La société dans laquelle nous vivons regorge de codes, vous connaissez par cœur votre code de carte bleue, de digicode, vos différents mots de passe sur internet ou sur votre ordinateur, votre plaque d'immatriculation, votre numéro de téléphone fixe, portable, votre numéro de sécu et j'en oublie probablement. Les codes font parties intégrantes de notre quotidien. Et comme si il en manquait, l'éducation nationale nous en donne d'autres (bien que toutes les entreprises fassent de même).
A chaque rentrée, il y a le lot de nouveaux codes à se rappeler :
- Le code de la grille d'entrée
- Le code photocopieuse
- Le code d'accès à l'ordinateur
- Le code pour accéder au logiciel de notes qui ne va pas tarder
- …
- Et son NUMEN (NUMéro Education Nationale, chaque enseignant est identifié avec ce code plutôt compliqué à se rappeler, nous sommes par ailleurs gérer comme tel, "un simple code").
Et bien évidemment il faut multiplier le nombre de codes si vous exercez sur plusieurs établissements ! Et les 3 premiers sont à savoir par cœur dès le début d'année.
Vous me direz, ce n'est pas avec 4 ou 8 codes à savoir qu'il va être perturbé ce prof. Il a quoi les écrire dans un coin de son agenda. Et bien c'est exactement ce que je fais. J'ai même une page entière réservée exclusivement aux différents codes.
Mais il ne faut pas oublier que vous avez encore une cinquantaine de collègues et autant de prénoms et de noms à connaître.
Et le plus gros reste à venir, ce sont vos élèves. Imaginez un enseignant dans une "petite" matière, nous allons prendre un cas extrême, d'un enseignant qui exerce 1 heure par semaine par classe. Il a donc un minimum de 18 classes, en moyenne une classe compte 25 élèves. Ce qui nous fait un total de 450 élèves à connaître.
Et le problème c'est que le prof cumule les handicaps, car un prof d'une "petite" matière est généralement dispatché sur plusieurs établissements, et être sur 2 voire 3 établissements n'est pas un cas rarissime !
Au final, il y a plusieurs matières qui sont concernées par ce genre de chose.
Et après on nous raconte que nous devons connaître et être proche de tous nos élèves. Avec des conditions similaires pour ma part, il faudrait m'expliquer comment faire, car moi j'en suis incapable.
Imaginez vous, lors de la réunion parents professeurs 2 mois après la rentrée, lorsque vous verrez des parents venir dont vous ne vous souvenez absolument pas de leur enfant… vous vous sentez seul… Ceci fera l'objet d'un article à venir.
Photo : Les vignes de Montmartre, Paris.