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XIII. L'exemple des profs !

26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 19:03

 

 

Inutile de préciser qu’il s’agit d’un film tourné dans un collège de ZEP à Paris même. Par curiosité je suis allé le voir, pour comparer le film à la réalité de l’enseignement en "milieu difficile".

Mon pote m’a également encouragé à le voir avec lui, pour qu’il puisse avoir mon ressentie à chaud sur les faits visionnés. J’ai même une amie qui m’a envoyé un mail pour que je lui en fasse la critique. Forcément les profs sont les premiers concernés par ce film.

 

Malheureusement, un grand nombre de profs dans mon établissement, boycotte ce film, pour diverses raisons. Mais plus particulièrement par rapport à l’auteur du film. Il trouve qu’il ne reflète pas du tout l’enseignant "moyen". Car François Bégaudeau puisque c’est de lui dont il s’agit, utilise un langage familier avec ses élèves. Il dit des gros mots relativement souvent, alors que ce langage est à bannir.

De plus, pour le simple incident où il insulte une élève, il n’y a aucune retombée.

Dans mon établissement, il y aurait très probablement des retombées sur l’enseignant, eh oui c’est la réalité, mais ceci dépend de chaque établissement et de son responsable. Bref, le prof aurait des soucis à se faire.

 

         Sinon concernant la forme du film, les répliques des élèves, les faits des élèves, c’est tout à fait cela, il n’y aucun rajout, c’est juste la normalité à mes yeux. La vie d’un établissement en salle des profs, dans la cours de récréation est parfaitement représentée.

         Par contre pour le sujet de fond, c'est-à-dire l’exclusion de l’élève pour avoir malencontreusement frappé l’une de ses camarades. Il va sans dire que dans mon établissement pour une chose pareille, un ou deux jours d’exclusion aurait été la punition maximum face à ce genre de problème, voire même juste quelques heures de retenues. Car son geste est involontaire et ceci aurait pondéré la sanction ou plutôt la punition …

         Ce qui montre une grande disparité face aux différentes sanctions qui peuvent être données pour un même incident.

         Enfin vous l’aurez compris ce film n’exagère en rien la réalité, je dirais même qu’elle est sous évaluée si je compare l’établissement du film au mien !

 

         Durant le film, mon pote a ri tellement il pensait que c’était grossier, tandis que moi je riais tellement c’était criant de vérité … Se voir de l’autre côté du miroir ça fait un choc.

 

         Pour conclure, je trouve ce film extrêmement bien, car il a le mérite de montrer les choses, et j’espère sincèrement que ce documentaire (je peux le classer comme tel) servira à ouvrir les yeux du monde extérieur sur le petit milieu de l’éducation en zone difficile.

 

Photo : Jardin des Tuileries, Paris.

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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 21:59

 

A mon arrivée dans l'établissement, j'ai été choqué et c'est toujours le cas, de part une affiche. Oui juste une petite affiche, sans gravité me direz-vous.

Sauf que sur cette affiche est inscrit "Numéro cellule d'écoute" suivi du numéro de téléphone le tout en précisant que c'est anonyme.

Cette affiche est positionnée, à un endroit stratégique, car elle est juste à côté de la machine à café de la salle des profs.

 

La 1ère chose qui m'est venue à l'esprit l'année dernière en voyant cette affiche, c'est de me demander où j'étais tombé ! Car c'était bien la première fois que je voyais dans un lieu de travail un numéro de téléphone mis en service toute l'année, pour que les employés puissent parler de leurs difficultés au travail.

Et puis lorsque nous entendons parler de cellule d'écoute, c'est généralement pour des cas extrêmes, du genre attentats, tempêtes, … une chose est sûr il y a toujours des victimes.

Etais-je une victime potentielle à la rentrée dernière ?

 

Donc lorsque je me suis aperçu, q'une cellule d'écoute académique était à disposition des professeurs, cela m'a fait quelques choses. Comme si je risquais ma vie au travail.

Je me pose plusieurs questions : Qui répond au bout du fil ? Quelles aides donnent-ils ? Le professeur en sort-il moins faible ? Qu'elles sont les histoires qui y sont racontées ?

Bien sûr ils doivent écouter, c'est même inscrit en gros, c'est une partie du nom de l'affiche. Mais pour écouter, il faut se confier, et se livrer à une personne que nous ne connaissons pas, ce n'est pas simple …

Combien d'enseignants appellent ce numéro académique par an ? Une dizaine, des centaines, des milliers ?


Photo : Les bords de Seine, Paris.
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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 15:56

 

Peut-être en avez-vous déjà entendu parlé ? C’est un sujet qui a été introduit durant la campagne présidentielle par notre président. Il avait nommé certains élèves "les orphelins de 16h", faisant allusion aux élèves qui finissaient l’école, mais qui n’avaient pas leurs parents à la maison, puisqu’ils travaillaient.

Pour remédier à ça, dès la rentrée de l’année dernière, a été mis en place le dispositif "l’école après l’école" uniquement dans les établissements difficiles. Pour cette rentrée, tous les établissements en bénéficient.

Les parents qui le souhaitent peuvent inscrire leurs enfants à ce dispositif jusqu’à 18h, 18h30 suivant les établissements. L’élève peut être inscrit à une aide au devoir (principalement) où éventuellement à toute autre occupation (théâtre, foot, danse, peinture, …) qui peut être proposée par l’établissement.

 

A mes yeux, deux injustices prennent forme avec ce dispositif.

 

La 1ère concerne directement les élèves et les parents. Les places disponibles pour ce dispositif, dépendent du nombre d’encadrants. Tous les adultes travaillant dans l’établissement peuvent participer à ce dispositif : assistant pédagogique (surveillant), CPE, documentaliste, enseignant, …

Si dans les établissements classiques, les enseignants peuvent effectuer des heures supplémentaires sans problème apparent, ce n’est pas le cas dans les établissements difficiles, car prendre des heures supplémentaires n’est pas toujours évident dans une semaine lourde et éreintante. Bref, peu d’adultes participent à ce dispositif, les places sont donc comptées pour les élèves.

Ce qui pousse à faire un tri. Les élèves prioritaires sont ceux dont les parents travaillent et ne sont pas chez eux aux horaires de l’école après l’école.

Donc ce ne sont pas forcément les élèves qui ont besoin de soutien qui sont prioritaires.

Notre rôle est donc réduit à aider les élèves qui ont besoin d’une garderie ! Enfin heureusement pour nous, il reste des places disponibles après cette "catégorie" et ce dispositif reste néanmoins intéressant.

 

Pour la 2nde injustice, cela concerne la rémunération, car voyez-vous, les documentalistes, les CPE ainsi que les assistants pédagogiques sont payés deux fois moins que les enseignants !!! Tout ceci pour faire bien évidemment le même travail. Ce n’est pas vraiment équitable.

Il paraîtrait que c’est en phase de modification à voir …

 

Ces deux injustices méritent d’y jeter un coup d’œil pour les supprimer. Malgré tout je perçois ce dispositif, de manière positive. Même s’il s’agit de palier au manque des parents (même sans être présents chez eux, ils doivent avoir de l’autorité sur leur progéniture), car le but est d’éviter de voir nos élèves traîner dehors et faire des bêtises. Et bien évidemment les élèves qui viennent à l’école après l’école ne sont pas concernés par ce genre de chose.


Photo : Bords de Seine, Paris.

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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 21:15

 

Après ces nombreux jours de prérentrée, je dis "nombreux", car j’étais impatient d’effectuer la rentrée. Et puis, dans mon établissement comme la plupart, il y a une journée de prérentrée pour les enseignants (la messe du principal), puis les élèves font également une prérentrée au fur et à mesure, les 6ème en premier puis les 5ème, les 4ème, et enfin les 3ème. Une fois tout ceci terminé, nous attaquons LA rentrée. Il faut bien débuter un jour !

Rassurez-vous, comme tous mes collègues j’ai repris détendu et surtout bronzé (c’est important pour le moral) ! C’est la preuve de vacances réussies.

 

Sinon, pour cette année, plus déterminé que jamais, impatient aussi. J’ai rencontré tous mes nouveaux collègues et ils sont nombreux, une bonne petite dizaine, mine de rien.

Au moins cette année, je n’ai pas tous les noms et prénoms de mes collègues à apprendre, et c’est la même chose pour les élèves, il n’y a que les nouveaux, une centaine à la louche, que je ne connais pas encore, mais ça ne saurait tarder.

L’effort de mémorisation sera minime cette année. Reste à savoir si je pourrais me rappeler de tout le monde, car je vieillis et mon cerveau est en berne après ces vacances !!! Je l’ai simplement exercé en faisant des sudokus.


Photo : Peugeot, Paris.
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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 18:58

 

Vous venez de lire mes neuf propositions de réforme qui sont pour certaines importantes et modifieraient durablement notre système éducatif. Il est parfois difficile de réunir tous les points de vue dans une même proposition, malgré tout j’espère m’en être rapproché.

Vous connaissez un peu mieux maintenant ma vision de l’éducation nationale. C’est peut être utopique de penser à son système éducatif et à ses réformes idéales. Mais qui n’est pas un peu utopiste dans sa tête ?

 

         Je suis le premier à rêver d’un monde meilleur, peut être qu’un jour … qui sait une personne se penchera sur l’une de mes propositions …


Photo : Musé de Cluny, Paris.
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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 18:53

 

Le sujet : Actuellement les mutations inter académiques (pour changer d’académie) sont quasiment paralysées dans plusieurs disciplines et pour de multiples raisons : nombre de places aux concours d’entrée en diminution de par des départs en retraite non remplacés, nombre d’annuités augmentées, enseignants sans emploi du temps, augmentation du nombre d’heures effectuées par chaque enseignant, les règles de mutation avec le PACS notamment, …

Tout ceci mérite peut être des explications.

 

Si il y a moins de personnes qui entrent dans le métier, cela veut dire qu’il y aura moins de personnes qui auront moins de points que vous pour les mutations. Si la pyramide des âges est coupée à sa base, cela revient à dire que les derniers qui sont arrivés vont rester "nouveau" pour longtemps. Et les nouveaux ont forcément moins de points pour les mutations que les anciens c’est mathématique, donc il faut patienter (longtemps) pour obtenir une mutation.

 

Pour les annuités, c’est simple, les enseignants en fin de carrière se trouvent le plus souvent dans des zones géographiques intéressantes (le bord de mer par exemple) et également dans des établissements désirés. Mais cela ne partent plus en retraites car ils doivent faire plus d’annuités pour partir avec une retraite pleine, résultat les nouveaux enseignants qui ont été pris aux concours en vu de remplacer ces futurs retraités, ne remplacent plus rien et n’ont même pas d’emploi, ils sont payés à ne rien faire (LVIII. Profession : Prof sans emploi !).

 

Ce qui nous amène au fait d’avoir des enseignants qui attendent un poste pour pouvoir travailler. Ces enseignants sont répartis un peu partout sur le territoire mais seulement dans quelques disciplines.

Chaque académie essaye de trouver un moyen pour utiliser cette main d’œuvre. Et d’éponger ce désordre comme ils le peuvent !

Actuellement, ils sont reclassés dans une autre matière (sans leurs laisser le choix) qu’il n’est pas la leur avec pour seule et unique formation quelques jours (je dis "quelques" mais dans le cas que je connais il s’agit de deux jours précisément), par contre ils ont une décharge de plusieurs heures par semaines. Enfin ça veut tout simplement dire qu’ils doivent se débrouiller tout seul pour ce changement important dans leurs carrières (je ne développe pas ce thème ici, car ce n’est pas le sujet), bon courage à eux.

Ces enseignants qui changent de matière contaminent donc (sans le vouloir) le système de mutation à d’autres disciplines. Et d’autres disciplines sont à leurs tours paralysées.

 

Passons aux heures supplémentaires. Plus un enseignant fait d’heures supplémentaires et plus il prend la place d’un autre professeur (c’est valable pour toutes professions), actuellement notre ministère fait ce qu’il peut pour aller dans ce sens là. Résultat là où des postes pourraient être créés, des heures supplémentaires sont distribuées. Donc moins de mouvement, qui permettrait de fluidifier un peu les mutations.

 

Puis le fameux PACS qui "boost" la mutation. C’est bien simple, les points sont donnés au titre du rapprochement de conjoint, mais dans la quasi-totalité du temps, ce n’est pas un rapprochement que les personnes veulent faire. Car il est plus simple que ce soit le conjoint qui soit en province de venir en région parisienne (tout le monde peut obtenir cette mutation pour l’année suivante) mais bien sûre, ce n’est pas leur souhait. Ils veulent partir de la région parisienne, et je ne parle pas des PACS blancs.

Les personnes non pacsées passent donc après.

 

Mes propositions : Le système de mutation est très complexe, j’ai d’ailleurs parlé de cinq points différents. Il faut avoir une vision globale du problème et non pas examiner les problèmes cas par cas.

Il est inutile de recruter des personnes au concours, si ce n’est pas pour les utiliser. Il y a de la place pour tout le monde, la preuve, c’est qu’on nous incite (le mot est peut être faible dans certains cas) à faire des heures supplémentaires … Si il y a des personnes qui n’ont pas d’emploi, il ne devrait pas y avoir des heures supplémentaires à distribuer !

 

Et sinon, pour permettre une fluidification des mutations, sachant que le point noir réside sur deux et uniques académies, je parle bien évidemment de l’académie de Créteil et Versailles. Il faudrait instaurer une sorte de "service militaire" pour les enseignants. A effectuer coûte que coûte leur 1ère année dans l’une de ces académies.

Car plusieurs enseignants ne passent pas par la case région parisienne, soit ils sont pacsés ou mariés avant d’entrer dans la grande maison, soit ils avaient déjà des points en tant que surveillants, soit ils étaient tout simplement dans le privé, mais ont voulu se reconvertir et ils ont fait valoir leurs années de cadre, ou ils étaient dans la fonction publique (France Télécom, militaire, …). Dans ce dernier cas, ils ont un nombre de points à faire pâlir n’importe quel autre enseignant.

 

Les répercussions : Si tous les enseignants faisaient au minimum une année scolaire en région parisienne, ça diminuerait le besoin en enseignant dans ces deux académies. Et par conséquent chaque professeur verrait sa durée d’enseignement en région parisienne diminuée.

 

Les problèmes éventuels : Du fait de mettre en place cette année incontournable dans les académies peu voire pas demandées par les enseignants, ceci augmenterait le nombre d’enseignants qui viennent en coup de vent (une seule et unique année). Remarquez, deux ans c’est peut être mieux …

 

Photo : Notre Dame de Paris, Paris.



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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 17:08


 

Le sujet : Actuellement, les profs essuient des insultes et des menaces régulièrement. C’est même devenu une habitude, des expressions qui font parties du langage courant, comme : "Il est ouf, tu vas voir, oh le bolosse, oh l’enculé, …". Puis d’autres beaucoup plus dures et déterminées. Pour ma part, c’est environ une insulte par jour, et une menace par semaine (je comprends les expressions dans ma comptabilité !).

Tout ceci est banalisé sous le nombre d’insultes et de menaces que nous récoltons, et les suites sont minimes, car il n’y a que de petites sanctions, et rien lorsqu’il s’agit d’une expression (qui reste tout de même une insulte ou une menace dans la langue française).

 

Mes propositions : Il faut absolument agir, dès le 1er écart de langage et ne pas laisser passer, comme c’est trop souvent le cas. Quitte à aller au "clash" avec certains élèves. Car actuellement, les profs gèrent au mieux les situations, de crainte d’aller droit dans le mur avec certains élèves, nous préférons passer l’éponge. Car la hiérarchie ne nous soutient pas sur ce point, elle est également débordée dans la gestion des sanctions. Et puis, pas de vagues …

 

Les répercussions : Le nombre de sanctions, va dans un premier temps exploser. Mais après quelques mois (à condition que le suivi des sanctions soit rigoureux), les élèves devraient faire évoluer leurs comportements. Enfin je l’espère …

 

Les problèmes éventuels : Si le nombre de sanctions explose, il va bien falloir les gérer, par conséquent, il faut un service de vie scolaire au complet.

 



Photo : Le musée de Cluny, Paris.
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3 septembre 2008 3 03 /09 /septembre /2008 09:55

 

Le sujet : Dès le début de l’année, nous constatons que les élèves n’ont pas tout le matériel. Certains ne disposent que d’une trousse contenant 2 stylos, ils n’ont pas de cahier, ni de feuille, ni de règle, … Je ne sais même pas si nous pouvons parler de matériel.

Ces élèves ne possèdent pas le matériel pour diverses raisons, manque de sérieux, mais pas seulement, certains parents ne peuvent pas aller physiquement faire les courses, ne comprennent pas forcément la liste du matériel (parfois complexe si,si, d’ailleurs, il serait utile de la simplifier), ou n’ont tout simplement pas d’argent à mettre dans le matériel scolaire. Car quelques familles sont en grande difficulté.

 

En plus le matériel scolaire est une source importante de disparité entre élève, le stylo et le cahier à la mode du dernier manga en vogue, ou du dernier groupe de musique, engendre un malaise envers l’élève qui ne peut se l’offrir.

Vous pouvez constater que l’école n’est pas réellement "gratuite". C’est pourtant la base de notre système éducatif !

 

Mes propositions : Ma proposition est la suivante, payer purement est simplement l’intégralité du matériel scolaire. Celui-ci serait distribué gratuitement à chaque élève en début d’année. L’état obtiendrait forcément des prix avantageux pour tout le pays comparé à chaque personne chargée de famille.

En échange de cette donation, il est évident qu’une part de la prime de rentrée disparaîtrait. Je dis une part, car la prime de rentrée est aussi faite pour habiller ses enfants dans les familles en difficulté.

 

Et pour les élèves qui perdent ou ne prennent pas la peine de prendre leurs affaires scolaires avec eux, la sanction du travail le mercredi après midi et du samedi, me paraît bonne …

 

Les répercussions : Il faudrait donc financer tout ce matériel, ce qui représente une goutte d’eau comparaît au reste … surtout qu’il faut intégrer la fameuse prime de rentrée.

 

Les problèmes éventuels : Ceci demanderait une organisation supplémentaire à l’éducation nationale.



Photo : Marché parisien de la création, Paris.
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31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 18:00

 

         Le sujet : Après avoir utilisé la réprimande, le mot dans le carnet, le coup de téléphone aux parents, l'heure de retenue, l'exclusion de cours, le rapport disciplinaire, les exclusions temporaires, puis par l'exclusion définitive de l'établissement, nous constatons notre échec (un peu tardif), malgré le poids important et la diversité de toutes ces sanctions.

         Mais lorsqu'un élève passe dans quatre établissements différents durant une seule et unique année scolaire, nous sommes en droit de nous poser des questions. L'échec total du système de sanction existe-t-il ? Il est évident que pour une catégorie d'élève, ce système est inadapté. Mais faut-il pour autant durcir ces sanctions, je n'en suis pas sûre. Car "trimbaler" un élève dans plusieurs établissements différents, tout au long de sa scolarité, ne doit pas le structurer davantage, mais l’inverse, c'est-à-dire le déstructurer.

 

         Mes propositions : Quelques personnes ont émis cette proposition que je vais partager avec vous. Celle de créer des centres spécifiques pour ces jeunes, qui manquent de repères, de structures, d'accroches, et de bien d'autres choses encore.

         Ces espaces leur permettraient de regagner de la discipline, de la rigueur, et le goût du travail. Car ces élèves sont complètement déscolarisés, et ne savent pas ce que signifie le mot travail. Ils n’ont pas pris un cours sur leur cahier depuis plusieurs années. Ces enfants ont besoin d'un encadrement pour pouvoir avancer dans le bon sens, trouver un travail, fonder une famille et se sentir reconnu par le système. En fait, il s’agit ni plus ni moins que d’éduquer ces jeunes, jouer le rôle des parents en quelque sorte.

 

         Sinon, je pense à un autre style de sanction qui était répandu voilà plusieurs années … le travail d’intérêt général. Par exemple, envoyer les élèves dans les services de la ville pour effectuer une ou plusieurs semaines de travail encadrée par l’équipe municipale (jardin, bibliothèque, administratif, …). Tout en expliquant clairement, que pour effectuer ces travaux, des qualifications (scolaires) sont demandées pour les entreprendre. Ou même mieux, faire travailler les élèves uniquement les mercredi après midi et les samedis, pour continuer à aller à l’école.

 

Les répercussions : Les minis structures qui existent déjà (je pense aux classes relais par exemple) devraient intégrer, une seule et même entité. Celle-ci serait plus importante de part sa taille pour pouvoir accepter plus d’élèves (par exemple 4 classes de 8 élèves par centre) mais surtout tout au long d’une année scolaire. Car les structures existantes sont temporaires pour l’élève, et il n’a pas le temps suffisant de bénéficier de cet apprentissage (je parle de l’apprentissage du travail : "apprendre à apprendre"). Malgré tout il y aurait peu d’élèves en même temps dans le centre, pour éviter à des élèves de retrouver une quelconque connaissance extérieure au centre.

 

Les villes devraient donc accueillir, ces jeunes travailleurs pour les aider à découvrir un métier.

 

 

         Les problèmes éventuels : Le problème principal de cette proposition c'est son coût.

Car qui parle de structure parle forcément d’argent. Pour créer ces structures, employer du personnel, … Etant donné que le nombre d’élèves par classe est faible, les coûts se multiplient.

 

         Pour la 2nde proposition, je ne pense pas qu’il puisse y avoir un quelconque problème, car c’est ce qui est fait de manière assouplie pour le travail des élèves lors des stages.


Photo : L'observatoire, Paris.

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25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 18:57

         Le sujet : Le financement de l'enseignement ne se fait pas de la même manière selon où vous habitez. Par conséquent le coût et l'investissement dans l'éducation de nos enfants n’est pas identique au sein de notre pays.

         Car si le salaire du principal, de son adjoint, de l'intendant, du personnel administratif et celui des enseignants est à la charge du rectorat et donc de l'état.

         Le salaire des agents, le matériel scolaire (tables, chaises, tableaux, ordinateurs, matériels spécifiques pour chaque matière…) et les locaux sont à la charge de la commune pour les écoles, du département pour les collèges et des régions pour les lycées.

         Comme les budgets entre les villes, les départements ou les régions sont variables, les budgets des écoles, collèges et lycées le sont également. Autrement dit la scolarité d'un élève se trouvant dans un établissement dit "pauvre", de par sa situation géographique ne disposera pas du même budget qu'un élève se situant à un endroit dit "riche". Et les écarts peuvent être démesurés, car les revenus de chaque zone géographique dépendent en grande partie des entreprises qui y sont implantées. Et nous savons tous que le territoire national a des disparités énormes d'une ville à l'autre, d'un département à l'autre et d'une région à l'autre.

         Vous l'avez compris, sans même aborder le contexte social de l'établissement et de ses élèves, nous pouvons voir des problèmes de fond sur le financement des établissements.


         Mes propositions : Pour palier à ce problème, il n'existe pas une multitude de solutions. Il faut ni plus ni moins centraliser ou plutôt recentraliser le budget de toute l'éducation, ceci va donc à l'inverse de ce qui se fait actuellement. Car le coût de l'éducation doit être pris en charge de A à Z par l'état. Et non pas une partie par ci et une partie par là.


         Les répercussions : Pour réaliser cette réforme, il est nécessaire de toucher au financement des régions, des départements et des villes. C'est un projet titanesque ! Ce projet, ne coûte absolument rien, en terme financier, car il s'agit simplement de somme qui se déplace pour être allouée à l'état. Les ressources de ces divisions administratives, doivent être amputées de la part qui sera reversée uniformément pour l'éducation sur l'ensemble du territoire.


         Les problèmes éventuels : Il est probable que certaines personnes voient là une manœuvre pour récupérer de l'argent par l'état. Et diminuer ainsi le budget de l'éducation nationale pour en prélever une partie destinée à une autre cause. Sans parler des communes, départements et régions riches qui perdraient leurs richesses aux bénéfices des moins riches.

 

 
Photo : Hôtel de ville, Paris.

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Grand corps malade : Education Nationale.


Le prof de Math : Le rap du CPE.

Les Zrofs : La 4°3.

Jean Dell : L'instituteur.

Les Fatals Picard : La sécurité de l'emploi.

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XXXVII.Un élève qui crie sur...le prof.
XLIX.Odeur suspecte.
XLVII.Le surveillant.
L.La note de vie scolaire.
LI.La censure.
XXXVIII.La reconnaissance.