Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Traducteur

Rechercher

Blog à voir

logo luki bancher

 

Archives

Texte Libre

Twitter ;) ...  Facebook

XIII. L'exemple des profs !

18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 14:13

         Le sujet : Suite à la proposition d'adapter la carte scolaire aux vrais problèmes de mixité, il va de soi que cela fait le jeu des établissements privés et renforce ainsi leurs poids. Lorsque je parle ici des établissements privés, je ne parle pas de tous les établissements privés, mais de ceux qui sont identiques aux publics, comme les écoles primaires, les collèges ou les lycées. Les établissements qui forment les élèves par apprentissage par exemple ne sont donc pas concernés (car le publique est actuellement quasi inexistant).

 

         Actuellement les établissements privés recrutent leurs clientèles selon leurs propres critères. Les parents d'élèves payent une certaine somme pour faire bénéficier leurs progénitures d'une "bonne" éducation, c'est le souhait de tous parents, même des établissements dits difficiles. Mais ces sommes généralement ne suffisent pas à elles seules pour garder une autonomie financière de ces établissements. C'est donc l'état qui subventionne pour partie le fonctionnement des établissements privés. Par conséquent, ils sont dépendants de l'état qui épaule financièrement le secteur privé.

         Autrement dit, les parents qui ont des élèves dans les établissements sensibles versent indirectement de l'argent aux établissements privés via les impôts. Ce qui est plutôt choquant.

 

Mes propositions : Comme l'état investit dans les établissements privés et par conséquent chics, il est normal d'attendre un retour de leur part. Car c'est une sorte d'investissement, donc il y a un retour qui doit s'effectuer, par exemple sur les élèves qui entrent dans l'établissement.

         Nous pourrions proposer à des élèves issus des quartiers difficiles d'entrer dans ces établissements, ou mieux, d'obliger ces établissements chics à prendre d'autres types d'élèves, comme ceux qui sont exclus d'un établissement et qui en cherche un nouveau.

 

         Pour ce qui est de chiffrer le nombre de places déterminées par l'état, il suffit de faire un ratio entre le budget de l'établissement qui vient des parents d'élèves et celui qui vient des fonds publics. Car je ne vois pas pourquoi l'état continue d'entretenir des niches de scolarités privilégiées.

 

         L'idéale serait bien entendu de transformer ces établissements privés en établissements publics. Ceux-ci deviendraient donc gratuits pour tous, et recruteraient uniquement sur la carte scolaire imposée. Mais c'est un projet important qui doit se faire sur du long terme.

 

Les répercussions :  Bien entendu, tout ceci à pour but de faire une vraie mixité sociale et améliorer nettement l'égalité des chances qui actuellement n'est qu'un mot parmi tant d'autres. Comme ceci tout le monde serait logé à la même enseigne. Ce qui n'est bien évidemment pas le cas actuellement.

 

Les problèmes éventuels : Ils sont nombreux et surtout importants, entre les parents et le personnel des établissements privés, il y aurait fort à faire. Car ils seraient probablement opposés à ce choix. Il est même difficile d'en juger l'ampleur. La mixité sociale, c'est toujours bon, mais chez les autres …



Photo : Fontaine des innocents, Paris.
Repost 0
8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 08:37

         Le sujet : Auparavant la carte scolaire était bafouée, mais maintenant elle est dénouée de tout sens. Puisque chaque parent peut demander l'établissement qu'il souhaite sans aucune raison valable, la simple convenance personnelle suffit pour sortir de son établissement de rattachement. Résultat, les fossés se creusent entre les établissements dits "chics" et ceux "difficiles". Les établissements "difficiles" se font piller leurs derniers bons élèves pour ne conserver que les élèves en difficultés scolaires ou le plus souvent les perturbateurs. Tandis que les établissements "chics" s'enrichissent un peu plus en accumulant les élèves à bon potentiel.

         Le problème est beaucoup plus profond que ça et ne dépend pas uniquement de l'Éducation Nationale. Il provient du phénomène géographique que génèrent les banlieues, il y a plusieurs décennies nous avons "parqué" les gens avec peu de ressources dans des immeubles construits à la périphérie de nos métropoles. Actuellement nous en ramassons les fruits pourris.

         Une politique du logement adéquat serait la bienvenue, mais visiblement elle serait trop coûteuse (et surtout l’état reste inactif), c'est pour cela que je propose d'autres solutions.

 

         Mes propositions : Remettre en place une vraie carte scolaire, digne du nom. Qui n'autorise les détournements de carte que de manière très limitée et pour certains cas comme celui des options (langues vivantes, sport, musique, …).

 

         Autre suggestion, lorsque les collèges "chics" et "difficiles" sont trop éloignés pour récupérer une nouvelle population avec cette "vraie" carte scolaire, il suffirait de sectionner la scolarité au collège en 2 parties. Tous les élèves de 6ème et 5ème sur les deux établissements iraient dans l'établissement "chic", tandis que les 4ème et 3ème iraient quant à eux dans celui "difficile".

 

         Ma proposition suivante vise à déplacer les options "sélectives" qui existent dans certains établissements à la réputation distinguée. Je pense naturellement aux classes européennes et surtout aux Classes à Horaires Aménagés Musique, Danse ou autre, pour introduire ces options dans les établissements "difficiles", ceci limitera ainsi de manière importante le détournement de la carte scolaire, et attirera dans les établissements "difficiles" une clientèle différente.

 

         Les répercussions : Ceci accentuera naturellement la mixité sociale. A la suite de ces modifications, certains parents n'hésiteraient pas à mettre leurs enfants dans le privé pour les sortir de la carte scolaire (une autre solution sera présentée) et éviter ainsi d'envoyer leurs enfants dans la banlieue proche et voisine.

 

         Les problèmes éventuels : Tout d'abord, les grosses banlieues qui possèdent uniquement des collèges "difficiles" autours d'eux ne pourront pas bénéficier de l'échange entre les établissements "chics" et "difficiles" proposé précédemment.

         Une opposition forte est à attendre de la part des parents d'élèves et des établissements "chics" qui souhaitent garder un niveau de sélectivité !



Photo : Eglise St Augustin, Paris.
Repost 0
28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 14:14

         Le sujet : La connaissance de son affectation arrive aux alentours du 25 Août donc pour trouver un logement pour le 1er Septembre, c'est court surtout en région parisienne !

         La toute 1ère journée qui se déroule à l'I.U.F.M. s'effectue à la rentrée scolaire soit la veille de prendre les élèves en classe, inutile de voir que le temps de préparation est court, 1 journée pour devenir un vrai prof !

         Durant cette année scolaire, l'enseignant stagiaire à un faible nombre d'heures à assurer en échange duquel il doit aller 2 jours par semaine à l'I.U.F.M. pour être "formé". Je remets clairement en cause la formation qui y est dispensée. Car celle-ci est le plus souvent inadaptée à la situation et inutile, voire carrément démoralisante.

         Les stages qui y sont entrepris me semblent quant à eux intéressants. Je pense notamment au stage de pratique accompagnée, qui permet de rencontrer un autre collègue dans la même discipline, ou au stage en immersion qui montre un nouvel établissement. Comme quoi, il peut y avoir des points positifs à l'I.U.F.M. !

 

         Mes propositions : Il serait utile de connaître son affectation en avance, et comme nous obtenons notre résultat au concours fin Juin, je pense qu'il est largement faisable d'obtenir sa mutation définitive début Juillet. Ceci permettrait d'aborder ce nouveau métier dans des conditions plus sereines.

 

         Deuxième chose, pour être prêt correctement (consignes, cours, …) le jour J, il faut bien sûre se préparer au préalable, et comme la rentrée se fait au tout début du mois de Septembre et qu'il est impossible de changer cette date butoir, il faut donc débuter la formation au mois d'Août (ça risquerait d'en faire réagir plus d'un). Concernant les enseignants stagiaires, il faut simplement débuter plus tôt et rogner sur les vacances. Et pour les formateurs, la place étant chère car le plus souvent (pas tout le monde non plus) ceux sont des "planqués" grassement rémunérés (n'ayons pas peur des mots), donc s’ils souhaitent réellement garder leurs places, ils arriveront deux semaines plus tôt que la date de rentrée.

 

         Comme la majorité des formations sont très sincèrement inutiles, pour ceux à quoi nous sommes voués, c'est-à-dire les établissements difficiles voire même très difficiles, je propose de changer totalement les formations qui sont dispensées. Autrement dit, supprimer la plupart des formations pour en créer de nouvelles. Par exemple :

-         Comment créer un cours ?

-         Comment préparer un contrôle, évaluation, … ?

-         Quels devoirs donner aux élèves ?

-         Comment enseigner à des élèves difficiles ?

-         Quels sont les rapports face aux punitions et aux sanctions ?

-         Comment remplir les appréciations des bulletins de notes ?

-        

Autant de choses que je n’ai pas appris à l’IUFM et qui m’ont manqué, voire me manque toujours !

 

         Les répercussions : Les conséquences seront quasi nulles en terme de budget, puisque débuter la formation 15 jours plus tôt coûte de l'argent, mais le fait de supprimer un nombre considérable de formations inutiles qui ne seront pas toutes remplacées permet d'économiser suffisamment d'argent pour se permettre deux semaines de formations supplémentaires.

 

         Les problèmes éventuels : Les formateurs ainsi que les syndicats montreraient une opposition sans doute forte face au fait de commencer à travailler après le 15 Août. Il me semble important de commencer les cours de l'I.U.F.M. en avance pour se sentir épaulé et en confiance dans son nouveau métier.

Photo : Renault, Paris.
Repost 0
17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 08:29

         Le sujet : Dans l'I.U.F.M., il faut dissocier la 1ère année de la 2nde. La 1ère est l'année de préparation au concours pour devenir professeur. Cette année n'est pas obligatoire, puisque pour ce présenter au concours, un BAC + 3 suffit … théoriquement. En réalité, il est quasiment impossible d'obtenir le concours sans être introduit dans cette préparation. A ce titre, l'Education Nationale est "pro-iufmiste", en facilitant (le mot est faible) l'obtention du concours à ceux qui proviennent de l'I.U.F.M., car toute la pratique (décortiquer le programme par exemple) ne peut s'apprendre qu'avec des personnes du terrain.

         Le concours qui est là pour prendre les meilleurs éléments est quelque peu biaisé par ce phénomène.

         De plus cette année d'I.U.F.M. ne sert franchement pas à la préparation des professeurs, mais plutôt à la préparation du concours, donc le gain pour l'Education Nationale est minime.

 

         Mes propositions : Supprimer purement et simplement la 1ère année de préparation au concours qui n'est là que pour creuser le clivage social. Car qui peut ce payer le luxe d'effectuer une formation non rémunérée qui n'augmente pas le niveau de qualification ?

         Par contre il faudrait impérativement adapter le concours aux valeurs théoriques des concouristes et non à la pratique spécifique au métier de l'Éducation Nationale (ceci doit être fait, lors de la 2nde année à l’I.U.F.M.).

 

         Les répercussions : Si cette année n'existe plus, les formateurs sont donc libérés de leurs tâches, nous obtenons pour une partie des économies financières, car il n'y a plus de rémunération pour les formateurs extérieurs ou pour les enseignants payés en heures supplémentaires. Et nous obtenons également une économie humaine, la main d'œuvre libérée qui travaillait à plein temps pour l'I.U.F.M. (des professeurs) devient disponible pour la suite des événements …

 

         Les problèmes éventuels : Ils viendront probablement des étudiants, qui penserons ne plus pouvoir se préparer au concours. Alors que le but est simplement de mettre tout le monde sur le même pied d'égalité. C’est le but de tout concours d’ailleurs.


Photo : Place des Vosges, Paris.
Repost 0
12 juillet 2008 6 12 /07 /juillet /2008 13:07

         Pourquoi ce titre "Ma réforme idéale" ? "Ma", parce que je n'ai pas la prétention d'avoir des idées parfaites pour faire LA réforme idéale. Il s'agit simplement de confronter ma philosophie du système éducatif sur les différents points à modifier, créer voire supprimer. Même si sur chaque sujet traité, je donne des pistes d'actions, ici, je vais vraiment développer ces théories. J'espère que mes idées seront reçues avec respect, car j'ose proposer des solutions. Cette vision est probablement idéalisée par rapport à ce que je vois et à mes propres opinions. Car nous ne devons pas nous voiler la face, une remise à plat de notre système éducatif s'impose d'urgence.

 

         Comme toute réforme importante, pour qu'elle soit réaliste, il faut penser au budget. Bien sûre je ne peux pas comptabiliser ça de manière précise car je n'ai aucune donnée chiffrée au niveau nationale, malgré tout il y a des gains à engendrer qui pourraient être réutilisés pour investir sur d'autres points plus utiles à mes yeux. De plus, si le premier souhait est de refonder totalement l'éducation, il faut bien évidemment s'attaquer à plusieurs pans de celle-ci, je ne pourrais pas parler de tout ici, mais simplement des parties les plus importantes. Pour ma part, je vais parler du 2nd degré, même si plusieurs idées peuvent être utilisées à des niveaux différents, comme pour celui du 1er degré. Le 1er degré étant les écoles primaires et le 2nd degré intègre les collèges ainsi que les lycées.

 

         Dans l'ordre, je vais aborder les points sur lesquelles l'éducation peut économiser de l'argent, puis ceux où il faut absolument investir.

 

         Les personnes pensant que les enseignants sont des hypocrites qui ne veulent pas changer le système tel qu'il existe actuellement, risqueraient d'être surpris par mes propos …

         J'espère ne pas trop m'attirer les foudres des personnes "pro" Éducation Nationale, comme cela a déjà été le cas …

 

Photo : Pavillon du roi, Paris.

Repost 0
5 juillet 2008 6 05 /07 /juillet /2008 11:17

 

Si il y a bien une chose qui m’apporte du réconfort, ce sont les cadeaux d’élèves. En fin d’année, c’est justement la période la plus propice, ça tombe bien ! C’est pourquoi j’ai obtenu une très jolie boîte contenant quelques chocolats forts délicieux. C’est toujours un plaisir de se voir offrir un cadeau surtout venant des élèves. Car honnêtement, je ne pensais pas recevoir des cadeaux de la part des élèves.

 

C’est la 1ère année que j’en reçois, la toute 1ère fois c’est déroulé lors de la réunion parents professeurs. Le papa qui ne parlait pas très bien français, il avait visiblement du mal à me comprendre, car nous passions par l’intermédiaire de son fils (mon élève) pour nous faire comprendre mutuellement.

Puis à la fin de l’entrevue, le père lui a dit quelques mots (que je n’ai pas compris), et mon élève m’a donné un sac en me disant "tenez". Moi plutôt surpris, n’ayant jamais reçu de cadeaux dans mon métier ! Je lui demande, "Mais c’est pour moi ?" en regardant l’élève et le papa. Le père me fait un signe de la tête. Je suis tout ému, je perds ma voie, et une petite larme me monte à l’œil (si si, derrière l’aspect brutal que je peux avoir devant les élèves, je suis tout l’inverse en fait). Avec ma voie légèrement raillée, je les remercie, j’ouvre le sac devant eux, et je trouve deux charmantes bougies parfumées à l’intérieur. Je redemande encore une fois "Mais les deux bougies sont pour moi ? Les deux ?", le père me refait un signe de la tête pour valider ma question.

Tout ceci pour vous montrer à quel point, ce cadeau qui reste modeste, m’a touché. J’en ai été extrêmement étonné. Car je ne pensais pas obtenir un jour un quelconque cadeau de la part d’un élève ou d’un parent, vu le tas de problème que j’ai pu rencontrer tout au long de l’année …

 

         Sinon, pour la fin de l’année, j’ai obtenu des chocolats, et même leurs délicieux gâteaux orientaux faits maisons c’est encore meilleur. Ils sont vraiment succulents. Moi qui suis gourmand, j’ai été gâté en cette fin d’année !


Photo : Opéra Bastille, Paris.
Repost 0
30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 10:19

 

Par hasard ce week-end, en prenant l’un des nombreux transports en commun parisien, je croise une collègue de l’an dernier. Je lui dis bonjour et m’installe donc à côté d’elle, pour discuter et savoir ce qu’elle devient depuis l’année dernière.

Elle m’explique que cette année, elle a des problèmes de discipline avec ses élèves, et qu’en plus, l’ambiance entre collègue n’est pas très bonne. Elle est toujours remplaçante, sur deux établissements, ce qui ne facilite en rien le travail et l’intégration dans une équipe.

 

Je me rappelle que l’année dernière elle avait également de grosses difficultés de discipline dans ses classes.

En un an a-t-elle eu de l’aide par l’Éducation Nationale ? La réponse est évidemment non. Vous me direz, elle n’en a pas demandé. C’est exact ! Mais ses collègues, la direction, tout le monde est au courant des difficultés qu’elle rencontre. Tout le monde le sait, mais personne ne bouge.

         Elle, elle n’est pas à la dérive, elle boit la tasse régulièrement et sombre peu à peu ! J’ai été attristé de la voir, et constaté que je m’en sortais fort bien comparé à ses déboires.

 

Mais l’Éducation Nationale et les personnes qui la compose ne se contente pas de ne rien faire, non, cela serait trop beau, il tente de la noyer !

Ses collègues faisant cours dans les salles voisines, se sont plaints directement à la direction de l’établissement. Car forcément qui dit problème de discipline, dit bruit sonore dans l’environnement de la salle de cours concernée. Et à son tour le principal de l’établissement a remonté ce mécontentement à l’inspecteur de la discipline en question. Jusque là, je ne trouve par forcément ça anormal, car après tout, elle a besoin d’aide, et l’inspecteur peut aller dans ce sens. C’est également le rôle des collègues, des CPE, et de la direction.

L’inspecteur est donc venu l’inspecter comme il se doit.

 

Les élèves ont été étrangement calmes (comme la plupart des inspections). Résultat, l’inspecteur ne pouvant aborder le sujet de la discipline de manière négative (puisque les élèves se sont bien tenus) ni positive (car il sait que ça se passe mal), a abordé le sujet de fond, c'est-à-dire le cours en lui-même, et forcément il s’est rattrapé là-dessus. Il a creusé pour trouver des erreurs.

 

Conclusion, cette inspection ne lui a pas apporté d’aide, mais plutôt du stress supplémentaire, et un sentiment amer sur le système d’enseignement.

 

 



Photo : Le Sacré Coeur, Paris.

Repost 0
19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 22:01

         L’une de mes heures de cours c’est transformé en heure d’accompagnement pour une présentation sur l’alimentation. Un intervenant a mené cette réunion avec chacune des classes de l’établissement.

         Je me suis donc installé avec les élèves, j’ai joué bien évidemment au policier durant l’heure pour maintenir un semblant de calme durant cet exposé, mais là n’est pas le sujet.

 

         L’intervenant expliquait qu’il fallait absolument éviter les sucreries et les aliments gras, style bonbons, sodas, chips, … cela a peut être l’air classique pour vous ce genre de discours, mais l’alimentation de nos élèves est basée principalement sur ces aliments.

 

         Un peu plus tard dans l’exposé, l’intervenant précise qu’il faut faire quatre repas par jour. Comptabilisant le quatre heure pour les élèves, car ils ne sont pas encore adulte.

 

         La question est lancée : " Ceux qui ont pris un petit déjeuner, levez la main. " Un ici, … un autre là, … et les autres, ils ont compris la question au moins … non, c’est qu’il n’ont pas mangé ce matin ! 

         Deux élèves sur une classe qui en compte 24 ont pris un petit déjeuner ce matin. Pour avoir une hygiène de vie convenable, il faudra repasser !

 

         La présentation continue et une élève lève la main, l’intervenant lui laisse la parole : "Vous dites qu’il y a 4 repas par jour, mais les bonbons ont les mange à quel repas ? " Elle rigole là ? Non, non, elle est sérieuse ! Glump ?/!

 

         Visiblement, elle n’a pas compris que les bonbons ne font pas partis d’un repas à proprement parler, ils doivent se manger de manière exceptionnelle et non journalière !

 

         Lorsque nous entendons à longueur de journée, qu’il faut manger 5 fruits et légumes par jour, je ne sais même pas si mes élèves en sont à un !

 

Photo : La gare de Lyon, Paris.
Repost 0
18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 11:47



        
Quelque chose m'a questionné lors de mon arrivée en établissement dit "sensible". Pourquoi le nombre de grévistes est si important dans ce genre d'établissement ?

 

         Après une longue réflexion sur le sujet, j'ai dégagé plusieurs pistes.

        

         La 1ère est liée à la moyenne d'âge des enseignants, celle-ci est faible, et il faut bien dire, que lorsque nous arrivons dans le métier, nous souhaitons faire évoluer les choses, nous sommes utopiques, non pas que les "anciens" souhaitent l'inactivité, mais ceux-ci sont un peu "blasés" peut être. Donc le désir de faire bouger les choses est accompagné physiquement par les grèves. Le seul moyen de faire remonter un mécontentement. Car la fluidité de la communication entre la base et le haut de la pyramide dans l'éducation nationale n'est pas une référence. Le principal ou le proviseur étant compté comme une charnière entre les deux niveaux.

 

         La 2ème option qui agit probablement pour beaucoup. Est le fait de vivre en permanence dans un milieu défavorisé, de part le publique qui y est présent (les élèves) et surtout l'établissement lui-même. Car on nous répète à longueur de temps (aux informations par exemple) que les établissements difficiles disposent de moyens supplémentaires, mais personnellement je ne vois pas grand-chose …et encore moins de choses qui améliorent notre quotidien au travail. Ce qui fait donc l'objet du mécontentement de bon nombre d'enseignants dans ces établissements.

 

         Et puis la 3ème catégorie que je propose me semble malheureusement la plus en adéquation avec mon établissement. Il s'agit tout simplement d'obtenir une journée de repos !

         Car une semaine de travail n'est pas de tout repos, moralement, il est parfois dur de tenir la semaine entière. Alors avoir l'occasion de faire une pause dans la semaine, ce n'est pas du luxe !

 

         Pour ma part, il m'est déjà arrivé de le prendre ainsi. Ce n'est pas pour autant que je ne souhaitais pas travailler, ou que je négligeais les revendications des syndicats. Non, rien de tout ça.

         Mais tout simplement une fatigue nerveuse qui m'a fait prendre ce choix, que je considère judicieux. C'est une sorte de repos sans solde. Mais ce n'est pas pour cela que je n'ai pas travaillé. Etre en grève et travailler, voilà tout le paradoxe ! Car oui, cette journée là, j'en ai profité pour faire des cours. Car être fatigué nerveusement n'empêche pas de travailler ses cours. C'est tout de même beaucoup plus reposant que d'être au milieu de la cage, euh pardon de la classe !

 

         Comptabiliser les employés de la 3ème catégorie comme grévistes, n'est pas un tort, puisque s’ils en profitent pour se mettre au "repos", c'est bien signe qu'il y a un malaise dans la profession. Car perdre une journée de salaire pour ne pas être au front, est quand même révélateur !

Photo : La Tour Eiffel, Paris.

Repost 0

C'est pour vous

Visiteurs

Le reste est là ...
Pour lire le 1er article, il faut lire le dernier !!! (c'est du plus récent au plus ancien)

Lexique.

Grand corps malade : Education Nationale.


Le prof de Math : Le rap du CPE.

Les Zrofs : La 4°3.

Jean Dell : L'instituteur.

Les Fatals Picard : La sécurité de l'emploi.

livre-d-or.gif
Me contacter. 

Locations of visitors to this page  

Les articles discutés :
XXXVII.Un élève qui crie sur...le prof.
XLIX.Odeur suspecte.
XLVII.Le surveillant.
L.La note de vie scolaire.
LI.La censure.
XXXVIII.La reconnaissance.