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XIII. L'exemple des profs !

18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 14:13

         Le sujet : Suite à la proposition d'adapter la carte scolaire aux vrais problèmes de mixité, il va de soi que cela fait le jeu des établissements privés et renforce ainsi leurs poids. Lorsque je parle ici des établissements privés, je ne parle pas de tous les établissements privés, mais de ceux qui sont identiques aux publics, comme les écoles primaires, les collèges ou les lycées. Les établissements qui forment les élèves par apprentissage par exemple ne sont donc pas concernés (car le publique est actuellement quasi inexistant).

 

         Actuellement les établissements privés recrutent leurs clientèles selon leurs propres critères. Les parents d'élèves payent une certaine somme pour faire bénéficier leurs progénitures d'une "bonne" éducation, c'est le souhait de tous parents, même des établissements dits difficiles. Mais ces sommes généralement ne suffisent pas à elles seules pour garder une autonomie financière de ces établissements. C'est donc l'état qui subventionne pour partie le fonctionnement des établissements privés. Par conséquent, ils sont dépendants de l'état qui épaule financièrement le secteur privé.

         Autrement dit, les parents qui ont des élèves dans les établissements sensibles versent indirectement de l'argent aux établissements privés via les impôts. Ce qui est plutôt choquant.

 

Mes propositions : Comme l'état investit dans les établissements privés et par conséquent chics, il est normal d'attendre un retour de leur part. Car c'est une sorte d'investissement, donc il y a un retour qui doit s'effectuer, par exemple sur les élèves qui entrent dans l'établissement.

         Nous pourrions proposer à des élèves issus des quartiers difficiles d'entrer dans ces établissements, ou mieux, d'obliger ces établissements chics à prendre d'autres types d'élèves, comme ceux qui sont exclus d'un établissement et qui en cherche un nouveau.

 

         Pour ce qui est de chiffrer le nombre de places déterminées par l'état, il suffit de faire un ratio entre le budget de l'établissement qui vient des parents d'élèves et celui qui vient des fonds publics. Car je ne vois pas pourquoi l'état continue d'entretenir des niches de scolarités privilégiées.

 

         L'idéale serait bien entendu de transformer ces établissements privés en établissements publics. Ceux-ci deviendraient donc gratuits pour tous, et recruteraient uniquement sur la carte scolaire imposée. Mais c'est un projet important qui doit se faire sur du long terme.

 

Les répercussions :  Bien entendu, tout ceci à pour but de faire une vraie mixité sociale et améliorer nettement l'égalité des chances qui actuellement n'est qu'un mot parmi tant d'autres. Comme ceci tout le monde serait logé à la même enseigne. Ce qui n'est bien évidemment pas le cas actuellement.

 

Les problèmes éventuels : Ils sont nombreux et surtout importants, entre les parents et le personnel des établissements privés, il y aurait fort à faire. Car ils seraient probablement opposés à ce choix. Il est même difficile d'en juger l'ampleur. La mixité sociale, c'est toujours bon, mais chez les autres …



Photo : Fontaine des innocents, Paris.

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commentaires

Victoria 03/06/2009 16:49

Holàà,j'aimerais quand même éclaircir quelque chose.
J'habite dans un quartier sensible où les établissements publics sont classés ZEP.
Mes parents,pourtant pas très riches,payant des impots comme tout le monde,ont fait le choix de me mettre dans le privé,ayant sauté deux classes. Ce sont mes enseignants du public qui ont proposé cela à mes parents,il y'a de ça quelques années maintenant (c'était en primaire).
Les établissements privés ne sont pas forcément mieux,niveau locaux,que les publics,croyez en mon experience.
Tout le monde n'est pas milliardaire dans mon lycée,loin de là. La plupart des gens ont ce cliché en tête.Il y a des gens aux revenus modestes qui se saignent aux quatre veines pour donner à leurs enfants une bonne éducation. Je ne vois pas pourquoi le privé n'aurait rien,car si on arrête les subventions de l'état,les frais de scolarité seront plus chers,et ces gens se verront obligés de mettre leurs enfants dans une école du quartier peut-être moins bien fréquentée et constamment en grève,ou aux profs toujours absents (je parle en connaissance de cause,sachez-le).

Proald 03/06/2009 17:59


Justement, si ils n'ont rien, ils ne pourront pas augmenter leurs frais de manière significative, donc ils disparaîtront. Car est-ce normal que les parents se "saignent aux quatre veines" (comme
vous dites), pour obtenir un enseignement correct ? Tout le monde n'y a-t-il pas le droit ? Où se trouve l'égalité, si dès les premiers pas de scolarité, le fossé se creuse ?


cpe 19/09/2008 22:37

pour moi c'est pas un problème de chic ou pas chic.
Le problème c'est que les établissements privés sélectionnent leurs élèves alors que les établissements publics doivent accepter tout le monde meme les élèves ingérables qui de conseil de discipline en conseil de discipline passent d'un établissement public à l'autre.

Proald 20/09/2008 08:55


Comme tu le dis, c'est déjà un problème et de fond en plus.


alex 19/09/2008 12:52

Bravo les clichés.

J'étais dans un collège privé de province. Mes parents étaient divorcés, ma mère pas imposable et pas de pension ou à peine qq centaines d'euros.
Les frais du collège étaient selon un barème. Elle aurait du n'avoir aucun frais à payer mais voulait payer le minimum quand même.

Ma mère a même informé une femme de ménage que ses enfants pouvaient venir sans payer. Elle a été bien contente de les mettre là ses enfants, l'enseignement était de meilleure qualité.

C'est super chic hein? Alors certes il y avait aussi des enfants de proprio viticoles mais il y avait aussi les mômes de ces proprio au collège (et au lycée d'ailleurs).

Au passage mon lycée privé récupérait les mômes qui se faisaient virer du public. En plus les parents qui avaient vraiment de l'argent envoyaient leurs enfants dans le lycée de la grande ville d'à côté pas dans celui de ma ville moyenne.
Tous les établissements privés ne sont pas comme certains établissements chics faut arrêter de généraliser!

Ce qui est sûr c'est qu'à l'arrivée j'ai eu une meilleure instruction que des enfants de proprio vinicoles que je connais qui sont allés dans le collège public. Bon eux ils ont pu rattraper des choses grâce aux stages de langues et de soutien scolaire payés par l'argent des parents. Tout le monde n'a pas les moyens de faire ça.

Proald 19/09/2008 18:41


C'est peut être un cliché, mais j'ai du mal à me l'enlever de la tête, car oui, je veux bien croire qu'il existe des établissements privés non chics. Mais combien sont-ils en proportion des
établissements privés chics ?


Jp 10/09/2008 17:21

Bonjour,
Juste une petite remarque : je trouve dommage d'associer aussi strictement "établissement privé" à "établissement chic". SVP, ne faites pas une généralité de quelques cas particuliers. Je connais bon nombre d'établissements privés (écoles, collèges) qui valent bien leurs équivalents publics en ZEP et sont bien loin de quelques établissements parisiens "chics" et pourtant publics.
Dommage :-(

Proald 11/09/2008 19:05


Il est vrai que pour ma part, établissement privé est synonyme de chic, mais après ces quelques commentaires sur le sujet, je me suis renseigné, et en effet il existe des établissements privés qui
ne sont pas chics, mais j'ai l'impression que c'est une minorité. Par contre comme vous le dites, il y a de nombreux établissements chics qui sont publics !!!


Hypomole 28/08/2008 14:18

Vous dites: « Je pense qu'en introduisant quelques élèments perturbateurs dans des classes quasi "parfaites", ne peut que les tirer vers le haut et même ouvrir l'esprit des fameux élèves "parfaits"... ».

C'est une idée, pardon d'être direct, absolument ridicule.

Pour commencer, il n'est pas d'élève "parfait", sauf dans la tête des technocrates qui conçoivent nos programmes: seulement des élèves qui ont compris, d'eux-mêmes ou non, que leur meilleure chance était d'accepter le fonctionnement du système scolaire, de faire de leur mieux, d'entrer en compétition avec les autres (ce qui, je précise, peut être un bon facteur de cohésion: j'en veux pour exemple le respect absolu qui existait entre les bons élèves de mon lycée), bref de consentir un peu d'obéissance et de conformisme en échange de ce que procure l'école.

D'ailleurs, je n'ai pas fréquenté de lycée privé, et pourtant je n'hésiterais pas à qualifier ma classe de Terminale de "quasi-parfaite" en cela qu'il y régnait, comme dans l'établissement, une ambiance de travail exigeant, tout simplement. C'est à mon avis au moins autant une question de volonté de l'encadrement (pris au sens général: proviseur, administration, professeurs, mais aussi Rectorat, Inspection, et Ministère) que de moyens.

Ensuite, beaucoup de professeurs et de responsables savent qu'il suffit, dans une classe, de quelques "perturbateurs" (voire d'un seul) pour tout miner, simplement parce qu'ils n'ont presque irrémédiablement pas envie de travailler, et qu'ils le font savoir par leur comportement. C'est bien là l'origine du mot: une modification néfaste dans un système censé bien marcher. Et d'ailleurs, je me permets de dire que c'est déjà le principe qui préside au refus total de l'établissement de classes de niveaux en collège et lycée, avec les magnifiques résultats que l'on sait.

Pour terminer, je me permets d'ajouter ces deux choses:
1/ "ouvrir l'esprit" d'un élève provenant d'un milieu aisé, qu'est-ce que cela veut dire? S'agit-il de le traiter en un nanti qu'il n'est pas encore devenu, n'étant pas sorti de sa scolarité (car il est bel et bien possible de redescendre la fameuse échelle sociale, n'en déplaise à l'air du temps...), et de l'exposer pour cette raison-là à un (non-)camarade absentéiste, perturbateur, parfois violent verbalement ou physiquement? (et l'Administration sait que cela existe: le Rectorat de Créteil en a à recaser chaque année!)
2/ Si je ne m'abuse, on écrit répercussions comme percussions.

Proald 31/08/2008 17:47


Le vocabulaire me manquait, c'est pour cela que j'ai mis parfait entre guillemets, car je n'avais pas de mot exact pour m'exprimer.

Par ouverture d'esprit, je ne voulais pas être péjoratif, et ceci n'est pas réservé uniquement aux élèves issus de milieu aisé.

Je prends pour exemple, n fait que j'ai vécu lors de mon entrée en 6ème.
Je sortais de mon école primaire plutôt paisible (même très paisible) et j'étais le petit garçon à papa et maman.
Lors de ma 1ère journée en 6ème, un élève vient me voir et me demande de quel pays je viens (probablement parce que je revenais de vacances et j'étais bien bronzé), je réponds naturellement que je
suis français et la discution s'arrête là. Le soir je parle à mes parents de ma journée et également de cet événement. Mes parents m'expliquent qu'il est probablement originaire d'un autre pays. Le
lendemain, je retourne vers mon camarade et lui pose la question, il me réponds qu'il est turque. J'ai par la suite sympatisé avec ce camarade.
Moi pauvre petit 6ème que j'étais, je ne savais même pas où se trouvé la Turquie, et je pensais que les seuls étrangers qui résidaient en France étaient des touristes !!!
ça fait parti de l'ouverture d'esprit.

Pour le 2ème point, je vais corriger de suite cette erreur. Merci de me l'avoir signalé.


ostiane 26/08/2008 19:55

Bon, vous allez pouvoir vous lâcher car il se trouve que j'enseigne actuellemnt (cela n'a pas toujours été le cas)dans un établissement privé.

Que de contre vérités dans l'article et dans certains commentaires. Contre vérité ou tout simplement méconnaissance du terrain; Avez-vous seulement enseigné dans ces établissements soit disants chics? Moi, je suis en poste dans le 18è, à Paris et je vous assure, cela n'a rien de "chic" au sens où vous l'entendez. J'ai moins de Bobos que de boubous à la sortie des classes.

Des élèves difficiles? Des familles analphabètes? Des primos arrivants ne sachant pas parler le français? Des caïds des bacs à sable? Des exclus des établissements publics? J'en ai tout un petit chapelet chaque année!

Non, Proald, nous ne recrutons pas nos élèves, nous les accueillons par ordre d'arrivée sur les listes. Vous propagez dangereusement des idées toute faites en vous basant sur l'exemple d'une poignée d'établissements, et ils existent,je ne le nie pas. Mais les limites de l'exemple, c'est la généralisation faussée, le mensonge et la confusion.

Mes enfants ont été scolarisés 4 ans en ZEP. Nous y habitions et cela me paraissait évident de partager la vie du quartier et donc de l'école publique. Chaque année, j'ai dû me battre pour rester dans cette école primaire. TOUS les enseignants, les uns après les autres me convoquaient. Mais madame, vous n'y pensez pas, laisser vos enfants ici, mais c'est irresponsable. Bien sûr, ce sont des moteurs pour nos classes. C'est très gratifiant pour nous, mais c'est une perte de temps pour eux, allez dans le privé, à côté, ils seront bien mieux...

Alors, à qui la faute? Pourquoi ces enseignants nous ont-ils entraînés hors de leurs murs? Aveu d'incompétence? Mauvaise conscience déplacée? Peur de ne pas être à la hauteur?

A méditer...

Aujourd'hui, ces mêmes enfants lycéens sont revenus dans le public, et dans un public chic..alors...pas de généralisation, s'il vous plaît. La guerre des classes, c'est dépassé, stérile et dangereux.

Il faut s'appuyer sur les compétences de chacun, en dehors de toute appartenance sociale, religieuse, culturelle.

Voilà, mon petit coup de gueule!

Ostiane
BLOG BLEU PRIMAIRE

Proald 31/08/2008 16:41


J'ai effectué mon année de stage en tant qu'enseignant stagiaire dans un établissement très très chic (établissement favorisé par le découpage de la carte scolaire). D'ailleurs, il y a avait aussi
des problèmes, mais ce n'étaient pas les même.

"Une poignée d'établissements", êtes-vous sûre, que ce ne soit pas l'inverse. C'est à dire, que votre établissement face figure d'exception ?

Je ne fais pas de lutte des classes, je parle des établissements privés, mais j'ai également parlé des établissements publiques chics, qui sont peut être plus nombreux d'ailleurs. J'essaye
simplement d'apporter une proposition a un problème.

Et concernant les enseignants de ZEP, pour ma part, je ne convoque pas les parents, et je ne leurs dirait pas, mais dans certains cas, c'est du gâchit.


AdamFall 25/08/2008 20:59

Il faut trouver un juste milieu, je suis d'accord. Mais à mon sens, que ce que propose Alphabet en est un : apporter à la majorité des élèves ce qu'ils sont en droit d'attendre de l'Education Nationale, sans pour autant fermer les yeux sur les problèmes de la minorité problématique, bien au contraire. Ce n'est que faire la part des choses. Un professeur en effet n'est pas un éducateur, tout du moins dans le sens qu'on lui donne communément. Il les éduque certes en cela qu'il apporte, par son comportement et son autorité, un exemple à suivre, un modèle de respect des règles, mais il n'a ni la formation ni la mission de rééduquer des élèves en manque de repères clairs, même si c'est malheureusement la réalité actuelle.

Concernant "mes derniers mots", ils n'avaient pour but que de mettre en relief le danger qui résulterait de l'application des mesures que vous préconisez pour un rééquilibrage entre privé/public. Que cela se fasse en faveur du public, d'accord, mais en aucun cas au détriment du privé. Le fait que de nombreux parents choisissent d'inscrire leur enfant dans un tel établissement n'est pas le vrai problème, mais seulement le symptôme d'une défaillance dans le système public. C'est cette dernière qu'il faut supprimer, et non les inscriptions dans le privé qu'il faut blâmer.

Je partage en outre l'avis d'Alphabet quand il dit que les plus aisés n'auront aucun problème à contourner ces mesures cache-misère, tandis qu'en feront les frais les parents issus des classes modestes qui ont malgré tout choisi la solution du privé. Ce choix qui est en cause aujourd'hui ne doit pas être considérer négativement, mais plutôt servir de base aux améliorations qui peuvent être apporter à l'enseignement public, dont je veux croire à la qualité et la réussite.
Quant à l'ouverture d'esprit des élèves "parfaits", je me permet, en toute modestie, de parler en connaissance de cause. Quatre années dans un collège ZEP ont suffit à me convaincre que ces élèves perturbateurs dont il est question n'ont pas leur place dans des établissements qu'ils ne respectent pas et dont ils n'ont que faire, dans le plus grand mépris des autres. L'élève "parfait" (qualificatif que je n'utilise que pour reprendre votre expression) que j'ai pu être ne garde qu'une expérience très négative de ces années-là. Mixité des classes, travail de groupe et autres recettes miracles n'ont jamais eu l'effet escompté...
J'aimerais vraiment croire, Proald, à vos propositions, car elles demandent finalement peu de moyen, quelques efforts, et surtout n'impliquent pas de changements majeurs dans la structure de l'enseignement. Mais malheureusement ma propre expérience (elle vaut ce qu'elle vaut ...) m'empêche d'y croire plus longtemps. Et toute délicate et difficile que puisse être une réforme en profondeur de l'Education Nationale, c'est à mon sens un effort dont on ne peut faire l'économie aujourd'hui.

Proald 31/08/2008 16:29


Je suis d'accord avec vous sur un point : "Le fait que de nombreux parents choisissent d'inscrire leur enfant dans un tel établissement n'est pas le vrai problème, mais seulement le symptôme d'une
défaillance dans le système public.".
Ce qui me gêne dans la proposition d'Alphabet, c'est de "regrouper" le problème, ce qui passe pour être la solution aux yeux de certains me paraît comme une erreur, mais bon chacun à son opinion.


alphabet 25/08/2008 16:16

Notre avis diverge, en effet (e parle à l'auteur du blog, pas à M AdaFall, avec qui je suis totalement d'accord).
Notre "solution" est utile à 90 (95 % ?) des élèves, voire même à plus, car l'encadrement par des vrais éducateurs (un prof n'est pas un éducateur et vice-versa, ce sont deux métiers totalement différents) de ses "enfants" permettra à certain d'avoir enfin une éducation, en attendant une formation. Car le problème actuel des profs, c'est d'essayer de former des enfants non éduqués, non ?

Votre solution permettra quoi à qui ?
Quelques turbulents, au lieu de mettre le bordel dans leur collège, vont le mettre dans TOUS les collèges, empêchant TOUS les enfants de travailler, sans aucun apport pour eux-mêmes, les profs n'étant pas là pour les EDUQUER, que ce soit dans le privé ou le publique. Vous pouvez m'expliquer en quoi c'est mieux ????
Les plus riches contourneront votre stratagème sans problème (ils n'auront qu'à déménager !), et les enfants des classes basses et moyennes (parce qu'il n'y a pas que des riches, en privé, loin de là !!!) qui ont des parents qui font des sacrifices financiers pour leur donner une bonne formation payeront donc les pots cassés. C'est ça, votre but ? Parce que je ne vois pas ce que votre "solution" apporte de plus ?
Vous pensez sérieusement que les élèves que vous décrivez sur votre blog, au contact des élèves du privé, vont s'assagir et devenir brusquement bien élevé ????

Proald 25/08/2008 17:58


Ce qui me dérange dans le fait de mettre tous les élèves perturbateurs dans le même endroit, c'est de les faire stagner quasiment tous, voire peut être même d'empirer la situation.

Je pense qu'en introduisant quelques élèments perturbateurs dans des classes quasi "parfaites", ne peut que les tirer vers le haut et même ouvrir l'esprit des fameux élèves "parfaits" ...


Marie 21/08/2008 18:03

Sociologiquement, je pense qu'assez peu de parents d'élèves scolarisés dans des établissements sensibles payent des impôts...

Proald 25/08/2008 11:50



C'est probable, mais ce n'est une raison ...



AdamFall 21/08/2008 13:57

Entièrement d'accord avec vous Alphabet, qui insistez de surcroit sur le fait que ce sont bien les élèves dont le comportement n'est pas acceptable qui posent problème, et non pas ceux en difficulté ( mais cette fois-ci dans une perspective strictement scolaire), qui néanmoins travaillent et ont la volonté de progresser et de s'améliorer. Votre proposition de circuit parallèle m'apparait très intéressante, car elle apporte une réponse tout à fait envisageable effectivement aux principales exigences auxquels nous sommes aujourd'hui confrontés : 1) Faire en sorte que chaque élève bénéficie de conditions de travail acceptables et normales pour un établissement scolaire (j'insiste sur le "scolaire") 2) En écartant ceux qui ne veulent ni travailler ni se plier aux règles élémentaires de respect d'autrui (ne pas travailler est une chose, en empêcher les autres en est une autre) et qui constituent malheureusement la minorité qui accapare toute l'attention au détriment de ceux qui font ce que l'on attend d'eux (un comble ?) 3) Sans pour autant, toutefois, regrouper ces élèves dits "difficiles" dans des classes complètes, ce qui ne serait une solution ni pour eux (aucune avancée), ni pour les professeurs (qui voudraient d'une telle classe ?) mais en les prenant en charge dans une structure externe beaucoup plus adaptées aux problèmes qui sont les leurs, bien éloignés des simples exigences scolaires.

Certains établissements prennent certes des initiatives destinées à récompenser ou à valoriser les bons élèves et ceux qui s'impliquent dans la vie de leur collège ou lycée. C'est à mon avis nécessaire, mais loin d'être suffisant, l'existence de telles actions n'apportant aucune réponse claire à ce qui se joue dans les salles de cours.
Je crois que nous nous rejoignons bien sur le fait qu'il faut réaffirmer la mission principale de l'éducation nationale, qui est d'apporter une formation, un bagage avant tout intellectuel aux élèves, et ce dans les meilleurs conditions possibles. Il ne s'agit absolument pas, à mon sens, de donner à des élèves difficiles les bases d'une éducation "première" (le respect des autres, la nécessité de travailler, les règles de vie en société) qui sont supposées acquises à leur niveau et dont l'absence chez une minorité d'invidividus empêche l'Education Nationale de remplir correctement sa mission envers tous les autres élèves.

Proald 25/08/2008 11:48


Notre avis diverge, sur l'action à mettre en oeuvre.


alphabet 20/08/2008 17:18

J'applaudis des deux mains le commentaire précédent ! Donnons à tous les enfants la possibilité d'apprendre dans des conditions normales. Au lieu de mettre des enfants "difficiles" (je parle, bien sur, par le comportement, pas par le niveau scolaire !) dans des classes dites "bonnes", faisons le contraire. Je m'explique : on regroupe les pertubateurs dans des établissements spécialisés, de type internat, à la place des profs (dont ils n'ont rien à faire), on met des éducateurs qui remplacent les parents défaillants, avec une possibilité de retour dans le circuit "classique" quand ils comprennent enfin ce que veut dire "vivre en société". Parce qu'ils sont combien, les vrais éléments pertubateurs (je continue à parler niveau COMPORTEMENT) : 5 % ? 10 % ? Et les 90 % d'élèves restants pourront enfin avoir une vraie scolarité, sans partir à l'école la peur au ventre.
C'est ce que je reproche beaucoup à vos propositions : on cherche systématiquement à essayer de "sauver" les enfants difficiles (toujours niveau comportement, j'insiste !), en coulant pour ça tous les autres. Essayons d'abord de sauver tous les autres, soit l'immense majorité !

Proald 25/08/2008 11:44


C'est en effet une autre solution, qui pour ma part, me semble être l'ultime recours.


AdamFall 19/08/2008 12:18

"Par contre ça permettrait sans aucun doute de relever le niveau des deux nouveaux élèves. " Permettez moi d'émettre quelques réserves. J'étais dans un collège dit "ZEP" (en tant qu'élève) qui voulait aussi croire qu'intégrer des élèves "difficiles" dans une classe comprenant de "bons éléments" porterait ses fruits. Ce que j'ai pu y voir, c'est une dégradation des conditions de travail pour tout le monde (et tout était fait pour assurer de telles constitutions de classe, jusqu'à répartir un groupe de latinistes dans trois classes différentes. c'est dire ...) Ce n'est qu'en première que les cours se sont enfin déroulés sans aucun problème, parce que tous les élèves étaient motivés dans la section qu'ils avaient choisie (j'écarte volontairement l'hypokhâgne, où même à 50 élèves dans la salle, on entendait les mouches voler).
Le fait que de nombreux parents choisissent d'envoyer leurs enfants dans des établissements privés est en effet problématique et demande qu'on y réfléchisse sérieusement(vous l'avez très bien souligné, les subventions que leur accorde l'Etat exige un juste retour de choses), mais c'est aussi un phénomène compréhensible à mon sens, puisque c'est à ce prix (dans les deux sens), souvent, qu'ils auront l'assurance non pas nécessairement d'un enseignement, mais au moins de conditions de travail acceptables. Je ne nie pas moi-même que j'aurais préféré y être...
La solution n'est pas d'imposer ou de pénaliser le privé, mais bien de revaloriser l'image des établissements publics, afin qu'ils soient tout aussi "attractifs", voire plus, sachant que la scolarité y est gratuite. Cependant, cette revalorisation doit passer par une autre vision du collège. J'entends par là qu'un collège n'est pas une halte garderie pour élèves difficiles qui, sauf exceptions, ne changeront pas leur position et préfèreront jouer avec les nerfs de leur prof, au détriment de ceux qui y viennent pour travailler. Je précise que je ne fais pas là de distinction entre bons élèves et élèves moyens ou en difficulté, mais tout simplement entre ceux qui sont là pour étudier et les autres. Le collège est pour TOUS les élèves, est pas seulement ceux qui posent problème. Si ceux-ci ne jugent pas utile de se faire aider, libre à eux d'assumer ensuite leur choix. D'aucuns jugeront cette position extrême et en effet elle est difficilement envisageable en l'état, mais faute de recette miracle pour motiver chaque élève à travailler, je vois mal comment résoudre le problème qui se pose aujourd'hui.
Quant à la proposition d'imposer au privé un quota d'élèves proportionnel aux subventions de l'Etat, c'est interessant, mais je suis en total désaccord s'il s'agit d'élèves exclus que plus aucun établissement public n'accepte. Certes le privé vit de subventions publiques, mais des parents paient (et pas toujours les plus fortunés) pour y mettre leurs enfants, à cause des défaillances du public, et je trouve qu'il serait inacceptable de reproduire ces mêmes problèmes dans le privé. Encore que, poussée jusqu'à l'absurde, cette idée conduirait en effet à l'effondrement du privé : dans tous les cas, travailler correctement deviendrait une belle utopie. Quitte à supporter les comportements perturbateurs de quelques uns, autant le faire gratuitement, c'est vrai.

Proald 25/08/2008 11:42


Pas une halte garderire, ah là je suis entièrement d'accord avec vous.

Concernant votre dernière phrase ou plutôt vos derniers mots : "autant le faire gratuitement", ça me laisse sourire, mais noir ...
Le tout est de trouver un juste milieu et ce n'est pas le plus simple.


réa 19/08/2008 09:03

la politique du "tout le monde à la même enseigne " ne peut forcément pas plaire à tout le monde. pour ma part, je pense que ce n'est pas une mauvaise chose (que tout le monde soit à la même enseigne je veux dire) mais assez utopiste, malheureusement...

Proald 19/08/2008 09:59


Utopiste, ... il faut l'être un peu, lorsqu'on entre dans l'éducation nationale.


sysedit 19/08/2008 08:10

"Autrement dit, les parents qui ont des élèves dans les établissements sensibles versent indirectement de l'argent aux établissements privés via les impôts. Ce qui est plutôt choquant."

Sauf qu'une grande majorité de foyers ayant leurs enfants dans les établissements sensibles ne payent pas, ou très peu d'impôts.

On pourrait également tourner la phrase dans l'autre sens : ceux qui mettent leurs enfants dans un établissement entièrement privé payent pour une éducation qu'ils ne reçoivent pas, celle de l'éducation publique.

Allons même plus loin: je n'ai pas d'enfant, je ne suis pas vieux, je ne suis pas dans une association subventionnée par ma commune ; pourtant mes impôts servent à payer des crèches, des écoles, des maisons de retraites, des associations... Est-ce choquant ? Je ne trouve pas, mais bon.

Malheureusement, la mixité sociale n'est qu'un doux rêve. Quel parent souhaite voir ses enfants dans un établissement difficile où les profs sont obligés de passer leur temps à faire flic / assistante sociale / parent / ... au lieu de prof ? Est-ce que importer les cas les plus difficiles dans les établissements dits "favorisés" (qui, soit dit en passant, sont actuellement ce qu'on appelait des établissements normaux il y a des années) va résoudre le problème ?

En caricaturant, cette proposition se résume à "on ne peut pas élever le niveau de certains établissements, alors la seule façon d'arriver à un niveau moyen sur tous les établissements est de baisser celui des bons".

Il n'y a pas de solution miracle, mais je reste persuadé qu'il faut cesser de baisser le niveau des bons pour faire croire que celui des mauvais augmente.
(hmm.. en me relisant je sens que je m'exprime mal, j'espère que cela ne va pas être mal interprété ;)).

Proald 19/08/2008 09:54


A la seule différence près, que c'est un choix d'envoyer ses enfants dans le privé.
En effet, tu peux très bien interpréter cette phrase dans l'autre sens, c'est réversible ...

Mais non justement, je ne pense pas qu'en introduisant un ou deux élèves "difficiles" par "bonne" classe (voire beaucoup plus dans ertains cas), ça diminuerait le niveau de celle-ci. Par contre ça
permettrait sans aucun doute de relever le niveau des deux nouveaux élèves.


Bôôh 18/08/2008 19:13

La solutions est selon moi bien plus simple : supprimer purement et simplement les financements publics des établissements privés. Il n'y a strictement aucune raison que l'Etat finance les personnes qui ne trouvent pas assez convenable l'école républicaine pour leur rejetons. Tout comme vous je ne parle que des établissement qui n'apportent pas de plus-value spécifique que ne peut pas assurer l'Etat (avec attributions de crédits au cas par cas pour ces derniers). A ceux qui veulent du privé de se le payer. Avec les fonds dégagés (gigantesques, car le privé coûte aussi cher par élève que le public), les établissements spécifiques précités pourront être nationalisés, ce qui permettra à l'Etat de remplir sa mission de l'école pour TOUS (ceux qui le souhaitent).

Proald 19/08/2008 09:37


C'est une solution en effet, radicale, mais une solution tout de même.


C'est pour vous

Visiteurs

Le reste est là ...
Pour lire le 1er article, il faut lire le dernier !!! (c'est du plus récent au plus ancien)

Lexique.

Grand corps malade : Education Nationale.


Le prof de Math : Le rap du CPE.

Les Zrofs : La 4°3.

Jean Dell : L'instituteur.

Les Fatals Picard : La sécurité de l'emploi.

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Les articles discutés :
XXXVII.Un élève qui crie sur...le prof.
XLIX.Odeur suspecte.
XLVII.Le surveillant.
L.La note de vie scolaire.
LI.La censure.
XXXVIII.La reconnaissance.