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XIII. L'exemple des profs !

31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 18:00

 

         Le sujet : Après avoir utilisé la réprimande, le mot dans le carnet, le coup de téléphone aux parents, l'heure de retenue, l'exclusion de cours, le rapport disciplinaire, les exclusions temporaires, puis par l'exclusion définitive de l'établissement, nous constatons notre échec (un peu tardif), malgré le poids important et la diversité de toutes ces sanctions.

         Mais lorsqu'un élève passe dans quatre établissements différents durant une seule et unique année scolaire, nous sommes en droit de nous poser des questions. L'échec total du système de sanction existe-t-il ? Il est évident que pour une catégorie d'élève, ce système est inadapté. Mais faut-il pour autant durcir ces sanctions, je n'en suis pas sûre. Car "trimbaler" un élève dans plusieurs établissements différents, tout au long de sa scolarité, ne doit pas le structurer davantage, mais l’inverse, c'est-à-dire le déstructurer.

 

         Mes propositions : Quelques personnes ont émis cette proposition que je vais partager avec vous. Celle de créer des centres spécifiques pour ces jeunes, qui manquent de repères, de structures, d'accroches, et de bien d'autres choses encore.

         Ces espaces leur permettraient de regagner de la discipline, de la rigueur, et le goût du travail. Car ces élèves sont complètement déscolarisés, et ne savent pas ce que signifie le mot travail. Ils n’ont pas pris un cours sur leur cahier depuis plusieurs années. Ces enfants ont besoin d'un encadrement pour pouvoir avancer dans le bon sens, trouver un travail, fonder une famille et se sentir reconnu par le système. En fait, il s’agit ni plus ni moins que d’éduquer ces jeunes, jouer le rôle des parents en quelque sorte.

 

         Sinon, je pense à un autre style de sanction qui était répandu voilà plusieurs années … le travail d’intérêt général. Par exemple, envoyer les élèves dans les services de la ville pour effectuer une ou plusieurs semaines de travail encadrée par l’équipe municipale (jardin, bibliothèque, administratif, …). Tout en expliquant clairement, que pour effectuer ces travaux, des qualifications (scolaires) sont demandées pour les entreprendre. Ou même mieux, faire travailler les élèves uniquement les mercredi après midi et les samedis, pour continuer à aller à l’école.

 

Les répercussions : Les minis structures qui existent déjà (je pense aux classes relais par exemple) devraient intégrer, une seule et même entité. Celle-ci serait plus importante de part sa taille pour pouvoir accepter plus d’élèves (par exemple 4 classes de 8 élèves par centre) mais surtout tout au long d’une année scolaire. Car les structures existantes sont temporaires pour l’élève, et il n’a pas le temps suffisant de bénéficier de cet apprentissage (je parle de l’apprentissage du travail : "apprendre à apprendre"). Malgré tout il y aurait peu d’élèves en même temps dans le centre, pour éviter à des élèves de retrouver une quelconque connaissance extérieure au centre.

 

Les villes devraient donc accueillir, ces jeunes travailleurs pour les aider à découvrir un métier.

 

 

         Les problèmes éventuels : Le problème principal de cette proposition c'est son coût.

Car qui parle de structure parle forcément d’argent. Pour créer ces structures, employer du personnel, … Etant donné que le nombre d’élèves par classe est faible, les coûts se multiplient.

 

         Pour la 2nde proposition, je ne pense pas qu’il puisse y avoir un quelconque problème, car c’est ce qui est fait de manière assouplie pour le travail des élèves lors des stages.


Photo : L'observatoire, Paris.

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commentaires

cl2 09/12/2008 12:41

Il est évident que les moyens accordés au zep n'ont pas eu les résultats attendus puisque les crédits alloués n'ont été consacrés qu'aux primes enseignants, primes dérisoires comparé à la difficulté du terrain, ne palliant pas aux problèmes du manque d'expérience: c'est toujours le personnel débutant qui échoue dans ces zones. Pire encore, le bonus mobilité me parait absurde puisque les élèves ont encore plus besoin de stabilité que les autres et que le but devrait être au contraire de garder les profs.
Pour les moyens pédagogiques, ils ne sont pas nuls bien que dérisoires (parc informatique plus important peut être...). Je me demande toutefois ce que serait le bilan des établissements en zones sensibles si la zep n'avait pas existé (?)
Pour la réforme "ambition réussite", le but serait de donner plus de moyens pédagogiques aux établissements en difficulté. Mais là encore, à voir les résultats que j'ai pu consulter sur internet, il semblerait que ceux-ci ne soient pas probants, bien que deux ans de mise en place de cette réforme ne soit pas significatifs.
Pour moi, l'effort à grosse dose à fournir concernerait d'abord l'école primaire, bien avant le collège puisque celui-ci n'est que la continuité de la scolarité. Donner une éducation et une discipline à ceux qui n'en ont pas, donner le gout de l'étude, commencer une approche de l' orientation dès le plus jeune âge -non pas une orientation spécifique à la personne, ce qui serait trop tôt, mais globale. Expliquer les métiers, les salaires, les évolutions possibles et les études qui vont avec.
En un mot, il faut que l'école soit un remède aux manques des parents et que celle-ci puisse remplacer par son discours tout ce que l'enfant n'aura pas chez lui, comme l'envie d'être bon à l'école pour réussir professionnellement. En un mot, il faut que l'école tienne le discours qui se tient dans les demeures bourgeoises. Cela marche bien pour les enfants privilégiés, il faut donc l'apporter à ceux qui ne l'ont pas au sein de leur famille.
Pour cela, mettre en place un réseau de tuteurs par élève en difficulté, dès le jeune âge, que ce soit IRL ou virtuelle (à mon avis, les contacts et aide aux devoirs par des tuteurs via internet ne seraient pas mal du tout). Le papy boom devrait apporter beaucoup de bénévoles qui pourraient avoir envie d'être utile. Il faudrait alors une charte de partenariat à faire signer par les parents, l'élève, le tuteur, l'établissement. Ce sont des idées comme ça, je n'en connais pas les fruits. Elles existent d'ailleurs peut-être déjà.
Cette idée de tuteur me semble encor plus prioritaire pour les segpa.
Qu'en pensez-vous ?

Proald 09/12/2008 21:23



Je pense que vous avez pas mal d'idées, et que je l'ai trouve très appréciables sans parler de votre bilan sur les ZEP. Pour l'histoire du tuteur je n'y avais pas pensé mais c'est une très bonne
idée. Les idées ne manquent ce qui veut dire que les modifications à venir sont titanesques.



cpe 06/12/2008 09:25

Je suis d'accord pour l'influence du chef d'établissement.

pour les réseaux ambition réussite on peut aussi pointer du doigt que l'assouplissement de la carte scolaire a vider le peu de bons élèves qui restaient.

Enfin l'état ne consacre pas plus d'argent aux établissement ZEP qu'aux établissements de centre ville. Si on compte les salaires des professeurs (payé à l'ancienneté) c'est l'inverse.

Proald 06/12/2008 11:57


C'est vrai qu'il y également eu la réforme de la carte scolaire ...
Si tu comptes les salaires des (très jeunes) enseignants, forcément le coût chutte !!!


cl2 04/12/2008 14:43

Bonjour,

Venue hier par hasard sur votre site, j'ai été captivée par vos écrits, ayant eu mes deux enfants scolarisées en primaire et collège en zep sans que cela ne pose trop de problèmes dans l'ensemble. (tous deux bacheliers dont l'un -bac sti- avec mention très bien, leurs études se poursuivent agréablemeent dans le supérieur - L3 et école d'ingé).
En résumé, à vous lire et d'après ce qu'on peut entendre ici ou là, les problèmes semblent uniquement liés aux incivilités et actes délinquants de la part des élèves.
Ils ont plutot des bons souvenirs de leur scolarité, je dirais même que les bons souvenirs sont ceux où en effet, ils n'étaient pas très sérieux en classe, mais sans violence heureusement hormis au collège sans qu'ils en soient (ouf !) victimes eux-mêmes.
J'avais envie de dire à quel point tout peut changer selon le directeur, le principal ou le proviseur. On peut parfois avoir l'impression qu'il ne s'agit plus du même navire selon le capitaine. Vraiment. Et on peut noter que la restauration de l'autorité par celui qui est le chef de l'établissement, avec l'approbation de tout le corps enseignant est toujours payante.
J'avais envie également de vous parler des réseaux ambition réussite qui normalement étaient destinés à donner tous les moyens aux établissements zep pour des meilleurs résultats, ce qui d'ailleurs me fait sourire puisque les zep en général étaient déjà destinés à avoir plus de moyens.

Or, je vois sur internet que, dans une ville de province faisant partie de ce réseau, les résultats au Brevet des collèges sont moins bons en 2008 qu'en 2004, soit après que ce réseau soit mis en place. Aie !

Proald 06/12/2008 11:50


Non, je vous rassure les problèmes ne viennent pas uniquement des incivilités quotidienne. Dans ce blog j'écris simplement les choses qui m'étonnent (encore).
Vous avez raison, le capitaine peut changer la vie d'un établissement. Même si il y a aussi d'autres variables, il a un poids considérable.
Très bonne approche concernant le réseau ambition réussite.
J'ai comme l'impression que vous faisez également parti de la maison. Je me trompe ?


BBK.mel 31/08/2008 21:23

Le pb de la deuxième solution est qu'il faut surveiller les jeunes pendant leurs TIG. Et ça, ça emmerde tous les agents qui se les coltinent : par exemple, si tu mets un gamin au service à la cantine pour le sanctionner d'avoir mis le bazar à la cantine, il faudra bien que les agents de service et/ou le cuisinier le surveillent. Et là, ça coince, parce que ce n'est pas leur boulot et que ça les enquiquine !

Proald 01/09/2008 19:39


Il ne faut surtout pas les laisser dans le système éducatif pour faire les TIG. Il faut les mettre dans d'autres endroits où il n'y a que des adultes, leurs comportements changera, comme les stages
réalisés en 3ème d'ailleurs.


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