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A travers ces quelques pages, je vais vous raconter mon arrivée dans la grande maison de l'Éducation Nationale. La vie réelle d'un jeune enseignant n'est pas toujours la représentation que nous en avons, surtout si cet enseignant se trouve en banlieue parisienne.

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XL. La mut’ un aboutissement ?



 

La mut’, celle que tous les enseignants attendent pendant de nombreuses années. Personnellement je sais que j’en ai encore pour quelques de nombreuses années. Mais chaque année, des collègues (chanceux) l’obtiennent enfin. Cette fameuse mutation qu’ils ont tant attendue et espérée.

Car comme la plupart des enseignants en banlieue parisienne, nous sommes originaires de la province. Ce qui signifie qu’une fois la mutation obtenue un changement de vie radicale s’impose. Passer de la banlieue parisienne en province et peut être même dans un coin perdu, c’est tout un changement. Et le plus énorme est le nouveau lieu de travail. Passer du jour au lendemain (après les vacances d’été) d’un établissement chaud bouillant à un établissement tranquille, n’est pas aussi simple que nous pouvons l’imaginer.

D’ailleurs, certains collègues après avoir eu leurs mutations, s’interrogent, voire même stressent de ce changement à venir. Car ce changement intervient sur le plan professionnel et personnel. Il faut bien être clair, passer d’enseignant en établissement difficile à enseignant tout court, c’est un bouleversement, un fossé important sépare ces deux métiers. Pour moi, il s’agit bien de deux métiers distincts. Les deux n’ont rien à voir et quasiment rien en commun si ce n’est le nom !

 

C’est incroyable ce que ça peut être déprimant de voir un collègue obtenir sa mut’. Certes nous sommes toujours contents pour lui, mais cela brasse plein de choses négatives à l’intérieur de nous même. Le plus souvent, cela est synonyme de perte de collègue et éloignement géographique d’un ami. Et cela nous rappelle que pour nous l’aboutissement est encore loin, qu’il nous reste de nombreuses années à "tirer".

 

Entre collègues, nous avons même une expression qui revient chaque année au moment des mutations et qui montre à quel point nous sommes minés.

Les collègues qui partent, disent à chaque fois, "Toi aussi, tu l’auras un jour. La croix de guerre !" Le tout en faisant un signe sur la poitrine, pour faire allusion à une médaille obtenue pour bon et loyaux services.

C’est pathétique, mais tellement réaliste ! Ça en dit long sur notre ressentie de la situation …


Photo : Parc de Choisy, Paris.
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J
En 3° j'avais une prof d'anglais que j'adorais personne ne l'aimais pourtant elle est super !<br /> puis à la fin d l'année elle m'a annoncée qu'elle avait été mutée ben franchement même si le collége etait fini pour moi j'étais dégoutée j'aurais aimée la revoir même si au début je lui ai fais les pires miséres j'ai apris à la connaître et j'ai regrétée !
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P
<br /> Ah bin, si même les élèves s'y mettent :-)<br /> <br /> <br />
T
Muté dans les Alpes après 5 années de "bons et loyaux" services dans un collège difficile de la grande banlieue parisienne, lecteur très occasionnel de ce blog, je profite de cet article pour laisser un petit commentaire.<br /> Je suis très heureux de vivre une nouvelle aventure dans un nouveau cadre (même si je suis de nouveau en ZEP, c'est mon choix :)). Je dois reconnaître que mes gros durs me manquent par moments... mais je crois qu'il est important de ne pas s'encroûter! La joie du départ est souvent atténuée par la tristesse de quitter des personnes auxquelles on s'était attaché, par la crainte d'un saut dans l'inconnu (ah ces mutations en 2 phases et ces suppressions de poste!), mais à l'arrivée, si on ne part pas pour partir et quitter la ZEP, c'est une super aventure qui (re)commence!<br /> Je me permets de faire de la pub pour un livre de Mara Goyet qui parle bien de tout ça: "Tombeau pour le collège"<br /> Bonne route à tout le monde!
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P
<br /> Merci pour ton témoignage.<br /> <br /> <br />
D
une fois de plus, ce que tu décris fait écho en moi... <br /> Comme tous les ans, j'ai fait des voeux "pieux" pour obtenir une mut, mais je n'y crois pas... les années passant, je finis par m'imaginer tzr à vie dans l'académie de creteil... youhou... tous les ans ces démarches me flinguent le moral.<br /> <br /> vivement la fin de l'année!<br /> <br /> bon courage!
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P
<br /> Bon courage à toi aussi.<br /> <br /> <br />
A
je pense ke c ca le plus bete c ke cet mutation vous l atendez et ke kan vou l avez finalmen ...
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P
<br /> bah finalement, nous avons peur du changement, comme tout être humain.<br /> <br /> <br />
J
Bonjour,<br /> tout d'abord, félicitation et merci pour ce blog que je viens de découvrir et parcourir en entier. Je suis en PLC1 cette année (encore des sigles.... décidément l'Éduc. Nationale en raffole) et ça permet de découvrir une toute autre réalité du métier, assez peu montrée par nos formateurs d'IUFM, et qui fait parfois froid dans le dos.<br /> Bien que pas encore dans "la maison", le système des mutations est quelque chose que je ne comprendrai, je crois, jamais... totalement arbitraire, fondé sur des conditions d'obtentions de points "particulières", avec des voeux jamais obtenus (sauf si on cumule des points depuis 20 ans)... enfin bref, je suis assez d'accord avec ce que tu écrivais dans tes propositions de réforme.
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P
<br /> Merci pour ta lecture.<br /> <br /> <br />
L
oui, en effet, cette expression montre bien comme vous attendez cette mutation...<br /> ça doit être un réel choque de revenir en province et dans un premier temps, les établissements scolaires doivent presque sembler trop calmes !!
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P
<br /> Le choc doit être rude !<br /> <br /> <br />
C
IL va bientot faire autre chose puisqu'il va dans quelques années enseigné ailleurs qu'en ZEP.
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P
<br /> Je l'espère ...<br /> <br /> <br />
A
Cette vision si négative de ton travail dans ce genre d'établissement me pétrifie. Ne serait-il pas temps pour toi de raccrocher et songer à faire autre chose ?
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P
<br /> C'est la mut' qui est négative. J'espère changer et passer d'enseignant en banlieue difficile à enseignant "tout court" !<br /> <br /> <br />