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XIII. L'exemple des profs !

14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 13:38

Statue de la liberte 02 

Les contrats précaires n’existent pas uniquement dans le privé. Les collectivités locales, les ministères, et notamment le mien (Education Nationale) en sont friands !

Dans notre établissement, le département nous "offre" la possibilité d’embaucher trois personnes en C.A.E. nouvelle version (Contrat d’Aide à l’Emploi).

Quel est ce type de contrat ? C’est un contrat de 20 heures par semaine, payé bien entendu au SMIC, soit un montant d’environ 600 € net par mois, ça ne doit pas être facile de vivre avec un salaire pareil !

 

Ces personnes sont allouées à différents services dans l’établissement : la vie scolaire, dans ce cas ils font office de surveillant ; le secrétariat, pour renforcer le côté administratif ; l’informatique, pour améliorer le fonctionnement des ordinateurs ; le CDI, pour élargir le champ d’action ; …

Il ne faut pas croire qu’une fois le contrat arrivé à son terme, ces personnes auront la possibilité d’être embauchés, car il n’en est rien, même si certaines personnes lors de l’embauche peuvent leur faire miroiter.

 

C’est tout de même honteux de constater que des entreprises ou des collectivités utilisent cette main d’œuvre bon marché, car très économique et qui ne nécessite quasiment aucun engagement de leurs parts !

 

Les personnes qui postulent à ce genre de poste, sont déjà dans la précarité, ils vogue de C.A.E. en C.A.E. ou sont tout simplement en fin de droit aux indemnités chômage.

 

Lorsque tout le monde profite du système, et l’état lui-même en premier lieu …

 


Photo : Statue de La Liberté, Paris.

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 13:56
Tour-Eiffel-02.jpg

 

         Aujourd’hui en allumant la télé pour regarder les infos, j’entends une information qui me choque, m’intrigue. "Les gardiens de prison, se sont mis en grève, suite au non paiement des heures supplémentaires du mois dernier. La ministre de l’intérieur a précisé, que ces heures leurs seront payées le mois suivant, mais les fonctionnaires pénitencier refusent."

         Même si je comprends tout à fait que le personnel se mette en grève, pour des heures non payées, car c’est un dû. Ils ont fait des heures en plus, et l’état ne leurs a pas payé dans les délais. Par faute de temps ? Un mois de délai est suffisamment long il me semble pour traiter les feuilles de payes avec les heures supplémentaires du mois précédent.

 

         Mais ce qui me choque, c’est de voir le décalage entre les fonctionnaires pénitencier et les fonctionnaires de l’éducation nationale.

Chez nous, les heures supplémentaires sont payées, deux mois après la rentrée, et tous les ans c’est ainsi !

Concernant les heures d’école après l’école, c’est pour le mois de Janvier, donc 4 mois après.

Lorsque nous changeons d’échelon, (les 4ère années se font à l’ancienneté) nous connaissons donc les dates dès notre entrée dans l’éducation nationale, et bien le salaire évolue 4 mois après !

Et le meilleur, ceux sont les frais de déplacement pour les formations qui eux sont inexistants.

         Pour tout ceci aucune grève, rien !!! Les syndicats sont-ils de connivences avec l’état ?

 

         L’avantage, c’est que lorsque nous sommes payés, du coup nous avons la paye des 4 mois de retard, donc ça fait une grosse somme !

 

Photo : La Tour Eiffel, Paris.
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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 23:41



 

         La moyenne de chaque trimestre est insidieusement sensiblement équivalente d’un trimestre à l’autre, d’une année sur l’autre.

Lorsque j’ai débuté par mon année de stage, je me trouvais dans la banlieue chic de Paris. Le niveau des élèves était élevé, mais je ne pouvais mettre uniquement des 18/20. Il a donc fallu trouver des solutions. Du style, oubli de mettre son nom sur la copie -2, n’a pas mis d’unité de mesure -2, … Avec ce stratagème j’arrivais à conserver une moyenne normale, entre 10 et 15/20.

 

Maintenant, j’en suis réduit à faire l’inverse, mes contrôles sont rarement notés sur 20, mais plutôt sur 18. Autrement dit, tout le monde débute le contrôle par un 02/20. En plus, si les élèves écrivent leurs noms correctement (ce qui n’est pas toujours évident), je mets un +2. De plus, je rajoute des questions "Bonus", c'est-à-dire que si l’élève répond correctement à la question il gagne des points, à l’inverse, s’il a faux, il ne perd rien !!!

Tout ceci pour une raison importante, avoir une moyenne potable, car je ne peux pas me permettre d’avoir une moyenne inférieure à 05/20. Sinon, la conclusion ne se fera pas tarder, ce sera le prof qui est mauvais, mais en aucun cas les élèves.

Une autre raison plus insidieuse est là, en ayant une faible moyenne, nous pénalisons les élèves de 3ème pour le brevet, et comme le but est d’avoir un bon taux de réussite pour redorer l’image de l’établissement …

 

Photo : Notre Dame de Paris, Paris.

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 11:43


 

Ce qui est énorme, c’est lorsque nous voyons comment les enseignants procèdent pour venir à celle-ci. Il y a tout d’abord les enseignants qui viennent en dehors de leurs heures de cours, donc bénévolement (je dis bénévolement car dire que cette réunion fait partie du travail de l’enseignant est grotesque).

 

Ensuite, il y a ceux qui ont prévenu leurs élèves et n’ont pas fait cours.

 

Puis des combinaisons du meilleur goût, des enseignants qui ont perdu leurs heures de cours et d’école après l’école, ces heures d’école après école étant rémunérées en HSE (Heure Supplémentaire Effective), les enseignants perdent donc de l’argent en venant à la réunion !

 

D’autres, qui perdent leurs heures de cours, mais partent en milieu de réunion pour assurer leur HSE, et donc ne pas perdre d’argent à cause de la réunion.

 

Et pour finir, des enseignants qui viennent à la réunion alors qu’ils n’y sont pas conviés et perdent ainsi un cours, mais n’oublient pas de partir au milieu de la réunion pour effectuer leur HSE.

 

Quoi qu’il en soit, je sais déjà dans quelle catégorie je me trouverais l’année prochaine … dans celle des absents.



Photo : La Société Générale, Paris.
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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 14:30




 

Aujourd’hui comme souvent, j’ai eu une réunion. L’intitulé de cette réunion est relativement flou, mais nous connaissons son heure de fin, car celle-ci doit durer 1h15.

De nombreuses personnes participent à cette réunion, la direction de l’établissement, un inspecteur, des enseignants de mon établissement et des établissements voisins, le responsable REP (Réseau d’Education Prioritaire), … Au total nous sommes une vingtaine de personnes présentent à cette réunion. Tous les éléments sont là pour faire durer un maximum de temps la réunion (les têtes qui souhaitent prendre la parole pour se mettre en avant), le sujet qui est très vague et le nombre de participants.

 

Bien évidemment l’inspecteur prend la parole environ 25 minutes tout ceci pour finalement ne pas faire avancer cette réunion, mais peu lui importe car il part, au beau milieu de la réunion (soit environ 40 minutes après le début) en prenant soin de serrer la main du principal. A croire qu’il était juste venu pour effectuer son discours ! Mais pour nous, la réunion vient de prendre 40 min de retard …

 

Lors de cette réunion, nous nous sommes divisés en deux, probablement pour être plus efficace … résultat, quelques uns de mes collègues en sont ressortis avec des projets à mettre en place. C’est sympa ces réunions !

La réunion n’étant bien évidemment pas finie à l’heure, différentes personnes ont commencées à s’impatienter (dont je fais partie), et sommes sortis plus ou moins discrètement de la salle. Personnellement je n’ai pas pris une seule fois la parole, car je ne vois pas en quoi j’étais concerné par cette réunion et à quoi elle sert !

 

Photo : Notre Dame de Paris, Paris.

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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 09:18



 

Derrière ce titre particulier, se trouve l’histoire d’une collègue de Français qui est enceinte, derrière cet heureux événement, se cache le problème du remplacement.

Car voyez-vous lorsqu’une enseignante est enceinte, le collège anticipe en informant le rectorat, pour que celui-ci prévoit un remplacement rapide de l’enseignante concernée.

Notre établissement a donc fait part de ce besoin dès la rentrée de cette année scolaire, pour que le rectorat ait le temps de réagir.

Car jusqu’à preuve du contraire une absence pour grossesse est prévisible de la part de l’employeur. Même si cette absence peut débuter plus tôt que prévue.

 

Donc ma collègue est enceinte comme je le disais, et elle est actuellement en arrêt depuis maintenant trois semaines, sans que nous ayons un remplaçant.

 

Je rappelle qu’il s’agit d’une matière "cruciale" (le français). L’établissement appelle régulièrement le rectorat pour ne pas être oublié par ses services et savoir où en est sa demande … mais rien !

 

         Suite à cet événement, je me pose des questions.

         Le rectorat manque-t-il à ce point d’enseignants ? Dans ce cas pourquoi diminuer le nombre de postes d’enseignants ?

         Notre établissement est-il prioritaire pour obtenir un remplacement ?

         Si ce problème aurait lieu dans un établissement huppé, y aurait-il déjà un remplaçant ?

 

         Je crains connaître les réponses, mais je vous laisse le soin de trouver vos réponses.

 

Photo : Notre Dame de Paris, Paris.
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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 18:19



 

Commençons par le début que veut dire P.A.I., c’est un Projet d’Accueil Individualisé. Théoriquement, cela permet de favoriser la scolarisation des enfants malades, en détaillant dans un projet qui est repris physiquement sur une fiche, la maladie de l’enfant, les symptômes qu’il peut avoir, et surtout comment agir face à une éventuelle crise. Les cas les plus courants chez les élèves sont des maladies liées à l’asthme.

 

En pratique, cette fiche est donc complétée par la famille de l’élève et l’infirmière de l’établissement, avec un complément effectué par le médecin de famille.

Cette fiche est insérée gentiment dans chaque casier des professeurs qui a l’élève en cours, histoire d’en être informé et de pouvoir agir correctement s’il y a un problème.

Le seul petit détail, c’est que depuis le début de l’année, j’ai eu la joie d’avoir environ une trentaine de P.A.I. et ce n’est que le début, en fin d’année, ce nombre aura au minimum doublé voire triplé.

 

Le but du P.A.I., je le rappelle est d’identifier l’élève au sein de la classe ainsi que sa maladie et la réponse a apporter lors d’une crise. Mais comment se rappeler de toutes ces informations lorsque nous avons entre 60 et 90 cas ? Peut être devrais-je réviser mes fiches le soir chez moi.

 

J’imagine déjà la scène, un élève tombe dans les pommes, et là, nous nous précipitons dans notre armoire où sont rangés les P.A.I. pour contrôler si l’élève agonisant à une fiche à son nom … c’est complètement surréaliste.

J’ai l’impression que cette fiche est là pour 2 raisons, rassurer les familles de la prise en charge de la maladie de leurs enfants dans l’établissement, et soustraire la responsabilité de l’établissement par celle des enseignants.

 

Photo : Eglise St Jean, Paris.
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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 16:29


 

Un truc que je trouve toujours aussi hallucinant, c’est de constater que certaines matières déficitaires en termes de salle de cours, ont des professeurs sans salle, du coup ils doivent se balader de salle en salle.

Dans le meilleur des cas, il se trouve à cheval sur deux salles de cours (ce qui est raisonnable). Mais dans le pire des cas ils ont quatre salles de cours. Dès fois dans la même demi journée, et ce n’est même pas des salles de cours à proprement parler.

Résultat à chaque sonnerie c’est la course pour le jeune professeur. Car oui, les anciens collègues gardent jalousement leurs acquis, et ne souhaitent surtout pas partager le gâteau avec les nouveaux arrivants.

Ces nouveaux arrivants ont la joie de découvrir le collège à travers leurs emplois du temps, ils arrivent même à avoir cours dans la salle du T.N.I. (Tableau Numérique Interactif). Le problème pour le collègue qui a eu cours dans cette salle, c’est qu’il n’était pas au courant que son feutre Velléda ne lui servirait pas à grand-chose, ni même ses craies d’ailleurs. Car sur le T.N.I., il faut écrire avec l’ordinateur.

Mais lorsqu’on a jamais utilisé le T.N.I., il est difficile de se l’approprier devant les élèves en direct. Du coup c’est les élèves eux même qui ont expliqué au professeur comment s’en servir.

C’est incroyable que personne ne l’ai prévenu (comme la personne qui fait les emplois du temps par exemple). Vive l’intégration !

 

Concernant les salles de cours, c’est également surprenant que le principal ou son adjoint ne remette pas en cause les acquis des "propriétaires". C’est tout simplement pour ne pas avoir d’ennuis avec les enseignants, car forcément les "anciens" sont généralement bien implantés dans l’équipe éducative. Du coup il ne souhaite pas se frotter à eux.

 

En attendant, les pauvres collègues, doivent voguer de salle en salle avec leurs gros sacs et leurs bouquins. Tout ceci sans la moindre compassion de ces fameux "propriétaires".

Il est bien évident que si ces collègues n’ont pas de salle, ils ont encore moins de chance d’obtenir une armoire pour stocker de manière temporaire leurs manuels scolaires qui ne rentrent pas dans un simple casier de prof !

 

Le savoir vivre ne rime pas forcément avec enseignant …


Photo : Colonne Vendôme, Paris.
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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 22:06


 

Pourquoi vive le Ramadan, et bien à la fin du Ramadan, il y a l'Aïd, il s’agit de la fête religieuse qui sonne la fin du Ramadan. Et l'Aïd, c’est le moment où tous les musulmans font et mangent bien sûr de délicieux plats, dont les fameuses pâtisseries, qui sont particulièrement excellentes.

Parmi mes élèves, il y en a toujours un ou deux qui m’apportent quelques uns de ces mets raffinés. Mais cette année c’est une élève que je n’ai même plus en cours, qui m’a ramené une assiette et si vous saviez la joie que cela me procure de constater que des élèves pensent à moi et m’apporte ce genre de chose délicieuse. Bien évidemment pour la remercier, je lui ai donné deux petits malabars, c’est tout ce qui me restait.

 

Ce qui est énorme, c’est qu’elle a voulu m’en ramené une 2nde fois, mais je ne me trouvais pas au collège la journée en question, je vous retranscris la conversation avec cette élève :

-         L’élève : "Monsieur, vous n’étiez pas là hier."

-         Le prof : "Ah non, en effet je ne me trouvais pas au collège. Pourquoi me demandes-tu ça ?"

-         L’élève : "Eh bien hier, j’avais une assiette de pâtisserie à vous donnez. Je vous ai cherché partout dans votre salle, les couloirs, mais je ne vous ai pas trouvé. Du coup les gâteaux, ils étaient tous cassés. J’ai du les jeter." Lorsqu’elle a dit le mot jeté, je me suis dit, que j’aurais dû venir exprès la veille.

-         Le prof : "Quoi, tu voulais me donner encore une assiette ! C’est très gentil de ta part ça. Et tu les as jetés ? "

-         L’élève : "Bah oui, ils étaient cassés. Je n’allais pas vous donner ça quand même !"

-         Le prof : "Oh bah si, tu aurais pu me les donner aujourd’hui, ne t’inquiète pas je les aurais mangé, surtout qu’ils sont délicieux."

-         L’élève : "Tant pis !" J’étais limite dégoûté d’avoir loupé l’assiette de pâtisserie !

 

Il ne faut pas que je me plaigne, j’ai déjà obtenu une assiette de sa part, je l’ai d’ailleurs remerciée à de multiples reprises, car c’est vraiment très gentil de sa part, surtout que je ne l’ai même plus comme élève.

Je rêverai que Laïd soit organisé toutes les semaines, juste pour satisfaire ma gourmandise.

 







Photos : Canal St Martin, Paris.
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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 18:22



 

Inutile de présenter facebook, je suppose que tout le monde connaît ce site communautaire, qui permet donc de retrouver nos diverses connaissances sur ce site internet (je me trouve sur facebook, mais même Proald y est !).

Et dernièrement, il y a eu la vague facebook sur nos élèves, et chacun d’entre eux a pu voir notre photo. Personnellement sur mon compte facebook, j’avais désactivé la recherche google, pour ne pas apparaître sur ce moteur de rechercher via Facebook. Mais cela ne suffit plus, car nos propres collégiens se sont également inscrits sur cette plateforme.

Résultat, nos élèves peuvent au minimum visualiser la photo d’accueil que nous avons mise sur notre profil.

Heureusement aucun de mes collègues à son profil public, sinon c’était la catastrophe, imaginez, si nos élèves pouvaient visualiser les photos de nos différentes soirées, plus ou moins alcoolisées …

 

Photo : Parc de Bercy, Paris.
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Pour lire le 1er article, il faut lire le dernier !!! (c'est du plus récent au plus ancien)

Lexique.

Grand corps malade : Education Nationale.


Le prof de Math : Le rap du CPE.

Les Zrofs : La 4°3.

Jean Dell : L'instituteur.

Les Fatals Picard : La sécurité de l'emploi.

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XXXVII.Un élève qui crie sur...le prof.
XLIX.Odeur suspecte.
XLVII.Le surveillant.
L.La note de vie scolaire.
LI.La censure.
XXXVIII.La reconnaissance.