A travers ces quelques pages, je vais vous raconter mon arrivée dans la grande
maison de l'Éducation Nationale. La vie réelle d'un jeune enseignant n'est pas toujours la représentation que nous en avons, surtout si cet enseignant se trouve en banlieue parisienne, dans un
établissement difficile.
J'espère que ce blog, ouvrira l'esprit de quelques personnes médisantes auprès des enseignants. Et qu'ils comprendront le quotidien d'un prof.
Surtout n'hésitez pas à lâcher des com (commentaires), pour me
poser des questions, je me ferai une joie de vous répondre, ou tout simplement pour m'encourager à alimenter ce blog, ça fait toujours pléz (plaisir).
Bonne lecture.
Un prof à la dérive.
La recherche google du moment : anti iufm
L'actualité de ces derniers temps nous montre les limites de notre enseignement. Chaque chose doit être réfléchie et pensée, car le poids de nos propos ou de nos actes peuvent gravement nous nuire.
Résultat lorsque je suis en cours, je suis sous la peur constante de faire une erreur ne serait ce que dans mon langage. Je fais donc excessivement attention à mes propos et à
mes gestes, car chaque chose peut être interprétée de la mauvaise manière.
Photo : Notre Dame de Paris, Paris.
Consternation perpétuelle pour moi !!! Quand tu mets Notre Dame de Paris à la fin de ton billet, je me dis que la Dame de Paris ne t'aide pas beaucoup. Mais quel métier ! Beaucoup de choses s'inversent. De mon temps, une fille ne fumait pas dans la rue - seules les "dames" (prostituées) fumaient dans la rue - cette attitude servait de code : l'homme savait à qui il avait à faire. Maintenant, la "dame" est derrière son internet et se choisit un client en fumant et en buvant un bon thé et l'employée est dans la rue à se geler en fumant sa cigarette ! bâtard était une injure énorme (encore de mon temps) - cela blessait celui qui la recevait au plus haut point. Un bâtard n'avait pas de père légal et portait le nom de sa mère qui avait "fauté". Parfois, quand je parle "comme au Moyen Age" j'ai l'impression de parler une langue étrangère. Mon coiffeur ne connaissait pas le Shah d'Iran ni Jean Seberg.......
Imagine que tu dois parler une langue étrangère avec tes gamins et ça ira peut-être mieux. Imagine que tu es dans un pays francophone qui a des tas d'expressions particulières et qu'il faut s'adapter et ne surtout pas employer certains mots qui sont de graves faux-amis........... Imagine........ what a marvellous song.
Pour "suces ma bite", l'élève mérite au moins un avertissement vis-à-vis de sa conjugaison (impératif seconde personne, pas de s) ;-)
Pour ce qui est de "mal élevé", mieux vaut-dire malapris. Car quelqu'un de mal élevé a donc été mal élevé, alors qu'un malapris n'a pas retenu les leçons de son éducations. Jouer avec les mots peut parfois être une arme, mais effectivement à double tranchant.
Ce qui m'inquiète le plus, c'est que l'on ne puisse plus faire la moindre remarque à un élève, sous peine de sermon "provisoral" ! Une fois de plus, la hierarchie est un poids au lieu d'un secours, je ne crois pas que ça aire les gosses à se forger une bonne notion de la limite entre bien et mal, entre respect et irrespect, entre société (civilisation) et sauvagerie.
Et par rapport à Kay, les références qu'il cite datent et connotent d'une époque durant laquelle le femme était considérée comme très inférieure à la femme (la femme ne fumait pas l'homme si, lamère célibataire avait fauté, l'homme qui l'avait engrossé non, etc. et je ne crois pas qu'on ait régressé de ce point de vue. C'est déjà ça
Le prof (l'adulte) doit être irréprochable, un modèle pour l'enfant (l'élève). C'est un objectif louable, compréhensible, respectable. Et quand les élèves ne sont plus des "enfants", sans encore être des "adultes", ils en jouent, et pour les "adultes", c'est encore plus difficile de respecter, au quotidien, cet objectif.
Bonjour et bonnes Pâques
Un rapide petit tour de mes blogs favoris
Car en plein travaux de peinture
a+
Avant de commencer ma
Pin ture (panthère) rabbi Jacob
Un petit tour sur mes blogs amis
superbe la cathédrale
Merci pour ton passage.
Fais attention à ne pas déborder.
;-)
Bonjour à toi,
tu n'es malheureusement qu'une pièce d'un rouage enrayé. Je parle içi de l'éducation nationale. On ne peux plus traiter une classe de la même façon qu'il y a 20 ou 30 ans! J'ai été dans des classes difficile au cours de ma scolarité, et certains profs n'avaient aucuns problemes quand d'autres en avaient beaucoup. Pourquoi ? tout simplement parce qu'ils éssayaient de nous comprendre, étaient juste et correcte, étaient naturels. Les résultats n'étaient pas forcément meilleurs, mais les cours l'étaient!
Ah que de mauvais souvenirs tu ravives!! ce qui est dommage, c'est que ces gamins ne comprennent même pas qu'un tel comportement les dessert... Aucun regret d'avoir quitter la "banlieue"!! Bon courage....
Un petit passage entre
deux coups de peinture
Bonne journée
Bonjour
Je viens de découvrir ton site avec plaisir et beaucoup d'intérêt : j'ai l'impression que tu décris ma vie professionnelle. Deux différences : j'ai fait une partie de mes études sur Paris (donc je fais parti du "flot indifférent et pressé") et cela fait 6 ans que j'enseigne.
En ce qui concerne les élèves, j'ai exactement les mêmes en classe et en plus aucun soutien de ma hiérarchie (ex : j'ai reçu une boulette sous l'oeil en novembre, l'élève connu n'a toujours aucune sanction et continue ses "pitreries"). Le truc pour arriver à leur dire ce que tu penses sans qu'ils se sentent insultés c'est de détourner et d'utiliser un vocabulaire qu'ils ne comprennent pas : ex : au lieu de dire "mâcher son chewing-gum comme une vache" tu dis "va jeter ton chewing-gum, tu sais que je n'aime pas les ruminants dans ma salle" et automatiquement un autre élève : "c'est quoi un ruminant ?" et un autre répond : "une vache" du coup tu as dit ce que tu voulais mais tu ne l'as pas insulté, c'est un de ses camarades qui l'a dit ! C'est bête, tu descends à leur niveau mais c'est le seul moyen de te faire respecter.
En ce qui concerne l'intrusion c'est aussi monnaie courante; Estimes-toi heureux de ne pas avoir été agressé comme c'est le cas d'une collègue. L'intrus (un ancien élève aussi) n'a eu que quelques heures de TIG alors que ma collègue a porté une minerve pendant des mois et a encore des séquelles physiques
Bon courage et continue à demander chaque année ta mutation pour pouvoir rentrer chez toi, la banlieue parisienne et les établissements APV ZEP etc. c'est l'enfer et ce ne sont pas eux qui ont forcément le pus de moyen !
Visiteurs
Petite pensée pour les enseignants. Cette chanson a un soupson de réalisme !
Les Fatals Picards : La sécurité de l'emploi.
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