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XIII. L'exemple des profs !

5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 12:08

Passage Jouffroy 2011-02-27 15-07DSCN0425

 

 

À la sortie du collège après les conseils de classe, il est 20h passé de 15 minutes environ … je sors de l’établissement avec l’une de mes collègues.

Il fait nuit noire, mais plus très froid, un détail qui a son importance. Car nos élèves sont un peu comme le pollen, avec les beaux jours qui arrivent, ils prolifèrent devant la grille de l’établissement après la fin des cours.

 

Bref, nous sortons donc de l’enceinte du collège, puis nous nous dirigeons vers la gare (SNCF / RATP). Pour cela il faut longer un parc, puis traverser une esplanade piétonne, le tout au milieu des tours.

 

         Un groupe d’une vingtaine de jeunes à quelques mètres de nous est là (vraisemblablement des élèves), avachis sur les barricades, capuches sur la tête. En me voyant, ils partent en commençant par hurler mon nom, qui résonne au milieu de la cité, puis très vite arrivent les insultes, variées et copieuses. Il faut préciser que nos élèves ont un champ lexical très large concernant les insultes. Les insultes faisant écho à d’autres groupes parsemés dans le parc au milieu des tours, d’autres gamins ont surenchéri, même s’ils ne me voyaient pas, ils se sont fait une joie de participer à ce défouloir anonyme !

Un peu à la manière des chiens qui aboient. Vous savez lorsque vous passez au milieu d'un groupe de maison, un chien aboie, et à la suite de ça, plusieurs autres chiens s'y mettent aussi !

Drôle d'image, mais c'est exactement ça !

 

         Il y a donc eu des : "NOM ENCULE", "NOM Bolosse", puis très vite le stade supérieur "NOM fils de pute", … et bien d’autres encore.

 

         Étant donné qu’il faisait noir, et que je n’ai pu distinguer personne en particulier, je ne peux pas faire grand-chose.

         Ma collègue m’a dit que je devrais faire un rapport ; personnellement je ne vois pas vraiment l’intérêt de celui-ci, si ce n’est d’informer simplement l’établissement. Ma collègue a visiblement été marquée par cet événement, qui aggrave le sentiment d’insécurité sur ce trajet.

         Car en plus d’effectuer ce parcours, dans le noir avec peu d’éclairage, de traverser une esplanade ou des groupes de jeune ont élu domicile, il faut aussi écouter le "déblatérage insultant" de nos élèves.

 

Ce n’est pas la première fois que des insultes fusent à la sortie de l’établissement, mais là, c’était davantage virulent de par leurs propos.

 

         J’adore constater tous les jours que les élèves me respectent … c’est ironique bien sûr !

 

 

 

Photo : Passage Jouffroy, Paris.

 

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Published by Proald - dans Collège
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commentaires

Yannick 30/05/2012 12:44

J'imagine que tu participes aux mutations chaque année...
Je ne vois malheureusement que là une porte de sortie à ces difficultés.
Courage ! Il paraît qu'à force de taper à une porte elle finit souvent par s'ouvrir.

Proald 31/05/2012 19:09



Comme chaque année, je fais ma mut' ! Mais jusqu'à présent, sans résultat !



Cristophe 06/05/2012 10:02

Je sais mais ta réaction s'ébruiterait.

Proald 06/05/2012 19:27



C'est vrai ! Comme une traînée de poudre même.



cécile 05/05/2012 23:26

pauvre jeunesse ... je dois avoir "à peine" le double de leur age mais je ne me souviens pas qu'à mon époque les élèves étaient comme ça (bon, il faut dire aussi que je viens du Gard et pas de
banlieue ni d'une grande ville).

Proald 06/05/2012 09:30



Je pense que ça fait des années que c'est ainsi dans les banlieues où nous nous trouvons. Et moi aussi, je n'ai jamais eu ce genre de chose dans mon collège, mais j'étais en province. Même si
j'étais dans un établissement au milieu des tours. Cela n'avait rien à voir avec les banlieues parisiennes !



Armand 05/05/2012 14:29

Cher Proald,
Je connaissais un garçon qui était scolarisé dans une école technique.
Il se vantait de taper sur ses profs quand ces derniers ne lui donnaient pas assez de points ou avaient l'outrecuidance de le punir! Je préfère croire que cet élève avait un "problème
psychologique" que de supposer qu'il portait le gène du meurtre dans son ADN.
Une question qui me taraude: la vie ne serait-elle pas plus facile si l'enseignement n'était pas obligatoire? Je vois immédiatement un avantage collatéral: les enquêtes "Pisa" verraient ton pays
remonter leur score, afin que leurs résultats soient à la hauteur des investissements en personnel de l'EN.
Amitiés

Proald 06/05/2012 09:27



:)



Cristophe 05/05/2012 14:02

Peut-être trouverais-tu moyen d'en parler directement en classe face aux élèves ? Les remercier ironiquement ? Partir de ce que tu as entendu pour faire un cours d'histoire des termes insultants ?

Proald 06/05/2012 09:26



Je ne sais pas de quels élèves précisemment il s'agissait !



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