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XIII. L'exemple des profs !

13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 14:44

 

L’année dernière, lorsque je passais dans les couloirs pour aller de la salle de cours à celle des profs, je faisais le flic en permanence à coup d’injonction "Casquette !", "Capuche !", "Bonnet !". Tout ceci pour que les élèves retirent, ces fioritures dans le couloir. Et lorsqu’un élève refusait de l’enlever, j’y allais à coup de confiscation. Ceci m’a d’ailleurs valu quelques problèmes supplémentaires … et même quelques fois "peur". Non pas peur de s’en prendre une, quoi que … mais plutôt peur de perdre le peu de crédibilité que je possédais, car si un élève refuse d’enlever sa casquette et vous tient tête, vous êtes bel et bien fini ! Forcément, si l’élève refuse, le prof doit obéir … ça paraît logique non ?

Bref ! J’avais donc constitué un stock de bonnet, casquette durant l’année (pour les capuches, c’est plus compliqué, puisqu’elles sont liées aux pulls).

Maintenant cette année, dans le couloir, certains élèves (pas tous, il ne faut pas exagérer), enlèvent leurs casquettes dès qu’ils me voient, car ils connaissent l’aboutissant de cette situation si ils ne l’enlèvent pas.

Du coup, j’ai l’impression d’être un personnage important, car les élèves se découvrent à mon passage. Moi je dis, c’est la classe internationale !!!

 

Il ne faut pas se faire d’illusion dès que j’ai tourné la tête, ils remettent aussi sec leurs casquettes, bonnets et capuches !


Photo : Le Louvre, Paris.
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3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 15:27

 

 

Dernièrement, un élève est passé en conseil de discipline pour avoir menacé l’un de ses camarades avec un couteau. Cet élève a donc pénétré dans le collège avec un couteau dans le but d’en menacer un second. Durant la journée, il a réussi à s’isoler avec le camarade en question pour le menacer.

Cette histoire est donc remontée au CPE, et s’est transformée en conseil de discipline.

Vu la gravité des faits, il me semblait être facile de connaître l’issue du conseil de discipline : exclusion définitive.

Eh bien, cette sanction qui m’apparaissait comme inévitable, n’a pas été partagée par tous les membres du conseil de discipline.

Sans dévoiler ce qui s’est déroulé au sein de ce conseil, une question est venue ébranler le processus du conseil.

"Quelle est la longueur de la lame du couteau ?"

Car aux yeux de plusieurs personnes, ce couteau est un "petit" couteau de par la longueur de la lame. Autrement dit, vu que ce couteau est "petit" à leurs yeux, l’élève mérite une "petite" sanction et non pas une exclusion définitive de l’établissement !!!

 

On croit rêver ! Il me semble que ce qui est important là, c’est l’acte lui-même. Menacer un élève avec un couteau est un fait gravissime. Il aurait utilisé une paire de ciseau si cela lui chantait, cet acte serait tout aussi grave. Mais pour ces personnes là, on aurait peut être dû le féliciter d’avoir son matériel scolaire ! Un exploit vraisemblablement.

Au final, l’élève a tout de même été exclu définitivement de l’établissement, mais ça s’est joué de justesse.

 

Ah j’oubliais, LA question : A partir de quelle longueur de lame l’élève méritait-il une exclusion définitive pour eux ?

 

 

Photo : Les Invalides, Paris.
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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 12:04

 

Comme toutes les semaines, je regarde les résultats du permis à point, même si je n’ai pas mis de rapport cette semaine. Il est toujours important de voire l’évolution des élèves que je connais, et même ceux que je ne connais pas, pour mieux apprécier la vie dans l’établissement.

Chaque semaine, après la réunion du permis à point, est affichée une sorte de compte rendu, qui permet de savoir quel élève a perdu des points, pourquoi, avec quel adulte, et combien de jours d’exclusion a-t-il écopé.

 

Je lis donc cette liste et j’arrive à un élève, il est écrit : "perturbation du cours, insulte au professeur et menace". Je continue cette ligne : "-3 points, et 1 jour d’exclusion".

 

Tout ceci est arrivé avec un nouveau professeur, ça me rappelle moi l’année dernière lorsque j’ai découvert le poids minoré de chaque sanction, et la sensation de dégoût. Je n’ai pas eu l’occasion de lui en parler.

Mais se faire bousiller son cours, insulter et menacer est franchement déplaisant, et dur moralement, constater que l’élève récolte une sanction minime (1 jour d’exclusion) est encore plus affligeant.

 

Surtout que après les insultes et les menaces, qu’elle est l’étape suivante ? … Frapper ? Et qu’obtiendra l’élève comme sanction ? 2 jours d’exclusion ? Je ne veux même pas penser à la sanction potentielle d’un fait aussi gravissime.

 

Je ne suis pas concerné directement par ces faits, mais ça me révolte.


Photo : Georges Pompidou, Paris.
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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 21:55


 

Je vous ai déjà expliqué le fonctionnement du permis à point et de sa commission (XLV. Le permis à pont.).

         Il se trouve que lorsque cette commission se réunie, elle parle plutôt de chose négative, sanction, lecture de rapport disciplinaire, … ce n’est pas rose ! Histoire de lâcher la pression, ils tournent en dérision certains de ces sujets. Et comme c’est la mode des abréviations dans tous les sens, d’ailleurs "permis à point" s’écrit PàP. A ne surtout pas confondre avec le "Particulier à Particulier" !!!

         Et donc ils nous ont inventé, deux nouvelles abréviations PPN et même PPLT ! PPN signifie Passera Pas Noël et PPLT, Passera Pas La Toussaint. Il s’agit des élèves que la commission retrouve chaque semaine dans les rapports disciplinaires et qui perdent des points (très) régulièrement, par conséquent ils ont une espérance de vie courte dans l’établissement, d’où ces deux abréviations. Pas très positive j’en conviens, mais lorsque j’ai été au courant de ces abréviations, j’en ai ri (jaune).

En même temps c’est criant de vérité. Car nous connaissons déjà les élèves qui passeront au conseil de discipline … les cartes sont-elles déjà jouées ?


Photo : Les catacombes, Paris.
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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 20:58


 

Pour ce sujet, j’ai presque envie de dire que je détiens un scoop ! Qui plus est sur la sécurité de l’établissement et accessoirement des personnes se trouvant à l’intérieur !!!

 

         Cette semaine a eu lieu la réunion du comité de sécurité. D’après ce que j’ai compris, il s’agit d’une commission qui se déplace pour vérifier si l’établissement est bien aux normes de sécurité. Les jours précédents, branle-bas de combat à la direction, ils veulent que tout soit nickel chrome. Donc pour ça, la direction fait un tour avec les agents pour constater tout ce qui ne va pas.

         Ça me fait penser aux entreprises, lorsque le grand patron débarque de Paris, tout doit être parfait, ils font tout nettoyer, du sol au plafond, vérifient et vérifient chaque détail et recoin de la boîte. Et après le reste de l’année, rien ne se passe, aucune piqûre de rappel, rien, jusqu’à une nouvelle visite !

         Encore heureux que ce genre de chose existe, sinon, je vous laisse imaginer le carnage.

 

         Donc là, tour de la propriété au préalable pour voir les problèmes éventuels.

 

Le principal étonnait, s’aperçoit que les portes coupe feu ne possèdent plus leurs joints pour une grande majorité d’entres elles, ce qui annule bien évidemment l’effet d’étanchéité en cas d’incendie, qui est là pour limiter les courants d’air et la propagation de la fumée. Mais où sont passés ces joints ?

Il s’avère que le joint peut se transformer en fouet lorsqu’il est arraché de la porte. Par conséquent, les élèves s’en donnent à cœur joie. Tout le monde le sait, même le principal, puisque des rapports ont déjà été effectués.

Donc ceci est à modifier par les agents dans les plus bref délais, sous l’injonction de la direction.

 

On passe à la suite, autre problème, tous les extincteurs du collège son emmaillotés. Mais encore une fois, pourquoi ?

C’est pour rendre l’accès aux extincteurs plus difficile, car les élèves (une fois encore), s’amusent à s’en servir, bah oui c’est plutôt marrant ça fait de la mousse et ça fait rire tous ses camarades. Le souci, c’est qu’une fois utilisé, même faiblement, il faut le remplacer, et ça a un certain coût. Donc pour éviter ces désagréments, il y a un gros plastique scotché qui couvre tous les extincteurs. Seul détail, c’est formellement interdit, car si ça rend l’utilisation intempestive pénible (il faut du temps pour enlever le plastique), en cas d’incendie aussi !

Il faut donc retirer tous les plastiques des extincteurs et surtout le scotch avant la venue du comité de sécurité.

 

On continue la tournée, la direction n’est pas au courant de ce dernier point, mais moi si ! Je suscite naturellement la confiance (J’ai au moins une qualité. Est-ce une qualité ? Pas sûr !), donc j’apprend des choses en discutant …

Bref, il se trouve que les vasistas de sécurité qui se trouvent un peu partout dans l’établissement et en particulier dans les cages d’escalier sont tous bloqués à l’ouverture. Ces vasistas servent à évacuer la fumée se trouvant dans l’établissement lors d’un incendie, la commande d’ouverture se fait manuellement. Et nous nous pausons naturellement la question, mais pourquoi sont-ils bloqués ?

Les élèves (toujours eux), ouvrent et referment manuellement ces vasistas à de nombreuses reprises sans raisons connues. Mais ces sécurités incendie ne sont pas faites pour être manœuvrées régulièrement. Ce qui a pour effet de casser le câble se trouvant à l’intérieur, sans compter les inondations de couloir que cela provoque lorsqu’il pleut.

Comme ce détail ne se voit pas, la personne qui a bloqué tous les vasistas, va donc les débloquer de son propre chef avant la venue du comité de sécurité.

 

Je me suis permis de signaler à cette personne qu’il était dangereux de faire cela pour toutes les personnes qui se trouvent dans l’établissement. Et c’est également dangereux pour lui, car en cas de problème si les autorités s’aperçoivent de cela, c’est un coup à aller directement à la case prison !

Malgré tout j’arrive à comprendre cette personne, car réparer des choses auxquelles on donne une durée de vie inférieure à un mois, c’est pénible, voire même horripilant !

 

Vous l’aurez compris par vous-même, si un incendie se déclanche, nous aurons le temps de tous nous asphyxier avant de sortir du bâtiment.

 

Photo : Bouche de métro, Paris.
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19 septembre 2008 5 19 /09 /septembre /2008 18:41


 

Comme la quasi-totalité de mes collègues (il y a toujours quelques exceptions), j’accorde une importance spécifique à ma tenue vestimentaire lorsque je suis au travail, d’autant plus lorsqu’il s’agit du début de l’année scolaire. Pourquoi ?

C’est bien simple, les premiers cours sont cruciaux pour le reste de l’année voire les années suivantes que vous effectuerez dans le même établissement.

Car dès les premiers cours, vous devez marquer votre autorité, c’est presque une question de survie ! Car ne pas avoir d’emprise sur ses élèves dès le début de l’année, est une catastrophe, c’est eux qui vous mèneront par le bout du nez, et vous serez contraint de subir … Donc il faut à tout prix réussir sa rentrée. C’est pour cela que beaucoup d’enseignants sont stressés durant le début de l’année, car ils savent qu’en quelques heures, ils jouent leur année.

 

Pour vous aidez dans cette tâche délicate, qui est l’obtention de l’autorité auprès de vos élèves, tous les moyens sont bons, même sa tenue vestimentaire joue un rôle. Je qualifierais ce rôle de crucial, car la 1ère chose que voit l’élève c’est votre apparence. En plus, les élèves accordent un poids sans limite à celle-ci. A chaque cours, ils vous observent en détail de la tête aux pieds, si vous achetez un nouveau pantalon, ils le remarqueront.

 

         Donc au début de l’année, pour mettre toutes les chances de mon côté, je m’habille de manière "chic", comprenez pantalon en toile (pas de jean), chemise obligatoire (la chemise rentrée dans le pantalon bien sûr), chaussures de ville nettoyées, une veste de temps en temps, … Bref, je suis "habillé", comme on dit.

Je ne vais pas jusqu’à sortir le costume et la cravate, car là j’obtiendrai sans aucun doute l’effet inverse, je perdrai en crédibilité, à moins de mettre en permanence un costume toute l’année, mais bon ce n’est pas mon style.

Malgré tout, il est hors de question de mettre ma paire de basket ou le dernier tee-shirt que j’ai acheté durant les vacances, c’est  formellement proscrit en ce début d’année par mon règlement interne.

 

         Tout ceci dans le seul but de marquer la distance entre élève et professeur. Ce n’est pas toujours simple, car il faut se montrer ferme, mais être aussi proche. Car en cas de problème, il faut qu’un élève puisse se confier. C’est délicat d’obtenir les deux, c’est tout un art. Je ne pense pas être encore à ce niveau, même si je sens une minorité (vraiment minuscule) d’élèves suffisamment proche en cas de problème, mais je tente de faire au mieux.

 

         Revenons à notre tenue vestimentaire. Cette approche de début d’année dure un certain temps, au moins jusqu'à fin Octobre, c'est-à-dire aux 1ère vacances.

         Après cette limite que je me suis imposé, je change ma garde robe. Attention pas de changement brusque du jour au lendemain, sinon tout le travail serait anéanti (car oui, il s’agit bien de travail), de temps en temps, je m’autorise donc une exception, un tee-shirt, un jean, …

         Et puis arrive une 3ème période, celle de fin Décembre, c'est-à-dire les 2nde vacances. Après cette date, je m’habille comme bon me semble, parfois en tee-shirt, parfois en chemise. Bref, je suis libéré de cette contrainte.

 

         Ne croyez pas que ce soit la solution formidable, il s’agit ni plus ni moins d’une aide pour asseoir son autorité, mais c’est une aide qui peut s’avérer importante dans la lutte à l’obtention de l’autorité !

 

Photo : Les bords de Seine, Paris.
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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 20:19

 

Cette année fût encore plus riche que la précédente, tant aux niveaux des événements, qu’au niveau relationnel.

L’année dernière, je pensais être au fond du gouffre, en fait grâce a cette année je m’aperçois qu’il y a bien pire ! Et je ne suis pas encore au bout de mes surprises. Cette année, il m’est arrivé des choses tellement importantes que je n’ai même pas pu en laisser trace ici (soucis d’anonymat). Je ne comptabilise plus insultes et les menaces qui font parti du quotidien.

 

Ce passage en établissement (très) difficile, me permet de m’enrichir, sur le plan social. Ce qui me fait relativiser et je constate chaque jour la chance que j’ai eu d’avoir une enfance "classique".

Mon comportement a évolué par rapport aux élèves, je suis extrêmement vigilant sur l’image que je peux donner de moi, et les limites que je ne dois pas dépasser (il me reste encore du travail sur ce point). Et surtout, très important, prendre du recul lors des cours "agités", pour éviter ainsi l’ultime "craquage" (j’ai encore beaucoup de travail à faire également).

 

         Une chose est sûr, j’ai actuellement de la rage envers notre ministère et les dirigeants qui le compose, mais tout ceci me donne également la force de relever le défi d’améliorer le contexte ambiant dans lequel je travaille. C’est un challenge, que je veux relever, car je et nous le devons aux élèves de ces cités. Je fais et je ferais le maximum pour améliorer le quotidien de ces jeunes en détresses.

Photo : Opéra Garnier.
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2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 22:01


 

Il y a bien une chose que je ne comprends pas, c’est de constater que certains collègues laissent quasiment tout faire à leurs élèves durant toute l’année. Probablement parce qu’ils ont baissé les bras et qu’ils ne veulent plus lutter. En plus ce sont ces collègues qui sont le plus appréciés des élèves, c’est consternant.

Lorsque je dis qu’ils laissent tout faire aux élèves, c’est vraiment TOUT.

 

Assis n’importe comment sur la chaise, arriver en retard de manière importante, mâcher des chewing-gum, mais ce n’est pas tout, les élèves sont également autorisés à garder leurs casquettes ou leurs capuches sur la tête, les écouteurs dans les oreilles, faire des distributions de bonbons à leurs camarades, et même en proposer au professeur, le comble !

Pour le peu que la classe soit en salle informatique, ils vont aller sur dailymotion, skyrock et skyblog en mettant les hauts parleur de l’ordinateur suffisamment fort pour que tous les camarades en profitent, même ceux qui souhaitent travailler, bref le concentré de l’élève sympathique est là.

La seule règle qui est encore imposée c’est de rester calme, sans embêter le prof !

 

Je comprends mieux après les difficultés que je rencontre à garder tous les élèves d’une classe calme, sans mâcher de chewing-gum, assis sur leurs chaises, … les règles de bases en somme.



Photo : Le suare d'Anvers, Paris.
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27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 16:56

 

Lors d’une récréation, un attroupement est formé, un grand cercle qui est composé de la quasi-totalité des élèves de l’établissement, ça fait donc beaucoup ! Avec un collègue nous nous dirigeons vers celui-ci pour voir ce qui ce passe. Je pense immédiatement à une bagarre entre élèves.

Je pénètre le cercle en bousculant quelques élèves pour pouvoir observer ce qui s’y déroule.

 

Que vois-je ? Un élève au sol, inanimé, recouvert d’une couverture, avec une surveillante à ses côtés. Je constate que l’affaire est déjà "prise en main". Donc je m’arrange à récupérer mes élèves, pour supprimer cet attroupement sauvage au milieu de la cour. Le principal vient nous donner main forte. Les surveillants (les 1er à être sur le terrain) sont déjà à l’œuvre.

J’arrive tant bien que mal (plutôt mal d’ailleurs) à récupérer 5 élèves, alors que je devrais en compter 26. Je décide de partir en cours (comme mes collègues et comme nous demande le principal) pour tenter d’amorcer la diminution de ce rassemblement. Je vais faire mon cours, les élèves sont arrivés par la suite au compte goûte, bien plus intéressé par cet événement que par mon cours. Et bien sûr ils étaient particulièrement agités.

 

A la fin du cours, j’ai demandé quelques renseignements sur cette animation. Il s’averre que 2 élèves se sont bagarrés à coup de poing, et il y a eu un vainqueur par K.O. L’autre élève étant resté au sol, dans les pommes. Les pompiers sont donc intervenus et ont emmené l’élève qui était toujours inanimé. C’était plus impressionnant que ça en avait l’air, car l’élève n’a rien eu !

 

Mais bon, je ne m’habituerais jamais à cette violence.

 

Photo : Le Louvre, Paris.
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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 19:42



        
Coller un élève. Ah qu’elle bonne idée !

Lorsqu’un élève fait une bêtise qui sort de l’ordinaire (C'est-à-dire une grosse bêtise, du genre insolence, mais répétée, ou petites insultes envers le professeur. Oui il y a des grosses insultes et des petites !), je lui donne une heure de retenue. Mais pour ceci il faut obtenir le carnet.

Et bien sûr dans ce cas, l’élève précise qu’il ne l’a pas (il y a de grandes chances qu’il mente), donc je lui fais ouvrir son cartable, sinon si je le fais moi-même je vais entendre des "Vous n’avez pas le droit de fouiller nos sacs ».

Une fois sur deux je trouve le carnet dans le sac que l'élève refusait de me donner.

Et les autres fois, ils cachent leurs carnets sous leurs tee-shirts ou ils sont assis dessus. Autre technique plus évoluée, donner son carnet à un camarade.

 

Et de temps en temps, l'élève n'a pas son carnet voire il n'a plus de carnet … donc là c'est simple vous vous démer…

 

Bref ! Une fois le carnet en votre possession, il faut trouver une heure de trou dans son emploi du temps qui coïncide avec le votre, et ce n'est pas toujours simple. Car en plus de ce paramètre, il y a d'autres variables à prendre en compte.

L'heure de colle ne peut pas se faire durant une heure de permanence, car ce n'est plus une punition après, donc il faut les coller soit le matin avant leur 1er cours ou l'après midi après leur dernier cours. Mais il arrive qu'il y ait une liste d'attente pour certains élèves. "M'sieurs chui' collé pendant les 2 semaines déjà !"

Ah c'est bon vous venez de trouver un trou le Vendredi en fin de journée. "J'viendrais pas j'ai foot." Et le pire c'est qu'il ne viendra pas si il vous le dit. Donc en fait c'est l'élève qui choisit son heure de retenue. Une sorte de compromis entre le prof et l'élève ! Tu veux me coller, et bien c’est moi qui choisit quand !

 

         Si il ne vient pas à l’heure de colle, vous pouvez toujours doubler celle-ci, puis redoubler encore et encore puisqu’il ne viendra pas et son carnet n’est même pas signé par ses parents, donc ils ne peuvent même pas être au courant des heures de retenues.

 

         Ceci impose de passer à l’étape supérieure : demande de rendez vous aux parents (en espérant qu’ils viennent) et / ou rapport disciplinaire (sans grande conséquence pour ce genre de chose).

 

         Moi qui croyais que les punitions servaient à se faire respecter …

Photo : Eglise St Eustache, Paris.
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Pour lire le 1er article, il faut lire le dernier !!! (c'est du plus récent au plus ancien)

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Grand corps malade : Education Nationale.


Le prof de Math : Le rap du CPE.

Les Zrofs : La 4°3.

Jean Dell : L'instituteur.

Les Fatals Picard : La sécurité de l'emploi.

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Les articles discutés :
XXXVII.Un élève qui crie sur...le prof.
XLIX.Odeur suspecte.
XLVII.Le surveillant.
L.La note de vie scolaire.
LI.La censure.
XXXVIII.La reconnaissance.