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XIII. L'exemple des profs !

22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 20:26

 

Cette année j’ai une élève qui redouble. Elle l’a fait suite à son absentéisme important lors de la dernière année scolaire. Résultat malgré tout le travail qui avait été fait pour palier à ce problème durant toute l’année, la décision du conseil de classe du 3ème et dernier trimestre 2008, a été de faire redoubler l’élève, car le niveau paraissait faible et n’avait pas pu être jugé de manière correcte suite à ses nombreuses absences.

La voilà donc entrain de redoubler, et là c’est la catastrophe, depuis le début de l’année je l’ai vu 1 ou 2 fois je ne sais plus exactement !!! Depuis mi Septembre, c’est devenu un fantôme !

Dans ces cas là je me dis que c’est vraiment inutile de faire redoubler l’élève, elle va perdre une année pour rien.

Malgré un signalement de niveau 3 au rectorat, si je ne m’abuse. Oui, oui, il existe des niveaux d’absentéisme, et si je ne dis pas de bêtise, il existe trois niveaux distincts. Sachant que le 3ème niveau est le dernier … Donc actuellement nous sommes au pied du mur, et nous patientons, ou plutôt nous oublions l’élève (malheureusement).

Car je ne sais pas si quelque chose est fait à l’inspection académique, mais en tout cas, il n’y a absolument aucun changement.

 

         Quel gâchis et quel constat d’échec !

         Où se trouve le pouvoir dans le monde des bisounours de l’éducation nationale, le collège, les enseignants ou … personne ? Parfois, j’ai comme un doute …

Photo : La Tour Eiffel, Paris.

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commentaires

cpe 02/02/2009 10:13

normalement, la classe SAS c'est comme une classe relai mais pour 3 semaines.
La classe relai c'est pour 6 mois dans mon académie.
Limite de ces dispositifs:le retour dans l'établissement d'origine. en effet pendant que l'élève en difficulté est remotivé dans ces classes, les autres élèves de la classe avancent dans le programme.

Proald 03/02/2009 20:03


D'accord, c'est une solution intermédiaire.
Merci pour ces infos.


cpe 01/02/2009 23:49

Pour répondre à Ysaure. Evidemment que les parents des élèves décrocheurs sont vus, les élèves aussi.
Par les CPE (au centre de notre mission)par les profs principaux, par les chefs.

Mais il est illusoire de penser qu'il suffit de voir les parents pour que cela s'améliore.
Les pbs à l'origine du décrochage sont complexes nombreux et extèrieurs à l'étab.
alcool, fumette, parents qui ne lèvent pas leur enfant, élèves devant aidé au magasin ou à la maison, maladies, phobies scolaires, peur d'être racketé.
Chaque cas est différent il faut découvrir la cause et ensuite proposer les bonnes solutions (médicales, psy, orthophoniste, assistante sociale, classe relai, classe SAS, association, COP).

Proald 02/02/2009 10:09



Classe SAS ? Je ne connais pas, peux-tu m'éclairer STP ?
Merci pour cette réponse détaillée, qui est digne d'un professionnel ;-)

Je viens donc de voir rapidement ce qu'est une classe SAS, en fait il s'agit de prendre les élèves de temps en temps, du genre 2 jours toutes les 3 semaines et de refaire un bilan sur les cours
qu'ils ont eu sur cette même période. C'est une sorte de soutien spécifique en somme.



Chris-Tian Vidal 01/02/2009 23:00

Ne t'a-t-on pas donné le prix d'un redoublement ? Moi, une année, on s'est bien chargé de me le donner. Depuis, allez, je fais passer ! Vogue la galère ! Sauf si vraiment le niveau est très bas mais auquel cas on m'invite à orienter... Tout a un coût dans la société du nabot. Abuser des redoublements nuit gravement au budget de l'État... Un prof pas à la dérive mais désabusé par certaines pratiques ! Vogue la galère, comme disait Dame De Sévigné !

Proald 02/02/2009 10:02


On me l'a déjà donné, mais j'avoue ne plus m'en rappeler.


Ysaure 01/02/2009 17:34

Bonjour

C'est aberrant ce que vous racontez. Personnes ne prend contact avec les parents, l'élève ? Le Principal, le CPE, le prof principal ou même un prof qui se mouille un peu. C'est comme si on n'en avait rien à "foutre" de cette élève. Avez-vous entendu parler des élèves "décrocheurs" ? C'est une espèce bien identifiée par l'Education nationale qui a mis en place des classes-relais pour ces élèves. En tout cas cela existait en Isère il y a quelques années. Ça avait l'air d'avoir une certaine efficacité. Au moins le gamin avait le sentiment d'exister pour quelqu'un !! Sinon c'est à désespérer totalement de son collège ou de son lycée !

Proald 02/02/2009 09:54



Au contraire, tout le monde c'est déjà mouillé dans l'histoire comme vous dites.
On en a aboslument pas rien à faire, mais il arrive malheureusement un point où nous pouvons aller plus loins.
Il est inenvisageable d'aller chercher l'élève tous les matins en la prenant de force pour aller au collège.
Les classes relais sont pour des élèves volontaires qui sont déscolarisés, bref qui ont décrochés. Mais ils sont VOLONTAIRE et ce n'est pas le cas de l'élève en question.

Il arrive un moment où nous subissons, nous n'avons plus d'arme pour lutter, il faut prendre son mal en patience.



cpe 27/01/2009 23:02

Je confirme qu'il y a bien des niveaux de signalement d'absentéisme et pas des niveaux d'absentéisme.
Pour le premier niveau il suffit de 4 demi journées sans motif ou motif recevable dans le mois. une heure manquée content comme une demi journée.Evidemment les établissements attendent que l'élève ait bcq plus d'absences que ce seuil pour faire le signalement de premier degré.
Sinon cela ferait trop de signalement.

Suite à ce signalement l'IA envoie un courrier aux parents (pour faire peur ou rire).

Pour le signalement de niveau 2 c'est bcq plus compliqué car il faut prouver que des actions ont été entreprises pour que l'élève revienne.
On demande au CPE un dossier ou comporte la date des appels à la famille et les rendez vous pris. L'assistante sociale doit avoir vu l'élève.
Cela est compliqué et prend du temps.
Les signalements sont remis à 0 chaques années scolaires ce qui est le ponpon.

Donc non je n'ai pas l'impression d'être aidé par l'inspection.

Sinon les établissements préviennent les parents dans la journée voir dans l'heure des absences de leur enfant (les lettres interceptées par les enfants c'est fini).

Pourtant l'absentéisme fait des ravages.
Ma théorie un peu provocatrice: une révolution pacifique de la jeunesse contre une éducation Nationale qui leur parait obsolète, et injuste

Proald 28/01/2009 13:03


Merci pour toutes ces précisions, que je ne connaissais pas dans le détail.


palaisdeslys 27/01/2009 14:48

Et prendre contact avec l'assistante sociale de l'école, convoquer ses parents..., j'imagine que tout ça a été fait. C'est bien triste!

Proald 27/01/2009 19:45


Je vois cette affaire en tant que "simple" prof, donc je ne suis pas informé de toutes les actions. Triste, c'est sûr !!!


wax 26/01/2009 01:35

Ou... personne. Tu l'as dit. L'administration a un détachement vis-à-vis de tout ça, c'est tout simplement... effarant.

Proald 26/01/2009 09:36


Je pense sincérement que l'administration (au rectorat ou à l'inspection académique) est comme nous, pieds et poings liés ...


ostiane 25/01/2009 15:21

Hé oui...même dans le privé, notre tâche est d'accompagner nos petits élèves en grande difficulté. Souvent la caricature nous décrit comme un monde scolaire privilégié, sans heurts, sans problèmes de violence, sans familles désorientées, sans échec scolaire...ce monde scolaire là n'existe pas. Alors, je vous l'accorde nous sommes sans doute un peu moins exposés. Mais finalement, à part quelques exceptions et quelques points de divergence, nous ne sommes pas si différents. Et si différents nous sommes, nous avons tant de points communs à partager. Il faut absolument cesser d'alimenter la guerre fratricide entre public et privé. Certains n'attendent que ça...

Mais c'était une petite parenthèse...Je me suis un peu éloignée du propos de départ.

A plus!

Proald 26/01/2009 09:33



J'espère même que nous avons plus de points commun que de différences.



ostiane 24/01/2009 20:39

La semaine dernière, en CM2, une élève, 10 ans, a été absente trois jours. Elle avait simplement expliqué à ses parents que la maîtresse était absente. Lorsqu'ils ont appris par l'école la supercherie, ils sont restés muets d'étonnement. Certains parents ont du mal à accepter la réalité psychologique de leurs enfants. Le déni permet de rien voir. Cette enfant a 10 ans, elle en paraît 15 et 5 à la fois...

L'erreur de l'enseignante est peut être d'avoir attendu le troisième jour pour joindre la famille. Mais prise dans le day to day et la gestion des évaluations...

Proald 25/01/2009 11:08


C'est vraiment incroyable !


le majeur 24/01/2009 20:14

c'est en effet un gros gachis...
mais les parents de cet élèves n'ont pas été alertés ? ils n'ont pas réagis ?

Proald 25/01/2009 11:08


Visiblement, leur influence est limitée sur l'élève.


ostiane 24/01/2009 16:05

Bonjour Proald!

L'équipe a-t-elle songé à faire un signalement aux services sociaux?

L'élève est-il en danger quelque part sans que personne ne lève le petit doigt? Les parents sont-ils au courant? Quelles sont leurs conditions de vie? Le droit à l'éducation est un des droits fondamentaux de l'enfant. C'est un devoir de parent et de professionnel que de le respecter et de le faire respecter.

Quand les limites de notre statut d'enseignant est dépassé et que le système bug, ne faut-il pas essayer de passer par d'autres canaux? Cet élève ne doit pas être oublié. Avec l'élève, c'est l'enfant qu'on oublie.

Bon courage et tenez-nous au courant!
Ostiane
BLOG BLEU PRIMAIRE

Proald 24/01/2009 17:18


Bonjour Ostiane.

Tout d'abors, ce qu'il faut préciser, les cas d'absentéismes dans notre établissement sont nombreux. Même de ce type (extrême il faut bien l'avouer), il y a tout de même plusieurs cas.
Auparavant, il y a déjà eu de multiples choses qui ont été tentées. Car l'année dernière cette élève était déja régulièrement absentes. Les parents connaissent les problème, les services sociaux
également.
Maintenant, les conditions de vie de l'élève, je ne les connais pas en tant que "simple" prof, le CPE et l'administration doivent connaître le sujet mieux que moi je présume.

C'est évident qu'il faut trouver d'autres solutions, mais lesquels, comme je l'ai entendu de la bouche d'une proviseur d'un lycée pro, l'absentéisme est le mal du siècle dans l'éducation nationale,
car au collège nous avons plusieurs problèmes sur ce sujet, mais dans les lycées pro, ils subissent et ils sont complétement dépassés par les événnements.

Et comme vous le précisez, c'est un constat d'échec de la part de l'équipe éducative.


Clément 23/01/2009 16:30

Je ne suis pas certain que ce soit en termes de "niveau d'absentéisme", en fait, il s'agit plutôt de la procédure de signalement, qui est, si je ne m'abuse, en plusieurs étapes (courrier de l'inspection Académique, convocation des parents, modules d'aide a la parentalité...).

Malheureusement, on ne peut attacher les élèves sur leur chaise, on peut juste faire tout ce qui est en notre pouvoir pour donner du sens a leur scolarité. Mais attention, ce n'est pas parce que le prof ne voit pas ce qui est fait, que rien n'est fait. Dans ce genre de cas, ça se passe souvent en dehors de l'établissement, au niveau de l'inspection d'académie...

Proald 24/01/2009 17:07



Je sais simplement qu'il existe 3 niveaux, il me semblait que ces niveaux dépendaient du nombre d'absences, maintenant c'est peut être dans la durée que le niveau évolue ou non.

Attention, je ne dis pas que rien est fait, je dis qu'il n'y a absolument aucun changement dans l'absentéisme de l'élève.



Bôôh 23/01/2009 10:05

Darcos a dit : de l'absentéisme nait le décrochage. J'aurais plutôt pensé que l'absentéisme avait pour cause le décrochage, et non pas pour conséquence. A partir de là, si le ministre se trompe de diagnostic, il ne peut pas fournir un bon remède.

Je me souviens aussi d'un élève de ma classe, en première, brillant, qui ne venait en cours que pour les contrôles (lorsqu'il était au courant) et la demi-journée de colle qu'il récoltait systématiquement pour absentéisme. Ses notes étaient soit 0 (absence injustifiées aux devoirs surprises et devoirs à la maison non rendus, plus quelques 0 de sanction dont je n'ai jamais compris l'intérêt), soit entre 17 et 20, même dans les matières littéraires. L'année d'après, il était dans une autre classe, où il a continué sur le même rythme, a continué d'accumuler les sanctions. Lauréat du lycée au baccalauréat, il a eu droit à une accolade du proviseur et de la CPE qui signait tous ses billets de colles... J'ignore ce qu'il est devenu après sa prépa hupée, mais je n'ai aucune inquiétude pour lui. Comme quoi le système éducatif n'est pas adapté aux élèves trop faibles, mais pas forcément plus aux élèves trop forts. C'est généralement plus grave pour les premiers cités, mais ça peut dériver très gravement pour les seconds également

Proald 24/01/2009 17:01


Moi aussi, je vois plutôt les choses dans cet ordre.
Lorsque Darcos dit que c'est un fléau, j'en suis persuadé également. D'autant plus lorsque je vois les appréciations générales du 1er trimestre de nos anciens élèves, du genre : "Elève fantome
!".
Il suffit de 2 mots pour comprendre la gravité de certains cas.


Tigibus 23/01/2009 00:16

On se rassure. Darcos a trouvé la solution !

http://www.liberation.fr/societe/0101313758-darcos-embauche-5000-agents-pour-lutter-contre-l-absenteisme

Proald 24/01/2009 16:58


LA solution, je n'en suis pas sûr ...


C'est pour vous

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Le reste est là ...
Pour lire le 1er article, il faut lire le dernier !!! (c'est du plus récent au plus ancien)

Lexique.

Grand corps malade : Education Nationale.


Le prof de Math : Le rap du CPE.

Les Zrofs : La 4°3.

Jean Dell : L'instituteur.

Les Fatals Picard : La sécurité de l'emploi.

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XXXVII.Un élève qui crie sur...le prof.
XLIX.Odeur suspecte.
XLVII.Le surveillant.
L.La note de vie scolaire.
LI.La censure.
XXXVIII.La reconnaissance.