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XIII. L'exemple des profs !

13 juillet 2007 5 13 /07 /juillet /2007 00:04

         Oui, c'est bien le mot censure qui nomme le titre de ce passage. Car oui, l'équipe éducative constate des dérives sur la liberté d'expression. Je connais jusqu'à présent 2 tristes exemples. Le 1er se nomme Garfieldd et le 2nd Le prof ou Blogprof si vous préférez. Je vais développer ces 2 exemples.

En fait, Garfieldd est pour moi une personne de l'ombre de la blogosphère. Car je n'ai pas eu le temps de connaître son blog avant qu'il ne ferme. Je suis arrivé trop tardivement au sein de ce petit monde. Et je ne l'avais jamais croisé sur la toile. J'ai donc était honoré de constater sa présence sur mon blog.Censure.jpg
Garfieldd avait donc ouvert un blog où il parlait de sa vie de tous les jours, bref un journal intime en somme. Mais comme il occupe ou occupait, je ne sais pas trop, (si il pourrait éclairer ma lanterne d'ailleurs?) la fonction de proviseur, ceci n'a pas vraiment plu au ministère de l'éducation nationale. Ils ont réussi, je ne sais pas par quel moyen, à le démasquer. Et il s'est vu CENSURER son blog, mais ce n'est pas tout, il a été révoqué de sa fonction. Je disais "occupe ou occupait" la fonction de proviseur, car je ne sais pas si il a réintégré l'éducation nationale... Car l'affaire a eu quelques rebondissements d'après les retours que j'en ai eu, enfin rien n'est sûr.
Malgré tout, il existe certaines traces de son blog sur le net, voir les liens suivants (comme ceci vous pourrez juger par vous même si son blog et lui méritaient un tel dénouement) :
 
J'estime Garfieldd car c'est un voire même LE précurseur des blogs "éducatifs". Et comme une très grande partie des internautes, je trouve anormal la manière dont il a été sanctionné, il n'a rien fait d'illégal à mes yeux.
 
         Il en va de même pour Blogprof, qui a obtenu un blâme et bien évidemment la fermeture de son blog. Concernant Blogprof, j'ai eu la chance de connaître son blog durant son ouverture. Je suivais de manière très attentive ses aventures au fil des jours, réellement passionnantes.
        
         Ces 2 personnes se sont vus réprimander car ils ont tous les 2 enfreins le devoir de réserve. Qu'est ce que le devoir de réserve ? Et bien à vrai dire je ne sais pas trop, car le devoir de réserve c'est un peu comme le contrat d'embauche … je n'en ai jamais signé.
En gros ce devoir de réserve est très vague de sorte qu'il peut s'appliquer à n'importe qui sur n'importe quel sujet.
         Mais le ministère devrait comprendre une chose, le fait d'écrire, de se dévoiler, d'échanger avec d'autre personnes, me et nous permet d'extérioriser certains faits, c'est un peu comme une soupape de sécurité, un trop plein. Car je me libère beaucoup plus avec ce blog, qu'en effectuant n'importe qu'elle formation à la c… de l'I.U.F.M..espritcritique.jpg

         Devant la multiplication des blogs de profs de manière significative, le ministère ne pourra pas tous nous censurer. Et il ferait mieux de trouver des solutions à nos problèmes quotidiens, voire même de nous utiliser pour trouver les solutions adéquates. Cette vision est un peu utopique, mais bon, on ne sait jamais…

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10 juillet 2007 2 10 /07 /juillet /2007 07:28
         Depuis cette rentrée scolaire de Septembre, une chose est apparue : la note de vie scolaire. Cette note mise en place par le ministère avait initialement comme but de sensibiliser les élèves à leurs comportements au collège. Mais cette note de vie scolaire est gérée très arbitrairement par chacun des établissements.
         Puisque le calcul de cette note trimestrielle qui compte dans la moyenne de l'élève et par conséquent pour l'obtention du brevet, varie suivant les établissements.
         Cette note peut prendre tout un tas d'éléments en compte pour augmenter au diminuer celle-ci, il existe même des bonus. C'est un bordel sans nom (désolé pour mon vocabulaire) !
 
         Mon collège note les élèves en 2 parties, chacune étant notée sur 10 points.
 
         Une partie "CPE" qui compose sa note sur : le nombre de retards en cours, les absences non justifiées, les rapports disciplinaires, les exclusions de cours, son insertion dans un club du collège, délégué des élèves du collège (à ne pas confondre avec les délégués de classe)…
         Je décortique un peu, tous les retards ne sont pas comptabilisés par la vie scolaire à la vue de l'ampleur de ceux-ci.
         Une absence est considérée justifiée dès l'instant qu'une excuse est invoquée, si les élèves ont des parents complaisants, toutes les absences seront justifiées. De toute manière une excuse bidon du style "j'ai du refaire ma carte d'identité à la mairie" est considérée valable, alors que les élèves peuvent très bien effectuer ce genre de chose le mercredi après midi ou un autre après midi où ils finissent tôt. Autre excuse recevable par la vie scolaire, "j'ai oublié le cours", merci pour le cours ultra important du prof ! Résultat, des élèves avec un absentéisme important mais justifié, finissent avec une bonne note. Tandis que l'élève qui n'a pas le courage de donner une quelconque excuse voit sa note amputée de quelques points.
         Les rapports disciplinaire (si toutefois il est utile de les comptabiliser, car certains élèves ont déjà 0/10 à leurs notes de vie scolaire), sont nombreux, et restent aléatoires suivant le niveau d'exigence de chaque professeur où l'utilité qu'apporte l'enseignant à celui-ci. Il s'agit de la même chose pour les exclusions de cours.
         Et maintenant mon point préféré, l'insertion de l'élève dans les clubs du collège et sa délégation sont valorisés par un bonus. Autrement dit nous favorisons le développement du fayotage ! Puisque si un élève souhaite gagner quelques points, il a tout intérêt à s'inscrire dans un club, même si il n'est pas volontaire au départ.
 
         Concernant la 2nde partie de la note, c'est-à-dire la partie "enseignante", c'est encore pire. C'est le professeur principal de la classe qui gère sa notation. Soit il la fait tout seul dans son coin, ou alors chaque enseignant propose une note (arbitraire une fois de plus), et le professeur principal en fait la moyenne.
 
         Plusieurs établissements introduisent d'autres moyens de notation. Puisqu'ils n'existent pas des rapports disciplinaires, des retards et des absences injustifiés dans tous les établissements, ces mots ne font pas partis de leur vocabulaire quotidien. C'est ce que nous appelons les collèges chics ou "bourges". Enfin, il paraît que ça existe des établissements comme ceci, j'ai du mal à m'imaginer.
         Quelles sont leurs grilles de notation ? Ces collèges notent la tenue vestimentaire des élèves, par exemple sur la longueur des jupes, si on voit le nombril ou non, les jeans avec des trous, si nous voyons le caleçon, le maquillage… Si ça, ce n'est pas de l'approximatif… Je me demande si le principal attend une règle à la main devant la grille le matin pour mesurer la longueur des jupes ou du caleçon qui dépasse et la quantité de maquillage.
 
         D'autres établissements la boycotte carrément et donne 20 à tous les élèves de 3ème. C'est un bel avantage pour l'obtention du brevet.
 
Et cette note bien sûr compte pour l'obtention du brevet. Quel sérieux ?
 

         Cette note est vraiment rigoureuse avec son barème adapté à la situation ! Il faut préciser que la quasi-totalité des enseignants s'opposaient et s'opposent toujours à cette note, car le barème est aléatoire d'un établissement à un autre. Résultat la mise en place du barème par le collège a été fait avec un effectif restreint, c'est-à-dire l'équipe de direction (principal, principal adjoint) et quelques enseignants (1 ou 2).

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6 juillet 2007 5 06 /07 /juillet /2007 07:20
         Assis sur ma chaise, devant mon bureau, je remplis le cahier d'appel, lorsque je note une odeur suspecte, … je renifle, … je n'arrive pas à trouver l'origine de cette odeur pourtant persistante, elle a disparu.
         Je continue mon cours au tableau normalement. Puis durant un temps mort (les élèves ont un exercice à faire), je remplis le cahier de texte à mon bureau. Et cette odeur réapparaît brutalement, ça sent comme une odeur de chaussette moisie particulièrement fort et intenable. Je regarde sous mon bureau et je vois les 2 jambes de l'élève qui se trouvent juste devant moi. Ses 2 jambes sont étendues et parviennent jusque sous mon bureau. A chaque changement de position des pieds de l'élève, l'odeur apparaît ou disparaît en suivant ses mouvements. Je finis donc de remplir rapidement (très rapidement) le cahier de texte en faisant un peu d'apnée au passage. Puis je me sauve de mon bureau.

         L'élève commence à se retourner et à discuter avec son voisin de derrière, l'excuse est trop belle pour ne pas la saisir. Je lui demande de ne pas bavarder, et de changer de place pour se retrouver 2 rangs plus loin. Tant qu'à faire, je le mets à côté d'un élève pénible histoire de me venger et d'utiliser l'odeur répugnante de ces chaussures. Ma vengeance fût terrible ! Qui a dit que la vengeance était un plat qui se mange froid ?

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4 juillet 2007 3 04 /07 /juillet /2007 07:35

         Me voilà en vacances pour quelque temps, ne vous inquiétez pas, les articles vont continuer à paraître sur le blog. Ces histoires se sont bien évidemment passées avant les vacances, entre le mois de Mai et Juin.

         Je viendrai régulièrement sur le blog durant ces vacances, et j'aurai peut-être de nouvelles choses à raconter, dès la rentrée prochaine.
         Malgré tout, je répondrai peut-être moins régulièrement aux commentaires, mais je ferai le maximum.
         Le prof est en vacances mais pas le blogueur qui est en moi.
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1 juillet 2007 7 01 /07 /juillet /2007 11:38
         A longueur d'année vous répétez à vos élèves, qu'ils ne doivent pas rentrer en cours avec leurs écouteurs aux oreilles, pas de baladeurs qui pendouillent autour du cou et retirer leurs casquettes, capuches ou bonnets (suivant la saison) dès leurs entrées dans le bâtiment. Vous répétez ceci comme un perroquet pour que la règle soit appliquée. Enfin appliquée, c'est un grand mot, qu'il y est un semblant de règle serait plus juste. Vous essayez donc de faire respecter ce code de bonne conduite comme vous pouvez.
         Et là, le surveillant qui vient chercher le billet d'appel (IV.La complexité des appels.) durant votre cours, arrive avec un écouteur dans une de ses oreilles et la casquette sur la tête à la manière wouech wouech. Je ne lui ai rien dit, et je le regrette sincèrement. Pour le moment il n'est venu qu'une seule fois ainsi, mais si il revient comme ça dans ma classe je lui ferais une remarque, et pourquoi ne pas lui confisquer sa casquette et son baladeur...

         Car ce surveillant vient détruire en quelques secondes ce que vous essayez de faire appliquer depuis le début de l'année à vos élèves. C'est le monde à l'envers.

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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 07:23
         Il m'arrive parfois de constater que j'ai de nouveaux amis parmi… mes élèves !!! Je sais, c'est regrettable.
 
         Lorsque je sers la main à un surveillant pour lui dire bonjour, un élève à côté me tend sa main à son tour ! Cela arrive régulièrement, ils essayent de vous mettre dans la poche et de vous déstabiliser. Mieux vaut couper court à cette situation en refusant catégoriquement de faire ceci. Sinon, vous n'aurez plus qu'à serrer la main à tous vos élèves, si vous ne voulez pas vous faire taxer de favoritisme. Mais ils vous demandent pourquoi vous n'acceptez pas de leur serrer la main.
 
         Autre point, lors d'une interclasse, je me trouvais dans le hall du collège, un élève est arrivé à côté de moi en me tapotant avec la main sur mon épaule, en me disant bonjour, comme si j'étais son pote ! Celui-là, il a insisté en plus, c'est vraiment déprimant, parfois j'ai l'impression de patauger, d'être démuni de tout pouvoir.
         Pour le remettre à sa place, j'ai utilisé la méthode des élèves. C'est-à-dire que j'ai regardé fixement sa main sur mon épaule (pour lui faire comprendre qu'il y avait un problème), et une fois qu'il a retiré sa main, j'ai frotté mon épaule comme pour la nettoyer. Ça ne lui a pas vraiment plu, du coup il est parti, il a dû avoir honte.
         J'ai précisé qu'il s'agissait de la méthode des élèves, car si vous avez le malheur de toucher à leurs affaires ou à eux même, ils regarderont fixement votre main puis essuieront l'endroit où vous l'avez posée. Qu'elle délicatesse ?
 
         Dernier point, encore moins sympathique, je passe dans le hall du collège et un élève une main dans la poche adossé au mur situé à l'opposé du hall (avec un air nonchalant) m'interpelle. Mais pas n'importe comment, il me dit un "eh monsieur" en me faisant un geste de la main pour que je vienne le voir ! Un peu comme si j'étais son chien… En un instant, je suis passé du statut de prof que je pensais autoritaire à celui d'esclave. Je me suis momifié quelques instants puis j'ai rétorqué que c'était à lui de venir me voir si il souhaitait me parler et non l'inverse en précisant que je n'étais pas son chien. J'étais tellement énervé et étonné que je suis parti sans rien faire d'autre.
 
         Parfois, j'ai l'impression que ceux sont les élèves qui dominent la situation et qui mènent la barque, et l'enseignant devient une sorte d'objet sans vie…
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25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 07:22
         Cette année j'étais un peu déçu de ne pas partir avec les collègues et les élèves en voyage scolaire. Tout d'abord parce que cela permet de voir les élèves autrement qu'en cours, de se lier plus facilement avec les collègues et le tout en faisant un peu de tourisme, ce qui ne gâche rien. Au retour du voyage scolaire, j'ai eu vent de quelques éléments qui m'ont fait changer d'avis...
         Les accompagnateurs (enseignant, CPE, surveillant) ont fait part des quelques problèmes rencontrés lors du séjour.
 
         Le 1er lors d'une visite d'une cathédrale, un élève a refusé d'y rentrer, aussitôt des élèves se sont ralliés à lui. Tant bien que mal, les accompagnateurs ont réussi à "couper la tête de la rébellion" et tout est rentré dans l'ordre. Le problème, dans ce genre de voyage, c'est que vous n'avez pas 10 élèves mais plutôt 50 sous votre responsabilité.
         2ème moment fort, les accompagnateurs se sont fait quelque peu chahuter dans le bus durant le voyage. Les élèves ont appelé les accompagnateurs par leurs diminutifs, du genre Jul' pour Julien et Dup' pour DUPONT ! C'est incroyable la crédibilité que les enseignants peuvent obtenir avec un tel périple.
 
         Au moment de partir, les enseignants ont eu la joie de voir venir la famille d'accueil d'élèves, non pas pour dire des choses positives, mais pour préciser qu'ils avaient eu une vingtaine d'euros qui avait disparue de chez eux et ils accusaient clairement les élèves de ce vol. De retour au collège, ils ont réussi à éclaircir la situation, et à trouver l'élève en question. Les élèves auront laissé une belle image de la France...
         Dernier instant (un peu vif celui-ci), 2 élèves s'étant "embrouillés" sont passés au stade supérieur, l'un est parti en courant dans la ville pour chercher un couteau dans une boutique pour pouvoir "planter" le 2nd élève, 2 enseignants ont été obligés de le "courser" dans les ruelles de la ville pour pouvoir le stopper. Sympathique, non ? C'est un peu la cerise sur le gâteau. Au moins, ils auront fait du sport durant le séjour !
 
         Après ça, j'ai relativisé, tout compte fait, c'était nettement plus reposant de rester au collège. En plus les classes étaient allégées des élèves partis au voyage. Pour une fois, j'ai fait cours dans des conditions acceptables.
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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 13:44
         On a fait de la pub pour mon blog à la radio et sur le site internet de celle-ci. Cela date un peu, car l'article a été mis en ligne le 06 Mai dernier. C'est un blog d'une émission de radio qui se nomme 6ème sens. Celle-ci est diffusée tous les dimanches sur la radio VivreFM (93.9) de 16h05 à 17h05, et également sur le net de 21h05 à 22h05.
Sur le lien suivant : Le 6ème sens vous pourrez voir l'article qui a été fait sur 3 blogs de prof dont le mien, et écouter la portion de l'émission de radio concernée en cliquant sur "blog créatif". Sous cet intitulé vous pourrez entendre la description de mon blog, par Mathieu, le présentateur de la rubrique blog créatif.

Ce que le présentateur a dit, m'a touché, car c'est réaliste. Mathieu a bien développé mon blog en brodant un peu les histoires que je relate, mais il a visé juste. Il m'a compris.

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19 juin 2007 2 19 /06 /juin /2007 07:47
Les punitions doivent être renouvelées régulièrement, car lorsque l'élève connaît la sentence avant de faire la bêtise, il agit en concordance de la punition. Comme quoi l'élève peut réfléchir…
Il y a quelques temps, j'ai remis une punition à la mode, "le coin". Je vous entends déjà, "c'est une punition pour les élèves de primaire", "il est pas sympa"… Le problème de cette punition, c'est que les fortes têtes refusent de la faire et préfèrent l'exclusion plutôt que se ridiculiser devant la classe. Mais la majorité des élèves adoptent la punition, ils sont déshonorés, et font attention à ne pas réobtenir la punition de la honte.
 
Maintenant je suis passé au niveau supérieur, j'ai créé la punition dite "du frigo", non, je n'ai pas de frigo dans ma salle de cours, ne vous inquiétez pas, je ne veux pas congeler les élèves, quoique… ils seraient moins rigoureux après !
Mais qu'elle est cette punition ?
En fait, au fond de ma classe j'ai une petite pièce qui sert de débarras. Mais attention c'est un débarras non chauffé, il caille beaucoup l'hiver et le matin le reste de l'année.
La dernière fois, une forte tête (je précise qu'il s'agit d'une élève), ne voulait pas se retourner lorsqu'elle était au coin. Elle est donc passée derrière la porte. Elle continuait à faire sa maligne en entrebâillant la porte, j'ai donc fermé celle-ci à clef. Ne vous faites pas de souci, il y a une autre porte qui est ouverte et qui donne dans la cours…du principal (donc elle n'est pas sortie). Un élève a commencé à se révolter en disant, "vous n'avez pas le droit monsieur", je lui ai demandé "veux-tu la rejoindre ?", la discussion s'est terminée là. Je ne laisse pas les élèves trop longtemps à l'intérieur, car je ne veux pas qu'ils s'enrhument.

Comme cette punition avait bien marché, j'ai "récidivé" plusieurs fois. Un élève qui avait déjà goûté à ma punition fétiche commence à faire le bazar. Je ne dis rien et lui montre simplement du doigt la porte "de mon frigo magique", il se retourne et comprend aussitôt à quoi je fais allusion, il me dit en se retournant promptement "c'est bon monsieur je suis sage, je ne fais plus rien". Comme quoi il faut trouver des punitions adaptées. Mais l'été arrive, et cette punition baptisée par les élèves "le frigo", ne va plus être dissuasive… Je suis à la recherche d'une autre punition, si vous avez des idées… faisables, je précise.

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15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 10:59

         Que signifie le 15 & 18 Juin pour moi ? Hormis que ce soit la fête à toutes les Germaine & Léonce. D'ailleurs, si il y a une Germaine ou une Léonce qui lit cet article, je lui souhaite une bonne fête.

         C'est également le 15 Juin de l'année 1969 que le 1er ministre de l'époque est élu président de la république avec 58,2 % des suffrages, un certain Georges Pompidou.
         Et pour le 18 Juin, c'est l'année 1815 qui est retenue. Défaite des plus connues parmi les nombreuses guerres Napoléoniennes, puisqu'il s'agit de la défaite de Waterloo.
         Comme vous vous en doutez, le sujet de ce papier, n'est pas là. Les enseignants qui se trouvent dans un cas similaire au mien (c'est-à-dire TZR, comprenez remplaçant) et qui me lisent, savent déjà où je veux en venir.
 
         J'abrège l'introduction. Le 15 & 18 Juin sont les dates auxquelles les enseignants de la banlieue parisienne qui ont demandé une mutation pour le mouvement intra académique (à l'intérieur de leur académie) obtiendront non pas leur résultat mais la date à laquelle ils connaîtront leur sort (généralement, ces dates se situent juste après la date de résultat fictive), chaque matière ayant sa propre date pour les résultats.
         Je ne sais pas si c'est bien clair…
 
         En somme, le 15 & 18 Juin, les enseignants qui attendent de connaître la date du résultat de leur mutation, vont passer plus de temps à voir si le serveur est ouvert, qu'à préparer leurs cours. Et j'irai même plus loin, durant le cours l'enseignant se posera la question "le résultat a-t-il paru sur internet ?". Quoi de plus logique, un cours dure 55 minutes précisément, une mutation se fait pour 1 an et joue un rôle dans toute votre carrière professionnelle et dans votre vie tout court !
         Une mutation, c'est un peu comme si vous débutez un 2nd métier, vous changez de collègues, d'élèves, de fonctionnement d'établissement, de règlement intérieur, de lieu de travail, donc vous avez peut être un nouveau logement à trouver avec le déménagement qui va avec, en région parisienne, trouver un logement est toujours très sympathique (I.La recherche de l'appartement. ).
 
         Je me prends probablement la tête pour pas grand-chose, car il y a des chances pour que je reste TZR (remplaçant) dans le même établissement. Vous avez bien compris, tout ça pour RIEN.
 
         Et pour conclure, ne croyez pas que les enseignants pensent à leurs vacances à la fin de l'année scolaire, car ce sont les mutations une fois de plus qui occupent belle et bien leurs esprits.
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Le prof de Math : Le rap du CPE.

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Jean Dell : L'instituteur.

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Les articles discutés :
XXXVII.Un élève qui crie sur...le prof.
XLIX.Odeur suspecte.
XLVII.Le surveillant.
L.La note de vie scolaire.
LI.La censure.
XXXVIII.La reconnaissance.