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XIII. L'exemple des profs !

20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 19:53

         L'actualité de ces derniers temps nous montre les limites de notre enseignement. Chaque chose doit être réfléchie et pensée, car le poids de nos propos ou de nos actes peuvent gravement nous nuire.

         Malheureusement il arrive que nous agissons de manière naturelle et ceci nous fait tort. J'ai d'ailleurs vécu plusieurs moment sur le fil du rasoir. Je pense à certaines répliques de ma part.
         Comme par exemple le fait de dire lors d'un contrôle "arrêtes de loucher", ceci était adressé à un élève qui copiait sur la feuille de son voisin. C'était sans compter que cette classe avait un élève qui louchait. Résultat il s'est senti visé, et les autres élèves ont fait un "OLALA", histoire de mettre la pression à l'élève insulté, comme ils savent si bien le faire.
         J'ai donc dû me justifier auprès de toute la classe …
 
         Deuxième exemple, une élève mâchait un chewing-gum très énergiquement devant moi, alors que j'expliquais le cours. Je la fixe, et elle continue à mâcher en toute impunité. Je lui dis naturellement "Arrêtes de ruminer comme une vache.", et ce fût la catastrophe. Car pour les élèves, je venais d'insulter l'une de leurs camarades de vache. Lorsque j'ai réalisé, il était trop tard, le mal était fait. Mais qui n'a jamais dit ce genre d'expression ? Bien évidemment, il n'y avait absolument pas d'arrière pensée dans mes propos. Il a fallut que je me justifie et que je m'excuse sur les mots employés.
 
         Un dernier échantillon de ce genre d'affaire, dire à un élève qu'il est mal élevé, est très risqué, car il s'agit d'un jugement aux yeux des parents, alors que pour ma part, je dirais simplement qu'il s'agit d'un constat …
 
         Tout ce style de vocabulaire est à bannir de notre langage, pour avoir des propos plus lisses, plus épurés. Car le risque pour tout enseignant est d'obtenir une jolie plainte de la part des parents, pour insulte (comme l'histoire du chewing-gum) ou autre.
         De plus, si l'un de ces faits revient aux oreilles du principal par un coup de téléphone d'un parent, vous êtes convoqué dans son bureau pour vous justifier, et mieux vaut faire attention à ne pas renouveler l'expérience trop souvent.
 
         Par contre, les élèves eux peuvent insulter ou menacer sans risque. Car entendre "Ah le bâtard" à chaque fois qu'il y a un contrôle surprise est systématique, cela fait parti du langage courant, plus toutes les autres insultes naturellement.
         Et je ne parle pas des menaces, du simple "Tu vas voir." Que nous entendons plusieurs fois dans la semaine au "Je vais t'enculer." voire plus …
         Que récolte l'élève ? Pour le "Sale bâtard", rien, car il y aurait trop de cas à traiter.
         Pour les autres cas supérieurs, du genre "Je vais t'enculer." ou "Suce ma bite.", l'élève perdra quelques points sur son permis à point, du genre 2 points et 1 ou 2 jours d'exclusion, tout ceci à condition qu'il n'y est pas eu des faits plus graves sur son compte durant la semaine, sinon votre insulte tombe à l'eau …
 
         Et puis, il y a également les moments où nous dérapons, je pense notamment au fait de mettre une tape à l'élève (sur son épaule ou son dos par exemple) pour le faire réagir et sortir ces affaires qu'il refuse d'extraire de son sac. Mais il y a aussitôt un autre élève qui vous rétorquera un "Vous avez pas le droit de frapper". Il y a également l'état d'énervement, lorsque nous sommes à bout, et que nous ne savons plus quoi faire pour stopper l'élève impoli, insolent, insultant, menaçant et violent bref la totale. Et là mieux vaut se retenir … mais jusqu'au jour où …
 

         Résultat lorsque je suis en cours, je suis sous la peur constante de faire une erreur ne serait ce que dans mon langage. Je fais donc excessivement attention à mes propos et à mes gestes, car chaque chose peut être interprétée de la mauvaise manière.

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Photo : Notre Dame de Paris, Paris.

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commentaires

Costa 26/12/2016 11:33

demissionne

Pollokun 07/04/2011 23:35


Un élève amplifie souvent les dires d'un adulte, même dans une situation courante sans le faire exprès; alors quand l'élève peut être à son avantage en déformant les propos pourquoi ne pas en
profiter?

Je suis (en plus d'étudiant) caissier dans un hypermarché et les insultes peuvent fusées au quart de tour (il suffit qu'un client n'a pas obtenu satisfaction auprès d'un vendeur et ça donne tout de
suite "ici ya que des en**** !").

Quand les propos visent une généralité ça peut à la limite "passé" mais quand on est visé directement alors qu'on fait notre travail comme il se doit ... c'est plus génant!
Bien entendu comme dans tous magasin: l'employé ne doit pas répondre face à cela et dois faire revenir le client en lui adressant un sourir, tout en lui souhaitant "une agréable journée".

Face à cela on est rôdé dans la vie, même si les choses ne tournent pas du tout rond!


Proald 09/04/2011 20:05



Eh bin, il doit falloir être plus que patient !!!



lily la fée 30/11/2009 12:34


Je comprends de quoi tu parles! Quand j'étais surveillante, j'ai eu le malheur de dire à des élèves d'"arrêter de faire les zouaves" Et là c'était l'insulte suprême pour eux, d'autant qu'il
s'agissait d'élèves de couleur. Il n'y avait évidemment aucune arrière pensée de ma part dans l'emploi de cette expression que j'ai toujours entendu. Je ne savais non plus qu'il avait une culture
leur permettant de savoir ce qu'est un zouave. Comme quoi ils ont la culture qui les arrange!
Gros bisous


Proald 02/12/2009 15:26


La culture qui les arranges : c'est éxactement ça !


mkdeo 03/06/2008 18:06

Je découvre ce blog, et je le lis tantôt amusé grâce au ton qui reste léger, tantôt triste pour vous profs...

Vous devez faire la police à longueur de journées... c'est impressionnant !

Je sais pas ce qu'il y a dans leur tête aux jeunes... on dirait que pour se faire respecter , pour être "in" il faut foutre la merde...

Enfin je n'ai pas de solution à vous apporter mais vous avez toute ma sympathie et ma compassion ; )

à +++

Proald 03/06/2008 19:28


Merci pour ton soutien.
;-)


charlotte 10/05/2008 14:25

j'ai un chef d'etablissement un peu comme le tien... ms les eleves sont bcp plus soft! cmt fais-tu pour tenir??? et les collegues? ou travailles tu, je n'ai jms vu ça!!! vous n'avez pas possibilité de vous mettre en grève, ou de faire qqch, avec tte l'équipe pedagogique! j'ai des copines qui enseignent ds les pires college du 93, et leurs journees ne ressemblent pas à ça!
bon courage... et fais du yoga...

Proald 13/05/2008 17:32


Je suis également dans un collège qui est probablement en tête du palmarès, mais bon nous survivons. En fait au bout d'un certains temps (quelques mois), les profs font comme l'éducation nationale,
ils laissent faire ...


Habera 22/04/2008 20:24

Bon,salut,collègue; tu sembles avoir des pblèmes...je suis un vieux prof(56 ans) mais loin de moi l'idée de te donner des leçons...La seule chose que je sois en mesure de te répondre est ceci:une réponse collective des collègues de la classe en question et aussi des autres de ton bahut sera la seule vraie alternative au laxisme de ton patron ; il faut " secouer le cocotier" : ton patron sera moins "à l'aise " que devant un cas "isolé" d'un jeune prof; les élèves se rendront vite compte que les Profs de la classe et les autres ( du bahut en général) sont au courant : on peut ( on doit ) faire pression , nous aussi! Bon courage! Il n'y a biensur pas de solution miracle , et puis , si les anciens , dont je suis , ne sont pas dans les bahuts du genre du tien , ce n'est pas innocent!!!

Proald 23/04/2008 10:07


Pour quelques "gors" problèmes, c'est éxactement ce qui se passe. Entre collègues nous nous entraidons pour faire "pression" sur la hierarchie. Enfin c'est l'ultime solution, car question
relationnel, ce n'est pas le mieux ...

Concernant les anciens, comme je le dis autour de moi : "Lorsque j'aurais fait mes années au front, je repartirai sans y revenir."
Après avoir fait quelques années en banlieue, on a pas vraiment envie d'y retourner.


Clarisse 17/04/2008 10:16

C'est terrible! Je suis tout d'abord rassurée d'avoir refusé ce métier car je n'ai ni la patience ni l'humilité de fermer ma gu**le. Je crois que je serais capable de les frapper quelque soit leur âge et quelques soient les conséquences.Sinon, ce type de comportement ne vous perturbe pas en tant que citoyen ou parent? Le comportement de vos supérieurs n'est-il pas symptomatique du laisser-aller général....ou ne serait-il pas voulu pour que les choses restent telles qu'elles sont?

Proald 19/04/2008 11:31


Il faut savoir se retenir, mais ce n'est pas facile tous les jours.
Bien sûre que cela me dérange, car leurs éducation n'est pas vraiment au point, je me demande même si ils en ont eu une !
Il faut bien comprendre que chaque établissement est submergé par ces choses qui nous pourrissent de l'intérieur.


phyllidia 07/04/2008 11:44

BonjourJe viens de découvrir ton site avec plaisir et beaucoup d'intérêt : j'ai l'impression que tu décris ma vie professionnelle. Deux différences : j'ai fait une partie de mes études sur Paris (donc je fais parti du "flot indifférent et pressé") et cela fait 6 ans que j'enseigne.En ce qui concerne les élèves, j'ai exactement les mêmes en classe et en plus aucun soutien de ma hiérarchie (ex : j'ai reçu une boulette sous l'oeil en novembre, l'élève connu n'a toujours aucune sanction et continue ses "pitreries"). Le truc pour arriver à leur dire ce que tu penses sans qu'ils se sentent insultés c'est de détourner et d'utiliser un vocabulaire qu'ils ne comprennent pas : ex : au lieu de dire "mâcher son chewing-gum comme une vache" tu dis "va jeter ton chewing-gum, tu sais que je n'aime pas les ruminants dans ma salle" et automatiquement un autre élève : "c'est quoi un ruminant ?" et un autre répond : "une vache" du coup tu as dit ce que tu voulais mais tu ne l'as pas insulté, c'est un de ses camarades qui l'a dit ! C'est bête, tu descends à leur niveau mais c'est le seul moyen de te faire respecter.En ce qui concerne l'intrusion c'est aussi monnaie courante; Estimes-toi heureux de ne pas avoir été agressé comme c'est le cas d'une collègue. L'intrus (un ancien élève aussi) n'a eu que quelques heures de TIG alors que ma collègue a porté une minerve pendant des mois et a encore des séquelles physiquesBon courage et continue à demander chaque année ta mutation pour pouvoir rentrer chez toi, la banlieue parisienne et les établissements APV ZEP etc. c'est l'enfer et ce ne sont pas eux qui ont forcément le pus de moyen !
 

Proald 08/04/2008 15:32


J'aime beaucoup ton truc pour dire indirectement ce que tu souhaites.
;-)
Tout dans la subtilité.

Les établissements APV n'ont pas plus de moyen ni de reconnaissance d'ailleurs.


carambaole 26/03/2008 12:34


Un petit passage entre
deux coups de peinture
Bonne journée

Proald 26/03/2008 17:52


Il faut arrêter, le pinceau s'use ...


Alain 25/03/2008 13:43

cet article résume bien l'etat de l'education nationale ....et surtout je dirais l'attitude des parents à l'heure actuelle ...ils méritent des claques et je trouve cette situation très grave ...Les jeunes aujourd'hui sont très durs  même entre eux ....Ma fille handicapée subit souvent des sarcasmes auxquels il est difficile de faire "le mort" ces gamins évoluent dans un monde de violences de télé pourrie de parents dans une grande difficulté ou ils sont souvent abandonnés à eux même ... Vive notre société .....et bon courage à vous ...

Proald 25/03/2008 21:52


Merci pour ton soutien.


nadege 25/03/2008 04:43

Ah que de mauvais souvenirs tu ravives!! ce qui est dommage, c'est que ces gamins ne comprennent même pas qu'un tel comportement les dessert... Aucun regret d'avoir quitter la "banlieue"!! Bon courage....

Proald 25/03/2008 21:51


Merci à toi.


Anoma 25/03/2008 00:44

Bonjour à toi, tu n'es malheureusement qu'une pièce d'un rouage enrayé. Je parle içi de l'éducation nationale. On ne peux plus traiter une classe de la même façon qu'il y a 20 ou 30 ans! J'ai été dans des classes difficile au cours de ma scolarité, et certains profs n'avaient aucuns problemes quand d'autres en avaient beaucoup. Pourquoi ? tout simplement parce qu'ils éssayaient de nous comprendre, étaient juste et correcte, étaient naturels. Les résultats n'étaient pas forcément meilleurs, mais les cours l'étaient!

Proald 25/03/2008 21:47


Je pense que le problème est plus profond que ça. Il ne s'agit pas simplement d'un manque de compréhension.


ange-etrange 24/03/2008 22:35

Même au Cp et dans mon quartier huppé je ressens comme toi le besoin de faire attention. Les parents portent plainte facile ou écrivent au ministre de l'éducation carrément... La directrice a eu une "charmante" lettre parce que mon fils a été malade et que je me suis absentée. En gros je suis nulle et sa gamine va râter son année. Tu te rends compte à cause de moi elle va râter hypocagne. J'ironise devant tant de bêtises. J'ai pris comme habitude de ne jamais toucher les éléves, jamais, jamais de contacts physiques pour me mettre à l'abri. Jamai je n'en garde un tout seul non plus... Ca me fait penser à une remarque de "danger école". On y voit un enfant qui sort de l'école et sa mère lui demande:1970 "Tu as été gentil avec la maîtresse?"2008 " La maîtresse a été gentille avec toi ?"Tristement vrai....

Proald 25/03/2008 21:43


Tristement oui, changement de comportement ...


eluise 24/03/2008 16:54

J'ai souvent du mal à réprimer ma spontanéité et les "arrête de faire le singe" "t'as été élevé où?" , "tu fais ça chez toi aussi ?", "tu te crois chez ta mémé ?" ça fleurit... Mais je ne suis que pionne alors j'ai le droit ! ;-) Mais c'est vrai que j'essaie de faire gaffe et c'est pénible...

Proald 25/03/2008 21:38


C'est notre langage naturel qui revient au galop.


Parapluie 24/03/2008 16:22

"Ruminer comme une vache" est un pléonasme.. C'est peut-être cela qui a fait rire tes élèves. :D

Proald 25/03/2008 21:36


Oulala, tu penses beucoup trop là !


réa 23/03/2008 22:27

c'est vraiment incroyable !à ta place, je crois que je ne cesserais pas de faire des "gaffes" car je suis très directe..ce qui est le plus dingue c'est que ces jeunes se plaignent qu'on les insultes alors qu'ils font pire ! ils se croient tous permis et pensent avoir tous les droits...et en plus, si les parents sont assez stupides pour rentrer dans leur jeu en portant plainte auprès du provisuer, comment veux-tu que ces jeunes comprennent que le respect, ça se mérite ! tout une éducation à revoir...

Proald 24/03/2008 09:49


Mais justement pour "le respect, ça se mérite", comme tu dis, la situation est quelque peu renversée. Car c'est au prof de faire ses preuves pour être respecté et non l'inverse !


Tigibus 23/03/2008 20:40

Pour expliquer, sinon excuser, la grossièreté du langage de certains élèves, j'entends parfois l'argument suivant :- Ce n'est pas de leur faute, c'est ce qu'ils entendent chez eux; et entre eux, ils parlent comme ça. On n'y peut rien.Pas d'accord ! C'est justement à l'école, c'est-à-dire à nous, les profs, de leur montrer que l'on peut s'exprimer autrement et d'essayer de leur faire comprendre que le langage qu'ils utilisent risque d'être un lourd handicap dans leur vie professionnelle et même dans leur vie tout court.Sans aller jusqu'à utiliser la langue de Molière (qu'il faut souvent traduire en français plus moderne), j'estime qu'un prof, surtout un prof de français mais pas seulement, doit s'exprimer correctement devant ses élèves. C'est un minimum. Quitte à se lâcher ensuite en salle des profs. ;-)

Proald 24/03/2008 09:44


C'est sûr que ces enfants sont influencés par leurs entourages et nous influencent par la suite sans le vouloir.
Mais il faut garder le cap.


Jo 23/03/2008 15:03

Je suis très très zen par rapport à tout ça. Ce qui, je précise, ne me met nullement  l'abri de parents procéduriers. Mais je m'accorde une certaine liberté, tant que je reste dans le respect des élèves, tout va bien. Même si les élèves ne le comprennent pas toujours. Et si un jour les ennuis pleuvent , je verrai bien. Mais je refuse de m'auto-censurer.

Proald 24/03/2008 09:38


Tu vis sans de poids sur tes épaules, un peu libre en fait.


B 23/03/2008 11:05

L'éducation des enfants doit commencer par celle des parents!!!étape 1 d'une réussite conditionnelle!!!bon courage à tous ces profs, la foi du métier sans doute.

Proald 24/03/2008 09:37


Sommes nous profs d'éducation ou de l'enseignement, là est le débat de fond ...


BBK.mel 23/03/2008 10:22

Je me rends compte à la lecture de ton article que je ne me censure pas vraiment en cours. Mais c'est valable parce que je n'ai que trois classes et que j'ai instauré un système de complicité entre nous. En fait, je les taquine de temps en temps et ils le savent. Mais je ne l'aurais pas fait à la rentrée et pas avec toutes les classes !

Proald 23/03/2008 10:43


Comme tu le dis, notre comportement n'est ps le même d'une classe à l'autre et évolue durant l'année.


carambaole 23/03/2008 07:56

Avant de commencer ma
Pin ture (panthère) rabbi Jacob
Un petit tour sur mes blogs amissuperbe la cathédrale

Proald 23/03/2008 10:42



Merci pour ton passage.
Fais attention à ne pas déborder.
;-)



july 22/03/2008 21:39

Bonsoir,je viens de découvrir votre blog, je crois que psychologiquemant ça doit vous faire du bien d'écrire, l'éducation n'existe plus dans la majorité des familles, c'est une vrai honte, je ne supporte plus le nouveau langage de cette génération "inutile" oui c'est fort mais c'est vrai. Quand je pense comment ça se passait quand j'étais môme, on aurait même pas osé avoir des pensées pareilles, ma mère qui a élevé seule ses 5 enfants, je vous jure qu'on avait pas à dire quoi que se soit sur l'intituteur, sinon on se prenait un claque, et puis les instituteurs étaient beaucoup plus sévères, mais surtout et c'est ce qui est déplorable maintenant, il n'y a plus aucun respect, la dévalorisation de votre noble métier est inadmissible, vous voyez s'il y avait une grève ou une manif pour ça, j'y serais. les enfants sont malheureusement l'image des parents, je ne sais pas où l'on va...je nel'aime pas mais quand Sarko prône l'uniforme en classe je suis pour, nous, nous avions une blouse, je crois que c'est après mai 68 que ça a complètement dégénéré...j'ai deux fils dont un qui est Psy, je les ais élévé seule, gentille mais polie, c'est la base de l'éducation...bon courage, je vous mets en lien.

Proald 23/03/2008 10:41


Bonjour à toi nouvelle lectrice.
:-)


cpechou 22/03/2008 18:28

Dur... Dur de contrôler son langage quand on est à bout. Dur de se faire insulter a longueur de journée sans savoir quoi dire. Durs toutes ces choses.Mais il faut se dire que c'est pas parc'qu'ils sont vulgaires, violents etc... qu'il faut l'être nous aussi... On ne répond pas à la violence par la violence. C'est ce que j'essaye de me repetter sans cesse quand ils sont trop durs.

Proald 22/03/2008 19:35


Tu as bien raison, mais lorsque nous baignons là dedans, on se déforme et on s'adapte parfois mal. Notre language et notre comportement évolue avec les personnes que nous cotoyons dans le privé ou
au travail ...


Clarinesse 22/03/2008 16:01

Je découvre ce blog en collègue et y retrouve hélas ec que je vis chaque jour aussi. Cela me révolte d'autant plus que toutes les grèves, dont la dernière, e focalisent toujousr sur une question de moyens financiers, alors que la question n'est pas là : c'est un problème beaucoup plus fondamental. Ce n'est pas une grève qu'il faut, qui ne dérange finalement personne dans notre métier, tout en faisant faire des économies eu Ministère. C'est un droit de retrait que nous devrions exercer massivement, car nous ne sommes pas payés pour nous laisser insulter et humilier. Si cela vous dit, voici deux textes qui approfondissent l'idée :ici : http://l-oeil-du-vent.over-blog.com/article-17897200.htmlet là : http://l-oeil-du-vent.over-blog.com/article-15208055.htmlIl faudrait vraiment que la France prenne conscience de ce que vivent ses ensaignants.

Proald 22/03/2008 19:32


La plupart des personnes ne connaissent pas notre quotidien en effet. Ceci est bien dommage. Les grèves servent aussi un faire une pause au milieu de la semaine.
Car faire une semaine complète est épuisant mentalement dans les établissements difficiles. Je pense que c'est d'ailleurs pour ceci que le nombre de grévistes y est supérieur.


Kay 22/03/2008 00:27

Il y a des mots qui ont changé de sens - ruminer comme une vache n'était pas une insulte "de mon temps" car les vaches ruminent bien et que ce n'est pas du tout insultant d'être comparé(e) à ce bel animal. Il faut peut-être retrouver le français que parlaient les professeurs et les instituteurs nés au 19me siècle et début 20me - ceux que j'ai connus en primaire puis au Lycée de Biarritz et ensuite au Lycée Racine à Paris, VIIIme jusqu'en terminale en 1966. Ensuite, bien des choses ont changé. Ou alors, expliquer les expressions que vous employez et qui ne sont pas comprises, donner l'origine de l'expression, demander à l'élève ce que "bâtard" veut dire ou "bouffon" ou "suce ma bite"......... je pense tout haut, ne vous fâchez pas - j'essaie de me demander ce que je ferais à votre place de profs - quand je pense qu'en 1968, j'ai quitté la Fac de Nanterre car je ne voulais pas enseigner l'anglais à des gamins qui s'en ficheraient complètement.............. je pensais que je n'aurais pas la patience ni les qualités pédagogiques nécessaires pour faire ce métier............Non, je ne les avais pas !Bonnes Pâques, je peux vous le souhaiter maintenant que le fameux Vendredi Saint est passé !

Proald 22/03/2008 19:20


"ruminer comme une vache" ne signifie pas "être une vache". Mais les élèves n'ont pas fait la différence à ce moment là.
Merci pour toutes ces pensées.


carambaole 21/03/2008 21:52


Bonjour et bonnes Pâques
Un rapide petit tour de mes blogs favoris
Car en plein travaux de peinture
a+

Proald 22/03/2008 19:16


Bonne peinture alors.


acharat 21/03/2008 16:44

Il est vrai aujourd'hui que nous devons surveiller sans cesse notre langage. Ce qui devient à la longue exaspérant, surtout quand on sait que nous sommes dans notre bon droit.Que faut-il donc faire ? Faut-il se mettre au même niveau que les élèves ou des parents ?Sommes nous par moment des "hors normes" du fait de notre vocabulaire ?

Proald 22/03/2008 19:12


Aux yeux des élèves, nous sommes probablement "hors normes" comme tu dis.


Hermione 21/03/2008 15:06

Sans même parler des remarques que l'on peut faire aux élèves, il y a simplement le niveau de langue employé. Quand je me surprends à employer un terme familier (mais pas grossier), je me dis que j'ai dérapé, que mon statut de prof (de français qui plus est) ne me permet pas ce genre de choses... Ca devient grave là.Et pour abonder dans le sens de Kay, j'ai également parfois l'impression de parler une langue étrangère lorsque j'emploie un mot dans son acception première et non dans le sens auquel on peut l'entendre aujourd'hui. Et pas seulement en face des élèves, mais  aussi en face d'adultes...

Proald 22/03/2008 19:04


Ah mes les profs de français sont sur une autre planète ...
A moins que ce soit les "autres" ...
;-)

Elle était facile celle-ci.
:-)


Botica 21/03/2008 13:24

Le système est fou.D'un côté, sous prétexte qu'il est le modèle, l'enseignant doit parler "politiquement correct" (bref user d'une langue de bois ridicule).De l'autre, au nom de la liberté, les élèves peuvent dire et écrire n'importe quoi.Si l'enseignant était fondamentalement respecté, il ne déraperait pas. Un bon enseignant respecte ses élèves, y compris en leur rappelant la nécessité de respecter les autres.Quand par intérêt commercial, ou en croyant que la liberté est le laisser-faire, on encourage les enfants à ne pas respecter les adultes, la société produit ce genre de situation anormale.En tout cas anormale pour moi.Je souhaite un bon courage à tous les enseignants, tous les adultes responsables.Mais moi j'abandonne.

Proald 22/03/2008 19:02


Comme tu le dis si bien, si les élèves respecteraient les enseignants, il n'y aurait pas de problèmes.
Car le respect est la base même du quotidien du citoyen.


fremen10 21/03/2008 11:33

J'ai personnellement un principe plus simple qui consiste en : Je dis ce que je veux dans ma classe.Soyons sérieux, être respectueux est une chose normale à laquelle on doit se tenir au maximum mais ça n'empêche absolument pas de dire à un élève qu'il faudrait arrêter de nous prendre pour un con quand il est nécessaire de le dire. Le langage polissé qu'on nous demande d'utiliser est en parti responsable du laisser aller. Il nous rend plus faible face aux élèves.Dire à un élève qu'il se comporte comme un animal quand il fait des bruits n'est pas une insulte mais bien un constat, dire de quelqu'un qu'il a un caractère de cochon est une expression usuelle à laquelle je ne compte pas renoncer n'en déplaise à certains.Ma main atterrissant dans le visage d'un élève aurait pu avoir des conséquences catastrophiques mais lorsqu'il y a de la communication ce genre de problème se résoud en fait plutot facilement. Le vrai problème est bien là : le déficit de communication.En vérité tu dis vrai, aujourd'hui on excerce notre métier en permanence sur le fil du rasoir et un dérapage fait parti des risques que l'on prend chaque jour en venant faire cours.C'est ça aujourd'hui l'éducation..!! 

Proald 22/03/2008 18:58


Je me permets de finir ta phrase : "C'est ça aujourd'hui l'éducation", avoir peur de notre comportement et de nos propos lors des cours.
Car avant de juger les élèves, c'est nous qui sommes jugés.


Valerie 21/03/2008 00:12

Le prof (l'adulte) doit être irréprochable, un modèle pour l'enfant (l'élève). C'est un objectif louable, compréhensible, respectable. Et quand les élèves ne sont plus des "enfants", sans encore être des "adultes", ils en jouent, et pour les "adultes", c'est encore plus difficile de respecter, au quotidien, cet objectif.

Proald 22/03/2008 18:53


L'objectif est d'autant plus dure, car nous sommes plongés au quotidien dans un language malsain.


Bôôh 20/03/2008 23:30

Pour "suces ma bite", l'élève mérite au moins un avertissement vis-à-vis de sa conjugaison (impératif seconde personne, pas de s) ;-)Pour ce qui est de "mal élevé", mieux vaut-dire malapris. Car quelqu'un de mal élevé a donc été mal élevé, alors qu'un malapris n'a pas retenu les leçons de son éducations. Jouer avec les mots peut parfois être une arme, mais effectivement à double tranchant.Ce qui m'inquiète le plus, c'est que l'on ne puisse plus faire la moindre remarque à un élève, sous peine de sermon "provisoral" ! Une fois de plus, la hierarchie est un poids au lieu d'un secours, je ne crois pas que ça aire les gosses à se forger une bonne notion de la limite entre bien et mal, entre respect et irrespect, entre société (civilisation) et sauvagerie.Et par rapport à Kay, les références qu'il cite datent et connotent d'une époque durant laquelle le femme était considérée comme très inférieure à la femme (la femme ne fumait pas l'homme si, lamère célibataire avait fauté, l'homme qui l'avait engrossé non, etc. et je ne crois pas qu'on ait régressé de ce point de vue. C'est déjà ça

Proald 22/03/2008 18:49


Merci pour le "s".
Un précision, Kay est une femme.
;-)


Kay 20/03/2008 23:13

Consternation perpétuelle pour moi !!! Quand tu mets Notre Dame de Paris à la fin de ton billet, je me dis que la Dame de Paris ne t'aide pas beaucoup. Mais quel métier ! Beaucoup de choses s'inversent. De mon temps, une fille ne fumait pas dans la rue - seules les "dames" (prostituées) fumaient dans la rue - cette attitude servait de code : l'homme savait à qui il avait à faire. Maintenant, la "dame" est derrière son internet et se choisit un client en fumant et en buvant un bon thé et l'employée est dans la rue à se geler en fumant sa cigarette ! bâtard était une injure énorme (encore de mon temps) - cela blessait celui qui la recevait au plus haut point. Un bâtard n'avait pas de père légal et portait le nom de sa mère qui avait "fauté". Parfois, quand je parle "comme au Moyen Age" j'ai l'impression de parler une langue étrangère. Mon coiffeur ne connaissait pas le Shah d'Iran ni Jean Seberg.......
Imagine que tu dois parler une langue étrangère avec tes gamins et ça ira peut-être mieux. Imagine que tu es dans un pays francophone qui a des tas d'expressions particulières et qu'il faut s'adapter et ne surtout pas employer certains mots qui sont de graves faux-amis........... Imagine........ what a marvellous song.

Proald 22/03/2008 18:45


J'imagine très bien, car c'est éxactement ce que je pense. Le language est différent en banlieue (surtout celui des jeunes) que celui de la ville et encore plus de la province.
Le language de mes élèves est codé, j'en apprend tous les jours.
Le dernier mot que j'ai appris est "chromé", je vais éviter de donner sa traduction ici ...


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