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XIII. L'exemple des profs !

7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 07:54

         Vous pensez le sujet de la règle terminé en même temps que la sonnerie de fin de cours, et bien non. Car il se trouve que cette fameuse élève de 6ème à une sœur plus âgée dans le collège. Evidemment mon élève s'est empressée, de répéter à qui voulait l'entendre que je battais les élèves, elle l'a également dit à sa sœur dès la sortie de mon cours.

         Résultat, quelques minutes après la sonnerie, une élève débarque dans ma salle (où je travaillais, puisque mes cours étaient terminés) avec une vingtaine d'élèves tout de même.
         Celle-ci hurlait, elle représente à elle toute seule le symbole même de la vulgarité, mèches blondes délavées, faux ongles de 3 bon centimètres et de couleurs vives, piercings dans tous les sens, et sac à main de … bip …, à j'oubliais, le maquillage et le blouson en cuir qui vont avec le sac à main.
         Désolé de mettre attarder sur ce genre de détails, mais cela choque, parce qu'elle est élève au collège elle aussi, je vous le rappelle.
         Donc elle hurlait dans tous les sens devant ces copains et une partie de ma classe de 6ème, je les ai fait ressortir un par un dans le couloir. La fameuse sœur refusait de sortir, je me suis donc avancé pour la prendre par le bras, et avant que je la touche, elle me dit : "ne me touchez pas", et fait un geste avec sa main et sa tête que je perçois comme un éventuel dégoût de sa part.

         Bien évidemment cela n'en est pas resté là, elle m'a bien sûre menacé de représailles, et tout le lot qui va avec.



Photo : Boulevard Haussmann, Paris.
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5 novembre 2007 1 05 /11 /novembre /2007 08:54

         Vous avez cours avec une classe de 6ème, vous pensez être tranquille, et bien non !

Bastille.JPG         Dès le début du cours, c'est le "dawa", entre une élève hyperactive, et quelques autres qui ne font que bavarder, je hurle pour que ces bruits nuisibles cessent.
         Cette classe a un esprit particulièrement négatif.
         Le silence arrive enfin, après de longues minutes et après avoir hurlé vraiment très fort (au maximum). Je suis au milieu des tables d'élèves, et je dis : "arrêtez de parler sans autorisation, le 1er qui parle va avoir un problème". Juste à la fin de ma phrase, une élève sous mon nez, recommence à bavarder comme si de rien n'était. Vexé, je saisie une règle, et tape faiblement sur la tête de l'élève. Ce geste donné symboliquement pour bien faire comprendre à l'élève mon exacerbation permet dans un 1er temps d'obtenir le calme.
 
         Mais à la sonnerie, celle-ci se lève et demande à la classe : "Qui vient avec moi chez le CPE pour dire que le prof m'a frappé et m'a battu ?". Evidemment, de nombreux volontaires sont venus renforcer les rangs de l'élève.

         Ils ont débarqué à une dizaine d'élèves dans le bureau du CPE, et ont même utilisé le mot "tabassé". Visiblement mon geste a été mal interprété. Il est vrai que je n'aurai jamais dû faire cela, et je le regrette. J'ai fait un rapport pour retransmettre par écrit mes propres gestes.


Photo : Bastille, Paris.
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4 novembre 2007 7 04 /11 /novembre /2007 11:02

         Lors d'un cours, une élève quelque peu insolente, obtient une croix supplémentaire dans son carnet de correspondance, pour attitude incorrecte. Celle-ci n'est pas du tout contente et le fait savoir. "vous n'avez pas le droit", "j'ai rien fait", "…".

         La fin du cours arrive, les élèves sortent un par un, je suis devant la porte et contrôle la bonne sortie de mes élèves (il ne faudrait pas qu'ils actionnent l'alarme à incendie, sujet développé prochainement).
         Et la fameuse élève qui c'est vu mettre une croix dans son carnet pour son attitude incorrecte, balance son carnet devant moi, et s'en va. Je ramasse son carnet, et surprise, elle revient quelques secondes après, car il lui faut son carnet pour sortir du collège à l'heure. Contrôle des surveillants oblige ! Je refuse donc de lui donner, il ne faudrait pas se foutre trop de ma gu…

         Je précise que l'élève en question est en 6ème, et oui en 6ème ce genre de problème arrive dans mon collège.

Arm--e-du-salut.JPG

Photo : Armée du Salut, Paris.
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2 novembre 2007 5 02 /11 /novembre /2007 14:01

         Cette journée, fût particulièrement éprouvante.

         Tout a commencé dans la cour à la fin de la récréation. Comme d'habitude, une agitation importante règne dans la cour, puisque les élèves doivent se mettre en rang devant leurs emplacements, mais bien entendu, seulement la moitié des élèves respectent cette consigne. L'élève préférant nettement continuer à papoter avec ses amis d'une autre classe.

         Les profs arrivent dans la cour au beau milieu de la fosse aux lions. J'attends devant l'emplacement de la classe avec laquelle j'ai cours, lorsque tout à coup, je reçois un projectile en pleine tête, ce qui me fait mal et qui me sonne. Sur le coup, j'ai même compté les étoiles ! Etant donné, le désordre ambiant important dans la cours, je n'ai pas pu savoir qui m'avait lancé ce projectile. Donc je n'ai rien fait. J'ai pris sur moi, comme tout "bon" prof. Par ailleurs, ces projectiles sont nombreux dans la cour, car il s'agit de marron. Personnellement je couperai bien tous les marronniers du quartier, pour ne plus fournir les élèves en projectiles ! Enfin bon, vive les marrons !



Photo : Arènes de Lutèce, Paris.

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31 octobre 2007 3 31 /10 /octobre /2007 12:05

         Voilà où nous en sommes, 2 adultes dans un cours, et franchement c'est plus qu'utile, je dirais que c'est même primordial. Je ne sais pas qui a inventé ce procédé, mais je le félicite. Bien que cette solution n'en soit pas une, puisque ce n'est pas un remède mais simplement quelque chose pour cacher la misère.

         Qui sont ces 2 adultes ? Il s'agit d'un prof évidemment, et d'un AVS (Auxiliaire de Vie Scolaire). L'AVS suit la classe tout au long de la journée. Cet adulte sert d'appuie aux élèves en difficultés, il reste au dessus de leurs épaules. Généralement celui-ci intervient dans les classes à profil, classes avec des élèves handicapés, des élèves perturbateurs ou d'autres classes spécialisées. Pour notre établissement, il s'agit de classe SEGPA Ces classes sont à effectifs réduits, moins de 15 élèves et malgré tout, nous sommes 2 adultes.
 
         Cet adulte ne doit pas faire la police et encore moins le cours. Mais sa mission n'est pas là.
 
         Je peux vous dire, que l'utilité de l'AVS est importante dans certaines classes. Car au lieu de "lâcher" des élèves durant le cours, parce qu'ils n'arrivent pas à suivre, l'AVS va venir leur expliquer une 2nde fois les propos du professeur, pour qu'ils puissent suivre. Il va les accompagner dans leurs travaux.
         Car ces élèves sont en grande difficulté scolaire pour ne pas dire échec scolaire. C'est la voie de la dernière chance.
         Les élèves qui composent ces classes ont pour la plupart de gros problèmes familiaux, et le peu d'espoir qui leur reste est précieux. Car si l'élève ne peut pas suivre le reste de la classe durant le cours, il s'occupera autrement, et deviendra probablement un élément perturbateur pour rester poli.
         Car dans ces classes, la moindre activité pose problème, écrire, souligner, répondre à une question, lire, …   En plus d'avoir de grande difficulté scolaire, leur capacité de concentration est nulle, et je pèse mes mots. Ce point fera précisément le sujet d'un article à venir.
         C'est pourquoi l'AVS à toute sa place au sein de ces classes, et les élèves le savent bien, ils sont rassurés d'avoir une aide supplémentaire et une personne à leur écoute.

         Le point négatif de l'AVS, car il y en a un, tout ne peut pas être parfait, c'est son contrat. Il est précaire comme le plus souvent dans l'Education Nationale. L'AVS apporte beaucoup, c'est pourquoi il serait normal d'en faire un vrai métier et donc un vrai contrat.
Tour-Eiffel.JPG

Photo : La Tour Eiffel, Paris.
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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 07:33

         Ce qui devait arriver, arriva. J'ai dû faire un rapport, même 2, car 2 élèves sont concernés.

         Tout a commencé par un refus catégorique de sortir ses affaires de la part de 2 élèves. Evidemment, j'ai fait mon "bon prof", en tentant une approche diplomatique du sujet. Aucune intervention frontale de ma part. "Allé, il faut sortir tes affaires maintenant !", "Tu dois travailler !", "Qu'attends-tu ?". Forcément au bout d'un moment j'ai perdu patience, d'autant que ces 2 élèves se permettaient de se balancer sur leurs chaises, de se lever sans autorisation pendant mon cours… Mes nombreuses mises en garde n'y ont rien changé. J'ai donc fini par mettre un mot dans le carnet et 1 heure de colle aux 2 élèves récalcitrants, en pensant que le tout allé se "tasser". Au contraire, la situation c'est rapidement envenimé, puisque j'avais osé leurs mettre 1 heure de retenue !
         J'ai donc été obligé de les exclure du cours. En partant, le 1er élève m'a fait un geste de politesse avec un doigt levé bien haut !
 
         Un moment plus tard je revois ces 2 élèves dans le couloir. Le 2nd m'a clairement défié, il m'a tutoyé à plusieurs reprises, injurié et cerise sur le gâteau, menacé. Mais ce n'est pas fini, le meilleur est à venir.
         Il m'a regardé fixement, a tourné la tête vers le mur, et il a craché sur ce mur, puis c'est remis à me fixer (je positive, ça aurait pu être sur moi !). Bref, il était tout simplement menaçant. Forcément durant tout ce temps, j'étais le seul et unique adulte dans le couloir, cet élève à quelques centimètres de mon visage, et une tripotée d'élèves autour de nous qui n'attendaient que "l'action" pour être satisfaits. Je vous laisse imaginer l'action…
Sacr--e-coeur.JPG 
         Par la suite, j'ai su de source sûre, que le 2nd élève, avait retiré son tee-shirt quelques instants avant d'être exclu de mon cours, et avait dit "je vais vous niquer mademoiselle". Le mademoiselle étant le prof, c'est-à-dire moi !
         Pourquoi je n'ai pas entendu ? C'est simple, n'ayant pas que ces 2 élèves à m'occuper et entendant des "M'sieur kes ke j'fé j'ai terminé?", je me suis occupé du reste de la classe. Et dans ces moments où je suis très très énervé et très très stressé, je fais abstraction du reste, par conséquent je n'ai pas écouté ce qui se disait.
 
         Qu'ont-ils eu ? Pas grand chose juste 3 jours d'exclusion, l'année dernière, pour le même genre de situation c'était le conseil de discipline assuré.

         J'ai donc demandé aux autorités compétentes sur le sujet "Mais pourquoi n'ont-ils pas un conseil de discipline ?". Réponse : "Nous n'allons pas faire un conseil de discipline pour ça, sinon, nous en ferions toutes les semaines.", la réponse me laissa sans voix.

Photo : Le Sacré Coeur, Paris.

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26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 07:33

         Dans mon collège la moyenne d'âge des enseignants est atypique. Une fois que le prof a dépassé les 35 ans, il est considéré comme "vieux" (désolé pour les lecteurs qui ont plus de 35 ans !). A 35 ans, le prof est un doyen, il fait partie intégrante de l'établissement. Si vous avez un problème c'est auprès de lui que vous chercherez des conseils, c'est "l'ancien". Il y a toujours 3 ou 4 profs nettement plus âgés que la moyenne, c'est-à-dire plus de 45 ans !

         La majorité des enseignants a entre 24 et 30 ans. Sachant que pour devenir enseignant il faut avoir au minimum un BAC + 3 et généralement faire l'année de formation IUFM préparant au concours. Il n'est pas rare de perdre un an à la fac, et de redoubler une classe durant toute sa scolarité. Par conséquent le prof débute rarement avant ses 24 ans.
         Vous l'aurez donc compris, mes collègues et moi-même sommes des débutants. Nous sommes aux prémices de notre carrière professionnelle.
         Comme nous sommes quasiment tous déracinés de notre région d'origine, car il y a peu de profs originaires de la Région Parisienne, l'ambiance dans ces collèges y est généralement bonne. Quelques sorties sont programmées durant l'année scolaire.
         De plus, le taux de mariage ou même le taux de natalité explose parmi les enseignants du collège. Il est nettement supérieur à la moyenne nationale.
         Heureusement pour moi, il y a toujours quelques célibataires !
 
         Tous mes collègues demandent une mutation inter académique, en espérant chaque année sortir de cette académie. Certains enseignants sortent de la Région Parisienne à force de patience ou d'un système D (genre PACS), et d'autres ne partent pas car leurs matières sont sinistrées, les mutations pour ces matières sont "bouchées" (VIII.Les mutations.).
 
         Dès fois, j'ai l'impression d'être encore dans mes études, pose café, fête d'intégration, soirée rugby dans un pub avec les collègues, ou soirée chez un copain de classe … euh pardon un collègue je voulais dire ...
         Enfin, je vous rassure, tout ceci n'empêche pas de travailler comme il le faut, simplement l'atmosphère de travail est bonne.
Notre-dame.JPG

Photo : Notre Dame de Paris, Paris.
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24 octobre 2007 3 24 /10 /octobre /2007 07:39

         Ah les 6ème, c'est vraiment quelque chose. J'ai quelques classes, qui font vraiment "6ème", c'est à dire petit ou gamin. Ils sont disciplinés. Toutes les classes de 6ème ne sont pas ainsi et encore moins tous les élèves de 6ème malheureusement.

         Mais malgré tout, j'ai quelques classes avec lesquelles ça se déroule comme sur des roulettes (contrairement à l'année dernière).
         C'est un plaisir de travailler avec ces classes, vous n'avez même pas idée. C'est pourquoi je vais m'attarder uniquement sur ces classes fétiches.
 
         Le début du cours se déroule inlassablement de la même manière. Mes pti' 6ème se mettent en rang 2 par 2 le long du couloir, ils attendent en silence, sans même leurs demander. Je les fais entrer, sans préciser de mettre le chewing-gum à la poubelle, puisqu'ils n'en ont pas. D'ailleurs, c'est même à éviter, car cela pourrait leurs donner de mauvaises idées.
         La majorité de la classe reste debout devant sa chaise respective, tandis que quelques élèves s'assoient, mais c'est un simple oubli de leurs part, car l'année précédente, leurs écoles ne fonctionnaient pas de la même façon. Le silence est toujours présent dans la classe, donc je les invite à s'asseoir, en leurs disant bonjour, et ils me répondent tous avec un grand bonjour. Ça m'étonne, je me demande pourquoi ils me disent bonjour, ah si par politesse, ça existe encore alors ?
         Il faut impérativement leurs préciser de sortir leurs affaires sinon, ils regardent les mouches voler, mais toujours en silence. C'est merveilleux !
         Généralement, il y a toujours 2 ou 3 élèves qui lèvent la main, pour me dire, d'un air peureux "Maître j'ai oublié mon cahier". La 1ère fois qu'un élève m'a appelé maître, ça m'a fait tout drôle, c'était émouvant.
         Et puis quelle sincérité de la part de l'élève, parce que le 3ème, lui, il en a rien à faire d'avoir oublié son cahier si toute fois il en a un, alors pensez vous, prévenir son professeur… c'est bien le dernier de ses soucis.
 
         Et ce que j'adore par-dessus tout, c'est lorsque le pti' 6ème (je précise que quand je prononce "pti' 6ème", il n'y a absolument rien de péjoratif, bien au contraire) me dit maître et me tutoie par la même occasion, du genre "maître tu peux m'expliquer, je n'ai pas compris". Aussitôt il se fait gronder par ses camarades "mais non tu dois dire vous".
 
         Concernant l'appel, c'est formidable, chaque élève répond à l'appel de son nom (contrairement aux autres), par présent et lève la main. Bien entendu l'élève se trouve à la place que je lui ai attribuée au début d'année. Si ce n'est pas formidable tout ça !
 
Louvres-03.JPG         Et le cours commence enfin, avec son lot de problème futile. J'écris au tableau le titre de la leçon et les questions arrivent : "Maître, on doit l'écrire où ?", "Maître on doit faire comme toi, on l'écrit au milieu de la page.", "Maître, il faut l'écrire de qu'elle couleur le titre, on doit le souligner ?". Mais euh laissez moi tranquille.
         Je dis futile, parce que avec mes 3ème, je suis bien content si ils écrivent, alors imaginer souligner et en rouge en plus…
 
         Le cours avance, un élève lève la main, j'arrive à côté de lui, et il me demande "maître j'ai fini ma page". Généralement une fois la page finie, il faut la tourner pour continuer à prendre le cours ça paraît logique, non ?
 
         Vous posez une question à la classe, les mains se lèvent, une réponse peut éventuellement s'échapper de la bouche d'un élève pressé. Mais ça reste tellement dérisoire…
 
         C'est énorme ce décalage entre les 6ème et les 3ème. L'adaptation pour le prof reste difficile mais c'est d'un plaisir.
 

         Je parle rarement des choses positives de mon métier tout simplement parce que les points positifs sont rarement anormaux. Mais celui des pti' 6ème sont inattendus.

Photo : Le Louvre, Paris.
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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 16:58
         Avant le 1er cours, je compte le nombre de places que ma salle dispose, car il peut arriver un problème, du genre, un nombre d'élèves à accueillir supérieur au nombre de chaises et de tables que vous disposez dans votre salle. Et dans ce cas, c'est à vous de récupérer des tables et des chaises dans la réserve. C'est ainsi que cela s'est déroulé l'année dernière pour moi (II.La prérentrée.).
         Lors du 1er cours avec mes élèves de chaque classe, j'effectue un plan de classe, c'est-à-dire que j'organise le placement de chaque élève.
         Certains enseignants, laissent les élèves s'installer où ils veulent.
         Personnellement, je fais un mixte entre le placement par ordre alphabétique et une fille à côté d'un garçon. D'entrée ça calme les esprits, enfin pour un certain temps.
         Une fois ceci effectué, je fais passer un plan de classe, où chaque élève inscrit son nom à son emplacement. Ceci me facilite drôlement la vie, pour mémoriser les noms. Il me suffit de regarder le plan, pour connaître le nom de l'élève placé au 3ème rang à la 2ème place à droite, par exemple.
         Encore faut-il qu'ils s'installent à la même place que précédemment. Car ils rusent régulièrement. Par conséquent à chaque appel, je vérifie si ils ont respecté le plan de classe.
 
         Le plan de classe permet d'avoir le calme durant le 1er mois pour les classes de 6ème. Mais pour les autres classes c'est raté, car ils se connaissent tous entre eux !
         Même si ce n'est pas la solution miracle aux bavardages, ça permet malgré tout de faciliter l'appel, puisqu'ils sont classés grosso modo par ordre alphabétique.

 
         Quelques changements interviennent en cours d'année, pour les élèves chi…
Concorde.JPG

Photo : La Concorde, Paris.
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19 octobre 2007 5 19 /10 /octobre /2007 09:42

         En plein milieu d'un cours, où le calme était présent (ça peut arriver de temps en temps), un élève prend la parole.

L'élève : "machin a niqué truc" Machin et truc étant des villes, probablement pour le foot.
Moi : "STOP" Je coupe l'élève dans son élan qui allait continuer sa conversation philosophique.
L'élève : "Bin quoi ? J'ai rien dit ?"
Moi : "Mise à part que tu ne parles pas du cours, et que tu as dit un gros mot…"
L'élève : "Bah j'ai pas dit de gros mot moi, j'ai juste dit machin a niqué truc" Un élève précise que c'est le mot niqué qui m'a fait mal aux oreilles.
L'élève : "Hein niqué c'est un gros mot ! Mais on peut rien dire alors."
 
         Après avoir dit 3 fois le mot "niqué" pendant mon cours, j'ai pu reprendre celui-ci.
 

         Je ne sais pas de quel dictionnaire cet élève dispose chez lui, mais visiblement il n'a pas le même que le mien.

Photo : Le Louvre, Paris.

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Grand corps malade : Education Nationale.


Le prof de Math : Le rap du CPE.

Les Zrofs : La 4°3.

Jean Dell : L'instituteur.

Les Fatals Picard : La sécurité de l'emploi.

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Les articles discutés :
XXXVII.Un élève qui crie sur...le prof.
XLIX.Odeur suspecte.
XLVII.Le surveillant.
L.La note de vie scolaire.
LI.La censure.
XXXVIII.La reconnaissance.