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XIII. L'exemple des profs !

24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 16:06
         Vers le début de l'année, avec une classe de 4ème, nous faisions un exercice où les élèves devaient écrire quelques mots, je passe dans les rangs et là je vois sur une feuille d'élève le mot suivant : "profaisaire". Ce mot m'interpelle et m'oblige à poser la question suivante à l'élève : "Qu'as-tu écris là ?". Il me répond, sûr de lui "professionnelle monsieur".
         Vous prenez un coup monstrueux sur la tête, ça vous fait mal au cœur. Voir qu'un élève de 4ème fait une erreur aussi grossière témoigne qu'il ne sait ni lire ni écrire. Je le vérifie d'ailleurs sur les cours suivants.
         Je comprends maintenant pourquoi il ne prenait quasiment pas les cours. Ce n'est pas qu'il ne voulait pas, c'est qu'il ne pouvait pas.
 
         Quelques cours plus tard, je ramasse une feuille d'exercice. Je demande donc aux élèves d'inscrire leurs noms. Je me trouve à côté de l'élève en question. Et sa camarade dit : "Si ça se trouve il ne sait même pas écrire son nom !". Je la reprends et lui dit qu'il ne faut pas se moquer de ses camarades. Et j'observe l'élève qui tente d'écrire son nom, il n'est pas sûr de lui, il a la main fébrile. Il fait même une faute comme l'avait prédit sa camarade. Il s'y reprend donc à 2 fois pour écrire son nom sur la feuille.
         Ce genre de chose vous fait froid dans le dos.
 
         Lors du contrôle suivant, je me rappelle même l'avoir "un peu" aidé, et avoir fait mine de ne rien voir lorsqu'il a copié sur sa voisine.
 

         Le pire dans tous ces événements, c'est qu'il passera probablement en 3ème. Car à quoi bon lui faire redoubler sa 4ème, ce n'est pas en 4ème que nous pourrons lui apprendre à lire. Ce pauvre gamin n'a pas sa place ici. Et j'en suis le 1er catastrophé. Il serait urgent de créer des classes spécifiques pour ces élèves laissés sur le bord du chemin…

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Published by Le prof à la dérive - dans Chapitre 2 : Néotitulaire (2006-2007).
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commentaires

Christine 25/10/2012 15:06

Nous retrouverons certainement cet élève, à l'issue de sa 3ème, en lycée professionnel... avec tous les problèmes que cela suppose. Au mieux il se mettra dans le fond de la classe et se fera
discret, au pire ce sera un élève perturbateur et très agité, au milieu d'une trentaine d'autres élèves qui auront le même profil...

Proald 26/10/2012 10:16



Ah oui, car le problème n'est pas résolu d'une année à l'autre, au contraire, il s'agrave !



yaya30 07/10/2012 16:13

Je ne comprends pas pourquoi ils l'ont fait passer en CP !
Mais sinon c'est pas en le laissant copier sur sa voisine que tu va l'aider !
Tu devrais proposer aux parents de l'inscrire dans une section d'aide spécialisée du collège (s'il y en a une)

Proald 08/10/2012 19:42



Ce n'est pas si simple que ça ! Car tu ne peux pas faire redoubler "anormalement" un élève. De manière générale, ces 2 ans maxi à la fin du collège. Donc si un élève arrive avec 2 ans de retard
en 6°, ce qui arrive, dans ce cas, il ne redoublera pas une seule fois au collège.



GT-Alex 13/12/2008 18:08

Voià une situation extrêmemnt difficile. Votre réaction n'est pas mauvaise, mais pourquoi ne pas lui avoir parlé de cela après les cours ?

Ce n'est peut-être pas à l'origine l'essence de votre poste, mais visiblement personne ne fait rien pour l'aider, et si ce n'est pas vous, ce ne sera personne.

Je suis d'accord qu'il faudrait des classes spécialisées, malheureusement tant qu'elles n'existeront pas, il faudra compter sur l'initiative de certaines personnes. Certes cela vous ferait perdre votre temps personnel au début, mais redonner une certaine autonomie à cet élève vous en ferait gagner bien plus par la suite, et lui rendrait un grand service.

Proald 14/12/2008 21:16



Tout simplement parce que je me doutais que le problème avait été abordé précédemment par le prof principal ainsi que l'administration qui connaissait déjà le problème au préalable. Il est par
contre dommage que ces personnes n'aient pas informés tous les collègues.
Des classes spécialisés existent, mais elles étaient complétes à l'époque. Le problème c'est qu'il est clairement impossible de s'occuper de cet élève en cours, car que puis-je faire des autres,
même si leurs donne du travail et les laisse en autonomie, j'obtiendrais à coup sûr des problèmes de discipline par la suite ...



florilège 08/07/2007 14:56

PS: quand t'en as marre que je fasse des réponses de 3 pages, tu le dis, hein? (^_^) Je suis une délayeuse professionnelle... Sur ce, j'y vais, bonnes vacances.

Le prof à la dérive 08/07/2007 16:58

"Délayeuse professionnelle", mais alors tu peux devenir formatrice IUFM si tu le souhaites. Tu as toutes les qualités requises.

florilège 08/07/2007 14:50

Je n'avais absolument pas pris ça pour une attaque personnelle (quand on est enseignant(e), sûre que tu appuieras, faut s'endurcir un peu et ne pas se vexer au moindre petit détail ou argument, sinon on devient vite suicidaire vu le nombre de critiques et réflexions qu'on subit habituellement (^_^)). Je me contentais juste d'apporter ma maigre participation au débat. J'ai retrouvé le livre dont je t'avais parlé (Entre les murs) et un commentaire de je ne sais plus quel magazine disait "Ce livre est plus utile que tous les débats nationaux sur l'école". C'est juste pour ça que je répondais, parce que l'on ne trouve pas de réponse lors des interventions des ministres de l'éducation, lors des débats théoriques sur l'école, lors des cours de l'IUFM mais seulement en discutant et en faisant se croiser les expériences de personnes qui sont confrontées au terrain. On n'est alors plus dans la théorie, dans l'idéalisme, mais dans la dure réalité. Idem pour ton inspection avec cet inspecteur qui te dit que mince quand même il y avait un petit peu de bavardages et qui ne réalise pas que parfois les élèves s'en fouttent, que parfois les élèves se (te) battent, que parfois les élèves s' (t') insultent... Il y aurait comme un léger décalage entre lui et toi que ça m'étonnerait pas... (^_^)En parlant d'élèves qui ne savent pas lire à l'âge requis, il y avait cet élève de CM1 qui savait à peine déchiffrer et qui était venu avec un couteau à l'école. Il était pris dans une histoire de drogue et avait peur de représailles de la part de la bande adverse. Lire, est-ce pour lui la priorité? Ou alors est-ce déjà arriver à survivre? On est alors un peu loin de l'idée que l'on se fait de l'école primaire...

Le prof à la dérive 08/07/2007 16:56

Le décalage ne se situe pas uniquement entre l'inspecteur et l'enseignant, mais plutôt entre les enseignants et le ministère. Le système entier de l'éducation nationale est à repenser. A l'heure actuelle, la priorité est la suivante :  "ne pas faire de vague".Bien triste réalité que ton élève de CM1 :-(

florilège 08/07/2007 12:20

En tant qu'instite, je me permets de répondre sur le fait que l'élève en question soit arrivé en 4ème sans savoir ni lire ni écrire, sachant que la réponse n'engage que moi et non tous mes collègues. Le problème, à mon avis, est surtout lié au fait que les redoublements sont pointés comme inutiles par l'Education Nationale, ce qui n'est pas toujours le cas, (ma collègue a fait redoublé deux élèves de CP, un des deux sait maintenant lire), mais ce qui peut aussi parfois être vrai, à voir les statistiques à cause de problèmes de "stigmatisation"..., je ne dis pas que le redoublement est la solution à tous les problèmes, loin de là.. Cela dit certains enfants ont besoin de plus de temps et le redoublement n'est pas toujours inefficace. Seulement en primaire, l'école fonctionne dorénavant par "cycle" et un enfant n'est censé redoubler qu'une fois seulement à l'intérieur du cycle, le plus souvent en fin de cycle (= en GS, en CE1 ou en CM2), ma collègue est donc "hors la loi" en ayant fait redoubler des enfants en CP (ce n'est pas la fin d'un cycle). Cela part d'un bon sentiment: laisser le temps aux élèves d'évoluer à leur rythme = s'il ne sait pas lire en fin de CP, on lui laisse encore tout le CE1 pour apprendre. C'est louable mais dans les faits un enfant de CE1 qui n'a pas un niveau de CP va être plus perdu qu'autre chose, il fera moins de lecture que s'il était resté au CP et ça fait aussi que l'enseignant de CE1 se retrouve avec un triple niveau: des enfants de CE1 qui ont un niveau CP, d'autres CE1, certains de CE2 pour les élèves qui ont le plus de facilités... Même si l'enseignant s'adapte pour lui faire un programme niveau CP en lecture je ne suis pas sûre que ce soit la meilleure solution. Il peut aussi être complètement noyé et accumuler les lacunes.J'étais prise dans ce genre de dilemne en fin d'année et je le serai sûrement tous les ans. J'ai des enfants de moyenne section (les écarts entre enfants à seulement 4 ans sont hallucinants) qui n'ont pas le niveau pour entrer en grande section. Cela dit, peut-on faire redoubler un enfant de moyenne section (si vous suivez, normalement non puisque ce n'est pas la fin d'un cycle)? Faut-il leur laisser un peu plus de temps avant de prendre ce genre de décision? Une année supplémentaire sera-t-elle suffisante pour les mettre à niveau? Comment, en tant que parents, peut-on accepter le fait que son enfant soit déjà en difficulté à 4 ans et donc accepter un éventuel redoublement? J'ai donc fait passer ces enfants en grande section. J'adapterai le travail pour eux. Sachant que c'est un leurre: ils seront en grande section mais auront un programme de moyens (si possible en accéléré pour essayer de rattraper le niveau). Autre question: faut-il leur faire redoubler la grande section de maternelle l'année prochaine s'ils restent en difficulté alors que l'on ne pourra pas leur faire redoubler le CP s'ils ont déjà redoublé la grande section (pour compliquer les choses la grande section est comprise à la fois dans le cycle 1 et le cycle 2)? En bref, un peu casse-tête... Et on est surtout destabilisé par la facilité de certains à apprendre et, au même âge, par les difficultés des autres. Pourquoi est-ce que ces deux enfants n'arrivent pas à apprendre? Pourquoi est-ce que les 12 autres ont bien compris que le jaune s'appelle jaune, qu'un rond s'appelle un rond, qu'après 14, c'est 15 et que cet élève-ci n'a pas compris alors qu'il l'a entendu autant de fois que ses camarades? Comment faire pour que cela finisse par rentrer? (si quelqu'un a la solution je suis preneuse)Cela dit, pour cet élève qui ne sait pas lire en 4ème ni écrire son prénom, il y a peut être aussi un autre problème: certains enfants n'ont pas assez de capacités pour savoir lire et écrire dans une classe traditionnelle. Il relève alors de ce qu'on appelle l'éducation spécialisé, l'AIS. Pour envoyer un enfant en CLIS (classe spécialisée), il faut l'accord des parents. Si les parents refusent, l'enfant reste dans un parcours traditionnel et accumule les lacunes au fil des ans. C'est aussi comme cela que l'on en vient à de telles extrémités. J'ai entendu dire un jour "encore heureusement que les parents sont ceux qui ont le dernier mot pour l'orientation de leur enfant", je ne suis pas sûre que la fin en soit toujours heureuse pour les enfants. Non pas que les parents sont des gens inconscients, qui n'écoutent pas les profs, qu'il faille les blâmer... Mais seulement parce que cela doit être très dur pour un parent de s'entendre dire que son enfant n'a pas le niveau pour apprendre avec les autres, que certains se leurrent en les laissant dans un cursus classique parce que c'est difficile à accepter.Dans un monde parfait, tous les enfants sauraient lire en fin de CP. Dans un monde parfait, tous mes moyens auraient le niveau pour entrer en grande section. Ce n'est malheureusement pas le cas.

Le prof à la dérive 08/07/2007 13:29

D'entrée, je précise que je n'accuse pas les instits de ce cas là, ni d'aucun autre cas d'ailleurs (je suppose que tu l'avais bien compris).Nous sommes tous différents et nous avancons tous à notre propre vitesse. Certains avance lentement, et ont besoin d'aide spécifique. Maintenant, il est dommage que les moyens ne soient pas présents pour répondre aux problèmes. Que ce soit la famille qui refuse ou bien le nombre de places limitées pour les classes spécialisées, le résultat est identique et catastrophique.Merci pour ton explication plus que détaillée.

pandora 11/05/2007 12:11

je suis tres interessée parce que tu raconte car je préfère le CAPES et l'AGREG d'histoire, autant par passion pour ma discipline que pour mon enve de transmettre des raisonnements et aider les élèves à apprécier la culture...Je ne suis pas surprise par ton témoignage, j'ai moi même été élève de ZEP et je travail avec des enfants et des ados issus de quartier difficile. J'ai souvent donné des cours de soutien et des cours particuliers de français et de philo, et mon constat est le même : dans une grande majorité des cas, les élèves apprennent par coeur (quand il le font !) des règles qui ne signifient rien à leurs yeux. Ils ne maîtrisent pas les règles de base de l'orthographe et manquent vraiment de vocabulaire...Le problème vient je pense de l'école primaire, où les enfants sont trop nombreux dans les classes, ce qui ne permet pas de diagnostiquer les difficultés particulières de chaque enfant...Bilan : à l'entrée au collège certains enfants ne savent pas lire, et il est difficile de rattraper les dégats... Et l'on va vers une réduction des postes dans l'enseignement...C'est inquiétant pour l'avenir des jeunes générations, et je crains que seuls les plus aisés, domiciliés dans les centres villes aux lycées réputés, scolarisé dans des lycées privés, ou ayant les moyens de se payer des cours particuliers parmi les grandes agences couteuses...L'éducation, comme la justice, et l'économie, fonctionnent indubitablement à deux vitesse dans notre pays ! 

Le prof à la dérive 11/05/2007 13:05

Et après on nous rabache, une vague histoire "d'égalité des chances", ils en ont même créés un ministère.

volcanique 28/04/2007 13:11

Ceux qui fait le plus peur dans ton article, c'est pas le fait que l'eleve ne sache pas lire ni ecrire mais c'est , et tu le dis toi meme et pas mal de monde aussi dans les comms, qu'il est trop tard pour lui =/.Ca, ca fait flipper. La faute au system, au parent (savent ils ecrirent / lire ?)... mais je le repete ce qui me fait peur c'est que cet eleve est enterré pour beaucoup de monde deja  :'(

Le prof à la dérive 30/04/2007 13:37

Le pire, c'est que nous espèrons que l'élève ne vienne pas en cours pour tout casser, puisqu'il n'a plus grand chose à perdre...

titounet 28/04/2007 10:50

Enseignante moi aussi, je suis d'accord avec vous sur bon nombre de points. Cependant vous reprochez à vos eleves de n'avoir aucune orthographe. Avez-vous relu vos textes truffes eux aussi... de fautes d'orthographes et de grammaire ?. Par exemple "j'en suis raviT... Dommage ! A part cela , je ne suis pas du tout une empecheuse de tourner en rond...

Le prof à la dérive 30/04/2007 13:13

Désolé pour les nombreuse fautes, je fais mon maximum pour les corriger, mais je ne suis pas franchement doué pour l'orthographe et la grammaire.
Une précision, je ne reproche pas à mes élèves leurs fautes, je dis simplement qu'ils font des fautes, nuances. Je ne pense pas faire autant de fautes que mes élèves, enfin je l'espère.

Bahia 26/04/2007 20:19

Tiens, d'ailleurs, comment expliquez vous, de votre point de vue, que le niveau an lang franssaiz ait si dramatiquement baissé alors que tant de facteurs semblent jouer pour une meilleure éducation?

Le prof à la dérive 30/04/2007 13:04

C'est une bonne question. Mais je ne pense pas connaître les multiples facteurs...
Déjà, a mon époque (pas si lointaine), le niveau de français était plus faible que celui de mes parents. Je pense que vous vous en rendez compte en trouvant des fautes sur mes textes...
L'éducation nationale semble priviligier certaines connaissances au détriment du français, liè à un manque de soutien des parents pour aider leurs enfants, il s'agit peut être de cette combinaison...

Nina 25/04/2007 23:28

Le problème, c'est qu'on ne fait plus redoubler les gamins...

Le prof à la dérive 26/04/2007 14:02

Et dans ce cas, il n'y a vraiment aucune utilité à le faire. Il faudrait le mettre dans une classe adaptée, mais où ?

michel 25/04/2007 17:18

Ce qui m'horrifie, c'est que l'on s'apercoit de ca en 4ème ! Que s'est il passé avant ? Pendant les 5 années de primaire? Comment peut on laisser ces gosses se noyer dans ces classes ?  Quel avenir envisager pour eux ?

Le prof à la dérive 26/04/2007 14:01

Ce genre de problème doit être réglé à la source, comme vous le disez, c'est au primaire qu'il faut effectuer ce contrôle. Mais les places pour rentrer dans des classes spécifiques sont très limitées.
L'avenir paraît bien terne pour eux...

Bahia 25/04/2007 15:43

Marc le Bris a écrit un excellent livre là-dessus, très éclairant sur le système choisi depuis maintenant un paquet d'années. Il en ressortait notamment que pour que les enfants apprennent à lire et écrire, il fallait en fait que ce soit les parents qui le fassent, le soir, après leur journée, j'entends par là au-delà de l'aide normale aux devoirs, il fallait commencer une seconde journée. Ca faisait assez peur. Sinon il y avait aussi ce type dont je ne me souviens pllus le nom qui a écrit "la fabrique du crétin", ancien hystérique de la doctrine mai 68, il avait fait le même chemin que l'instituteur le Bris et craignait beaucoup pour la suite.
Vous les avez lus?

Le prof à la dérive 26/04/2007 13:57

Personnellement, j'ai lu "la fabrique du crétin" de Jean-Paul BRIGHELLI. Ce livre parle beaucoup de l'IUFM, il est très intérressant.

Fremen10 24/04/2007 17:53

Malheureusement pour toi, pour cet élèves la et pour les autres profs ce n\\\'est pas un caas isolé. En effet tu te rendras compte qu\\\'il y a de plus en plus d\\\'élèves qui, soit sont incapables de lire et d\\\'écrire convenablement (j\\\'entends par là au niveau attendu) soit qui ont une pauvreté de vocabulaire effroyable.J\\\'ai encore souvenir d\\\'un élève mon année de stage me demandant ce que voulait dire "indiquer" . J\\\'ai plus récemment eut à faire à un frère et une soeur dans une classe de 6ème ne sachant pas lire ce que j\\\'écrivais au tableau, un camarade dictait pour le frère. La petite s\\\'étonnait qu\\\'on puisse donner un nom aux montagnes.Ca me fait mal au cour de voir ça surtout que nous ne pouvons pas les attendre ils finissent donc irrémediablement sur le bord de la route. Demandez à les envoyer en SEGPA (vous vous heurterez aux parents) demandez le redoublement (vous vous heurterez au principal) mais cela n\\\'aboutit pas. Aujourd\\\'hui l\\\'école est dans une impasse car incapable de traiter ce qui n\\\'avait pas été prévu. Un collège unique où les différences sont démesurés et l\\\'hétérogénéité des classes quasi ingérable (entre celui qui est au niveau attendu et fait l\\\'exercice en 5min et les 23 autres à qui il faudra 15min, 30min et 55min). La voilà l\\\'école d\\\'aujourd\\\'hui, et tout le monde nous tombe dessus pour résoudre tous les problèmes alors que dans le même temps on nous sucre des postes et les moyens.En SVT on nous demande de faire des T.P, de promouvoir les sciences, mais on nous gonfle les classes en tirant les DHG au plus juste, on préfère payer une heure de vaisselle que de labo (comprenez la vision qu\\\'ils peuvent avoir de notre travail).Tant que nos dirigeant ne voudrons pas réfléchir à une réforme globale dans laquelle on prendrait réellemnt les disparités importantes qui existent en compte où on arretera de balancer des prof sur 2 voir 3 bahuts.,qu\\\'on réfléchira à stabaliser les équipes, qu\\\'on donne réellement des moyens de travailler mieux en commencant par faire le ménage dans les rectorats ou règne l\\\'incompétence.Et puis il faudrai que les parents fasse sérieusement leur boulot, disent non à leurs enfants, leur donnent du temps plutôt que des cadeaux et de l\\\'argent, suivent ce qu\\\'ils font, vérifient le cartable....Ce genre de sujet me met hors de moi  tellement  il y a à faire...

Le prof à la dérive 26/04/2007 09:49

Grâce à ton commentaire, je pense que nous voyons l'empleur du travail à accomplir. Le bout du tunnel est encore loins.

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Jean Dell : L'instituteur.

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