A travers ces quelques pages, je vais vous raconter mon arrivée dans la grande maison de l'Éducation Nationale. La vie réelle d'un jeune enseignant n'est pas toujours la représentation que nous en avons, surtout si cet enseignant se trouve en banlieue parisienne.

Les 6ème de cette année, c’est vraiment la crème comparée à l’année dernière, c’est le jour et la nuit. L’année précédente ma pire classe était justement une 6ème, et elle était loin devant les autres, elle avait devancée toutes mes autres classes.
Mais cette année, pas de classe réellement difficile pour ce niveau (6ème). Bien sûr quelque cas particuliers, un élève par si ou par là, plutôt agité ou perturbateur. Plus les deux ou trois redoublants par classe qui ne sont pas forcément tous faciles. Mais je relativise avec mon année précédente. D’ailleurs je ne suis pas le seul à le dire.
Ma CPE a même employé l’expression suivante "Les 6ème de cette année ont été élevé au grain !". J’aime bien cette image, car c’est exactement ça. Ils n’ont pas pris le grand air du champ, enfin plutôt de l’esplanade ou du béton armé. Non, là c’est du poulet élevé en batterie, pas un poil qui dépasse, les becs alignés, et le tout en rang s’il vous plait ! Ce n’est pas pour autant qu’il ne peut pas y avoir de dialogue instructif lors des cours.
La grande classe internationale en somme.
J’espère que le filon va durer quelques temps encore. Et surtout que ces fameux poulets élevés au grain ont une bonne longévité … affaire à suivre.