A travers ces quelques pages, je vais vous raconter mon arrivée dans la grande maison de l'Éducation Nationale. La vie réelle d'un jeune enseignant n'est pas toujours la représentation que nous en avons, surtout si cet enseignant se trouve en banlieue parisienne.
La sonnerie retentit à la fin de mon cours à 12h, mes élèves rangent leurs affaires et commencent à partir. Une élève me demande de venir voir à la porte de ma salle. Je me dis que cela doit être un événement classique, serrure bouchée, un tag ou un crachat.
Je range mes cours, puis arrive à la porte pour constater … (vous ne devinerez jamais) une flaque au pied de celle-ci. Mais pas n’importe quelle flaque, pas de fuite d’eau aux alentours, pas de bouteille d’eau renversée, non rien de tout ça, une flaque de pipi.
Un élève a uriné sur MA porte !
Ce n’est pas un élève de ma classe que je viens juste d’avoir, mais un autre élève (que je dois très probablement avoir en cours) qui devait traîner dans les couloirs.
Une vengeance personnelle ? Probable.
Où alors, il voulait marquer son territoire !
Sur le moment j’étais légèrement dégoûté. J’ai donc dû appeler une femme de ménage pour pouvoir nettoyer le tout, et éviter que les élèves qui passent dans le couloir en traînent partout.
Ce n’est pas la 1ère fois qu’un élève urine dans un autre endroit que les toilettes, généralement ça se fait dans les cages d’escaliers, mais là sur MA porte ! RRRrrrrrr ! Ça m’énerve !
Je me suis pris à imaginer, ce que j’aurais fait dans le cas où je prenais l’élève sur le fait. Je lui aurais peut être mis le nez dedans, vous savez comme les chats ou les chiens pour qu’ils ne recommencent pas la même bêtise !
Une chose est sûre, j’aurais eu du mal à me contrôler.
Photo : Le sacré coeur, Paris.