A travers ces quelques pages, je vais vous raconter mon arrivée dans la grande maison de l'Éducation Nationale. La vie réelle d'un jeune enseignant n'est pas toujours la représentation que nous en avons, surtout si cet enseignant se trouve en banlieue parisienne.

Le sujet : Actuellement, les profs essuient des insultes et des menaces régulièrement. C’est même devenu une habitude, des expressions qui font parties du langage courant, comme : "Il est ouf, tu vas voir, oh le bolosse, oh l’enculé, …". Puis d’autres beaucoup plus dures et déterminées. Pour ma part, c’est environ une insulte par jour, et une menace par semaine (je comprends les expressions dans ma comptabilité !).
Tout ceci est banalisé sous le nombre d’insultes et de menaces que nous récoltons, et les suites sont minimes, car il n’y a que de petites sanctions, et rien lorsqu’il s’agit d’une expression (qui reste tout de même une insulte ou une menace dans la langue française).
Mes propositions : Il faut absolument agir, dès le 1er écart de langage et ne pas laisser passer, comme c’est trop souvent le cas. Quitte à aller au "clash" avec certains élèves. Car actuellement, les profs gèrent au mieux les situations, de crainte d’aller droit dans le mur avec certains élèves, nous préférons passer l’éponge. Car la hiérarchie ne nous soutient pas sur ce point, elle est également débordée dans la gestion des sanctions. Et puis, pas de vagues …
Les répercussions : Le nombre de sanctions, va dans un premier temps exploser. Mais après quelques mois (à condition que le suivi des sanctions soit rigoureux), les élèves devraient faire évoluer leurs comportements. Enfin je l’espère …
Les problèmes éventuels : Si le nombre de sanctions explose, il va bien falloir les gérer, par conséquent, il faut un service de vie scolaire au complet.