Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Traducteur

Rechercher

Blog à voir

logo luki bancher

 

Archives

Texte Libre

Twitter ;) ...  Facebook

XIII. L'exemple des profs !

24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 17:55


         Bon bah, voilà les vacances sont là. Mais comme je le dis toujours à mes collègues, la période la plus dure de l’année vient de passer. Pour moi, le moment sensible sur une année scolaire, est bien celle avant les vacances de Décembre. D’ailleurs pour cette semaine j’ai bien "morflé", et surtout il y a eu pas mal de sujets importants dans mon établissement. Ces sujets sont tellement "gros", que je préfère ne pas en parler plus en détail ici pour préserver mon anonymat. Tout ce que je peux dire c’est que ce genre d’incidents relève pour moi de la fiction, malheureusement ils sont bien réels.



Photo : L'Opéra Garnier, Paris.
Repost 0
Published by Proald - dans prof-a-la-derive
commenter cet article
19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 23:01

 

Aujourd’hui, lors de mon cours, je passe dans les rangs et j’aperçois un dessin personnel dans le classeur. J’observe ce dessin de plus près. L’élève a dessiné un sac à dos sous forme de croquis à main levé, plutôt bien réussi d’ailleurs. Certes ce dessin n’a rien à faire ici dans mon classeur, mais il ne l’a pas fait pendant mon cours c’est déjà ça !

Ce sac de cours dessiné, a été fait avec soin, je regarde de plus près que vois-je ? Quelque chose d’écrit en tout petit, je pense qu’il s’agit de la marque du sac dans un premier temps, puis je lis … "made in China" !

-         Le prof : "Noooooooooooooooon ?/ !" Je suis complètement outré.

-         L’élève : "…" L’élève me regarde bizarrement ne comprenant pas pourquoi je suis scandalisé. Ainsi que tous les élèves de la classe.

-         Le prof : "Pourquoi as-tu mis made in China, tu ne pouvais pas mettre la France ou un autre pays ?" C’est vrai pourquoi la Chine, toujours la Chine.

-         L’élève : "…" Il ne sait toujours pas quoi répondre, et ne comprend probablement pas pourquoi je réagis ainsi. Puis il prend sa gomme, efface le China, pour mettre France. Ouf l’honneur est sauf !

-         Le prof : "C’est mieux quand même !"

 

Si même les élèves vivent dans le spectre du "made in China", nous sommes vraiment mal parti, c’est la fin des haricots !

 

En écrivant cet article, je pense à quelqu’un qui à une vision plutôt pessimiste sur la vision de notre futur avec la Chine. Lorsqu’il lira ce passage, il se dira "Ah bah si les élèves s’y mettent c’est vraiment la fin !".

Photo : Notre Dame, Paris.
Repost 0
Published by Proald - dans Cours
commenter cet article
13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 14:44

 

L’année dernière, lorsque je passais dans les couloirs pour aller de la salle de cours à celle des profs, je faisais le flic en permanence à coup d’injonction "Casquette !", "Capuche !", "Bonnet !". Tout ceci pour que les élèves retirent, ces fioritures dans le couloir. Et lorsqu’un élève refusait de l’enlever, j’y allais à coup de confiscation. Ceci m’a d’ailleurs valu quelques problèmes supplémentaires … et même quelques fois "peur". Non pas peur de s’en prendre une, quoi que … mais plutôt peur de perdre le peu de crédibilité que je possédais, car si un élève refuse d’enlever sa casquette et vous tient tête, vous êtes bel et bien fini ! Forcément, si l’élève refuse, le prof doit obéir … ça paraît logique non ?

Bref ! J’avais donc constitué un stock de bonnet, casquette durant l’année (pour les capuches, c’est plus compliqué, puisqu’elles sont liées aux pulls).

Maintenant cette année, dans le couloir, certains élèves (pas tous, il ne faut pas exagérer), enlèvent leurs casquettes dès qu’ils me voient, car ils connaissent l’aboutissant de cette situation si ils ne l’enlèvent pas.

Du coup, j’ai l’impression d’être un personnage important, car les élèves se découvrent à mon passage. Moi je dis, c’est la classe internationale !!!

 

Il ne faut pas se faire d’illusion dès que j’ai tourné la tête, ils remettent aussi sec leurs casquettes, bonnets et capuches !


Photo : Le Louvre, Paris.
Repost 0
Published by Proald - dans Collège
commenter cet article
8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 10:47

 

Comme à chaque fois après les récréations, je vais chercher ma classe à son emplacement. Les classes du collège sont rangées par niveau, les 6ème, puis les 5ème, les 4ème et les 3ème. J’arrive devant la classe avec laquelle j’ai cours, pas un élève (cela arrive régulièrement suivant les classes). En fait le principe s’inverse, c'est-à-dire que c’est le prof qui se range devant l’emplacement de sa classe pour que les élèves arrivent !!!

Donc je reprends, pas un élève de la classe en question. Par contre il y a 4 ou 5 filles qui ne sont pas mes élèves qui discutent entre elles. Elles ne sont pas rangées, elles se bousculent à la suite l’une d’entre elle m’écrase le pied, et ne bouge pas !!! Je la pousse pour libérer enfin mon pied et la discussion commence :

-   l’élève : "Eh faut faire attention !"

-   Le prof : "Va donc te ranger avec les 4ème." Croyant que c’était une élève de ce niveau. J’aurais peut être mieux dû lui parler de mon pied …

-   L’élève : "Sui’ pas en 4ème, moi." Elle accuse le coup, et me dénigre du regard car visiblement elle est en 3ème. Elle me tend une perche que je saisis.

-   Le prof : "Oui, tu as raison, va te ranger en 6ème." Le tout en lui montrant la direction des 6ème.

-   L’élève : "ah ah ah !" Elle rigole … noir !

 

C’est mon 2nd visage, lorsqu’un élève me cherche, je suis mesquin !

En même temps, elle l’avait bien cherché.


Photo : Jardin des Tuileries, Paris.
Repost 0
Published by Proald - dans Humour
commenter cet article
3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 15:27

 

 

Dernièrement, un élève est passé en conseil de discipline pour avoir menacé l’un de ses camarades avec un couteau. Cet élève a donc pénétré dans le collège avec un couteau dans le but d’en menacer un second. Durant la journée, il a réussi à s’isoler avec le camarade en question pour le menacer.

Cette histoire est donc remontée au CPE, et s’est transformée en conseil de discipline.

Vu la gravité des faits, il me semblait être facile de connaître l’issue du conseil de discipline : exclusion définitive.

Eh bien, cette sanction qui m’apparaissait comme inévitable, n’a pas été partagée par tous les membres du conseil de discipline.

Sans dévoiler ce qui s’est déroulé au sein de ce conseil, une question est venue ébranler le processus du conseil.

"Quelle est la longueur de la lame du couteau ?"

Car aux yeux de plusieurs personnes, ce couteau est un "petit" couteau de par la longueur de la lame. Autrement dit, vu que ce couteau est "petit" à leurs yeux, l’élève mérite une "petite" sanction et non pas une exclusion définitive de l’établissement !!!

 

On croit rêver ! Il me semble que ce qui est important là, c’est l’acte lui-même. Menacer un élève avec un couteau est un fait gravissime. Il aurait utilisé une paire de ciseau si cela lui chantait, cet acte serait tout aussi grave. Mais pour ces personnes là, on aurait peut être dû le féliciter d’avoir son matériel scolaire ! Un exploit vraisemblablement.

Au final, l’élève a tout de même été exclu définitivement de l’établissement, mais ça s’est joué de justesse.

 

Ah j’oubliais, LA question : A partir de quelle longueur de lame l’élève méritait-il une exclusion définitive pour eux ?

 

 

Photo : Les Invalides, Paris.
Repost 0
Published by Proald - dans Collège
commenter cet article
26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 19:03

 

 

Inutile de préciser qu’il s’agit d’un film tourné dans un collège de ZEP à Paris même. Par curiosité je suis allé le voir, pour comparer le film à la réalité de l’enseignement en "milieu difficile".

Mon pote m’a également encouragé à le voir avec lui, pour qu’il puisse avoir mon ressentie à chaud sur les faits visionnés. J’ai même une amie qui m’a envoyé un mail pour que je lui en fasse la critique. Forcément les profs sont les premiers concernés par ce film.

 

Malheureusement, un grand nombre de profs dans mon établissement, boycotte ce film, pour diverses raisons. Mais plus particulièrement par rapport à l’auteur du film. Il trouve qu’il ne reflète pas du tout l’enseignant "moyen". Car François Bégaudeau puisque c’est de lui dont il s’agit, utilise un langage familier avec ses élèves. Il dit des gros mots relativement souvent, alors que ce langage est à bannir.

De plus, pour le simple incident où il insulte une élève, il n’y a aucune retombée.

Dans mon établissement, il y aurait très probablement des retombées sur l’enseignant, eh oui c’est la réalité, mais ceci dépend de chaque établissement et de son responsable. Bref, le prof aurait des soucis à se faire.

 

         Sinon concernant la forme du film, les répliques des élèves, les faits des élèves, c’est tout à fait cela, il n’y aucun rajout, c’est juste la normalité à mes yeux. La vie d’un établissement en salle des profs, dans la cours de récréation est parfaitement représentée.

         Par contre pour le sujet de fond, c'est-à-dire l’exclusion de l’élève pour avoir malencontreusement frappé l’une de ses camarades. Il va sans dire que dans mon établissement pour une chose pareille, un ou deux jours d’exclusion aurait été la punition maximum face à ce genre de problème, voire même juste quelques heures de retenues. Car son geste est involontaire et ceci aurait pondéré la sanction ou plutôt la punition …

         Ce qui montre une grande disparité face aux différentes sanctions qui peuvent être données pour un même incident.

         Enfin vous l’aurez compris ce film n’exagère en rien la réalité, je dirais même qu’elle est sous évaluée si je compare l’établissement du film au mien !

 

         Durant le film, mon pote a ri tellement il pensait que c’était grossier, tandis que moi je riais tellement c’était criant de vérité … Se voir de l’autre côté du miroir ça fait un choc.

 

         Pour conclure, je trouve ce film extrêmement bien, car il a le mérite de montrer les choses, et j’espère sincèrement que ce documentaire (je peux le classer comme tel) servira à ouvrir les yeux du monde extérieur sur le petit milieu de l’éducation en zone difficile.

 

Photo : Jardin des Tuileries, Paris.

Repost 0
21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 19:04

 

Les 6ème de cette année, c’est vraiment la crème comparée à l’année dernière, c’est le jour et la nuit. L’année précédente ma pire classe était justement une 6ème, et elle était loin devant les autres, elle avait devancée toutes mes autres classes.

Mais cette année, pas de classe réellement difficile pour ce niveau (6ème). Bien sûr quelque cas particuliers, un élève par si ou par là, plutôt agité ou perturbateur. Plus les deux ou trois redoublants par classe qui ne sont pas forcément tous faciles. Mais je relativise avec mon année précédente. D’ailleurs je ne suis pas le seul à le dire.

 

Ma CPE a même employé l’expression suivante "Les 6ème de cette année ont été élevé au grain !". J’aime bien cette image, car c’est exactement ça. Ils n’ont pas pris le grand air du champ, enfin plutôt de l’esplanade ou du béton armé. Non, là c’est du poulet élevé en batterie, pas un poil qui dépasse, les becs alignés, et le tout en rang s’il vous plait ! Ce n’est pas pour autant qu’il ne peut pas y avoir de dialogue instructif lors des cours.

La grande classe internationale en somme.

 

J’espère que le filon va durer quelques temps encore. Et surtout que ces fameux poulets élevés au grain ont une bonne longévité … affaire à suivre.


Photo : Grans palais, Paris.
Repost 0
Published by Proald - dans Humour
commenter cet article
20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 07:36
Merci à Proctor pour ce dessin et surtout pour cette idée de manifestation virtuelle en ce jour de grève.
Repost 0
Published by Proald - dans prof-a-la-derive
commenter cet article
13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 20:03

 

Lors d’un cours avec mes p’ti 6ème, je passe dans les rangs pour observer avec attention la prise du cours et l’avancée de l’exercice que je viens de leur donner. Pour le reste, le cours se déroule tranquillement sans problème notoire.

J’arrive auprès d’un élève et constate que son cours est sur le bord de la table et qu’il écrit sur une autre feuille. Aussitôt je pense qu’il ne fait pas l’exercice demandé et qu’il en profite pour travailler un autre cours. Pourquoi je pense toujours qu’un élève fait quelque chose de mal ?

 

Je m’avance et la discussion s’engage :

-         Le prof : "Tu ne fais pas l’exercice ?"

-         L’élève : "Si si." Le tout en me faisant voir sa feuille de cours sur laquelle il écrit. Je m’interroge, à qui appartient le 2nd cours sur le bord de la table.

-         Le prof : "Et ce cours, à qui est-il ?" Le tout en montrant la feuille inutilisée.

-         L’élève : "Il est à moi, c’est que je l’ai refait, car j’avais mal écrit." J’observe son ancien cours, mais je ne trouve pas de rature.

-         Le prof : "Où as-tu fait des fautes ?"

-         L’élève : "Non, je n’ai pas fait de fautes, c’est que j’avais mal écrit, regardez." Il me montre preuve à l’appui en comparant ses deux cours. Mais je ne vois toujours rien, les deux sont parfaits, les titres soulignés en rouge, les lignes sautées entre les paragraphes, pas de tache, pas de rature, pas de blanc …

-         Le prof : complètement stupéfait "Très bien, continues ton exercice." Un élève super motivé dans mon cours, WOUAH !

 

Dire que certains élèves prennent leurs cours sur une feuille de brouillon et encore lorsqu’il le prenne, et là j’ai devant moi un élève qui réécrit son cours déjà nickel chrome (c’est mon expression favorite), durant celui-ci. Donc à la fin de l’heure, il ne possède pas un cours, mais deux ! Et à côté de ça, j’ai des élèves qui ne prennent rien quel gâchis, il devrait revendre sa motivation.

J’ai bien failli lui demander son vieux cours pour le donner aux autres élèves qui sont absents moralement du cours.

 

Il faut peu de choses pour passer une bonne journée, car celle-ci est une journée où il fait bon de travailler.


Photo : Jardin des tuileries, Paris.
Repost 0
Published by Proald - dans Cours
commenter cet article
8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 12:04

 

Comme toutes les semaines, je regarde les résultats du permis à point, même si je n’ai pas mis de rapport cette semaine. Il est toujours important de voire l’évolution des élèves que je connais, et même ceux que je ne connais pas, pour mieux apprécier la vie dans l’établissement.

Chaque semaine, après la réunion du permis à point, est affichée une sorte de compte rendu, qui permet de savoir quel élève a perdu des points, pourquoi, avec quel adulte, et combien de jours d’exclusion a-t-il écopé.

 

Je lis donc cette liste et j’arrive à un élève, il est écrit : "perturbation du cours, insulte au professeur et menace". Je continue cette ligne : "-3 points, et 1 jour d’exclusion".

 

Tout ceci est arrivé avec un nouveau professeur, ça me rappelle moi l’année dernière lorsque j’ai découvert le poids minoré de chaque sanction, et la sensation de dégoût. Je n’ai pas eu l’occasion de lui en parler.

Mais se faire bousiller son cours, insulter et menacer est franchement déplaisant, et dur moralement, constater que l’élève récolte une sanction minime (1 jour d’exclusion) est encore plus affligeant.

 

Surtout que après les insultes et les menaces, qu’elle est l’étape suivante ? … Frapper ? Et qu’obtiendra l’élève comme sanction ? 2 jours d’exclusion ? Je ne veux même pas penser à la sanction potentielle d’un fait aussi gravissime.

 

Je ne suis pas concerné directement par ces faits, mais ça me révolte.


Photo : Georges Pompidou, Paris.
Repost 0
Published by Proald - dans Collège
commenter cet article

C'est pour vous

Visiteurs

Le reste est là ...
Pour lire le 1er article, il faut lire le dernier !!! (c'est du plus récent au plus ancien)

Lexique.

Grand corps malade : Education Nationale.


Le prof de Math : Le rap du CPE.

Les Zrofs : La 4°3.

Jean Dell : L'instituteur.

Les Fatals Picard : La sécurité de l'emploi.

livre-d-or.gif
Me contacter. 

Locations of visitors to this page  

Les articles discutés :
XXXVII.Un élève qui crie sur...le prof.
XLIX.Odeur suspecte.
XLVII.Le surveillant.
L.La note de vie scolaire.
LI.La censure.
XXXVIII.La reconnaissance.