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XIII. L'exemple des profs !

7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 18:53

 

Le sujet : Actuellement les mutations inter académiques (pour changer d’académie) sont quasiment paralysées dans plusieurs disciplines et pour de multiples raisons : nombre de places aux concours d’entrée en diminution de par des départs en retraite non remplacés, nombre d’annuités augmentées, enseignants sans emploi du temps, augmentation du nombre d’heures effectuées par chaque enseignant, les règles de mutation avec le PACS notamment, …

Tout ceci mérite peut être des explications.

 

Si il y a moins de personnes qui entrent dans le métier, cela veut dire qu’il y aura moins de personnes qui auront moins de points que vous pour les mutations. Si la pyramide des âges est coupée à sa base, cela revient à dire que les derniers qui sont arrivés vont rester "nouveau" pour longtemps. Et les nouveaux ont forcément moins de points pour les mutations que les anciens c’est mathématique, donc il faut patienter (longtemps) pour obtenir une mutation.

 

Pour les annuités, c’est simple, les enseignants en fin de carrière se trouvent le plus souvent dans des zones géographiques intéressantes (le bord de mer par exemple) et également dans des établissements désirés. Mais cela ne partent plus en retraites car ils doivent faire plus d’annuités pour partir avec une retraite pleine, résultat les nouveaux enseignants qui ont été pris aux concours en vu de remplacer ces futurs retraités, ne remplacent plus rien et n’ont même pas d’emploi, ils sont payés à ne rien faire (LVIII. Profession : Prof sans emploi !).

 

Ce qui nous amène au fait d’avoir des enseignants qui attendent un poste pour pouvoir travailler. Ces enseignants sont répartis un peu partout sur le territoire mais seulement dans quelques disciplines.

Chaque académie essaye de trouver un moyen pour utiliser cette main d’œuvre. Et d’éponger ce désordre comme ils le peuvent !

Actuellement, ils sont reclassés dans une autre matière (sans leurs laisser le choix) qu’il n’est pas la leur avec pour seule et unique formation quelques jours (je dis "quelques" mais dans le cas que je connais il s’agit de deux jours précisément), par contre ils ont une décharge de plusieurs heures par semaines. Enfin ça veut tout simplement dire qu’ils doivent se débrouiller tout seul pour ce changement important dans leurs carrières (je ne développe pas ce thème ici, car ce n’est pas le sujet), bon courage à eux.

Ces enseignants qui changent de matière contaminent donc (sans le vouloir) le système de mutation à d’autres disciplines. Et d’autres disciplines sont à leurs tours paralysées.

 

Passons aux heures supplémentaires. Plus un enseignant fait d’heures supplémentaires et plus il prend la place d’un autre professeur (c’est valable pour toutes professions), actuellement notre ministère fait ce qu’il peut pour aller dans ce sens là. Résultat là où des postes pourraient être créés, des heures supplémentaires sont distribuées. Donc moins de mouvement, qui permettrait de fluidifier un peu les mutations.

 

Puis le fameux PACS qui "boost" la mutation. C’est bien simple, les points sont donnés au titre du rapprochement de conjoint, mais dans la quasi-totalité du temps, ce n’est pas un rapprochement que les personnes veulent faire. Car il est plus simple que ce soit le conjoint qui soit en province de venir en région parisienne (tout le monde peut obtenir cette mutation pour l’année suivante) mais bien sûre, ce n’est pas leur souhait. Ils veulent partir de la région parisienne, et je ne parle pas des PACS blancs.

Les personnes non pacsées passent donc après.

 

Mes propositions : Le système de mutation est très complexe, j’ai d’ailleurs parlé de cinq points différents. Il faut avoir une vision globale du problème et non pas examiner les problèmes cas par cas.

Il est inutile de recruter des personnes au concours, si ce n’est pas pour les utiliser. Il y a de la place pour tout le monde, la preuve, c’est qu’on nous incite (le mot est peut être faible dans certains cas) à faire des heures supplémentaires … Si il y a des personnes qui n’ont pas d’emploi, il ne devrait pas y avoir des heures supplémentaires à distribuer !

 

Et sinon, pour permettre une fluidification des mutations, sachant que le point noir réside sur deux et uniques académies, je parle bien évidemment de l’académie de Créteil et Versailles. Il faudrait instaurer une sorte de "service militaire" pour les enseignants. A effectuer coûte que coûte leur 1ère année dans l’une de ces académies.

Car plusieurs enseignants ne passent pas par la case région parisienne, soit ils sont pacsés ou mariés avant d’entrer dans la grande maison, soit ils avaient déjà des points en tant que surveillants, soit ils étaient tout simplement dans le privé, mais ont voulu se reconvertir et ils ont fait valoir leurs années de cadre, ou ils étaient dans la fonction publique (France Télécom, militaire, …). Dans ce dernier cas, ils ont un nombre de points à faire pâlir n’importe quel autre enseignant.

 

Les répercussions : Si tous les enseignants faisaient au minimum une année scolaire en région parisienne, ça diminuerait le besoin en enseignant dans ces deux académies. Et par conséquent chaque professeur verrait sa durée d’enseignement en région parisienne diminuée.

 

Les problèmes éventuels : Du fait de mettre en place cette année incontournable dans les académies peu voire pas demandées par les enseignants, ceci augmenterait le nombre d’enseignants qui viennent en coup de vent (une seule et unique année). Remarquez, deux ans c’est peut être mieux …

 

Photo : Notre Dame de Paris, Paris.



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commentaires

cpe 01/02/2009 23:58

sauf que l'argument est le même.
Dans toute les professions quand il y a un absent c'est les collègues qui prennent le relai.
moi quand mon collègue est absent je m'occupe de ses classes et quand un medicin est absent à l'hopital et bien les autes ont plus de travail.

Proald 02/02/2009 10:15


Ils prennent certe le relais, il y a donc une surcharge de travail, mais tout ceci dans le même temps de travail quotidien, où alors il y a des heures sup. Mais c'est vrai qu'il exciste encore un
autre cas, où c'est en plus du temps et totalement bénévole ...

Un prof de Math peut donc remplacer le prof de français absent. Mais la classe n'avancera pas dans le programme de français, mais de mathématiques. Si il s'agit de remplacer, le prof de français
par un autre prof de français, le sujet serait différent. Mais ce n'est pas le cas.


cpe 01/02/2009 11:38

Là encore les profs sont un peu contadictoires.

Ils ne souhaitent pas remplacer les collègues absents comme le voulait De robien. Et ensuite ils s'insurgent contre le statut de TZR.
Si vous remplaçez vos collègues il n'y a plus de TZR.

Proald 01/02/2009 15:43


Attention, ce n'est pas du tout le même type de remplacement.
Le remplacement Derobien est là, pour "occuper" les classes, car tu peux très bien remplacer le prof de Français absent en effectuant des cours de Math.
Tandis que le TZR remplace le prof absent dans la même matière.
C'est donc complétement différent.


kid-dy 29/01/2009 22:51

par contre au niveau des heures sup le problème est plus compliqué, d'ailleurs je remarque que tu ne semble pas très au courant du statut de TZR puisque tu as dit quelques bêtises(comme beaucoup de collègues ne t'inquiète pas Proald) mais ce statut peut être dans certains cas vraiment difficile à vivre.
Avec ton idée un TZR pourrait être sur 18 établissements (1h par établissement), alors les heures sup doivent être gérées localement et de manière intelligente (pour ne pas que des collègues soient sur 3 ou 4 établissements)
ensuite tu dis que dans certains coins il y a des professeurs non utilisés, ceci est normal, il faut des personnes de reserve lorsqu'arrive des congés maladies, maternités etc...
déjà les remplacements se font sur des zones énormes (tu t'imagines faire 200km par jour pour le même salaire?dans 3 établissements où personne ne te connait?)
enfin bref je pourrai continuer pendant longtemps tant ce statut est révoltant (mutation tzr hors commission, mutation illégale (que ce soit sur la matière, sur le temps où le lieu de travail, non versement de prime...)

Proald 31/01/2009 01:34



Je précise tout d'abord que j'ai été TZR moi même.

C'est vrai que je suis probablement resté trop vague sur certains points sur le sujet.
Mais ce qui me révolte c'est de voir que de nombreux enseignants n'est pas d'emploi du temps, car quoi qu'on en disent, c'est toujours malsaint pour la personne qui le vie.
Car même si au premier abord, tout le monde souhaiterait être payer à ne rien faire, cela est très mauvais moralement et socialement parlant.
Maintenant, il est sûr que le rectorat en profite, et se sert des TZR comme "bouche trou", c'est qui est vraiment immorale au plus haut point !



delphine 24/09/2008 11:06

Je suis d'accord au cas par cas que ces heures sup peuvent être très interessantes, d'ailleurs dans une quinzaine d'années je serais certainement très intéressée par en faire (quand mes garçons seront grands :) ). Le problème c'est que dans l'optique de suppression de postes elles sont souvent imposées. Dans mon college sur 5 profs de maths nous sommes 3 à temps partiel; je fais 9 heures alors que j'aurais aimé en faire 12 ou 13, et 5 heures sup sont à partager entre les 2 collegues restantes. Heureusement l'une de ces collègues est agrégée, donc elle fait 19 heures avec 4 heures sup ce qui reste correct, mais si la situation reste au mieux telle quelle l'an prochain je serais soit obligée de rester à 9 heures, soit la collègue fraichement nommée après 8 ans en zone très sensible et qui vient d'acheter une maison verra son poste supprimé.

Proald 24/09/2008 19:49


Ah les joies des mutations ...


cpe 24/09/2008 10:34

mais des salaires qui explosent et c'est pas tabou d'en parler.
Ma femme fait 3h sup de plus par semaine donc 21 h de cours et gagne 500 euros de plus par mois défiscalisé grace à la réforme Darcos.
Du coup on a une femme de ménage et on préfère passé plus de temps au collège qu'à faire des taches ménagères.
Mais bon je dévie se serait plus un sujet sur le temps de travail.

Proald 24/09/2008 19:47


Je vois que tu fais parti d'une famille de fonctionnaire ... attention ...
;-)


delphine 23/09/2008 14:29

Ho non, surtout pas de divisions, ça n'était pas du tout mon intention !!
Je ne poste pas beaucoup de commentaires parce que justement je ne sais pas y mettre le ton :)
Je préfère infiniment plus travailler maintenant, je ne vais plus au collège la peur au ventre (mais mes années aux Mureaux ce sont bien passées pourtant), je sais que je ne fais plus le même métier. Je voulais juste souligner qu'il n'est à mon sens pas raisonnable d'augmenter où que ce soit le nombre d'heures de cours devant élèves, ce qui est malheureusement en train de se passer avec les suppressions de postes au profit des heures sup.

Proald 23/09/2008 18:12


C'est vrai que demander de faire plus d'heures n'est pas raisonnable. Car oui on nous demande de faire toujours plus de choses. Nous avons autant d'heures de cours, mais toujours plus de réunion
dans l'établissement, plus de RDV avec les parents, des associations extérieures, ...


cpe 17/09/2008 12:09

Si tu diminues en ZEP sans augmenter dans les autres établissements, il faut alors que l'état consacre plus d'argent à l'éducation nationale.
Je raisonnais à moyen financier constant.

Cependant je sais que ta remarque est vrai.
Mais malgré cette surchage de travail tu as quand même fait le choix de ne pas rester aux Mureaux.

Proald 17/09/2008 15:20


Il faut mieux raisonner à moyen financier constant, car ce n'est pas d'actualité d'investir dans l'éducation nationale et encore moins de diminuer le nombre d'heures des profs.


delphine 17/09/2008 10:40

à CPE :
23 heures de cours dans un bon établissement, heu non merci !! Ce n'est pas parce que les élèves sont plus "faciles" (je dirais plutôt différents) qu'il n'y a pas les cours à préparer, les évaluations à corriger, les réunions entre équipes éducatives, les concertations entre équipes pédagogiques et si en plus on est prof principal les parents à rencontrer et les multiples problèmes à régler ...
J'ai enseigner 3 ans aux Mureaux et je suis maintenant dans un college 'tranquille', et bien je trouve la charge de travail plus importante et il y a bien 2-3 élèves difficiles par classe. Je suis d'accord pour baisser le temps de travail en zone difficile parce que c'est certain que le stress qui y règne est horrible, mais c'est tout !

Proald 17/09/2008 15:18


ça y est, les divisions commencent ...

Ce n'est pas aux professeurs des bons établissements de payer pour les professeurs des établissements "difficiles", c'est vrai. Une autre proposition ...


cpe 17/09/2008 08:39

Exellente analyse.
En effet tu as mieux exprimer que moi l'idée selon laquelle rien ne bouge du fait que la majorité des professeurs du fait de leur age ne souhaite pas une redistribution des cartes car ils ont enfin eu une bonne affectation.

Cependant je ne suis pas d'accord quand tu dis que des écoles seront toujours très demandé et d'autres bcq moins et que l'on peut rien y faire.
actuellement de par leur ancienneté, des professeurs gagnent 2 fois plus qu'un néo titulaire pour faire le meme métier.
Je propose que la grille des salaires soient plutot indexés sur la pénibilité du poste.
De plus on peut instaurer qu'un professeur dans une bonne école fasse 23 h de cours et qu'un professeur dans une zone peu attractive en fasse 14h.

Proald 17/09/2008 15:12


Divisé pour mieux régner.
C'est éxactement ce qu'ils souhaitent, et avec un sujet pareil il y a de quoi divisé.
Pourquoi les enseignants des bonnes écoles ferait plus d'heures pour le même salaire ? Ce n'est pas de leur faute si il y a des zones peu attractives.


ChrysM 16/09/2008 21:40

Je lis votre blog avec intérêt et je vous félicite.

J'aimerai quand même préciser quelques points :

- ces points sont connus et ont été largement décortiqués par la "commission POCHARD" qui a rendu son "livre vert" sur l'évolution du métier d'enseignant en début d'année 2008 (voir http://www.education.gouv.fr/pid495/commission-sur-l-evolution-du-metier-d-enseignant.html ) je précise que je ne partage pas toutes les analyses mais c'est quand même un travail sérieux dont on attend toujours la suite... et j'ai bien peur qu'on en voit jamais la couleur...

- il serait malvenu de laisser croire que le système de sélection du concours que ce soient le CAPES ou le CRPE permette de recruter les "meilleurs" enseignants. Pour cela il faudrait définir ce qu'est un "bon" enseignant et là j'en rigole d'avance tellement la question est...
Donc je vous suggère d'expliquer en quoi le système académique serait défavorable aux élèves, de façon factuelle (c'est un défit voire de la provoc).

- le système dont "bénéficient" les profs (et oui) des écoles est loin d'être enviable : chaque académie ayant son fonctionnement propre, chaque département aussi, on arrive à des systèmes incompréhensibles voire inhumains. Il ne faudrait pas croire qu'être recruté dans l'académie de sa région d'origine soit une solution. Dans la mienne, cela veut dire que l'on peut avoir un poste à plus de 400 Km de son lieu d'origine soit plus de 5 heures de route (car aucun train ne fait ce trajet)... On peut être muté d'office (sans recours possible) à l'intérieur de cette académie, même si on est en tete de liste du concours, par le hasard des affectations intra-académiques et des "trous" de gestion (si si).

- être prof a beau être un métier à part entière, quand on est "fonctionnaire" (quelque soit son origine) on est au service du public. Alors qu'on ait été pion, militaire, postier, ou autre ; il est logique que notre employeur (le même) nous reconnaisse la légitimité du service rendu et des longues années passées. Et ce n'est pas parce qu'on change de métier qu'on devrait être pénalisé au contraire ! Surtout que dans bien des cas on y est plus que poussés ! Enseignant à Trappes ou à Créteil n'est pas le seul poste difficile de la fonction publique loin de là. Si par hasard vous étiez (très) poussé à faire le chemin contraire, une fois établi, avec une famille et un conjoint dont la mobilité de l'emploi n'est pas nécessairement nationale... je vous souhaite bonne chance.

- la vision qui laisserait croire que la province serait plus facile que l'IdF est un tantinet idéaliste mais totalement irréaliste. Et je connais les 2, donc merci :) Des banlieues pourries il y en a dans toutes les zones urbaines. Des académies pauvres, il y en a qui le sont beaucoup plus que celle de Versailles (on parle de budget là). Il y a des lieux "enviables" dans les académies de Créteil et de Versailles aussi.

- le système de promotion à l'ancienneté (ou à l'age) qui est le seul réellement existant dans l'EN est proprement une honte. C'est la garantie de la sclérose car les "jeunes" qui revendiquent, une fois qu'ils ont obtenu ce qu'ils voulaient... sont déjà des "vieux" et eux-mêmes rejoignent le groupe des opposant au changement (trop peur de perdre ce qu'ils ont si chèrement acquis). Je pense que "CPE" faisait allusion aux positions des différents représentants du personnel qui s'inscrivent dans cette sclérose et qui s'opposent quasi-systématiquement à toute modification... de façon plus ou moins claire et pontifiante. Il faut dire qu'ils représentent la majorité de la profession et que celle-ci n'a pas 20 ans de moyenne d'âge bien au contraire. Et la boucle est bouclée.

- ce n'est pas en forçant les gens à faire ce qu'il ne veulent pas que vous les motiverez. Bref l'idée du passage obligé me parait disons destructrice (je sais vous en êtes victime mais ce n'est pas une raison). J'y suis passé aussi et je ne le souhaite à personne, qui n'ait pas le profil et la motivation pour. Et j'ajouterai la rémunération. Car si vous, vous n'accepteriez pas pour tout l'argent du monde, ce n'est pas le cas de tous les autres. Et c'est là dessus qu'il faut compter. Mais accepter qu'il y ait des écoles demandées et d'autres qui soient repoussantes et rémunérées en tant que tel c'est contraire à l'utopique croyance que l'égalité existe dans la réalité.

Pour terminer, il est clair que l'image complètement décalée que donne les grands médias nationaux quant à la réalité de ce métier laisse trop facilement croire aux citoyens que ce métier c'est un choix de passion ou de tranquillité (pour ne pas être péjoratif). Face à une situation difficile, quotidienne la passion s'envole en quelques heures. Quant à la tranquillité, j'en rie tellement c'est bête.

Proald 17/09/2008 15:07


Un concours ne permet "jamais" de recruter la meilleur personne, car il s'agit de la meilleur personne sur le papier, après en poste, c'est une autre histoire.
Donc un niveau de compétence THEORIQUE. En pratique c'est autre chose, puisque le concours n'est pas basé là dessus.

Etre recruté dans son académie d'origine est une solution au déracinement et aux mutations qui sont complétement bouchées. ça c'est au niveau personnel, au niveau national, je suis plutôt pour la
centralisation, pour uniformiser les pratiques justement.

400 km !!! C'est un cas très très particulier, pour être muté à 400 km dans une même académie.

Concernant les personnes de la fonction publique qui se réorientent dans le métier d'enseignant, il est bien entendu tout à fait normal de comptabiliser les année avant de devenir prof, tant sur le
salaire que sur les points. Mais actuellement, ces personnes obtiennent un nombre de points pour les mutations, qu'aucun enseignant "d'origine" ne pourra jamais obtenir. Donc ces personnes passent
devant tout le monde, et ça c'est écoeurant !

Je suis bien évidemment convaincu qu'il existe de nombreux postes difficiles dans l'éducation nationale et qu'ils ne résident pas uniquement sur les 2 académies de la région parisienne.
Par contre concernant les mutations, il y a 2 académies qui sortent du lot ...
Je parle simplement de mettre en place un "service militaire" à faire après l'obtention du concours. Et je ne pense pas qu'après le concours national des personnes soient établies !

Suis-je motivé pour être en région parisienne ?
Ai-je été volontaire ?
Pour combien d'année encore dois-je y rester ?


cpe 14/09/2008 23:03

cela permettrait pourtant de financer ma réforme.
C'est bizard mais tout le monde est d'accord pour dire qu'il faut changer le système de mutation mais dès qu'il est modifié personne n'est d'accord.

Proald 15/09/2008 11:07


Bin, si ! Je ne vois pas où personne n'est d'accord, au contraire ...
Chacun à sa propre idée sur le sujet, mais toutes les idées sont considérées "bonnes".

D'ailleurs, comme je le dis : "La plus mauvaise des décisions, c'est de ne pas en prendre !".


cpe 14/09/2008 15:49

Encore une fois tu le dis "je suis TZR dans une zone peu enviée".Tout le monde je suppose est d'accord pour dire qu'il faut des professeurs là ou' sont les élèves (Versailles, Créteil ou ici dans un coin moins attractif de l'académie).
donc pour moi soit on continue à forcer certains fonctionnaires à aller là ou personne veut aller en leur promettant qu'un jour ils iront dans un meilleur endroit (système actuel).
Soit on rend plus attractif les secteurs les moins demandés par des décharges et des primes.

Proald 14/09/2008 16:57


Ou alors, on rend les secteurs demandés, moins attractif ...
Euh, non ... c'est une (très) mauvaise idée !!!


M. le prof de SPCFA 14/09/2008 15:05

Bonjour,

J'apporte une petite note d'espoir. je suis néotitulaire, très jeunes (23 ans), célibataire et je n'ai pas été surveillant dans le passé. Pourtant, j'ai eu l'académie de mon choix (Rouen). Tout dépend de la discipline que l'on enseigne, en fait.
Par contre, je suis TZR dans une zone peu enviée et, actuellement, j'attends qu'on me propose un remplacement dans ma zone.

Je pense qu'il aurait des choses à dire sur les mutations intra-académiques, aux vues du remplacement qui m'a été proposé en début d'année.

Cordialement

Proald 14/09/2008 16:56


Oui, mais c'est vraiment marginale comme situation. Obtenir l'académie de son choix dès sa 1ère année d'enseignement c'est une exception. ça dépend de la matière enseignée, de l'académie demandée
et c'est variable chaque année. Vous avez eu beaucoup de chance !

Il y a des choses à dire sur les mutations tout court !


cpe 11/09/2008 17:45

Sujet tabou que celui du recrutement académique.
les professeurs des écoles sont recrutés par académies mais il existe de fortes disparités (il est 4 fois plus facile d'avoir son concours à créteil qu'à Nice.
Les profs des écoles sont ils pour autant meilleurs?
le 1er du concours sera t il meilleur prof que celui sur liste complémentaire?

Proald 11/09/2008 19:36


Tu lèves un gros sujet. Car oui le concours est purement théorique, et éxige des connaissances théoriques, est-ce vraiment utile pour un futur prof ???
Connaître un programme par coeur est-il utile ? Après tout, il éxiste bien des documents papier ...
Sans parler des autres compétences ...


Chouchenn 10/09/2008 17:50

de quelle egalite vous parlez???:o))))
ca fonctionne par un recrutement local dans l'enseignement prive et je n'ai jamais entendu parler de disparites de niveau parmi les profs du prive.
moi je suis bretonne et je n'ai aucune envie d'aller boucher les trous, faire le gendarme en cours plus que le prof en region parisienne.
et quand je vois des amis partir en rp pour qq annees ca me tord le coeur. j'ai failli signer un pacs blanc avec l'un d'entre eux pour qu'il revienne plus vite.
l'etat francais recolte ce qu'il seme depuis des decennies.
quand il y a ici des catastrophes, l'etat ne nous aide pas ou en retard (cf l'erika). alors qu'il gere ce qu'il cree sans mettre la vie de ses citoyens en desordre.

Proald 11/09/2008 19:10


C'est mathématiques, si il y a plusieurs concours de recrutement sur le territoire, le niveau diverge.
Car le concours est là pour prendre les meilleurs (ou les moins mauvais tout est une question de point de vue) concouristes. Et si il y a 3 fois plus de concouristes pour le même nombre de
poste d'une académie à l'autre, cela veut dire que le niveau est également 3 fos plus élevé, car 3 fois moins de chance d'obtenir le concours à cet endroit.
Il ne faut pas mélanger l'erika et l'éducation nationale. Je fais justement des propositions sur l'éducation nationale pour changer le système actuel.


cpe 09/09/2008 22:31

sujet passionnant.
pour moi pas de problème je suis parisien donc je ne me vois pas vivre ailleurs qu'en ile de france.
Mais je trouve que c'est normal que les profs soient là ou l'état en a besoin (l'ile de france a la chance d'avoir une population très jeune avec un fort taux de natalité).

je trouve les personnels très mobiles.
Enfin pour moi le projet gouvernemental de faire un concours par académie comme dans le primaire peut etre une solution meme si evidemment certaines régions seront plus sélectives que d'autres.

Proald 10/09/2008 16:32


Du coup tu casses une fois de plus l'égalité, car si les académies de Versailles et Créteil ont peu de professeur à leurs recrutements, ils seront contraint de diminuer le niveau de recrutement.
Résultat les profs dans ces académies auront un niveau moindre.


réa 09/09/2008 21:38

oh que oui ! la fonction publique, de manière générale, a grand besoin que sont personnel soit plus mobile !

Proald 10/09/2008 16:30


Pour les profs, il y en a une bonne partie de mobile.


Chouchenn 09/09/2008 14:49

mes remarques ne sont absolument pas dirigées contre vous. ce sont seulement des remarques a vos observations et preconisations.
pourquoi les futurs profs de province devraient aller boucher les trous (meme seulement pdt un ou deux ans) en region parisienne? pourquoi ce centralisme? pourquoi c'est si dur en region parisienne d'etre prof? etc

Proald 09/09/2008 18:57


Je suis moi même originaire de province, et je "bouche les trous" (comme vous dites), je n'ai pas eu le choix, enfin si, pour moi c'était Créteil ou Versailles, bref la région parisienne !
Le déficit d'enseignants dans ces 2 académies sont très important.
Ce n'est pas forcément si dur que ça d'être prof en région parisienne (mis à part le prix éxorbitant des loyers et les établissements difficiles), mais le fait de ne pas savoir quand nous pourrons
revenir en province rend le sujet épineux.
Car le fait de ne même pas entrevoir la lueur d'une porte de sortie, suffit à mettre le morale au plus bas.
D'ailleurs c'est un sujet que je préfére éviter, ni même y penser !!!


bibi 09/09/2008 13:10

Que pense les parents de mutation que leur enfant n'auront peut être jamais dans l'académie qu'il souhaite??? Vaste sujet Messieurs Mesdames "grands de ce monde" que comptez vous faire pour nous satisfaire nous parents????

Proald 09/09/2008 18:51



Je ne suis pas sûr que tu obtiennes une réponse sur ce blog ...



cpe 08/09/2008 23:22

Pour moi il est surtout important de briser les tabous.
La solution est de rendre toutes les académies aussi attractives.
Comment me direz vous?
C'est très simple en faisant comme dans les grands groupes, c'est à dire en rémunérant beaucoup beaucoup mieux les cadres travaillant en région parisienne.
Pour moi ce qui fait fuir les profs de la région parisienne ce n'est pas que le manque de soleil c'est surtout qu'à salaire égal le pouvoir d'achat est supérieur en province.

Autre avantage par exemple moins d'heure d'enseignement dans certaines régions.
il faut pousser les avantages assez loin pour équilibrer les académies.

Proald 09/09/2008 18:48


Personnellement, il me faudrait me payer une fortune pour préférer travailler en région parisienne plutôt qu'en province. Et je dirais même mieux, je serais près à gagner beaucoup moins
qu'actuellement pour travailler en province, en tant que professeur bien sûr.
Je vois 2 inconvénients majeurs en région parisienne, le prix (comme tu l'as signalé) comprenant le loyer notamment, et le 2nd ce sont tout de même les établissements qui sont chaud bouillant comme
je dis.
Rendre les académie "déficitaires" en profs attractives seraient l'idéale.


Marie 08/09/2008 21:21

Pourquoi pas, mais pourquoi déraciner des gens qui pourraient ne pas l'être ? Et puis, les compétences en matière de gestion du personnel de ces deux académies sont catastrophiques. Joindre le rectorat relève d'un défi à n'importe quel moment de l'année : en l'état actuel des choses, des personnels présents dans les rectorats, de leur rotation et de leur (manque de) formation, je vois mal comment un tel système pourrait être mis en place.
Au moins, tu as le mérite de proposer des solutions.
Pour ma part, je suis à sec.
Changer les élèves, peut-être ? Ou les prendre des le berceau et leur apprendre les bases de la politesse...

Proald 09/09/2008 18:44


Tout simplement par équité, si tout le monde si colle, ça permettra de diminuer considérablement le temps de chacun dans des endroits dit "difficiles".
Je n'ai connu actuellement qu'une seule et unique acadélmie, donc je ne peux dire si c'est mieux ailleurs (ou plutôt moins pire).
Enfin c'est probablement comme tout, dans l'administration, ils sont en sous effectifs, donc ils font au plus urgent, et tout devient urgent au bout d'un moment ...


BBK.mel 08/09/2008 18:58

D'ici deux ans les mutations seront uniquement académiques...

Proald 09/09/2008 18:40


Comme pour les instits, mais ça ne les empêche pas de muter.


C'est pour vous

Visiteurs

Le reste est là ...
Pour lire le 1er article, il faut lire le dernier !!! (c'est du plus récent au plus ancien)

Lexique.

Grand corps malade : Education Nationale.


Le prof de Math : Le rap du CPE.

Les Zrofs : La 4°3.

Jean Dell : L'instituteur.

Les Fatals Picard : La sécurité de l'emploi.

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XXXVII.Un élève qui crie sur...le prof.
XLIX.Odeur suspecte.
XLVII.Le surveillant.
L.La note de vie scolaire.
LI.La censure.
XXXVIII.La reconnaissance.