A travers ces quelques pages, je vais vous raconter mon arrivée dans la grande maison de l'Éducation Nationale. La vie réelle d'un jeune enseignant n'est pas toujours la représentation que nous en avons, surtout si cet enseignant se trouve en banlieue parisienne.
L’une de mes heures de cours c’est transformé en heure d’accompagnement pour une présentation sur l’alimentation. Un intervenant a mené cette réunion avec chacune des classes de l’établissement.
Je me suis donc installé avec les élèves, j’ai joué bien évidemment au policier durant l’heure pour maintenir un semblant de calme durant cet exposé, mais là n’est pas le sujet.
L’intervenant expliquait qu’il fallait absolument éviter les sucreries et les aliments gras, style bonbons, sodas, chips, … cela a peut être l’air classique pour vous ce genre de discours, mais l’alimentation de nos élèves est basée principalement sur ces aliments.
Un peu plus tard dans l’exposé, l’intervenant précise qu’il faut faire quatre repas par jour. Comptabilisant le quatre heure pour les élèves, car ils ne sont pas encore adulte.
La question est lancée : " Ceux qui ont pris un petit déjeuner, levez la main. " Un ici, … un autre là, … et les autres, ils ont compris la question au moins … non, c’est qu’il n’ont pas mangé ce matin !
Deux élèves sur une classe qui en compte 24 ont pris un petit déjeuner ce matin. Pour avoir une hygiène de vie convenable, il faudra repasser !
La présentation continue et une élève lève la main, l’intervenant lui laisse la parole : "Vous dites qu’il y a 4 repas par jour, mais les bonbons ont les mange à quel repas ? " Elle rigole là ? Non, non, elle est sérieuse ! Glump ?/!
Visiblement, elle n’a pas compris que les bonbons ne font pas partis d’un repas à proprement parler, ils doivent se manger de manière exceptionnelle et non journalière !
Lorsque nous entendons à longueur de journée, qu’il faut manger 5 fruits et légumes par jour, je ne sais même pas si mes élèves en sont à un !
Photo : La gare de Lyon, Paris.