Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Traducteur

Rechercher

Blog à voir

logo luki bancher

 

Archives

Texte Libre

Twitter ;) ...  Facebook

XIII. L'exemple des profs !

28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 14:32


        
Et me voici nommé surveillant lors du brevet blanc, de la 2nde heure de l'épreuve de français. J'arrive donc la 2ème heure devant la porte, je rentre dans la salle discrètement sans frapper pour éviter de déranger les élèves. Puis j'avance vers mon collègue qui effectuait la surveillance durant la 1ère heure. Celui-ci me montre la fiche d'appel et me murmure à l'oreille :

 

-         Le collègue : "Ils ont débuté l'épreuve avec 15 minutes de retard, donc ils finiront à l'heure qui est indiqué sur le tableau. Ils ne le savent pas encore mais ils n'auront pas de récréation."

-         Moi : "D'accord."

 

         De suite, j'ai vu le problème gros comme une maison. Les élèves accepteront difficilement de ne pas avoir de récréation. Oui, ce sont les élèves qui font un peu la loi ici !

 

         Bref ! J'ai débuté ma surveillance, je me suis étonné du silence qui y régnait. J'ai effectué le tour de la salle et jeté un rapide coup d'œil sur les copies.

         Lors de mon passage, j'ai constaté qu'un élève (les bras croisés, avachit sur sa chaise, la casquette dans la capuche prêt à être remise sur sa tête, devant sa copie qui ne comportait que son nom), avait son pied sur la chaise libre qui se trouvait en face de lui. Une incivilité (voire plusieurs) à mes yeux, une simple façon de se relaxer pour lui. Mon collègue avait donc "laissé" ce comportement. Que dois-je faire, dire à l'élève d'enlever son pied de ce bord de chaise ? Je ne suis pas sûr de moi, car je risquerai de briser le silence olympien, et de m'attirer des problèmes, car c'est une source d'insolence à haut potentiel.

         Donc je préfère ne pas intervenir, un moment de faiblesse de ma part ..., probablement comme mon collègue.

 

         Je prends une chaise puis m'installe au fond de la salle pour mieux observer les élèves. Plusieurs d'entre eux s'amusent à se balancer sur leurs chaises, mais la plupart sont studieux, ils lisent silencieusement leurs textes et écrivent sur leurs copies. Tout se déroule parfaitement. Mise à part ce même élève qui attend patiemment que le temps passe avec son pied toujours au même endroit !

 

         Ah ! Une élève prend son compas dans sa trousse … mais nous sommes en brevet blanc de français, pas de mathématiques ! Que fait-elle ? … Me voilà rassuré le compas est utilisé à bon escient. Car tout le monde sait que le compas est un objet indispensable pour se faire une parfaite … manucure !

         Cette élève est extrêmement consciencieuse sur son travail, elle prend tout son temps pour retirer parfaitement le reste de vernis à ongles qui lui reste !

 

         Sinon l'heure se passe sans encombre.

 

         Mais à un moment, je constate qu'une élève pleure sur sa chaise devant sa copie, je m'approche pour lui demander ce qui ne va pas. Au passage je m'aperçois que ses jambes tremblent et qu'elle ne les contrôle plus. Elle m'explique qu'elle est entrain de faire une crise d'angoisse, et qu'elle en a fait plusieurs dans la semaine. Elle respire mal et rapidement, et elle a beaucoup de mal à parler, …

         Mais que puis-je faire ? La rassurer ? J'essaye, mais ça ne fonctionne pas.

         Appeler l'infirmière du collège. Oui mais comment ? Les élèves sont en brevet blanc, je ne peux donc pas laisser partir un élève pour appeler celle-ci.

         Je décide donc de prendre une chaise et de l'installer à l'abri des regards dans le couloir, juste à côté de la porte pour que je puisse continuer ma surveillance.

         Je tente donc de la calmer mais rien n'y fait. Il faut absolument que je prévienne l'infirmière. Par chance un élève traîne dans le couloir (comme quoi cela peut avoir du bon). Je lui demande donc d'aller chercher l'infirmière pour qu'elle me vienne en aide !

 

         Puis parallèlement à cette action arrive la sonnerie à laquelle les élèves sortent normalement en récréation …

         Quelques élèves se lèvent et rangent leurs affaires. Aussitôt je leur demande de se rassoir car ce n'est pas l'heure. Je leur explique qu'ils ne peuvent pas sortir avant l'heure indiquée au tableau.

         Aïe ! Ça y est, ils viennent de comprendre qu'ils n'auront pas de récréation. La révolte gronde ! "C'est pas normal !", "J'veux ma récréation.", "J'm'en fiche j'irais pas en cours après.". "…"

         Je dois donc stopper la rébellion, et pour cela j'ai un argument choc : la note du brevet blanc. J'arrive à garder plus ou moins le calme au sein de la classe. Plutôt moins que plus, vous l'aurez compris …

 

         Mais le couloir commence à grouiller d'élèves, et ils s'entassent autour de mon élève en pleure ! J'essaye tant bien que mal d'écarter les charognards, mais rien n'y fait. Je la prend donc avec moi pour rentrer dans la salle, pour se mettre à l'abri (si si !).

         Mais des élèves qui eux sont en récréations entrent dans la salle par curiosité, sans frapper bien sûr ! Je dois donc gérer la surveillance, l'élève en pleure et les envahisseurs, sans oublier les élèves qui veulent sortir de la salle. Ça commence à faire beaucoup ! Je suis sur tous les fronts, euh … je tente de le faire du moins !

 

         C'est bon l'infirmière arrive, je lui "donne" donc généreusement le bébé. Cadeau !

 

         Mon dernier objectif est maintenant simple: Garder tous les élèves jusqu'à l'heure indiquée au tableau.

 

         Plusieurs élèves sont dans les starting-blocks, prêts à me remettre la copie, qui est la seule chose se trouvant sur leurs tables pour pouvoir s'enfuir, la trousse et les feuilles de brouillon étant déjà rangées. C'est qu'ils sont rapides pour une fois.

 

         Arrive enfin cette fameuse heure de départ. Mais pour me donner leurs copies, ils doivent signer la feuille d'émargement. Et comme ils ne peuvent pas signer 25 en même temps. Je passe dans les rangs et récupère les copies les unes après les autres.

         Certains élèves trouvent que je ne vais pas suffisamment vite et me le font savoir. Lorsque j'arrive enfin à eux, ils font l'inverse de ce que je pensais, ils traînent pour signer histoire de m'embêter, car moi aussi j'ai cours et j'aurai dû commencer il y 5 minutes maintenant. Ils jouent donc avec le stylo et retardent leurs signatures.

 

         Ils me narguent, ceci m'énerve … D'un mouvement de colère, je reprends la feuille d'émargement et je dis "C'est bon, ce n'est pas utile que vous signez, vous pouvez partir.".

         Les élèves un peu perdus veulent maintenant signer rapidement, mais … trop tard … je refuse catégoriquement.

 

         C'est bon la surveillance est terminée, mais mon heure de cours aurait dû commencer voilà 10 minutes !

 

         Je me dépêche donc pour remettre ces copies au secrétariat. Puis je pars à la recherche de mes élèves. J'arrive en permanence, et explique aux surveillants qu'étant de brevet blanc j'ai fini en retard, mais que je vais prendre mes élèves maintenant. C'est sans compter sur mes chers élèves "Non, on vous accepte pas, vous êtes en retard !", "Vous avez un mot d'excuse ?", "…".

         J'ai tout de même réussi à les récupérer et à faire un cours … plutôt agité vu leurs états d'énervement … et le mien également.

 

         Ce sujet est un peu long, car il y a eu une activité intense, et pourtant je n'ai pas tout dit ! Mais vous avez le meilleur !


Photo : La Tour Eiffel, Paris.

Partager cet article

Repost 0
Published by Proald - dans Collège
commenter cet article

commentaires

zazou 08/06/2008 09:36

J'enseigne en primaire et je me suis coltiné des endroits pas faciles.
Mais je n'aurais jamais pu enseigner au collège, l'insolence, les élèves qui se prennent pour l'égal du prof... Je vais te mettre dans mes liens.

Proald 08/06/2008 15:44


Le collège est une mauvaise passe.


Lucinette 05/06/2008 09:18

Je découvre ton blog avec plaisir, et je me dis que j'ai beaucoup de chance d'être dans une petite ZEP de province... Et puis comme je suis TZR, je vais m'en sortir. J'admire ton courage et je te souhaite de ne pas le perdre. C'est vrai que notre boulot n'a rien d'un boulot de prof... Tiens bon ! Je reviendrai prendre de tes nouvelles !

Proald 05/06/2008 19:41


Je pense toujours qu'il y a deux métiers de prof : prof (le classique) puis prof en banlieue (celui de ZEP des ZUP) !!!


'Za 04/06/2008 17:41

Salut!
Franchement bravo pour la bonne gestion!!!
Je suis tombée par hasard sur ton blog et j'aime bien ;).
Je vais continuer à te lire.
Juste une petite précision à propos de quelque chose qui aurait pu t'aider. Je suis secouriste (enfin à mes heures perdues), quand tu es face à une personne qui fait une crise d'angoisse, la meilleure chose à faire c'est de la faire respirer dans un sac plastique. En fait cela fait baisser sa saturation en oxygène (qui est trop élevée puisque la personne fait de l'hyper ventilation), et cela l'aide à se détendre.
Sinon tu as super bien réagit en l'éloignant: de ce qui l'angoissait et du monde...
Bonne continuation
une future enseignante...peut-être!

Proald 05/06/2008 19:34


Une future collègue ... la relève est assurée !


eluise 04/06/2008 14:14

Ca me rappelle beaucoup le bazar organisé de ma salle de perm...
Allez hop je fais un article là-dessus !
Je te mets un lien, fais-toi beau tu vas recevoir mes visiteurs ! ;-)

Proald 04/06/2008 14:32


Mais je suis toujours beau et près à recevoir du monde.


Disparue 02/06/2008 19:07

comme tout cela me rappelle des choses... pfff comment ne pas être crevé au terme de journées telles que celles là...

bon courage en tout cas, c'est un plaisir de vous lire

*une prof de français à la dérive*

;)

Proald 02/06/2008 19:14


Ah, une collègue !


Jarl 01/06/2008 20:55

Bavarde, moi ? Meeuuuuh non ;) Enfin si, mais seulement sur le net. En cours je suis plutôt du genre à rêvasser en silence ;) Un peu comme ton élève, celle qui lisait un livre au lieu d'écouter le cours. J'ai dit deux heures comme une estimation (je n'ai pas vérifié l'heure exacte) mais je suis une lectrice avide et plutôt rapide, oui.

Et en effet, on peut dire que je comprend mieux l'univers des établissements difficiles, surtout du point de vue du professeur ! En fait, en lisant ce blog, je me suis dit qu'il faudrait en faire une série télé, il y a tout ce qu'il faut pour cela ; des rebondissements à la pelle, des personnages pour le moins hauts en couleur, de l'action...

En tout cas j'admire ta persévérance, car tu dois souvent être frustré avec ces petits monstres... euuuh, je veux dire, ces adorables bambins... A l'origine, quand on veut être enseignant, j'imagine que ce n'est pas pour regarder dans son dos à longueur de journée pour se protéger des snipers, ni pour faire du marchandage qui rendrait vert de jalousie un marchand ambulant Tunisien à chaque fois qu'il faut récupérer un carnet de correspondance ! Et je ne parle même pas du manque de soutien des autorités. Il y a de quoi se jeter sous un train plusieurs fois par jour ! Moi je dis, on devrait donner une prime de risque aux enseignants qui se retrouvent dans des endroits comme ça ;)

Oops, je recommence à être bavarde... désolée, mais je suis littéraire de formation, c'est donc à l'insu de mon plein gré... déformation professionelle, dirons nous ! ;)

Proald 02/06/2008 19:09


Tu es donc étudiante ...
Avant d'arriver là où j'en suis, j'étais comme tout le monde, ce milieu (les établissements difficiles) m'était complètement inconnu. Je l'ai découvert lors d'une rentrée, comme une claque en
pleine figure, sans préparation ...
En fait, il existe déjà une prime qui est d'environ 100€ pour les enseignants qui exercent dans ces établissements, mais ce ne sont pas vraiment les attentes des profs, qui sont beaucoup plus terre
à terre.
Ne t'inquiète pas, ça à du bon d'être bavard, car comme ceci tu partages ta pensée.


Ferret touch 01/06/2008 10:57

C'est INCROYABLE ! C'est vraiment bien raconté, et on devrait te faire lire par les gens du ministère de l'éducation. BON COURAGE !

Proald 02/06/2008 19:02


Merci beaucoup. Le ministère pourquoi pas, ça leurs permettraient de découvrir enfin la réalité du terrain ... Mais bon c'est risqué ... car ça peut me retomber dessus.


Jarl 01/06/2008 09:51

Je suis tombée sur ce blog il y a, quoi, deux heures, et je ne suis pas parvenue à m'en détacher avant d'avoir lu l'intégralité des articles. J'avoue que j'ai été surprise de voir à quel point les élèves peuvent être indisciplinés, et à quel point les professeurs sont désarmés face à eux. Evidement, j'ai l'impression que ton collège est un cas extrême, mais quand même ! Des élèves de quatrième illettrés, des violences, des insultes, et un comportement en général aberrant.

Dans ma scolarité, j'ai fréquenté une demi-douzaine d'établissements (collèges et lycées) différents, et même dans des établissements un peu cotés, on avait des problèmes de bavardages (quand je dis des problèmes, j'entends par là que l'on n'entendait plus le prof, même depuis le premier rang, à cause du vacarme ambiant).

Alors du coup, j'ai l'impression que la discipline part à vau-l'eau depuis les deux dernières décénnies, alors dans des établissements qui étaient déjà en zone chaude au départ, évidement, ce n'est pas brillant... J'ai eu un prof de math, en seconde, qui avait tout simplement laissé tombé (et pourtant il enseignait dans un établissement relativement bien coté...). Il faisait son cour, vaille que vaille, sans se préoccuper de ce qui se passait dans son dos. Il ne faisait aucune remarque sur le vacarme, ne s'occupait pas de savoir si les élèves travaillaient ou non, il faisait strictement ce pour quoi il était payé, c'est à dire son cours (je n'ai pu m'empêcher de penser qu'il aurait aussi bien pu nous le passer sur cassette vidéo, cela serait revenu au même...) Une fois une élève lui a demandé de passer au tableau, sa réponse a été "non, pas vous, vous ne saurez pas faire, on va demander à quelqu'un qui saura". Bonjour la motivation... mais c'est un peu effrayant de voir que des profs peuvent finir leur carrière (le prof en question était déjà âgé) en étant aussi démotivés et démoralisés. Quelque part, on se dit qu'il faudrait trouver de nouveaux outils (j'ai failli écrire "armes") disciplinaires, et d'un autre côté on est tenté de dire que ce n'est pas le rôle des enseignants, de faire la police. Finalement, je suis d'accord avec toi, il faudrait faire pression sur la famille via les alloc. Tant que ça marche... Le fait est que les punitions traditionnelles, du moins si l'on s'en rapporte à ce que tu nous dis ici, sont inefficaces (en tout cas dans les lycées les plus "chauds"). Les élèves qui se prennent des rapports disciplinaires s'en fichent, souvent ils ne restent à l'école que parce que c'est obligatoire, ce qui évidement n'est pas une attitude très constructive ! Et bien sûr, ils attachent davantage d'importance à leur image aux yeux du reste de la classe, qu'au cours ou aux sanctions disciplinaires.

Ce qui est intéréssant, c'est que j'ai réalisé en lisant ce blog que je n'avais pas la moindre idée de la façon dont se déroulent les choses dans des collèges comme le tien. J'ai été surprise plus d'une fois en lisant ton blog, et je pense que je ne suis pas la seule.

En tout cas, je te souhaite bon courage, très sincérement, parce que je crois que tu vas en avoir besoin... sans vouloir être pessimiste (juste réaliste). Moi à ta place, je pense que j'aurais craqué depuis longtemps (et par craqué, je veux dire, insulté copieusement mes élèves, voire les gifler... heureusement que je ne suis pas prof !)

Oh, et au passage, j'aime beaucoup ton blog, les articles sont intéréssants, toujours variés, et très vivants !

Proald 01/06/2008 10:51



Visiblement, tu es du genre ... bavarde ... ;-)

Si en 2 heures, tu as lu l'intégralité de ce blog, je dis bravo, car il y a l'équivalent de 120 pages word environ. Et perso, je ne lis vraiment pas vite ...

Ensuite, je suis content de constater que l'objectif du blog est atteind pour toi, c'est à dire faire connaître le milieu de l'enseignement en établissement difficile à des personnes
extérieures.

Des histoires à raconter, j'en ai encore tout un tas, mais je ne trouve pas le temps suffisant pour toutes les écrires, donc je fais un tri. Et je ne suis pas près de tomber en panne
d'inspiration ... :-)



Un prof en question 30/05/2008 20:58

AU SECOURS !!!! C'est de la folie ! jamais je ne pourrais !

Proald 31/05/2008 19:21


Et pourtant, ce n'est pas la pire heure de cours que j'ai connu ...


BBK.mel 30/05/2008 20:39

Pour les surveilances d'examen, nous sommes toujours deux dans la salle. Et puis en règle générale, nous laissons sortir les élèves au bout d'une heure de composition. Mieux vaut laisser les gamins sortir plutôt que de devoir les gérer seul dans la classe !

Proald 31/05/2008 19:08


Oui mais là c'était le brevet blanc, donc l'organisation est toujours délicate. Donc il y a avit un seul et unique surveillant par salle, et nous devions garder les élèves pour éviter qu'ils
fassent des bêtises dans les couloirs ...


la solitude des ours 30/05/2008 19:57

lol le brevet, une année comme j' avais eu la chance ou la malchance de bosser que neuf heures par semaine pendant un mois, j'ai eu l'honneur en fin d'année de surveiller le brevet, faire les paquets de copies du brevet, puis de le corriger...
comme quoi le rectorat nous pardonne rien
bon courage, sinon je rebosse dans un lycée et c'est bien mieux
a plus

Proald 31/05/2008 19:06



Bon courage à toi.



Anoma 30/05/2008 08:37

Il est où ton collège ? Je suis plutôt curieux !

Proald 30/05/2008 14:59


Il est en région parisienne ... tu n'en sauras pas plus.


nita 29/05/2008 23:12

"sans fautes, j'espère"
Euh non... encore raté ! Mais tu as fait de ton mieux, c'est l'essentiel.

Proald 30/05/2008 14:58


J'espère réussir à en faire au moins un !


djé 29/05/2008 07:39

"Mon dernier objectif est maintenant simple: Garder tous les élèves jusqu'à l'heure indiquée au tableau." : excellent; cette petite narration m'a bien fait rire en ce matin avant d'aller bosser; d'autant plus qu'elle est bien écrite et palpitante. Une de tes plus belles notes peut-être...

Bonne fin d'annee.

un prof

Proald 29/05/2008 19:53


Ah ouai ? Tu trouves que c'est l'un de mes meilleurs articles ? En tout cas, c'est l'un des plus long. Sans fautes j'espère ... ;-)


réa 28/05/2008 21:45

et ben écoute, quitte à te surprendre, moi, je trouve l'expérience plutôt positive ! tu as dû être présent sur tout les fronts et t'en ai pas mal tiré !
tu t'es occupé de la gamine en pleurs, tu as su garder tes élèves en classes...
franchement : bravo !

Proald 29/05/2008 19:51


C'est vrai que j'ai peut être bien géré la situation, mais je peux te dire qu'après j'étais vidé ... Un pur coup de stress.


lailanie 28/05/2008 20:58

"Non, on vous accepte pas, vous êtes en retard !", "Vous avez un mot d'excuse ?", "…". . Ils sont fou ces élèves ! En tout cas tu as bien gérer, mais ton collègue ne t'as pas aider ?

Proald 29/05/2008 19:48


Quel collègue ? J'était tout seul. Mon collègue a simplement surveillé la 1ère heure de l'épreuve, moi la 2nde.


ProfAnonyme 28/05/2008 19:55

Chez nous, on n'est jamais seuls pour surveiller les examens blancs. Cela permet de gérer un peu les "décalages" de ce type (quand on a cours après)
A ta place, j'aurai laissé partir les élèves!

Proald 29/05/2008 19:46



Franchement, ça n'aurait pas été plus mal ! Parce que là j'ai fait une séance de garderie, et en plus ils se sont fichus de moi !!!



acharat 28/05/2008 17:44

Je suis bien étonné qu'il n'y avait pas de surveillant de couloir. Cela t'aurait évité tous ces tracas. Une remarque à faire lors de débriefing du DNB blanc.

Proald 29/05/2008 19:39


Il n'y a pas de débriefing, mais je connais déjà la réponse qui peut être considérée comme valable : "nous manquons de surveillant".


Berilune 28/05/2008 16:30

C'est vraiment agité chez toi! Dans mon collège, le brevet est encore "sacré", et ils savent patienter jusqu'à la fin!
Tu as bien géré la situation, je trouve :-)

Proald 29/05/2008 19:38


L'expression que j'aime dire : "c'est chaud bouillant !".


C'est pour vous

Visiteurs

Le reste est là ...
Pour lire le 1er article, il faut lire le dernier !!! (c'est du plus récent au plus ancien)

Lexique.

Grand corps malade : Education Nationale.


Le prof de Math : Le rap du CPE.

Les Zrofs : La 4°3.

Jean Dell : L'instituteur.

Les Fatals Picard : La sécurité de l'emploi.

livre-d-or.gif
Me contacter. 

Locations of visitors to this page  

Les articles discutés :
XXXVII.Un élève qui crie sur...le prof.
XLIX.Odeur suspecte.
XLVII.Le surveillant.
L.La note de vie scolaire.
LI.La censure.
XXXVIII.La reconnaissance.