A travers ces quelques pages, je vais vous raconter mon arrivée dans la grande
maison de l'Éducation Nationale. La vie réelle d'un jeune enseignant n'est pas toujours la représentation que nous en avons, surtout si cet enseignant se trouve en banlieue parisienne, dans un
établissement difficile.
J'espère que ce blog, ouvrira l'esprit de quelques personnes médisantes auprès des enseignants. Et qu'ils comprendront le quotidien d'un prof.
Surtout n'hésitez pas à lâcher des com (commentaires), pour me
poser des questions, je me ferai une joie de vous répondre, ou tout simplement pour m'encourager à alimenter ce blog, ça fait toujours pléz (plaisir).
Bonne lecture.
Un prof à la dérive.
La recherche google du moment : anti iufm
Après un incident classique avec l'un de mes élèves en fin de matinée. Pour un incident classique c'est simple : refus de sortir ses affaires, refus de donner le carnet, refus d'enlever son blouson, refus de sortir du cours pour être exclu, insolence, plus un soupçon d'insultes et de menaces, rien d'anormal en somme. En plus, l'élève m'a accusé de l'avoir frapper, alors que je l'ai simplement poussé pour le mettre dehors. Car celui-ci refusait de sortir.
Puis en début d'après midi après la pause du déjeuner, je retourne dans ma salle histoire de travailler un peu puisque je n'ai pas cours à cette heure ci.
J'entends frapper à ma porte, je me lève, arrive à celle-ci pour l'ouvrir. Derrière j'aperçois un jeune, d'environ 16 ans, les bras croisés à la manière d'un vigile de boîte de nuit, le regard noir, celui-ci est relativement grand. La discussion s'engage :
- Le jeune : "Je viens pour un problème que vous avez eu avec un élève.".
- Moi : "Tout d'abord, bonjour. Qui es-tu ?". J'ai de suite compris à quelle histoire il faisait allusion.
- Le jeune : "Je suis le frère de bidule. J'ai entendu dire que tu frappais les élèves.".
- Moi : "En quelle classe es-tu ?".
- Le jeune : "Je ne suis plus au collège ! Bon et cette histoire ça te revient ?". Visiblement, il n’était pas content que je puisse le prendre pour un élève de 3ème …
- Moi : "On se calme. Et comment es-tu rentré ici ?". Ça y est, il est parti il n'est plus du tout calme et devient violent en faisant des gestes amples, le tout à quelques centimètres de mon visage bien sûr.
- Le jeune : "Non je ne me calme pas, vous avez pas à frapper les élèves.".
- Moi : "Arrêtes, j'ai frappé aucun élève.".
- Le jeune : "Quoi ! Vous croyez qu'ils mentent. C'est ça ouai. Tu n'as pas le droit de frapper les élèves.". Et patati et patata …
N'ayant pas de moyen pour calmer ce jeune, et n'étant pas calme moi non plus, car je suis toujours énervé de l'histoire en question qui c'est déroulé le matin même. Je décide de voir un CPE histoire d'avoir un intermédiaire dans cette situation houleuse. Car je ne voudrais pas voir dégénérer la situation. Visiblement il a envie de me coller son poing et j'avoue que je suis sérieusement échauffé.
J’ai réussi à trouver une tierce personne qui m’a permis de maintenir un climat plus ou moins serein dans cette altercation.
Car au final il m’a dit des choses du genre : "Faites attention à vous !", "Je vous préviens ne recommencez pas, sinon vous aurez affaire à moi.", "…".
Je n’ai même pas prévenu la direction de cette histoire car je ne voulais pas que ceci me retombe dessus. J’imaginais déjà le principal "Mais je vous ai déjà dit de ne pas toucher aux élèves, …".
Dans les deux cas, c'est dingue ! Soit cet abruti vient mettre sa menace à éxécution, soit il n'y a plus de problèmes et il pensera que ses menaces auront produit leur effet. Dans les deux cas, c'est lui qui pensera faire la loi en lieu et place des adultes. On est en plein Western ! Est-il possible que les parents soient au moins informés et priés de mettre un terme aux manoeuvres d'intimidation du grand frère ? Ce dernier, s'il est majeur, peut-il être convoqué par l'établissement pour lui faire entendre raison sur son comportement en tant qu'adulte ?
P*****! Regulierement je te lis et j'en reste bouche bee! T'as interet a avoir un moral d'acier et une vie personnelle bien equilibree! Courage!
Sinon, t'as pense a te mettre a un sport de self-defence/combat? :)))
Hello,un passage sur les blogs que j’aime avant le départ
La réponse est simple, nous ne disposons d'un nombre suffisament important de surveillant, pour preuve, l'adjoint est quasiment toujours dans la cour au moment de la sonnerie pour reprendre les cours après la récréation.
Concernant l'autonome, oui je l'ai comme la quasi totalité de mes collègues, j'en ai même fait un article : XXIV.Assurance prof. Désolé pour la taille, je n'ai pas réussit à faire plus petit ...
Surveiller les entrées et les sorties, mais à quoi bon, car ça ne leurs pose pas de problème de passer par dessus les clôtures.
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Petite pensée pour les enseignants. Cette chanson a un soupson de réalisme !
Les Fatals Picards : La sécurité de l'emploi.
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