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XIII. L'exemple des profs !

1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 22:54

 

Tout d’abord, je ne sais pas si je fais bien d’aborder ce sujet, car des personnes pourraient mal interpréter mes propos. J’espère qu’il n’en sera rien, je suis probablement un peu trop utopique ! Mais bon, je me lance.

 

         J’ai remarqué une chose, certaines familles d’élève, ont des difficultés supplémentaires concernant l’éducation de leurs enfants, comparé à d’autres familles. Pourquoi ? En fait, j’ai l’impression (ce n’est qu’une impression, je ne fais aucune affirmation) que culturellement parlant, ils sont davantage tactile, tant au niveau du langage, lorsqu’ils discutent avec vous, ils vous touchent facilement le bras, pour vous parler, … mais également dans le cadre de l’éducation de leurs enfants.

 

Moi-même, il ne me semble pas avoir été particulièrement désobéissant dans mon enfance (surtout comparé à mes élèves), malgré tout j’ai eu quelques réprimandes, ce qui n’a pas fait de moi un enfant martyrisé par ses parents. De temps en temps, apprendre qu’il y a des limites de manière physique n’est pas forcément un mal, et montre la limite à ne pas atteindre.

 

         Mais dans notre cas, cela pose parfois problème, car certains parents ont du mal à dialoguer avec leurs enfants, du coup la seule limite connu est la gestuelle (sans toucher) ou les tapes (légères) sur la tête (appelé chiquette).

Mais les parents sont rappelés à l’ordre pour stopper ces "violences", par l’administration (collège, assistante sociale ou autre), car parfois ça peut déraper. Du coup ils sont complètements désarmé face aux difficultés que leurs enfants procurent. Ils ne savent pas comment agir autrement.

         Résultat, lorsque nous contactons les parents pour leurs expliquer les difficultés que nous avons, ils vous répondent un : "Mais vous savez ici nous n’avons pas le droit de frapper nos enfants !".

La 1ère fois ça ma laissé sans voix. Maintenant je réponds, … mais pas forcément bien …


Photo : Le parc de Belleville, Paris.

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commentaires

svtzep 29/03/2009 12:56

merci proald de lancer ce type de sujet , il y a trop de TABOUS dans cette profession (comme les principaux qui essaient d'étouffer des affaires, les rectorats qui couvraient de silence les profs pédophiles..pour amener à la dérive inverse: http://m.marianne2.fr/index.php?action=article&numero=134634#1 ) et nos IUFM nous form'... euh ne nous forment pas du tout... etc...

pour ma part j'ai comme vous été confronté à de tels problèmes..le père absent qui propose de venir à la sortie pour rouer de coup son fils avec le nerf de boeuf... le père qui frappe violemment son enfant en réunion parent prof...
la baffe est en effet un échec... est on en effet passé avant par les autres moyens (pas de télé ni ordinateur dans la chambre, privé de console et de sortie..)... souvent ce n'est pas le cas...
je pense que pour des cas limités la baffe doit être accompagné des mots à la "psy": je te baffe car je ne sais plus quoi faire d'autre pour te faire entendre raison et parce que je préfère que cela soit moi qui te la donne plutôt qu'un inconnu qui ne voudra pas forcément ton bien..."
mais bon je sais bien que les pauvres parents immigrés à qui l'on dit de ne pas frapper leurs enfants alors qu'ils ont au pays une éducation qui correspond à celle de nos grands pères... sont encore loin d'intégrer ce type de phrase à la Dolto.
Je me dis souvent que pour ce type de baffe de la dernière chance (qui ne doit pas être une habitude)... si ce n'est pas le parent qui la donne cela sera la société au dépend du gamin.
C'est d'ailleurs pour cela lorsque je vois des élèves arrivés péniblement en 3ème au bénéfice de l'âge , d'un redoublement déjà effectué alors qu'ils n'ont pas du tout le niveau et qui n'ont besoin que d'une chose: faire des stages pour se rendre compte que les règles qu'ils ont imposées à leurs parents et au collège ne fonctionnent pas sur le marché du travail.
On en vient alors au débat de l'illusion du collège unique et de l'absence de véritable orientation avant la 3ème...

Proald 30/03/2009 08:33


Merci pour le lien qui ^permet d'éclairer la face caché des accusations à tord.


Chris-Tian Vidal 21/03/2009 10:49

Pourquoi empêcher les parents de foutre une bouffe à leurs enfants s'ils la méritent ? Quand mon père m'en mettait une, ça me calmait bien !

Proald 22/03/2009 13:35


C'est comme tout, il ne faut pas en abuser.


cpe 14/03/2009 17:07

le plus respecté ou le plus craint?
Dans l'établissement ou je suis un prof vient de faire ses excuses à la famille d'un enfant à qui il avait mis une petite baffe.
Le principal avait voulu étouffer l'affaire mais les élèves ont refusé de monter en cour avec ce prof (toutes ces classes ont refusé).

Proald 17/03/2009 21:29


Une subtilité importante ...


lailanie 12/03/2009 23:32

ca me rappelle un ancien prof d'allemand à moi qui n'hésitait pas à nous foutre son pied au cul !! C'était le plus respecté du collège....

Proald 17/03/2009 21:20


C'est une époque qui n'existe plus, et je n'en suis pas mécontent d'ailleurs, car certains prof en abusaient ...


cpe 04/03/2009 11:12

cela me fait penser à la pétition européenne contre la féssée.Féssée déja interdite dans les pays scandinaves.
Pour moi qui ne suis pas papa et qui serait pourtant de l'ancienne école.
la gifle et la féssée vont bientot ne plus exister.
Il y a unanimité des psy et des scientifiques (c'est rare) pour dire que cela ne sert à rien pour l'enfant et que c'est un geste de faiblesse de l'adulte.

Pour moi quelquesoit sa culture ne pas réusir à se faire obéir de ses enfants sans les frapper c'est grave. Dans mon établissement on propose une aide à la parentalité (éducateur)dans ce cas.

Proald 04/03/2009 14:38



Arrivé à la gifle c'est une sorte d'échec, mais des échecs il en faut et puis ça permet aussi d'extérioriser le tout.



clem 03/03/2009 23:48

Une chiquette ? Je ne connaissais pas l'expression. Si une assistante sociale effectue signalement pour une chiquette ça alors c'est grave.. c'est elle qui devrait recevoir une chiquette..
si elle fait leçon de morale elle doit recevoir chiquette..
pauvres parents martyrisés. Je vais faire signalement pour eux.. lol
bonne soirée
clem

http://clem28.vip-blog.com/

http://www.clementine-severin.com/ .

Proald 04/03/2009 14:36


Je ne pense pas qu'il y ai un signalement d'éffectué pour une "simple" chiquette. Mais bon !


piol 02/03/2009 15:03

Bonjour,
une fois de plus je suis tout à fait d'accord avec ce que tu décris... C'est tout à fait ça, le désarroi des parents qui n'ont plus le droit de frapper (légèrement) leurs enfants, et qui du coup perdent toute l'autorité qu'il leur restait! Attention, je ne suis pas pour les enfants battus, mais comme tu le dis si les tapes font partie de leur éducation, de leur culture, il suffit qu'on les interdise et les parents n'ont plus vraiment leur place.
Je me souviens d'un papa venu me voir lors d'une rencontre parents-profs pour me donner le droit de taper son fils à la moindre incartade, m'expliquant bien qu'il me donnait l'autorisation et que je ne risquais rien, il ne porterait pas plainte! Le plus drôle c'est que lorsque je lui ai répondu que ce n'était pas possible, que je n'en avais pas le droit, il a tout de suite trouvé la solution : au moindre problème je l'appelle et il se charge de le corriger dès son retour à la maison. Comme ça, je ne risque rien! Emporté dans son élan, il m'a même dit qu'il pouvait lui casser un os avec un marteau! Bigre... Ceci dit c'était un père aimant, peu présent à la maison (à cause du boulot en horaires décalés) et qui voulait absolument que ses enfants réussissent mieux que lui et travaillent bien à l'école.
Bien sûr je n'ai jamais utilisé sa 'solution' mais le petit a du avoir le doute, parce qu'il s'est assez bien tenu ensuite.
Ca me fait aussi penser à quelque chose qui s'y rapporte, quoiqu'il ne s'agisse plus des parents. Il me semble que cette interdiction de frapper développe chez les élèves le sentiment de 'leurs droits'. Sentiment qui est déjà très présent! C'est un sujet qui revenait sans arrêt dans mes cours : les élèves qui se révoltent en disant qu'on n'a "pas le droit" de les punir de telle ou telle manière, ou de les exclure, ou de leur prendre leur carnet... Pas le droit de toucher à leur mp3 qu'ils refusent de donner, à leur casquette qu'ils remettent toutes les 10 secondes, etc... Ils menaçaient très souvent d'aller se plaindre auprès de la principale (qui heureusement ne faisait qu'en rire), de leurs parents, de leurs grands frères ou sœurs. Évidemment je trouve qu'il est très important que nous ayons des limites, et ne souhaite pas être injuste ou abuser de ma position d'enseignante, mais tout de même il m'est arrivée de ne plus supporter tous ces droits qu'ils brandissaient au moindre incident. Il me semblait parfois qu'ils avaient en effet tous les droits et nous, aucun. Ils peuvent nous provoquer, nous pousser à bout, nous cracher dessus (au sens propre), être insolents, nous pourrir nos cours, mais si nous avons le malheur d'en tirer un par le bras pour le mettre dehors (car évidemment il refusait de sortir) on est aussitôt accusé de l'avoir frappé, tabassé même...
Nous n'avons aucun moyen d'action!
Je ne sais qu'en penser. Evidemment ce sont des enfants, et il faut absolument les protéger, mais tout de même, j'en ai assez de les voir revendiquer leurs droits sans arrêt, sans jamais que l'idée de leurs devoir ne les effleure.

Proald 04/03/2009 14:34


Merci pour ton soutien.
Comme tu le dis très bien, les élèves connaissent et revendiquent leurs droits par contre leurs devoirs ...


Clément 02/03/2009 13:18

Je ne confond pas éducation et maltraitance, je dis juste que, dans un cadre institutionnel, il ne peut pas y a voir d'autre discours acceptable que celui qui tente de limiter le recours a la force. Quand il s'agit d'enfant, c'est de l'éducation, mais si un flic me met une baffe pour me remettre les idées en place un soir ou j'ai trop bu (c'est un exemple) je porterai plainte, pourquoi décider qu'il en va autrement pour nos élèves? Si la violence est inacceptable pour les adultes, on peut raisonnablement penser que ça l'est au moins autant pour un enfant.
De plus, on parle de respect (un bien grand mot), le recours a la force n'inculque pas le respect, mais la peur, et l'idée que la loi du lus fort est toujours la meilleure...Et ça, je crois pas que nous voulions le transmettre a nos élèves.

Proald 04/03/2009 14:31


Comme tu le soulignes, les "baffes" sont accordées uniquement dans un cadre familiale, si il s'agit d'une personne extérieure cela devient dangeureux.
Maintenant il y a des dérapages, si toute fois nous pouvons appeler ça un dérapage. Le plus connu est probablement la fameuse baffe de M. Bayrou. Il y a plusieurs années, il avait mis une
baffe à un jeune lui faisant les poches. La vidéo est encore en ligne sur Dailymotion : http://www.dailymotion.com/video/x1olfb_bayrou-mets-une-baffe_news


Kévin 02/03/2009 11:12

Une "baffe" n'est pas forcement necessaire pour éduquer ses enfants ^^

Proald 04/03/2009 14:24


Si il n'y a pas de "baffe" c'est forcément mieux !


aurelie 02/03/2009 10:13

pour ma part j pense ke les gens confonde un peu education et maltraitance. une baf de tps en tps ça remet les idees en place si on en fait pas une habitude.

Proald 04/03/2009 14:23


Comme tu dis, ça ne doit pas être une habitude, donc pas de temps en temps justement.


Clément 02/03/2009 08:36

Waouh...Je crois que ça va devenir chaud sur ce sujet, disons, sensible.

Personnellement je considère que la violence physique n'a jamais été un acte éducatif, ne serais-ce que parce que ça n'a pour but que de soulager celui qui donne la baffe. De plus, on voit souvent dans les cours de récré des élèves qui se foutent des baffes parce que c'est la seule chose qu'ils connaissent.
Ben oui, eux aussi posent des limites a leurs petits camarades, et comme a la maison, la limite est posée physiquement...

La sanction sans langage est totalement inutile, voire contre-productive. Je renvoie a la lecture d'E. Prairat pour ça, il l'exprime bien mieux que moi.

Enfin, pour finir cette intervention, le role du prof n 'est pas le même que celui des parents, on se place ici en tant que professionnel, qui ne peut pas, en aucun cas, jamais (je crois que je suis clair) cautionner l'utilisation de la force de la part des parents...Apres, on peut comprendre, aider, dialoguer, mais jamais encourager.

Proald 02/03/2009 09:56


Je n'encourage pas la violence des parents. Mais les parents doivent savoir se faire respecter. Et ce n'est pas toujours le cas. Il y a 1000 moyens de procédés : interdiction de sortie,
supprimer la console, ... l'éventuelle "baffe" arrive en dernier bien sûr.


fab 02/03/2009 00:18

Ouais, c'est un peu n'importe quoi cette "nouvelle éducation" où donner une baffe a son enfant est presque considéré comme un crime. Je m'en suis pris des baffes dans la gueule, des coups de pieds au cul, ça n'a pas fait de moi une personne traumatisée et j'en remercie aujourd'hui mes parents même si à l'époque je trouvais ça "scandaleux". Une chose est sûre, si j'ai des enfants et qu'ils font des conneries, ça se réglera à "l'ancienne" quoi qu'en disent ces bouquins sur comment bien élever son gosse. Pour ce qui est du dialogue, oui c'est important mais s'il ne s'accompagne pas d'un geste fort (grosse claque ou quoi) il ne restera certainement pas gravé dans l'esprit de l'ado, du moins c'est ce dont je m'en rappelle, ou alors c'est juste que j'étais un ado maso, je ne sais pas :D

Proald 02/03/2009 09:52


Merci pour ce témoignage.


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Pour lire le 1er article, il faut lire le dernier !!! (c'est du plus récent au plus ancien)

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Jean Dell : L'instituteur.

Les Fatals Picard : La sécurité de l'emploi.

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