A travers ces quelques pages, je vais vous raconter mon arrivée dans la grande
maison de l'Éducation Nationale. La vie réelle d'un jeune enseignant n'est pas toujours la représentation que nous en avons, surtout si cet enseignant se trouve en banlieue parisienne, dans un
établissement difficile.
J'espère que ce blog, ouvrira l'esprit de quelques personnes médisantes auprès des enseignants. Et qu'ils comprendront le quotidien d'un prof.
Surtout n'hésitez pas à lâcher des com (commentaires), pour me
poser des questions, je me ferai une joie de vous répondre, ou tout simplement pour m'encourager à alimenter ce blog, ça fait toujours pléz (plaisir).
Bonne lecture.
Un prof à la dérive.
La recherche google du moment : anti iufm
Donc je ne me suis pas fait avoir, vous ne pourrez pas rigoler de moi ! Si, si, vous êtes moqueurs !
Donc cette nuit il a neigé, suffisamment pour que la neige tienne. De la neige était donc présente dans la cour du collège.
A la sonnerie pour récupérer nos élèves, j'ai du redoubler de vigilance. Car vous imaginez à la place des marrons, ils n'avaient besoin que de réaliser des boules de neige pour s'en servir comme projectile.
Arrivé dans la cour, j'ai regardé autour de moi, tel un radar en action, et surtout en l'air, car oui les boules de neige peuvent provenir du ciel !
L'élève est fourbe, il lance la boule de neige relativement loin de sa cible, pour ne pas éveiller les soupçons sur lui. Comme ceci il nous est impossible de connaître la provenance de la boule de neige.
Lorsque je levais les yeux au ciel, il y avait toujours 2 ou 3 missiles en l'air qui retombaient en cloche sur la cible.
Une boule de neige m'est même passée sous le nez, lorsque je suis sorti du bâtiment ! "Ouf, elle est vraiment pas passé loin celle-ci." Voici ce que je me suis dit !
En attendant devant le rang de la classe que j'avais, je me suis exposé au grand danger de me faire "tuer". Car forcément rester en mode "stationnaire" est beaucoup plus dangereux, car le sniper embusqué à l'autre bout de la cour augmente ainsi ses chances de réussite.
Donc après 2 minutes de danger imminent, j'ai décidé de lever le camp, pour partir me réfugier dans le bâtiment. Au beau milieu de la cour, je jette un rapide coup d'œil autour de moi : rien à signaler.
Je suis à découvert, je me dépêche, je regarde en l'air, 3 missiles ont été lancés ! J'analyse rapidement la trajectoire empruntée pas ces OVNI. Je constate que leurs chutes restent proche de moi. Ce qui traduit que je suis bien la cible à abattre, normal, il n'y a pas d'autre enseignant autour de moi ! Une des boules amorce sa chute, et … bingo … en plein sur 2 élèves qui traînent dans la cour. Je m'en réjouis. Moi sadique, non … pas plus qu'un prof ordinaire !
La porte du bâtiment est à portée de main maintenant. Je baisse la garde mais trop tôt … Je sens quelque chose qui vient de frôler la poche de mon jean. Je regarde, un bout de neige est resté sur ma poche, je l'enlève et je me réfugie dans le bâtiment.
Ouf ! Je n'ai pas été humilié dans la cour devant tous mes élèves ! Juste un petit bout de neige a pu m'atteindre.
C'est une gloire, car traverser un endroit restreint, avec des dizaines voire des centaines de mercenaires autour de vous sans être touché, c'est un exploit ! Je m'en suis bien tiré, mais certains coéquipiers sont tombés sous les balles ! Et surtout sous la coupe de l'humiliation !
C'est digne d'une partie de laser game, mais sans arme ! La seule défense : l'esquive !
J'aurais apprécié, me joindre aux réjouissances, en confectionnant ma propre boule de neige. Bien tassé, pour alourdir son poids, armé mon bras tel une arbalète tendue, puis "pool" ! Bien évidemment j'aurais visé un élève que j'apprécie, sérieux dans sa conduite, … j'imagine la tête de l'élève qui aurait reçu ma boule en pleine tête bien sûr c'est plus sympathique, mais là je suis en train de rêver.
L'armée devrait prendre un contingent d'enseignants car ils sont spécialement entraînés en zone urbaine, à effectif restreint, et surtout sans arme, tel la survie en jungle urbaine !
Bref, de brave soldat dévoué à la cause. Je me demande d'ailleurs si nous ne devrions pas décréter, un droit de retrait, lors de neige présente dans la cour …
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Petite pensée pour les enseignants. Cette chanson a un soupson de réalisme !
Les Fatals Picards : La sécurité de l'emploi.
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