Overblog Tous les blogs Top blogs Emploi, Enseignement & Etudes Tous les blogs Emploi, Enseignement & Etudes
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

A travers ces quelques pages, je vais vous raconter mon arrivée dans la grande maison de l'Éducation Nationale. La vie réelle d'un jeune enseignant n'est pas toujours la représentation que nous en avons, surtout si cet enseignant se trouve en banlieue parisienne.

Publicité

I.La recherche de l'appartement.

         Le Jeudi 25 Août j'obtiens enfin ma mutation, je suis nommé au Collège_ dans la banlieue chic de la région Parisienne_ sur l'académie de_, par la même occasion j'apprends que j'ai 2 jours de formation par semaine que j'effectuerai à l'I.U.F.M. de_. Géographiquement, ces 2 lieux sont séparés par la capitale !
 
         Dès que j'ai appris ma mutation, je commence à lire les annonces de logement et à contacter les propriétaires ou les agences.  Je me rends compte des tarifs exorbitants qui sont appliqués pour les logements.
         De plus, la réponse est souvent identique "c'est déjà loué", dans les autres cas, on m'explique qu'il y a une visite de groupe (tel une visite de musée) organisée pour voir l'appartement à louer. Le problème c'est que je ne suis pas sur place.
 
         La décision est donc prise avec mes parents, nous partons le Vendredi 26 Août à 4h du matin, pour arriver de bonne heure. Après une journée entière de recherche éreintante à 3 personnes, nous avons visité 2 studios, mais je ne suis pas le seul en lice.
         La problématique est telle que les propriétaires réclament lors des visites : une caution solidaire, les feuilles d'impôt du locataire et des personnes se portant cautions, et le locataire doit gagner 3 fois le montant du loyer (ce qui n'est évidemment pas mon cas!!!).
 

         Nous avions loué une chambre d'hôtel pour le soir. Notre recherche me paraissait mal engagée, car il était aux alentours de 21h30, et nous n'avions eu aucune réponse, je commencais déjà à désespérer. Et voici qu'un coup de téléphone nous permet de nous relâcher, car je viens d'obtenir un appartement non loin de mon collège. J'ai eu beaucoup de chance de trouver cet appartement, un seul détail, il sera libre le 4 Septembre, je commence mon nouveau job le 1er Septembre… Heureusement mon pote _ m'a proposé de me dépanner car il habite Paris même.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
<br /> Ne s'agirait-il pas du Raincy, LA commune chic de la banlieue rouge ? J'y ai travaillé de 1990 à Janvier 2007, chassée par une dépression nerveuse due aux comportements dont vous parlez .<br /> J'avais 58 ans et j'avais été un "bon" prof respecté .<br /> De 1994 à 2001, j'ai été conseiller culturel et pédagogique à l'Inspection Académique du 93. J'avais accès aux niveaux les plus élevés des prises de décision.Quand j'apportais dans les collèges des<br /> subventions, on me déroulait le tapis rouge...J'avais en même temps 4 h de cours par semaine<br /> "sur le terrain"<br /> Quand je suis revenue à plein temps à JB Corot,les enfants avaient eu le temps de devenir ce que vous avez connu . Sans s'en rendre compte,mes collègues s'étaient adaptés mais au prix des fatigues<br /> que vous avez connues . Moi pas . Ces 6 années de coupure ont eu raison de moi .<br /> Le travail n'était plus qu'une lutte d'endurance physique .Les enfants n'avaient aucun sens de leur place dans la collectivité . Chacun voulait être vu comme un cas particulier et attendait qu'on<br /> soit pour lui individuellement aussi attentif que ses parents .<br /> Mais ce qui m'a le plus choquée , c'est d'avoir vu de la haine dans leurs regards .<br /> J'ai eu un congé de longue durée (CLD) pour dépression. Nous avons été 4 ou5 ,peut-être un peu plus , de ma génération à partir dans ces conditions dans ce collège.<br /> Nous nous demandions comment les jeunes collègues faisaient pour tenir . Nous les trouvions fatalistes et tristes, ils l'étaient . Ils s'absentaient assez souvent comme moi-même .<br /> Etait-ce normal que des jeunes mères et pères de famille avec des jeunes enfants supportent tout cela ?<br /> J'étais horrifiée pour eux et le suis encore a posteriori.<br /> Je suis partie de France pour la Belgique . J'y mène une vie radieuse .<br /> Je considère mes 38 années d'E N comme une parenthèse globalement négative entre mes études passionnantes (lettres classiques) et ma retraite<br /> J'y repense rarement ,sauf dans les années 70 où il y avait de bons moments.<br /> Je pense souvent à vous, jeunes collègues de l'âge de mes enfants .<br /> <br /> <br />
Répondre
P
<br /> <br /> Et bien sacré histoire. Tout ceci est très enrichissant, et permet de voir une évolution sur toute une vie.<br /> <br /> <br /> <br />
A
Ah la là, la vie est dure pour les jeunes profs!je compatis, les mêmes galères m'attendent pour la fin du mois,je suis affectée à 1000km de Paris!
Répondre
P
<br /> à 1000 km de Paris !!! Mais c'est où ???<br /> <br /> <br />