas toujours la représentation que nous en avons, surtout si cet enseignant se trouve en banlieue parisienne.
Le sujet : Dans l'I.U.F.M., il faut dissocier la 1ère année de la 2nde. La 1ère est l'année de préparation au concours pour devenir professeur. Cette année n'est pas obligatoire, puisque pour ce présenter au concours, un BAC + 3 suffit … théoriquement. En réalité, il est quasiment impossible d'obtenir le concours sans être introduit dans cette préparation. A ce titre, l'Education Nationale est "pro-iufmiste", en facilitant (le mot est faible) l'obtention du concours à ceux qui proviennent de l'I.U.F.M., car toute la pratique (décortiquer le programme par exemple) ne peut s'apprendre qu'avec des personnes du terrain.
Le concours qui est là pour prendre les meilleurs éléments est quelque peu biaisé par ce phénomène.
De plus cette année d'I.U.F.M. ne sert franchement pas à la préparation des professeurs, mais plutôt à la préparation du concours, donc le gain pour l'Education Nationale est minime.
Mes propositions : Supprimer purement et simplement la 1ère année de préparation au concours qui n'est là que pour creuser le clivage social. Car qui peut ce payer le luxe d'effectuer une formation non rémunérée qui n'augmente pas le niveau de qualification ?
Par contre il faudrait impérativement adapter le concours aux valeurs théoriques des concouristes et non à la pratique spécifique au métier de l'Éducation Nationale (ceci doit être fait, lors de la 2nde année à l’I.U.F.M.).
Les répercussions : Si cette année n'existe plus, les formateurs sont donc libérés de leurs tâches, nous obtenons pour une partie des économies financières, car il n'y a plus de rémunération pour les formateurs extérieurs ou pour les enseignants payés en heures supplémentaires. Et nous obtenons également une économie humaine, la main d'œuvre libérée qui travaillait à plein temps pour l'I.U.F.M. (des professeurs) devient disponible pour la suite des événements …
Les problèmes éventuels : Ils viendront probablement des étudiants, qui penserons ne plus pouvoir se préparer au concours. Alors que le but est simplement de mettre tout le monde sur le même pied d'égalité. C’est le but de tout concours d’ailleurs.