A travers ces quelques pages, je vais vous raconter mon arrivée dans la grande maison de l'Éducation Nationale. La vie réelle d'un jeune enseignant n'est pas toujours la représentation que nous en avons, surtout si cet enseignant se trouve en banlieue parisienne.

A mon arrivée dans l'établissement, j'ai été choqué et c'est toujours le cas, de part une affiche. Oui juste une petite affiche, sans gravité me direz-vous.
Sauf que sur cette affiche est inscrit "Numéro cellule d'écoute" suivi du numéro de téléphone le tout en précisant que c'est anonyme.
Cette affiche est positionnée, à un endroit stratégique, car elle est juste à côté de la machine à café de la salle des profs.
La 1ère chose qui m'est venue à l'esprit l'année dernière en voyant cette affiche, c'est de me demander où j'étais tombé ! Car c'était bien la première fois que je voyais dans un lieu de travail un numéro de téléphone mis en service toute l'année, pour que les employés puissent parler de leurs difficultés au travail.
Et puis lorsque nous entendons parler de cellule d'écoute, c'est généralement pour des cas extrêmes, du genre attentats, tempêtes, … une chose est sûr il y a toujours des victimes.
Etais-je une victime potentielle à la rentrée dernière ?
Donc lorsque je me suis aperçu, q'une cellule d'écoute académique était à disposition des professeurs, cela m'a fait quelques choses. Comme si je risquais ma vie au travail.
Je me pose plusieurs questions : Qui répond au bout du fil ? Quelles aides donnent-ils ? Le professeur en sort-il moins faible ? Qu'elles sont les histoires qui y sont racontées ?
Bien sûr ils doivent écouter, c'est même inscrit en gros, c'est une partie du nom de l'affiche. Mais pour écouter, il faut se confier, et se livrer à une personne que nous ne connaissons pas, ce n'est pas simple …
Combien d'enseignants appellent ce numéro académique par an ? Une dizaine, des centaines, des milliers ?