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XIII. L'exemple des profs !

20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 09:24

Paris 2010-12-12 0002

 

Plusieurs salles de cours ont été dotées de sublime T.N.I., comprenait Tableau Numérique Interactif (lien XXXIII Les Tableaux Numériques Interactifs). C’est le nouveau joujou informatique à la pointe de la modernité.

Il se trouve que son prix est nettement moins jovial : le coût est aux alentours de 6 000 € l’unité. Sachant que chaque établissement est ou va être muni de nombreux T.N.I., entre 10 et 20 dans les collèges, beaucoup plus pour les lycées. Je vous laisse effectuer la multiplication.

 

Pourtant, les T.N.I. n’ont JAMAIS été demandés par les enseignants, ce que les enseignants réclament, c’est des allégements de classe par exemple, chose qui a un coût nettement inférieur à celui d’installer et d’entretenir les T.N.I.. Mais visiblement, on préfère nous "offrir" des T.N.I., plutôt que de diminuer le nombre d’élèves par classe. Il est vrai que cela ne dépend pas du même budget.

Car, pour diminuer le nombre d’élèves par classe et donc augmenter le nombre d’enseignants, cela dépend de l’état. Tandis que l’achat et l’installation des T.N.I. est à la charge du conseil général pour les collèges. Pour autant, il s’agit toujours de nos impôts !!!

 

Dans cette histoire, le pire reste à venir, car de nombreux enseignants ne s’en serviront jamais, ils n’en veulent pas. Dernièrement, j’ai même constaté dans une salle de cours, qu’un tableau blanc classique avait été fixé par-dessus le T.N.I. Au moins c’est clair, celui-ci ne peut plus servir, sauf de simple vidéo projecteur !!! A 6 000 € pièce, ça fait tout de même cher le vidéo projecteur ! Que de gaspillage, dans un secteur ou nos besoins ne sont pas entendus, un vrai paradoxe !

 

         Au final, les T.N.I. vont changer la forme du cours, mais le fond reste identique. A mon sens, je pense que c’est très bien d’investir dans ce genre d’outil, il faut vivre avec son temps et l’Éducation Nationale doit aussi se moderniser. L’ennui c’est que nous avançons sur des bases qui ne sont pas forcément saines.

 

         A mon sens, il serait préférable d’investir l’argent de manière plus réfléchie (lien LXXI Ma réforme idéale.).

 

Photo : Vue parisienne, Paris. 

 

 

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 08:15

Opera Garnier 2010-12-11 0010

 

 

A mon entrée dans l’Education Nationale, je détestais les profs qui évitaient de se mélanger avec les nouveaux venus, et en particulier les remplaçants. Il se trouve que maintenant, je suis un peu comme ça. Cela me déplaît, mais j’ai eu quelques retours qui m’ont fait réfléchir sur le sujet.

En fait, cela fait maintenant quelques années que je suis dans mon établissement actuel, et chaque année, il y a son lot de nouveaux, qui restent pour la plupart un an, voire deux maximum. Puis il y a les autres enseignants qui eux resteront beaucoup plus longtemps, comme moi.

A chaque fois, je pose la question l’équation suivante : investissement = rentabilité. S’il n’y a pas de rentabilité, alors je ne m’investis pas. Car à quoi bon, essayer de développer des liens amicaux, avec des collègues qui partiront dans quelques mois.

Je ne ferme pas la porte pour tout l’aspect professionnel, loin de là, mais tout ce qui concerne le relationnel, je le  mets de côté, je ne fais pas d’effort particulier pour créer le lien avec ces nouveaux collègues.

Je sais bien que ce n’est pas sympathique de ma part, mais depuis les (nombreuses) années que je suis ici, j’ai fait des efforts sans avoir eu de retour à chaque fois. Car lorsqu’un collègue est muté, généralement, il tourne la page et ne garde pas contact avec ses anciens collègues.

Je ne cherche pas à "rentabiliser" mes liens amicaux, mais ça fait toujours mal de constater que je me sens proche de mes collègues, qui ne font absolument rien pour garder contact une fois mutés.

 

C’est peut être une forme de lassitude de ma part.

 

Photo : Opéra Garnier, Paris.

 

 

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 15:18

Moulin rouge 2010-10-10 0002

 

 

En tant que prof, j’ai un gros défaut, celui de ne pas écrire très bien. Mon écriture ressemble à un celle d’un élève de C.P. ! Sans oublier le fait, que je fais de temps à autre, des fautes de français.

Mais maintenant, j’ai LA solution pour avoir une jolie écriture. D’ailleurs je fais même un pari avec mes élèves.

Depuis quelques temps (plusieurs années maintenant), nous disposons d’un T.N.I. (Tableau Numérique Interactif). Le T.N.I. propose une fonction de reconnaissance des caractères ; de ce fait, lorsque nous écrivons un mot avec le stylet, l’ordinateur cherche et réécrit en quelques secondes notre mot, mais en écriture "d’ordinateur", comme si vous aviez écrit avec un clavier.

 

Voilà à quoi ressemblaient  mes premiers cours dans lesquels j’ai expérimenté cette technique:

-         Le prof : "Vous savez que je me suis amélioré sur mon écriture, j’écris très bien maintenant."

-         Les élèves : "On ne vous croit pas, ce n’est pas possible."

-         Le prof : Je prends un élève à parti. "Si tu veux nous pouvons parier, que j’écris mieux que toi."

-         L’élève : "Quand vous voulez. Je vais gagner." Généralement, on parie une part de gâteau, on se demande bien pourquoi, peut-être parce que je suis gourmand ! Me voilà au tableau, j’écris avec mon écriture habituelle (donc très moche).

-         Les élèves : "Bah, Monsieur, vous avez perdu !" J’attends, quelques petites secondes, lorsque mon écriture se transforme en écriture d’ordinateur, et là ça change tout !

-         Les élèves : "AAAaaah, Monsieur vous avez gagné, il a perdu bidule !!!"

-         L’élève avec qui j’ai fait le pari : "Oh, mais c’est de la triche."

 

Forcément je m’en amuse un peu, enfin, j’évite d’exciter certaines classes difficilement  maîtrisables par la suite. Mais ça donne un brin d’air frais au cours, un peu d’interactivité. N’est ce pas le but du T.N.I ?

 

Photo : Moulin rouge, Paris 

 

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 11:16

Ile des cygnes 2010-12-12 0055

 

 

Raté ! Je ne vais pas, cette fois-ci, parler d’un élève qui parle trop. Je parle simplement de moi, car oui j’ai tendance à trop parler, ou plus exactement à trop me confesser.

Il n’est pas toujours simple de se délester auprès de son entourage proche, mais surtout lorsqu’on fait cela, il y a des conséquences qu’on ne maîtrise pas par la suite. Quand nous dévoilons un sujet, la personne qui nous écoute en tiendra forcément compte pour la suite des événements.

Du coup, après réflexion, je constate que j’aurais parfois mieux fait de garder mes problèmes personnels plutôt que de les partager. Car j’ai obtenu le résultat opposé de ce que je souhaitais à l’origine. Je cherchais de l’écoute, sans me préoccuper des retombées éventuelles. En fait, les choses se sont cristallisées du mauvais côté, tout cela parce que j’ai dévoilé mes soucis.

Le prochain coup j’y réfléchirai à 2 fois, avant de parler. Je suis peut-être un peu trop bavard … et je ne réfléchis pas suffisamment avant d’agir.

 

 

 

Photo : Ile des cygnes, Paris.

 

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 09:35

Moulin de la Galette 2010-12-12 0005

 

Suite à la correction d’un contrôle, un élève vient me voir. "Monsieur, à cette question j’avais juste, mais ma voisine m’a dit que c’était faux pendant le contrôle, j’ai donc changé la réponse, mais en fait, c’était juste. Vous pouvez me rajouter mes points ?".

         Je rêve, un élève vient de m’expliquer qu’il a triché lors du contrôle, mais comme en trichant il s’est trompé, je devrais lui remettre les points ! C’est quoi cette histoire ? Il ne manque pas de culot au moins.

         Du coup au lieu de lui rajouter ses points comme il me le demandait, j’ai divisé sa note et celle de sa voisine par deux !

         Comme si je devais instaurer une prime à la triche.

 

Photo : Moulin de la Galette, Paris. 

 

 

 

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 08:52

Ile des cygnes 2010-12-12 0049

 

 

Depuis quelques jours, mon frigo empeste, car j’ai acheté un délicieux fromage qui sent particulièrement fort et contamine entièrement la cuisine dès que je dois ouvrir le réfrigérateur. Hier soir, jai fini ce merveilleux fromage ; ça y est, l’odeur atroce lorsqu’on ouvre le frigo le matin va disparaître, en même temps que l’emballage va partir à la poubelle.

Mais une idée me vient, pourquoi ne pas réutiliser cet emballage à des fins plus … parfumantes !

J’ai trouvé : je vais le mettre dans le casier de l’un de mes collègues. Ok, c’est puéril, mais c’est tellement bon ! Donc ce matin, je viens de déposer cet emballage parfumé, bien ouvert dans le casier confiné.

J’ai dans l’idée, que lorsque le collègue va ouvrir son casier il va chercher le coupable à tout prix !!!

Il faut dire que régulièrement dans l’établissement, nous nous faisons ce genre de blague respectivement. Ça me retombera un moment ou à un autre dessus … reste à savoir quand ?

Un peu d’humour ne fait jamais de mal….

 

Photo : Ile des cygnes, Paris. 

 

 

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 10:40

Dalida 2010-12-12 0007

 

 

Depuis maintenant 2 ans, le ministère a mis en place un numéro de téléphone pour obtenir tous les renseignements utiles concernant les mutations. Avant ce numéro, il fallait se débrouiller par ses propres moyens pour connaître tous les rouages des mutations, car ce sujet est extrêmement complexe.

Auparavant, nous devions soit nous rapprocher du rectorat qui se montrait trop peu disponible pour ce type de tâche (qui perturbait leur travail habituel). Soit il fallait contacter les syndicats, qui se faisaient une joie de vous répondre, à la condition que l’enseignant en quête de réponse soit syndiqué !

En clair, le ministère se désintéressait de l’information à fournir à ses enseignants, reléguant cette partie aux syndicats.

 

Maintenant, il y a un super numéro qui se charge de tout cela, au prix d’un appel local. Les opérateurs savent effectivement tout, mais seulement dans les grandes lignes. En effet,  si votre dossier est un cas particulier, il n’est pas en mesure de répondre et donne, dans le pire des cas, une mauvaise réponse. Sachant que là nous parlons de mutation, quelque chose qui va avoir une incidence sur toute votre carrière professionnelle et même votre vie personnelle.

C’est une bonne idée d’aider son personnel dans les mutations encore faut-il mettre des personnes qui soient capables soit de connaître le système, ou au moins capable de se renseigner correctement … Concrètement, former des gens maitrisant la complexité très très très complexe du mécanisme des mutations des enseignants !

 

Photo : Maison de Dalida, Paris. 

 

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 19:33

Boulevard Haussmann 2010-12-11 0009

 

 

Depuis que je suis dans l’établissement j’ai appris plusieurs choses notamment sur les rites religieux et plus particulièrement ceux de la religion musulmane. Attention, loin de moi l’idée de stigmatiser cette religion ! Je parle dans cet article de la religion musulmane car elle est portée par la majorité des élèves de l’établissement dans lequel je travaille. Et j’aurais très bien pu aborder la religion juive ou catholique dans un autre contexte d’établissement, dans lequel je me suis déjà retrouvé.

 

Dernièrement a eu lieu la fête de l’Aïd. Du coup, le collège ne tournait pas à plein régime. Premièrement, plusieurs enseignants étaient absents car eux même fêtaient ce moment là en famille, et bien évidemment une grosse partie des élèves de l’établissement était absente.

A titre personnel, je comprends tout à fait l’absence justifiée des élèves et des enseignants. Car, pour un pays qui se dit laïque, les vacances scolaires sont calquées sur le calendrier des fêtes catholiques. D’ailleurs, je n’aime pas entendre parler des vacances de "la Toussaint, de Noël et de Pentecôte".

Forcément il y a moins de soucis pour les élèves catholiques. Car eux profitent pleinement de toutes les vacances "religieuses".

 

 

Photo : Boulevard Haussmann, Paris.

 

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 08:51

Eglise Saint Jean de Montmartre 2010-10-10 0001

 

 

La photo de classe, c’est tout un événement. Tout d’abord, il faut prévenir les classes de la journée choisie pour la photo. Comme ceci, ils peuvent se préparer soigneusement : coupe de cheveux, les plus jolis habits, entraînement au sourire "colgate" …

Bien sûr, le jour J, ils sont excités comme pas possible.

Sans parler de la gestion que cela demande, et du va et vient incessant qui se déroule dans les couloirs de l’établissement. Car faire passer tous les élèves d’un collège dans un même endroit pour effectuer la photo de classe ainsi que la photo d’identité de chaque élève, c’est limite un exploit technique !

 

Mais le mieux, c’est la dernière étape : vendre les photos.

Tout d’abord, il faut soit disant donner chaque pochette incluant la photo de classe ainsi que les photos d’identité à chacun des élèves, pour qu’ils puissent la montrer à leurs parents. Puis les élèves désirant la photo ramènent l’argent, et les élèves ne voulant rien ramènent la pochette fermée, sinon ils doivent également la payer. Tout ceci avec une échéance.

Tout ceci est à effectuer par le professeur principal, et sous son entière responsabilité … bin voyons !

Ça, c’est la théorie !

 

         Il est déjà difficile d’obtenir le papier d’assurance des élèves, ou autre document obligatoire au fonctionnement du collège en début d’année, alors là …

         Donc en pratique, j’ai choisi de seulement montrer les photos aux élèves, mais celles-ci restent dans ma classe ; je ne laisse pas les élèves "embarquer" la pochette chez eux.  Si l’un d’entre eux souhaite prendre la photo il doit la payer.

Méthode pas très politiquement correcte, mais sinon je ne vous explique pas tous les ennuis qui suivent …

 

 

Photo : Eglise Saint Jean de Montmartre, Paris.

 

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 10:57

Galerie Lafayette 2010-12-11 0002

 

 

Mes oreilles traînent un peu partout… et ceci me permet d’apprendre certaines histoires, certains ragots, mais pas seulement ; il m’arrive d’entendre aussi des discussions sur le fonctionnement même de l’établissement.

Dernièrement, j’ai appris comment le principal gonflait le budget particulièrement important d’Ecole après l’école.

Tout d’abord pour les "non éducation nationale" quelques précisions.

L’école après l’école est un dispositif qui permet aux élèves volontaires de rester au collège de 16h à 18h, pour l’aide aux devoirs ou pour participer à un atelier (journal, danse, théâtre, …). Les élèves y sont encadrés par des assistants pédagogiques, des C.P.E., des documentalistes et des enseignants volontaires.

Chaque adulte est donc rémunéré en heures supplémentaires. J’ai déjà évoqué l’aberration de la différence de rémunération pour faire le même travail entre les adultes participant à ce dispositif (V. L’école après l’école.).

Toute personne souhaitant participer à ce dispositif peut le faire à condition d’avoir des élèves (ceci ne pose pas de problème), et d’avoir les heures attribuées par l’Inspection Académique pour l’établissement.

L’année dernière, devant le manque de moyens accordés pour ce dispositif au collège, le principal a choisi  ni plus ni moins de truander. Si, si !

 

Je m’explique, pour combler le manque de budget alloué pour le fonctionnement de l’Ecole après l’école,  il a mis en place une stratégie : lors de chaque absence courte durée des professeurs, il a fait croire à l’Inspection Académique que des enseignants internes à l’établissement remplaçaient les absents. Comme ceci il a obtenu une nouvelle enveloppe destinée à rémunérer les remplaçants, qui n’existaient pas. Ce nouveau budget a servi en fait à financer l’école après l’école de notre collège.

 

Voilà comment le principal a détourné certains fonds, non pas pour son intérêt propre, mais pour l’intérêt du collège. Enfin c’est tout simplement illégal !!!

Il a joué avec les lignes du budget !!!

 

Ce stratagème a été mis à jour cette année. Le dispositif d’Ecole après l’école, au final, vivait au-dessus de ses moyens : trop d’adultes volontaires organisaient des ateliers sans savoir que les heures réelles réservées pour ce dispositif ne permettraient pas de terminer l’année. N’ayant d’autres choix, il a alors été gentiment demandé aux adultes de réduire l’activité de ce dispositif … Chose très prudente à mon sens.

Néanmoins, je me pose une petite question : moi qui ai adhéré à ce dispositif, pourrai-je finalement être payé à juste titre pour les heures effectuées malgré l’absence de budget ?

Ou bien dois-je me résoudre à l’idée que je ne toucherai jamais rien pour ce travail-là ? ...

 

Photo : Galerie Lafayette, Paris. 

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Lexique.

Grand corps malade : Education Nationale.


Le prof de Math : Le rap du CPE.

Les Zrofs : La 4°3.

Jean Dell : L'instituteur.

Les Fatals Picard : La sécurité de l'emploi.

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Les articles discutés :
XXXVII.Un élève qui crie sur...le prof.
XLIX.Odeur suspecte.
XLVII.Le surveillant.
L.La note de vie scolaire.
LI.La censure.
XXXVIII.La reconnaissance.