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XIII. L'exemple des profs !

11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 21:15

 

Après ces nombreux jours de prérentrée, je dis "nombreux", car j’étais impatient d’effectuer la rentrée. Et puis, dans mon établissement comme la plupart, il y a une journée de prérentrée pour les enseignants (la messe du principal), puis les élèves font également une prérentrée au fur et à mesure, les 6ème en premier puis les 5ème, les 4ème, et enfin les 3ème. Une fois tout ceci terminé, nous attaquons LA rentrée. Il faut bien débuter un jour !

Rassurez-vous, comme tous mes collègues j’ai repris détendu et surtout bronzé (c’est important pour le moral) ! C’est la preuve de vacances réussies.

 

Sinon, pour cette année, plus déterminé que jamais, impatient aussi. J’ai rencontré tous mes nouveaux collègues et ils sont nombreux, une bonne petite dizaine, mine de rien.

Au moins cette année, je n’ai pas tous les noms et prénoms de mes collègues à apprendre, et c’est la même chose pour les élèves, il n’y a que les nouveaux, une centaine à la louche, que je ne connais pas encore, mais ça ne saurait tarder.

L’effort de mémorisation sera minime cette année. Reste à savoir si je pourrais me rappeler de tout le monde, car je vieillis et mon cerveau est en berne après ces vacances !!! Je l’ai simplement exercé en faisant des sudokus.


Photo : Peugeot, Paris.
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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 21:13

Nouvelle année scolaire : 2008 – 2009 ! Et encore plus d’aventures.

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Published by Proald - dans prof-a-la-derive
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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 18:58

 

Vous venez de lire mes neuf propositions de réforme qui sont pour certaines importantes et modifieraient durablement notre système éducatif. Il est parfois difficile de réunir tous les points de vue dans une même proposition, malgré tout j’espère m’en être rapproché.

Vous connaissez un peu mieux maintenant ma vision de l’éducation nationale. C’est peut être utopique de penser à son système éducatif et à ses réformes idéales. Mais qui n’est pas un peu utopiste dans sa tête ?

 

         Je suis le premier à rêver d’un monde meilleur, peut être qu’un jour … qui sait une personne se penchera sur l’une de mes propositions …


Photo : Musé de Cluny, Paris.
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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 18:53

 

Le sujet : Actuellement les mutations inter académiques (pour changer d’académie) sont quasiment paralysées dans plusieurs disciplines et pour de multiples raisons : nombre de places aux concours d’entrée en diminution de par des départs en retraite non remplacés, nombre d’annuités augmentées, enseignants sans emploi du temps, augmentation du nombre d’heures effectuées par chaque enseignant, les règles de mutation avec le PACS notamment, …

Tout ceci mérite peut être des explications.

 

Si il y a moins de personnes qui entrent dans le métier, cela veut dire qu’il y aura moins de personnes qui auront moins de points que vous pour les mutations. Si la pyramide des âges est coupée à sa base, cela revient à dire que les derniers qui sont arrivés vont rester "nouveau" pour longtemps. Et les nouveaux ont forcément moins de points pour les mutations que les anciens c’est mathématique, donc il faut patienter (longtemps) pour obtenir une mutation.

 

Pour les annuités, c’est simple, les enseignants en fin de carrière se trouvent le plus souvent dans des zones géographiques intéressantes (le bord de mer par exemple) et également dans des établissements désirés. Mais cela ne partent plus en retraites car ils doivent faire plus d’annuités pour partir avec une retraite pleine, résultat les nouveaux enseignants qui ont été pris aux concours en vu de remplacer ces futurs retraités, ne remplacent plus rien et n’ont même pas d’emploi, ils sont payés à ne rien faire (LVIII. Profession : Prof sans emploi !).

 

Ce qui nous amène au fait d’avoir des enseignants qui attendent un poste pour pouvoir travailler. Ces enseignants sont répartis un peu partout sur le territoire mais seulement dans quelques disciplines.

Chaque académie essaye de trouver un moyen pour utiliser cette main d’œuvre. Et d’éponger ce désordre comme ils le peuvent !

Actuellement, ils sont reclassés dans une autre matière (sans leurs laisser le choix) qu’il n’est pas la leur avec pour seule et unique formation quelques jours (je dis "quelques" mais dans le cas que je connais il s’agit de deux jours précisément), par contre ils ont une décharge de plusieurs heures par semaines. Enfin ça veut tout simplement dire qu’ils doivent se débrouiller tout seul pour ce changement important dans leurs carrières (je ne développe pas ce thème ici, car ce n’est pas le sujet), bon courage à eux.

Ces enseignants qui changent de matière contaminent donc (sans le vouloir) le système de mutation à d’autres disciplines. Et d’autres disciplines sont à leurs tours paralysées.

 

Passons aux heures supplémentaires. Plus un enseignant fait d’heures supplémentaires et plus il prend la place d’un autre professeur (c’est valable pour toutes professions), actuellement notre ministère fait ce qu’il peut pour aller dans ce sens là. Résultat là où des postes pourraient être créés, des heures supplémentaires sont distribuées. Donc moins de mouvement, qui permettrait de fluidifier un peu les mutations.

 

Puis le fameux PACS qui "boost" la mutation. C’est bien simple, les points sont donnés au titre du rapprochement de conjoint, mais dans la quasi-totalité du temps, ce n’est pas un rapprochement que les personnes veulent faire. Car il est plus simple que ce soit le conjoint qui soit en province de venir en région parisienne (tout le monde peut obtenir cette mutation pour l’année suivante) mais bien sûre, ce n’est pas leur souhait. Ils veulent partir de la région parisienne, et je ne parle pas des PACS blancs.

Les personnes non pacsées passent donc après.

 

Mes propositions : Le système de mutation est très complexe, j’ai d’ailleurs parlé de cinq points différents. Il faut avoir une vision globale du problème et non pas examiner les problèmes cas par cas.

Il est inutile de recruter des personnes au concours, si ce n’est pas pour les utiliser. Il y a de la place pour tout le monde, la preuve, c’est qu’on nous incite (le mot est peut être faible dans certains cas) à faire des heures supplémentaires … Si il y a des personnes qui n’ont pas d’emploi, il ne devrait pas y avoir des heures supplémentaires à distribuer !

 

Et sinon, pour permettre une fluidification des mutations, sachant que le point noir réside sur deux et uniques académies, je parle bien évidemment de l’académie de Créteil et Versailles. Il faudrait instaurer une sorte de "service militaire" pour les enseignants. A effectuer coûte que coûte leur 1ère année dans l’une de ces académies.

Car plusieurs enseignants ne passent pas par la case région parisienne, soit ils sont pacsés ou mariés avant d’entrer dans la grande maison, soit ils avaient déjà des points en tant que surveillants, soit ils étaient tout simplement dans le privé, mais ont voulu se reconvertir et ils ont fait valoir leurs années de cadre, ou ils étaient dans la fonction publique (France Télécom, militaire, …). Dans ce dernier cas, ils ont un nombre de points à faire pâlir n’importe quel autre enseignant.

 

Les répercussions : Si tous les enseignants faisaient au minimum une année scolaire en région parisienne, ça diminuerait le besoin en enseignant dans ces deux académies. Et par conséquent chaque professeur verrait sa durée d’enseignement en région parisienne diminuée.

 

Les problèmes éventuels : Du fait de mettre en place cette année incontournable dans les académies peu voire pas demandées par les enseignants, ceci augmenterait le nombre d’enseignants qui viennent en coup de vent (une seule et unique année). Remarquez, deux ans c’est peut être mieux …

 

Photo : Notre Dame de Paris, Paris.



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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 17:08


 

Le sujet : Actuellement, les profs essuient des insultes et des menaces régulièrement. C’est même devenu une habitude, des expressions qui font parties du langage courant, comme : "Il est ouf, tu vas voir, oh le bolosse, oh l’enculé, …". Puis d’autres beaucoup plus dures et déterminées. Pour ma part, c’est environ une insulte par jour, et une menace par semaine (je comprends les expressions dans ma comptabilité !).

Tout ceci est banalisé sous le nombre d’insultes et de menaces que nous récoltons, et les suites sont minimes, car il n’y a que de petites sanctions, et rien lorsqu’il s’agit d’une expression (qui reste tout de même une insulte ou une menace dans la langue française).

 

Mes propositions : Il faut absolument agir, dès le 1er écart de langage et ne pas laisser passer, comme c’est trop souvent le cas. Quitte à aller au "clash" avec certains élèves. Car actuellement, les profs gèrent au mieux les situations, de crainte d’aller droit dans le mur avec certains élèves, nous préférons passer l’éponge. Car la hiérarchie ne nous soutient pas sur ce point, elle est également débordée dans la gestion des sanctions. Et puis, pas de vagues …

 

Les répercussions : Le nombre de sanctions, va dans un premier temps exploser. Mais après quelques mois (à condition que le suivi des sanctions soit rigoureux), les élèves devraient faire évoluer leurs comportements. Enfin je l’espère …

 

Les problèmes éventuels : Si le nombre de sanctions explose, il va bien falloir les gérer, par conséquent, il faut un service de vie scolaire au complet.

 



Photo : Le musée de Cluny, Paris.
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3 septembre 2008 3 03 /09 /septembre /2008 09:55

 

Le sujet : Dès le début de l’année, nous constatons que les élèves n’ont pas tout le matériel. Certains ne disposent que d’une trousse contenant 2 stylos, ils n’ont pas de cahier, ni de feuille, ni de règle, … Je ne sais même pas si nous pouvons parler de matériel.

Ces élèves ne possèdent pas le matériel pour diverses raisons, manque de sérieux, mais pas seulement, certains parents ne peuvent pas aller physiquement faire les courses, ne comprennent pas forcément la liste du matériel (parfois complexe si,si, d’ailleurs, il serait utile de la simplifier), ou n’ont tout simplement pas d’argent à mettre dans le matériel scolaire. Car quelques familles sont en grande difficulté.

 

En plus le matériel scolaire est une source importante de disparité entre élève, le stylo et le cahier à la mode du dernier manga en vogue, ou du dernier groupe de musique, engendre un malaise envers l’élève qui ne peut se l’offrir.

Vous pouvez constater que l’école n’est pas réellement "gratuite". C’est pourtant la base de notre système éducatif !

 

Mes propositions : Ma proposition est la suivante, payer purement est simplement l’intégralité du matériel scolaire. Celui-ci serait distribué gratuitement à chaque élève en début d’année. L’état obtiendrait forcément des prix avantageux pour tout le pays comparé à chaque personne chargée de famille.

En échange de cette donation, il est évident qu’une part de la prime de rentrée disparaîtrait. Je dis une part, car la prime de rentrée est aussi faite pour habiller ses enfants dans les familles en difficulté.

 

Et pour les élèves qui perdent ou ne prennent pas la peine de prendre leurs affaires scolaires avec eux, la sanction du travail le mercredi après midi et du samedi, me paraît bonne …

 

Les répercussions : Il faudrait donc financer tout ce matériel, ce qui représente une goutte d’eau comparaît au reste … surtout qu’il faut intégrer la fameuse prime de rentrée.

 

Les problèmes éventuels : Ceci demanderait une organisation supplémentaire à l’éducation nationale.



Photo : Marché parisien de la création, Paris.
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31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 18:00

 

         Le sujet : Après avoir utilisé la réprimande, le mot dans le carnet, le coup de téléphone aux parents, l'heure de retenue, l'exclusion de cours, le rapport disciplinaire, les exclusions temporaires, puis par l'exclusion définitive de l'établissement, nous constatons notre échec (un peu tardif), malgré le poids important et la diversité de toutes ces sanctions.

         Mais lorsqu'un élève passe dans quatre établissements différents durant une seule et unique année scolaire, nous sommes en droit de nous poser des questions. L'échec total du système de sanction existe-t-il ? Il est évident que pour une catégorie d'élève, ce système est inadapté. Mais faut-il pour autant durcir ces sanctions, je n'en suis pas sûre. Car "trimbaler" un élève dans plusieurs établissements différents, tout au long de sa scolarité, ne doit pas le structurer davantage, mais l’inverse, c'est-à-dire le déstructurer.

 

         Mes propositions : Quelques personnes ont émis cette proposition que je vais partager avec vous. Celle de créer des centres spécifiques pour ces jeunes, qui manquent de repères, de structures, d'accroches, et de bien d'autres choses encore.

         Ces espaces leur permettraient de regagner de la discipline, de la rigueur, et le goût du travail. Car ces élèves sont complètement déscolarisés, et ne savent pas ce que signifie le mot travail. Ils n’ont pas pris un cours sur leur cahier depuis plusieurs années. Ces enfants ont besoin d'un encadrement pour pouvoir avancer dans le bon sens, trouver un travail, fonder une famille et se sentir reconnu par le système. En fait, il s’agit ni plus ni moins que d’éduquer ces jeunes, jouer le rôle des parents en quelque sorte.

 

         Sinon, je pense à un autre style de sanction qui était répandu voilà plusieurs années … le travail d’intérêt général. Par exemple, envoyer les élèves dans les services de la ville pour effectuer une ou plusieurs semaines de travail encadrée par l’équipe municipale (jardin, bibliothèque, administratif, …). Tout en expliquant clairement, que pour effectuer ces travaux, des qualifications (scolaires) sont demandées pour les entreprendre. Ou même mieux, faire travailler les élèves uniquement les mercredi après midi et les samedis, pour continuer à aller à l’école.

 

Les répercussions : Les minis structures qui existent déjà (je pense aux classes relais par exemple) devraient intégrer, une seule et même entité. Celle-ci serait plus importante de part sa taille pour pouvoir accepter plus d’élèves (par exemple 4 classes de 8 élèves par centre) mais surtout tout au long d’une année scolaire. Car les structures existantes sont temporaires pour l’élève, et il n’a pas le temps suffisant de bénéficier de cet apprentissage (je parle de l’apprentissage du travail : "apprendre à apprendre"). Malgré tout il y aurait peu d’élèves en même temps dans le centre, pour éviter à des élèves de retrouver une quelconque connaissance extérieure au centre.

 

Les villes devraient donc accueillir, ces jeunes travailleurs pour les aider à découvrir un métier.

 

 

         Les problèmes éventuels : Le problème principal de cette proposition c'est son coût.

Car qui parle de structure parle forcément d’argent. Pour créer ces structures, employer du personnel, … Etant donné que le nombre d’élèves par classe est faible, les coûts se multiplient.

 

         Pour la 2nde proposition, je ne pense pas qu’il puisse y avoir un quelconque problème, car c’est ce qui est fait de manière assouplie pour le travail des élèves lors des stages.


Photo : L'observatoire, Paris.

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25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 18:57

         Le sujet : Le financement de l'enseignement ne se fait pas de la même manière selon où vous habitez. Par conséquent le coût et l'investissement dans l'éducation de nos enfants n’est pas identique au sein de notre pays.

         Car si le salaire du principal, de son adjoint, de l'intendant, du personnel administratif et celui des enseignants est à la charge du rectorat et donc de l'état.

         Le salaire des agents, le matériel scolaire (tables, chaises, tableaux, ordinateurs, matériels spécifiques pour chaque matière…) et les locaux sont à la charge de la commune pour les écoles, du département pour les collèges et des régions pour les lycées.

         Comme les budgets entre les villes, les départements ou les régions sont variables, les budgets des écoles, collèges et lycées le sont également. Autrement dit la scolarité d'un élève se trouvant dans un établissement dit "pauvre", de par sa situation géographique ne disposera pas du même budget qu'un élève se situant à un endroit dit "riche". Et les écarts peuvent être démesurés, car les revenus de chaque zone géographique dépendent en grande partie des entreprises qui y sont implantées. Et nous savons tous que le territoire national a des disparités énormes d'une ville à l'autre, d'un département à l'autre et d'une région à l'autre.

         Vous l'avez compris, sans même aborder le contexte social de l'établissement et de ses élèves, nous pouvons voir des problèmes de fond sur le financement des établissements.


         Mes propositions : Pour palier à ce problème, il n'existe pas une multitude de solutions. Il faut ni plus ni moins centraliser ou plutôt recentraliser le budget de toute l'éducation, ceci va donc à l'inverse de ce qui se fait actuellement. Car le coût de l'éducation doit être pris en charge de A à Z par l'état. Et non pas une partie par ci et une partie par là.


         Les répercussions : Pour réaliser cette réforme, il est nécessaire de toucher au financement des régions, des départements et des villes. C'est un projet titanesque ! Ce projet, ne coûte absolument rien, en terme financier, car il s'agit simplement de somme qui se déplace pour être allouée à l'état. Les ressources de ces divisions administratives, doivent être amputées de la part qui sera reversée uniformément pour l'éducation sur l'ensemble du territoire.


         Les problèmes éventuels : Il est probable que certaines personnes voient là une manœuvre pour récupérer de l'argent par l'état. Et diminuer ainsi le budget de l'éducation nationale pour en prélever une partie destinée à une autre cause. Sans parler des communes, départements et régions riches qui perdraient leurs richesses aux bénéfices des moins riches.

 

 
Photo : Hôtel de ville, Paris.

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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 14:13

         Le sujet : Suite à la proposition d'adapter la carte scolaire aux vrais problèmes de mixité, il va de soi que cela fait le jeu des établissements privés et renforce ainsi leurs poids. Lorsque je parle ici des établissements privés, je ne parle pas de tous les établissements privés, mais de ceux qui sont identiques aux publics, comme les écoles primaires, les collèges ou les lycées. Les établissements qui forment les élèves par apprentissage par exemple ne sont donc pas concernés (car le publique est actuellement quasi inexistant).

 

         Actuellement les établissements privés recrutent leurs clientèles selon leurs propres critères. Les parents d'élèves payent une certaine somme pour faire bénéficier leurs progénitures d'une "bonne" éducation, c'est le souhait de tous parents, même des établissements dits difficiles. Mais ces sommes généralement ne suffisent pas à elles seules pour garder une autonomie financière de ces établissements. C'est donc l'état qui subventionne pour partie le fonctionnement des établissements privés. Par conséquent, ils sont dépendants de l'état qui épaule financièrement le secteur privé.

         Autrement dit, les parents qui ont des élèves dans les établissements sensibles versent indirectement de l'argent aux établissements privés via les impôts. Ce qui est plutôt choquant.

 

Mes propositions : Comme l'état investit dans les établissements privés et par conséquent chics, il est normal d'attendre un retour de leur part. Car c'est une sorte d'investissement, donc il y a un retour qui doit s'effectuer, par exemple sur les élèves qui entrent dans l'établissement.

         Nous pourrions proposer à des élèves issus des quartiers difficiles d'entrer dans ces établissements, ou mieux, d'obliger ces établissements chics à prendre d'autres types d'élèves, comme ceux qui sont exclus d'un établissement et qui en cherche un nouveau.

 

         Pour ce qui est de chiffrer le nombre de places déterminées par l'état, il suffit de faire un ratio entre le budget de l'établissement qui vient des parents d'élèves et celui qui vient des fonds publics. Car je ne vois pas pourquoi l'état continue d'entretenir des niches de scolarités privilégiées.

 

         L'idéale serait bien entendu de transformer ces établissements privés en établissements publics. Ceux-ci deviendraient donc gratuits pour tous, et recruteraient uniquement sur la carte scolaire imposée. Mais c'est un projet important qui doit se faire sur du long terme.

 

Les répercussions :  Bien entendu, tout ceci à pour but de faire une vraie mixité sociale et améliorer nettement l'égalité des chances qui actuellement n'est qu'un mot parmi tant d'autres. Comme ceci tout le monde serait logé à la même enseigne. Ce qui n'est bien évidemment pas le cas actuellement.

 

Les problèmes éventuels : Ils sont nombreux et surtout importants, entre les parents et le personnel des établissements privés, il y aurait fort à faire. Car ils seraient probablement opposés à ce choix. Il est même difficile d'en juger l'ampleur. La mixité sociale, c'est toujours bon, mais chez les autres …



Photo : Fontaine des innocents, Paris.
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8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 08:37

         Le sujet : Auparavant la carte scolaire était bafouée, mais maintenant elle est dénouée de tout sens. Puisque chaque parent peut demander l'établissement qu'il souhaite sans aucune raison valable, la simple convenance personnelle suffit pour sortir de son établissement de rattachement. Résultat, les fossés se creusent entre les établissements dits "chics" et ceux "difficiles". Les établissements "difficiles" se font piller leurs derniers bons élèves pour ne conserver que les élèves en difficultés scolaires ou le plus souvent les perturbateurs. Tandis que les établissements "chics" s'enrichissent un peu plus en accumulant les élèves à bon potentiel.

         Le problème est beaucoup plus profond que ça et ne dépend pas uniquement de l'Éducation Nationale. Il provient du phénomène géographique que génèrent les banlieues, il y a plusieurs décennies nous avons "parqué" les gens avec peu de ressources dans des immeubles construits à la périphérie de nos métropoles. Actuellement nous en ramassons les fruits pourris.

         Une politique du logement adéquat serait la bienvenue, mais visiblement elle serait trop coûteuse (et surtout l’état reste inactif), c'est pour cela que je propose d'autres solutions.

 

         Mes propositions : Remettre en place une vraie carte scolaire, digne du nom. Qui n'autorise les détournements de carte que de manière très limitée et pour certains cas comme celui des options (langues vivantes, sport, musique, …).

 

         Autre suggestion, lorsque les collèges "chics" et "difficiles" sont trop éloignés pour récupérer une nouvelle population avec cette "vraie" carte scolaire, il suffirait de sectionner la scolarité au collège en 2 parties. Tous les élèves de 6ème et 5ème sur les deux établissements iraient dans l'établissement "chic", tandis que les 4ème et 3ème iraient quant à eux dans celui "difficile".

 

         Ma proposition suivante vise à déplacer les options "sélectives" qui existent dans certains établissements à la réputation distinguée. Je pense naturellement aux classes européennes et surtout aux Classes à Horaires Aménagés Musique, Danse ou autre, pour introduire ces options dans les établissements "difficiles", ceci limitera ainsi de manière importante le détournement de la carte scolaire, et attirera dans les établissements "difficiles" une clientèle différente.

 

         Les répercussions : Ceci accentuera naturellement la mixité sociale. A la suite de ces modifications, certains parents n'hésiteraient pas à mettre leurs enfants dans le privé pour les sortir de la carte scolaire (une autre solution sera présentée) et éviter ainsi d'envoyer leurs enfants dans la banlieue proche et voisine.

 

         Les problèmes éventuels : Tout d'abord, les grosses banlieues qui possèdent uniquement des collèges "difficiles" autours d'eux ne pourront pas bénéficier de l'échange entre les établissements "chics" et "difficiles" proposé précédemment.

         Une opposition forte est à attendre de la part des parents d'élèves et des établissements "chics" qui souhaitent garder un niveau de sélectivité !



Photo : Eglise St Augustin, Paris.
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Pour lire le 1er article, il faut lire le dernier !!! (c'est du plus récent au plus ancien)

Lexique.

Grand corps malade : Education Nationale.


Le prof de Math : Le rap du CPE.

Les Zrofs : La 4°3.

Jean Dell : L'instituteur.

Les Fatals Picard : La sécurité de l'emploi.

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Les articles discutés :
XXXVII.Un élève qui crie sur...le prof.
XLIX.Odeur suspecte.
XLVII.Le surveillant.
L.La note de vie scolaire.
LI.La censure.
XXXVIII.La reconnaissance.