A travers ces quelques pages, je vais vous raconter mon arrivée dans la grande
maison de l'Éducation Nationale. La vie réelle d'un jeune enseignant n'est pas toujours la représentation que nous en avons, surtout si cet enseignant se trouve en banlieue parisienne, dans un
établissement difficile.
J'espère que ce blog, ouvrira l'esprit de quelques personnes médisantes auprès des enseignants. Et qu'ils comprendront le quotidien d'un prof.
Surtout n'hésitez pas à lâcher des com (commentaires), pour me
poser des questions, je me ferai une joie de vous répondre, ou tout simplement pour m'encourager à alimenter ce blog, ça fait toujours pléz (plaisir).
Bonne lecture.
Un prof à la dérive.
La recherche google du moment : anti iufm
Après la sonnerie signalant la fin de la récréation, je vais chercher mes élèves dans la cour. Je retraverse la fosse aux lions (VI. La fosse aux lions.), mais avec mes élèves. Puis, j'arrive à la porte du bâtiment, celle-ci est fermée à clef, alors qu'elle devrait rester ouverte. Pourtant une ribambelle d'élèves se trouvent au chaud à l'intérieur et attendent calmement. Je précise qu'il est interdit aux élèves de rester dans les bâtiments le temps des récréations. Ces portes peuvent s'ouvrir et se fermer de l'intérieur, il n'y a pas besoin de clef. Donc celle-ci a très probablement été fermée par un des élèves qui traînent dans le hall.
Me trouvant dehors avec quelques collègues et une multitude de bambins agglutinés devant la porte close. Je demande donc aux élèves assis sur le sol à l'intérieur de venir nous ouvrir, tout ceci à travers la vitre. Un des élèves arrivent enfin devant la porte, mais je crois rêver, il traîne pour arriver jusqu'à la porte, puis il fait semblant d'ouvrir celle-ci et repart s'asseoir dans le hall !!! Bref, de la vraie provocation. Essayer d'imaginer la scène, au top du top ridicule. Je suis ridiculisé.
Je frappe à la porte pour montrer mon mécontentement et demander à un autre élève de venir ouvrir. Une élève vient "généreusement" ouvrir cette fameuse porte. C'est presque de la charité …
Nous rentrons enfin, dans le hall, les élèves bousculent les personnes devant eux (dont mes collègues et moi-même). Je remercie au passage la fille qui a dédaignée nous ouvrir. En passant à côté de l'élève qui s'est moqué de moi en faisant semblant d'ouvrir cette porte, je lui dis "Evites de te moquer de moi". Et là il me répond sans hésiter avec sa capuche sur la tête (histoire de compléter le tableau) "Kes tu veux ?".
Normal il s'est senti agressé !!! Ça ressemble au sketch de Jean DELL …
Sur ce, il profite de la bousculade qui a lieu pour se dérober et repartir dans la cour. Il est vrai que je n'ai pas couru après lui, car de toute façon ce face à face était perdu d'avance, comme tous ceux qui peuvent avoir lieu d'ailleurs !
Car comme je l'ai déjà dit, la cour et les couloirs font parties du territoire des élèves, et il est dangereux d'y "combattre", d'autant plus que les spectateurs sont unilatéralement du côté élève.
Dans ce cas là, vous êtes le défouloir de ces jeunes en manque de reconnaissances, de valeurs, de règles, … Donc la seule règle qui s'impose, est de battre en retraite avant de se faire massacrer ! C'est très particulier comme ambiance de travail ! Comment pourrais tu obtenir une ambiance sereine , propice au travail et à l'épanouissement ?
Quel petit m...d...x ce bouffon à capuche , y'a des torgnoles qui se perdent !
L'une des bases du problème, me semble être le maque cruelle de mixité sociale. Et comme tu le dis, il n'y a jamais rein eu de fait pour contrer éfficacement se manque de mixité. Et actuellement, nous en payons les pots cassés !
Visiteurs
Petite pensée pour les enseignants. Cette chanson a un soupson de réalisme !
Les Fatals Picards : La sécurité de l'emploi.
Me contacter.
Commentaires