A travers ces quelques pages, je vais vous raconter mon arrivée dans la grande maison de l'Éducation Nationale. La vie réelle d'un jeune enseignant n'est pas toujours la représentation que nous en avons, surtout si cet enseignant se trouve en banlieue parisienne.
Une fois les élèves en classe et installés, il faut encore attendre avant l'appel, car il y a forcément des retardataires, donc au lieu de les marquer absents puis de rayer leurs noms pour les passer dans la colonne retard, mieux vaut attendre.
Donc vous débutez votre cours sans faire l'appel, c'est ainsi. Après la 1ère vague de retardataire attendez encore, car il peut y avoir une 2nd vague. Une dizaine de minutes après la sonnerie, vous pouvez effectuer l'appel. L'appel des 1er cours est complexe de part la prononciation des prénoms.
Je dois donc noter les absents sur le cahier d'appel (si les élèves ne l'ont pas perdu…), et sur le billet d'appel. Sur ce bout de feuille, je note les noms des absents et des retardataires. Vous me direz, mais pourquoi faire le travail 2 fois. Tout simplement, pour s'assurer que les élèves ne falsifieront pas l'appel. Car ce billet va directement dans le bureau des surveillants sans passer par les élèves.