L'application de cette norme n'est pas simple à faire respecter dans l'enceinte du collège.
Car à l'intérieur du collège comme dans n'importe quel autre établissement public ou privé, se trouve des extincteurs à des endroits précis ainsi que des déclencheurs manuels. Et comme vous l'avez probablement deviné, ces extincteurs ainsi que ces déclencheurs servent de jeux aux élèves lors des interclasses.
Une fois un extincteur utilisé, même faiblement, celui-ci devrait être remplacé. Je dis "devrait", car forcément ils ne sont pas remplacés systématiquement, économie oblige ! Et puis de toute façon à quoi bon remplacer une chose qui sera réutilisé pour la simple joie des élèves dans les semaines à venir.
Concernant les déclencheurs manuels, le problème est encore plus préoccupant à mon goût. Les élèves déclenchent très régulièrement (plusieurs fois par semaine) l'alarme incendie. Au déclenchement de celle-ci les portes se rabattent et l'alarme devrait se déclencher. Résultat, il faut remettre toutes les portes correctement. Concernant l'alarme, je dis "devrait" une fois de plus, car celle-ci n'est pas reliée directement à la sirène. Donc, lorsqu'un élève actionne l'alarme, il n'y a QUE les portes qui se referment.
Mais alors comment faire lorsqu'il y a réellement un incendie ? Il faut simplement courir à l'accueil pour avertir la gardienne, qui déclenche à son tour la véritable alarme, qui cette fois-ci est reliée directement à la sonnerie.
Imaginez bien, que si vous vous trouvez au dernier étage à l'autre bout du collège, il faudra mieux courir vite, pour traverser les couloirs, ouvrir chaque battant de portes incendies, descendre la cage d'escalier quatre à quatre, traverser toute la cour et entrer à l'accueil. J'espère que cette journée là, la gardienne sera bien à son bureau et non pas au toilette ou au secrétariat ou autre.
Bref, nous avons tout le temps de cramer à l'intérieur du bâtiment !

Photo : La Tour Eiffel, Paris.