Partager l'article ! XXII. Lassitude.: A mon entrée dans l’Education Nationale, je détestais les profs qui évitaient ...
A travers ces quelques pages, je vais vous raconter mon arrivée dans la grande
maison de l'Éducation Nationale. La vie réelle d'un jeune enseignant n'est pas toujours la représentation que nous en avons, surtout si cet enseignant se trouve en banlieue parisienne, dans un
établissement difficile.
J'espère que ce blog, ouvrira l'esprit de quelques personnes médisantes auprès des enseignants. Et qu'ils comprendront le quotidien d'un prof.
Surtout n'hésitez pas à lâcher des com (commentaires), pour me
poser des questions, je me ferai une joie de vous répondre, ou tout simplement pour m'encourager à alimenter ce blog, ça fait toujours pléz (plaisir).
Bonne lecture.
Un prof à la dérive.
A mon entrée dans l’Education Nationale, je détestais les profs qui évitaient de se mélanger avec les nouveaux venus, et en particulier les remplaçants. Il se trouve que maintenant, je suis un peu comme ça. Cela me déplaît, mais j’ai eu quelques retours qui m’ont fait réfléchir sur le sujet.
En fait, cela fait maintenant quelques années que je suis dans mon établissement actuel, et chaque année, il y a son lot de nouveaux, qui restent pour la plupart un an, voire deux maximum. Puis il y a les autres enseignants qui eux resteront beaucoup plus longtemps, comme moi.
A chaque fois, je pose la question l’équation suivante : investissement = rentabilité. S’il n’y a pas de
rentabilité, alors je ne m’investis pas. Car à quoi bon, essayer de développer des liens amicaux, avec des collègues qui partiront dans quelques mois.
Je ne ferme pas la porte pour tout l’aspect professionnel, loin de là, mais tout ce qui concerne le relationnel, je le mets de côté, je ne fais pas d’effort particulier pour créer le lien avec ces nouveaux collègues.
Je sais bien que ce n’est pas sympathique de ma part, mais depuis les (nombreuses) années que je suis ici, j’ai fait des efforts sans avoir eu de retour à chaque fois. Car lorsqu’un collègue est muté, généralement, il tourne la page et ne garde pas contact avec ses anciens collègues.
Je ne cherche pas à "rentabiliser" mes liens amicaux, mais ça fait toujours mal de constater que je me sens proche de mes collègues, qui ne font absolument rien pour garder contact une fois mutés.
C’est peut être une forme de lassitude de ma part.
Photo : Opéra Garnier, Paris.
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Le reste
est là ...
Pour lire le 1er article, il faut lire le dernier !!! (c'est du plus récent au plus ancien)
Lexique.
Grand corps malade : Education
Nationale.

aurélie
En effet, le terme "protection" est peut être plus adapté dans ce cas.
Les amitiés professionnelles, cela aide parfois (horaires, mutations, promotions...).
Et les "relations" les plus utiles sont celles qu'on se fabrique soi-même!
Amitiés
Oui, il faut peut être distinguer les différentes "sortes" d'amitié.
Malgré tout, ton "investissement" ou ta disponibilité, n'est pas la même suivant la relation présente et future que tu peux avoir avec la personne en question.
Et finalement, en effet, la distance que mettaient les anciens avec nous à nos débuts était peut-être due à cette lassitude aussi.
Je n'aimais pas cela, lorsque je suis arrivé comme nouveau dans l'établissement, et finale, je deviens quasi identique sur ce sujet ...
Bah... t'as bien raison,les gens ne sont jamais reconnaissant.
a+ Vince.
@+ et bon week end ensoleillé.
Drôle de comparaison :)
j'ai gardé contact avec des gens partis bien loins ,et que j'ai vu parfois que 3 mois . Y en a un qu'est aux pays-bas en ce moment , alors pour le téléphone ;-)
et je suis pas le seul . J'ai aussi gardé contact avec une copine , alors que j'avais changé d'école en maternelle .
mais bon avec Facebook , il est beaucoup plus simple de parler contact avec des gens de passage , ( mais avec qui j'ai eu le temps de développer des relations amicales ,je précise) mais en CM2 ( et j'ai encore des copains de CM2 dans le répertoire du téléphone fixe) j'avais ni portable ,ni facebook :
C'est vrai qu'il pourtant beaucoup plus simple de garder contact aujourd'hui avc tous les moyens de communication dont nous disposons.
C'est notre lot à tous. Mais ce n'est pas réservé aux profs qui mutent. Ma femme a quitté l'entreprise où elle a travaillé 7 ans et les liens se sont peu à peu distendus et maintenant 3 ans plus tard, elle n'a plus contact qu'avec un seul de sa vingtaine d'anciens collègues. Chacun est embarqué dans le fleuve de la vie ....
Je trouve ça plutôt "moyen", mais bon c'est la vie, oui en effet.