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XIII. L'exemple des profs !

19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 08:52

         Mhhh les vacances, ce mot suffit à mettre du baume au cœur. Que font les profs durant leurs 2 mois de vacances l'été. Là est la question que pas mal de personnes se posent, car ils pensent que 2 mois de vacances c'est beaucoup trop et que nous devons nous ennuyer. Je les arrête de suite. Moi aussi au début, je pensais que j'allais m'ennuyer, quoi faire ?

         En fait il y a tellement de choses à faire : aller voir sa famille et ses amis à droite à gauche, faire du sport, visiter un peu la France, partir à l'étranger quelques temps … une semaine par ici, une semaine par là … et nous voilà rendu fin Août comme un rien !
         Du coup tout ce que je n'ai pas eu le temps de faire cette année, je prévois de le faire l'année prochaine. Car oui, je n'ai pas eu suffisamment de temps pour tout faire. Comme quoi être prof demande une qualité absolue, l'organisation. Car il faut gérer au mieux ses vacances !
         Enfin pour finir, comme toutes les vacances, elles ont été trop courtes. Je sens déjà l'agacement que vient de provoquer ces 2 dernières phrases chez certaines personnes.
         J'espère que vous avez passé de bonnes vacances également, même si le temps n'était pas vraiment au rendez vous.
         Bon courage à tous pour la rentrée.
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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 07:51

         Cette année scolaire fût riche en événements.

         Tout d'abord, sur un plan purement humain, j'ai vraiment apprécié l'ambiance générale avec mes différents collègues. Il faut dire, que lorsque tout le monde est dans la même galère, il est plus simple de se lier, c'est ainsi que je le vois. Nous, nous sommes bien entendus, et je souhaite sincèrement garder contact avec mes collègues, j'espère que c'est réciproque (pour les quelques collègues qui me lisent, c'est le moment de lâcher des commentaires)…
 
         Cette année m'a vraiment enrichit sur le plan personnel, j'ai réellement vu la misère humaine en face de moi, lorsque nous avons en face de nous des enfants démunis, on relativise beaucoup de choses.
 
         Si, nous ne sommes pas de la banlieue parisienne, on tente d'imaginer ce qui se passe. Et comment se déroulent les cours dans un collège situé au centre d'une cité ?
         Entre ce que je pensais l'année dernière et ce que j'ai vécu cette année, il y a un fossé. Car, nous entendons parler, nous voyons des reportages à la télévision sur différents sujets. Tout cela est en partie vrai, mais il y a tellement de sujets qui nous importunent tous les jours que nous avons du mal à nous faire une idée générale de la situation actuelle. La réalité est parfois difficile à imaginer…
 
         J'espère que ceux qui me lisent, comprennent un peu mieux le contexte ambiant, dans lequel nous travaillons chaque jour. Si c'est le cas, ce blog aura atteint son but.
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17 septembre 2007 1 17 /09 /septembre /2007 07:47

         A la base, j'ai commencé à écrire tous ce qui me pesait sur le cœur en Novembre 2006 sur les conseils de ma mère. Puis j'ai voulu partager ce que j'écrivais cette fois ci sur un blog à partir des conseils d'un ami. Le blog fût ouvert en Janvier 2007. Quelques amis qui ont été mes premiers lecteurs m'ont encouragé à continuer. Ceci a donc renforcé mon désir d'écrire les histoires que je vivais.

 
         J'en profite pour remercier ma mère (qui corrige par ailleurs mes nombreuses fautes d'orthographe, elle ne les voit pas toutes, vu le nombre de fautes que je fais, mais elle enlève le plus gros) ainsi que mon pote. Sans ces 2 personnes, il n'y aurait jamais eu ce blog. Peut être qu'ils le regrettent à l'heure actuelle, car ils ne connaissaient pas l'évolution que cela pouvait avoir…
         Et, bien entendu, j'apprécie à sa juste valeur TOUS les internautes de passage sur mon blog, et plus particulièrement ceux qui laissent quelques commentaires. Merci à tous.
         Au début, chaque personne que je connaissais me demandait de relater de nouvelles anecdotes avec mes élèves. Car, ils savaient d'avance qu'ils allaient être étonnés. Maintenant je mets tout ça sur ce blog, et toutes les personnes qui le souhaitent peuvent en profiter.
 
         Donc je vous dis à la rentrée prochaine, qui n'est pas si lointaine d'ailleurs. Mais comme je ne mets pas directement en ligne ce que j'écris, il va falloir attendre que je me fasse un petit stock d'articles pour reprendre. Et puis le début d'année demande pas mal de travail pour l'enseignant que je suis, et comme je ne peux pas être partout à la fois…
         Enfin, je suis sur que vous me comprenez.

         A très bientôt.

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14 septembre 2007 5 14 /09 /septembre /2007 07:42

         Tout d'abord je tiens à préciser que je suis rassuré, car les élèves ne bavardent pas et ne répondent pas au professeur uniquement en cours, ils le font également durant le brevet. A l'ouverture des copies, les élèves ricanent bêtement comme ils savent très bien le faire. La pression de l'examen n'atteint qu'une faible partie des élèves ainsi que moi-même. Si je vous promets, j'étais légèrement stressé d'être de surveillance lors du brevet. Me retrouver à un examen, même de l'autre côté de la barrière n'est pas forcément rassurant.

         Sinon, les élèves ont du se passer gomme et blanco entre eux, car forcément ils n'avaient pas les affaires nécessaires pour plancher sur les sujets. Alors que cela est interdit, mais passons.
 
         Ce que j'ai réellement apprécié c'est la posture des élèves, ils mâchouillaient leurs chewing-gum comme des vaches entrain de ruminer, un pied sur l'assise de la chaise voisine, et bien entendu avachi comme il se doit sur leurs chaises.
         Durant ces heures de brevet, les élèves qui attendent tranquillement que le temps passe (d'ailleurs je ne comprends pas pourquoi ils viennent), s'amusent à dessiner, à regarder autour d'eux, et plus gênant, à retirer le petit morceau de papier collé sur leurs tables qui permet de s'identifier à un endroit dans la salle.
         Durant les 2 heures de l'une des épreuves, un élève a littéralement dormi ! Grâce à cet élève j'ai enfin pu comprendre à quoi servait une trousse. Le savez-vous ? Eh bien tout simplement d'oreiller, car voyez-vous, comment une personne peut dormir assise sur une chaise, il faut donc poser la tête sur la table, mais celle-ci est dure. Pour palier à ce problème, il suffit d'insérer sa chère trousse entre sa tête et la table !
         Au moins celui-ci est calme, car certains bavardent durant le brevet, nous le marquons sur le compte rendu de l'épreuve dédié à cette cause.
 
         Je ne pensais pas que les surveillants d'examen pouvaient s'ennuyer comme ceci. Heureusement, j'avais prévu de la lecture, ceci est interdit, mais il faut bien s'occuper, lorsque les élèves travaillent ou dorment, nous n'avons plus grand-chose à faire si ce n'est attendre. Généralement dans l'après midi, nous avons un coup de barre, pensez-vous après le repas! Lorsque nous nous trouvons assis sur la chaise, je n'avais qu'une seule envie, dormir! Mais je n'ai pas osé faire comme l'élève, vous savez mettre ma tête sur la table en me servant de ma trousse comme coussin.
         Comme les élèves sont autorisés à partir au bout de la 1ère heure, l'épreuve c'est terminée 20 minutes en avance pour nous (les surveillants). Car tous les élèves de notre salle étaient partis. Il faut croire que des élèves consciencieux qui relisent leurs copies une fois le devoir fini et qui restent jusqu'à la fin de l'épreuve, n'existent plus.
 
         Par contre en récupérant certaines copies, j'ai eu mal au cœur une fois de plus. Car lors d'une épreuve, ¼ des élèves ont rendu une feuille blanche. Mais pourquoi viennent-ils, ils feraient mieux de rester chez eux, si c'est pour venir bader ou dormir dans la salle d'examen…
 
         Tout ceci permet une meilleure compréhension du taux de réussite au brevet dans mon collège, celui-ci n'atteint pas les 60%. Alors que le taux de réussite nationale est de 80 %.
 
         Sinon, j'ai joué de maladresse lors de la surveillance. Avant l'épreuve, je fais le tour de la salle et jette un coup d'œil rapide sur les tables des élèves déjà installés. J'aperçois un tas de papier sur le coin de la table de l'un d'entre eux. J'arrive à côté de lui et je dis : "Qu'est ce que c'est que tout ça ?", il me répond avec un regard embarrassé : "C'est mes papiers". Je comprends aussitôt qu'il n'a pas la nationalité française, et qu'il doit donc justifier sa présence au brevet avec un tas de paperasse. Je lui réponds : "Excuse moi je ne savais pas ce que c'était". Car au départ, je pensais que c'était une triche éventuelle, vu que ses papiers étaient dissimulés sous sa convocation.

         Il les avait cachés, non pas pour tricher, mais tout simplement par gêne. Il n'y pas de gêne à avoir là-dessus, mais ce n'est pas le genre de chose que les élèves se ventent.

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13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 07:42

         Aujourd'hui, lors de mon cours, une élève engage la conversation.

L'élève : "Monsieur vous serez là l'année prochaine ?"
Moi : "Pourquoi me demandes-tu ceci ?"
L'élève : "Bah ça me ferait plaisir de vous avoir l'année prochaine."
Moi : "Merci, mais je ne serai pas la l'année prochaine."
L'élève : "Row, j'en ai marre de changer de prof tous les ans !"
 
         Cet échange est peut être court, mais il témoigne d'un malaise évident. Les élèves voient passer les profs à une vitesse... Entre les profs qui ont leurs mutations et ceux qui sont en arrêt maladie, ce n'est pas le meilleur moyen de stabiliser les élèves. Déjà que familièrement parlant, ce n'est pas le cas pour une majeure partie des élèves et nous retrouvons le même problème à l'école ! Des établissements seraient-ils plus privilégiés que d'autres ?
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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 08:52

         Que c'est-il passé durant cette journée ? Quelques petits trucs banals, enfin pour une journée de fin d'année.

         Tout d'abord un collègue qui écrivait au tableau durant son cours, a vu un œuf s'exploser contre le mur au dessus du tableau et surtout juste au dessus de lui. Il n'a rien reçu sur lui, même pas une éclaboussure, quelle chance ! Les surveillants sont intervenus bien entendu, dans la classe pour connaître le coupable, mais rien.
         Enfin plutôt si, durant leur intervention, un élève était mort de rire, de ce qui c'était passé. Je vous laisse imaginer la tête de mon collègue… Celui-ci n'avait qu'une seule idée en tête, lui mettre une bonne baffe ! Quoi de plus normal.
 
         Deuxième événement marquant de la journée. Je suis dans le hall d'entrée du collège lorsque je vois une agitation soudaine se produire, des surveillants sont dehors. Et là j'aperçois 3 adultes que je ne connais pas qui courent après un de mes élèves de 4ème. La CPE me précise que c'est la BAC. Après quelques secondes de course poursuite, ils le plaquent au sol et le menotte.
         Les élèves en un mouvement de masse commencent à se rassembler rapidement autour de la voiture banalisée de la police. Les surveillants tentent de garder les élèves en retraient par rapport au véhicule de la police. Pendant ce temps, les policiers se dépêchent de mettre l'élève dans la voiture, puis partent rapidement avant que la situation ne dégénère.
         Les policiers lui ont couru après, car l'élève venait de les insulter.
         Je ne comprends pas pourquoi les policiers menottent et emmènent un élève au commissariat pour une insulte. Tandis que moi pour une insulte reçue, je dois faire un rapport pour que l'élève soit exclu du collège et encore ce ne soit pas sûr du tout !!!
 
         Et pour finir la journée comme il se doit. J'avais un conseil de classe, il c'est terminé vers 20h, je sors donc du collège avec plusieurs de mes collègues, nous étions 6 à quelques mètres d'intervalles.
         Devant le collège, je trouve une dizaine de mes élèves de 3ème plus quelques jeunes qui ne sont visiblement pas de l'établissement. Lorsque je passe devant eux, ils me suivent, et m'interpellent. Ils me rattrapent et se mettent en cercle tout autour de moi. Les élèves sont collés les uns à côté des autres et bloquent ainsi le passage, je m'arrête donc et tente de débuter le dialogue.
         Je constate au passage que parmi mes 5 collègues qui m'accompagnaient à la sortie du collège, il n'en reste plus qu'un seul qui attend juste à côté. Etant au centre du cercle, je me fais très vite chahuter, par les élèves, car ceux qui se trouvent dans mon dos me bousculent. Je suis quelques peu malmené par mes propres élèves.
         Je n'ose pas répondre à cette provocation, car ils sont nombreux et je ne suis pas libre de mes gestes. Avec moi j'ai mon gros sac de cours plus un second sac que je porte dans l'autre main. Celui-ci est rempli de paperasse en tout genre que j'ai accumulé depuis le début de l'année dans ma salle de cours, que j'ai du vider, n'étant plus là, l'année prochaine.
         De plus, je ne veux pas me séparer de mes affaires car j'ai peur qu'elles disparaissent... D'ailleurs les élèves regardent à l'intérieur de mes sacs en les touchant et en les ouvrant. Je force le passage du cercle formé par mes élèves, et continue de marcher. Les élèves me suivent et continuent à me bousculer. Puis ils retournent devant le collège au fur et à mesure de mon avancée.
 
         Cet instant n'aura duré que quelques minutes, plutôt longues pour moi. Je remercie le collègue qui m'a gentiment attendu, il n'a pas eu besoin d'intervenir mais c'est le seul qui est resté au cas où. Les autres n'ont rien vu, ou ont plutôt fait semblant de ne rien voir…
 

         Maintenant mon maître mot, c'est le sac à dos, comme ceci j'ai mes mains libres, ce serait beaucoup plus pratique… Et le pire, c'est que des élèves la journée même m'avaient prévenu que certains de leurs camarades seraient devant le collège le soir même pour chercher une quelconque embrouille avec qui se présenterait à la sortie de l'établissement.

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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 14:17

         Avec les quelques élèves qui me restaient à la fin d'année, j'ai voulu réaliser un questionnaire sur le collège que les élèves devaient construire eux même.

 
         Parmi mes élèves, 2 ont écrit des questions qui regorgent de fautes, je précise que je remets les questions tel qu'ils les ont écrites, sans rien changer.
 
Les surveilants sont-il gentil ?
Que pansé vous du collège ?
Les couloire sont til propre dan le collège ?
La récréations elle et pas longe ?
La récréation est elle suisormal longe ?
Pourquio à parti de 5ème le sorp et 1 heur et de mi ?
Pourquoi la nuréture il vin de juloquri ?
Pourquoi il a des heurs de colle ?
Pourquio ont travaillt pas sur l'ordinateur ?
Pourquio il a des demi courpe ?
 
         Et pour ceux qui me disent que je fais des fautes, je leur dirais simplement que celles-ci ne pénalisent pas la compréhension de mes phrases. Et, que je suis capable de trouver malgré tout des fautes auprès de mes élèves…
         Je ne ferais pas de traduction sur ces questions, car je risquerai de déformer leurs propos.

         Ces 2 élèves vont peut être aller dans une classe adaptée à leurs situation à la rentrée prochaine, il me semble que la réaction est un peu tardive. Car je ne pense pas que leurs cas viennent d'être découverts. Mais il n'y avait pas suffisamment de place dans ce centre spécialisé.

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10 septembre 2007 1 10 /09 /septembre /2007 08:49
         A l'origine, j'ai créé ce blog pour montrer la réalité de l'enseignement dans un collège difficile à toutes personnes extérieures de ce cadre. Par la suite, ce blog m'a servit également à extérioriser ce que j'emmagasinais au plus profond de moi même, mais cela ne me suffit plus. Je suis rentré dans l'éducation il y a 2 ans, et voilà où j'en suis rendu :
 
         Je pensais changer les choses, je les subis.
         Je pensais connaître l'enseignement, il n'en est rien.
         Je pensais travailler, je me bats.
         Je voulais transmettre ma motivation aux élèves, mais je l'ai perdu.
         Je voulais discipliner les élèves, ils me disciplinent en m'apprenant leurs propres règles.
         Je voulais enseigner, je fais de la diplomatie et du flicage à longueur de journée.
         Je voulais me faire respecter des élèves, au final ils me tiennent en respect.
         Je voulais ajouter ma pierre à l'édifice, mais il menace de s'effondrer.
         Je croyais pouvoir contempler la capitale, j'observe sa banlieue grisâtre.
         Je croyais que l'école publique était la même pour tous, il en existe 2 qui sont profondément différentes.
         Je croyais que le ministère aidait ses enseignants, il les dévalorise.
         Je croyais être fort face aux problèmes de l'éducation, mais ils me blessent.
         Je croyais que le collège était un lieu de partage, c'est le chacun pour soi qui y règne.
         J'attendais de l'aide, je n'obtiens rien.
         J'attendais beaucoup de l'IUFM, maintenant je sais qu'il faut le fuir.
         Je savais que les formateurs IUFM étaient des enseignants, mais ils ne connaissent plus la réalité.
         Je savais que le regard extérieur pouvait être féroce, aujourd'hui je sais qu'il peut être cruel.
         Je venais au collège avec enthousiasme, je viens avec incertitude.
         Je tendais la main pour avoir de l'aide comme mes collègues, je me fais marcher dessus.
         J'étais rempli d'espoir, c'est le désespoir qui me guette.
 

         Il aura suffit de 2 petites années, pour mettre fin à ma grande motivation du début. Ces 2 années auront eu raison de moi-même. La flamme n'est pas réduite encore à néant, mais elle est sur le point de s'éteindre au moindre souffle…

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9 septembre 2007 7 09 /09 /septembre /2007 07:51

         Mon cours ne c'étant pas vraiment bien passé, je suis dépité. Et là j'apprends au détour d'un couloir, qu'un enseignant c'est fait fracturer son pare-brise de voiture durant la journée, alors que celle-ci se trouvait sur le parking des professeurs. De toute évidence, ceux sont 2 élèves qui ont fait le coup, car une caméra du collège a filmé la scène (V.Le collège.), mais la vidéo n'est pas suffisamment nette pour distinguer leurs visages.

 
         Bon, je continue mon avancée vers la salle des profs, j'arrive à l'intérieur et j'entends parler d'un nouveau sujet : une intrusion !
 
         Je demande des explications. Pour me voir raconter, que dans la nuit, un groupe d'adolescents (probablement des élèves une fois de plus) a passé la grille du collège pour venir devant les portes extérieures des bureaux des principaux et tenter de les fracturer.
 
         Je me dis qu'il est temps de rentrer avant qu'il me tombe une nouvelle histoire sur le coin du nez. J'arrive devant le bureau du CPE, une enseignante explique qu'un élève lui a craché dans le dos durant le cours et c'est un 6ème !!!
 
         Cette journée fût particulièrement éprouvante, le plus difficile c'est de se dire que le lendemain il faut revenir. Et le lendemain, lorsque nous prenons le RER, nous nous demandons qu'elles seront les événements qui vont venir "agrémenter" notre journée.

         C'est une journée comme nous les aimons tant, une journée banale de fin d'année en somme.

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7 septembre 2007 5 07 /09 /septembre /2007 09:39

         Avant la fin de l'heure, je leur demande de ranger leurs affaires et de mettre les chaises sur les tables pour faciliter ainsi le travail du personnel d'entretien. Chaque élève met sans rechigner sur la table la chaise qu'il a utilisée.

         Mais comme ils sont en groupe, il reste encore la moitié des chaises à mettre sur les tables. Et là ce n'est pas la même chose, car pourquoi mettraient-ils les chaises qu'ils n'ont pas utilisées sur les tables ? Par pur respect ou par courtoisie envers le personnel d'entretien, ce n'est pas vraiment leurs avis.
         Enfin à force de parler et de réclamer, 2 élèves ont décidé de le faire…pour les autres.

         C'est une autre facette du métier d'enseignant, la diplomatie !

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