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XIII. L'exemple des profs !

2 mars 2008 7 02 /03 /mars /2008 07:25

         Dernièrement, j'ai eu un petit problème, enfin rien de grave (je ne vais pas développer ce point personnel, déjà que je vous livre une bonne partie de ma vie professionnelle), mais ceci m'a valu deux jours d'arrêt. Deux jours sans aller au travail. Bien évidemment j'ai prévenu le collège le matin même de mon absence, pour palier à ce manque auprès des élèves. Car je me doute qu'il n'est pas simple à gérer pour l'administration et la vie scolaire l'absence de professeur le matin au pied levé. Car il faut garder les élèves au collège, et par conséquent ouvrir la permanence avec un surveillant occupé. Ce qui fera donc un surveillant de moins pour gérer les autres préoccupations de la vie scolaire, et comme nous sommes un peu en manque de surveillants … 

undefined         Elément important pour la suite de mon explication, l'administration ne communique jamais les arrêts aux collègues, simple courtoisie et discrétion avec la personne en arrêt.
 
         Lorsque je suis revenu dans mon établissement, quelques collègues ont remarqué ma courte absence. A mon retour, j'ai salué chacun d'entre eux comme à l'habitude, ils m'ont pour certains répondu un bref mais intense : "ça va ?". Non pas comme une simple formule de politesse comme nous l'entendons le plus souvent, mais comme une vraie question qui attendait une réponse franche de ma part. J'ai perçu cette question comme un soutien potentiel de mes collègues. Je pense que vous avez tous compris à quoi mes collègues faisaient allusion en posant cette question avec ces deux mots.
 
         Pour mes collègues ces deux jours étaient un arrêt maladie qui cachaient une dépression due au travail. J'ai donc dû me "justifier" auprès d'eux et leurs dévoiler en quelque sorte ce qui m’a valu ces deux jours d'absences. 

         Car ici dans mon collège lorsqu'un enseignant est absent, la 1ère chose qui nous vient à l'esprit, c'est qu'il a "craqué". Craquer est rentré dans le langage commun pour nous et signifie tout simplement être tombé en dépression. Tout n'est pas rose dans mon établissement, il est parfois difficile de tenir bon. Une minorité d'enseignants est régulièrement absente à plusieurs reprises durant l'année scolaire, ne croyez pas qu'il s'agit de fainéantise de la part de ces quelques collègues, car il s'agit d'une vraie dépression. Il suffit de peu de choses pour tomber dans cette galère. Des élèves "durs" et donc des problèmes de discipline avec quelques classes (comme nous avons tous), un manque de soutien de la hiérarchie, d'un ou plusieurs collègues, et pour couronner le tout quelques problèmes personnels qui viennent se rajouter, dans ce cas, vous cumulez les handicaps et risquez de tomber du mauvais côté de la pente …

Photo : Eglise de St Germain des Près, Paris.

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Published by Le prof à la dérive - dans Chapitre 3 : Titulaire (07-08)
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commentaires

aurore 07/03/2008 09:44

ton site me semble tout à fait interressant en ce qui me concerne, ta façon de t'exprimer me plait beaucoup; j'ai pris quelques minutes de mon temps travail histoire de faire une pose pour laisser mes yeux parcourir ton chemin. Il me reste fort à découvrir d'ailleurs.Je reviendrai..Bien à toi

Proald 07/03/2008 13:52

Tu es la bienvenue ici.:-)

cpechou 06/03/2008 22:04

Je pense qu'il faut faire le vide chez vous, et ne pas penser à toutes les indisciplines et les problèmes que vos élèves vous ont causés le jour. Bon courage en tout cas, ciao !

Proald 07/03/2008 13:48

Oui, mais tout ceci me prend à coeur, je suis un être humain, et je souhaite faire au mieux, je suis investi dans mon travail et par conséquent je suis touché lorsqu'il arrive une péripétie.

Jo 06/03/2008 12:47

C'est vrai. D'ailleurs, j'avais plus de mal à mes débuts qu'aujourd'hui. Merci d'être passée chez moi ! :)

Proald 07/03/2008 13:44

J'espère donc qu'avec le temps, ça ira de mieux en mieux.

Jo 05/03/2008 23:32

Je suis profondément convaincue qu'on arrive à faire face aux élèves, à gérer leur manque de travail, d'écoute, d'intérêt, de politesse, et parfois leur agressivité, leurs insultes ou pire, si et seulement si on est parfaitement équilibré au niveau personnel. Si une fêlure, une fragilité survient (divorce, deuil, ou je ne sais quoi d'autre), l'édifice s'effondre bien souvent. Comment continuer à garder la tête hors de l'eau lorsque l'on nous l'enfonce de toutes parts ? Pour le moment, tout va bien pour moi. Donc je peux travailler sans trop me laisser atteindre par les problème rencontrés professionnellement. Mais il faut, et c'est vital, que l'on trouve de quoi se ressourcer lorsque l'on rentre chez soi. 

Proald 06/03/2008 10:35

Malgré tou, il y a des jours où il est difficile de sortir son esprit de ce milieu.

Michèle 04/03/2008 19:06

Collège le jour... et si je comprends bien... collège le soir ! Que diable, il faut ôter votre "peau" de prof de temps en temps ! Remarquez bien, je réalise que je suis ici, justement sur un blog de prof alors que j'ai quitté l'Ed Nat depuis un mois (la sacro sainte retraite !). Non non, je n'étais pas prof ! J'ai fait l'ONISEP, puis l'administration en qualité de secrétaire de direction en lycée. Qu'il est loin le temps où le prof dominait les élèves du haut de son estrade ! Comme je plains ceux qui entrent dans la carrière ! Comme ça fait du bien de ne plus avoir à se coltiner les parents grincheux qui se vengent de leurs études ratées, l'administration qui ne sait plus que demander des sta-tis-tiques (et bien sûr ils les faut pour hier ces horribles stat !), les élèves pour qui le mot respect  est totalement inconnu etc... Mais mais mais ! On ne quitte jamais vraiment l'aidenate... La preuve ? Je suis ici ! Bonne soirée et bon courage... parce que vous aussi "vous le valez bien" !

Proald 05/03/2008 09:35

Le soir c'est juste pour extérioriser le tout, et tenter de faire voir le vrai côté de l'éducation nationale, ou plutôt la face cachée !L'histoire de faire les choses pour hier, c'est constamment, c'est vraiment impressionnant, car dans le privé, ça arrive de temps en temps, quoi de plus normal, mais là, c'est toujours ainsi !

reyne75 04/03/2008 18:37

Ca fait plaisir d'entendre enfin un prof dire, même entre parenthèses, que nous avons tous des problèmes de disciplines :-) Sinon bon courage. De mon côté je suis simplement remplacante. Je tente de m'accomoder de cette situation ubuesque (pas de réelles perspectives d'obtenir le Capes d'A.P devenu si ellitiste et constamment des payes en retard par le rectorat)... Une prof d'arts plastiques remplacante

Proald 05/03/2008 09:32

Je le dis entre parenthèse tout simplement parce que c'est une évidence.:-(J'ai fait quelques articles sur le sujet de TZR, je ne sais pas si tu les a lu :LVII.Métier, bouche trou.LVIII.Profession : Prof sans emploi !J'ai eu la chance de ne pas connaître les payes en retard, mise à par celle du 1er mois comme tous les enseignants, et toutes les "primes" (heures sup par exemple).Bon courage à toi, le poste fixe viendra.

Tigibus 04/03/2008 00:11

Demander si "ça va" à tous les collègues est parfois risqué car certains en profitent pour te raconter leurs "malheurs" par le menu. Déprimant.Dans ces cas-là, et dans ces cas-là seulement, on attend la sonnerie avec une certaine impatience.

Proald 04/03/2008 11:52

Je comprends, mais à ces personnes là généralement personne ne demande de leurs nouvelles.

flo 02/03/2008 19:34

tes articles font froid dans le dos, j'avais oublié, j'ai connu ça aussi.. c'est un métier étrange, en effet...je n'ai pas tout lu, peut-être tu pourras quitter cet endroit terrible...courage et bon paris, c'est tellement beau aussi!!

Proald 02/03/2008 23:18

Au début j'étais un peu le p'ti provincial qui débarquait à Paris, mais maintenant j'adore cette ville, et je me suis trouvé un "début" de passion, la photographie.

un prof enfin un ancien prof 02/03/2008 17:45

j'ai fait prof quand j'avais 21 ans.... de math et physique...j'ai tenu deux ans avant de partir de l'EN pour le monde industriel car je ne me voyais pas a 47 ans ( age actuel  ) devant des fous furieux !!!j'ai fait cela pour ma santé mentale ... mais en fait le stress du monde industriel n'est pas mieux... pression,  horaire de folie , déplacement ... bref la dépression nous guette aussi mais avec le meme diplome j'émarge a 4500 € par mois en étant chef de service soit 55000 € net par an - ça aide a tenir ...courage a vous, mais avant de tomber , il faudrai tpeut être accepter une sorte dévaluation , qui permet de réagir avant le fond... ( formation , ...)

Proald 02/03/2008 23:14

J'ai eu le temps de connaître le privé avant moi aussi ...C'est comment dire, ... différent.Je crois surtout que pour ne pas arriver au fond, il faut savoir rester en retrait et faire le vide lorsqu'on quitte l'établissement, mais ce n'est pas facile.Concernant les formations, à chaque fois que j'en ai faite, j'ai été déçu ... alors, j'ai arrété d'en demander.

wilander 02/03/2008 15:00

Il y a des posts plus souvent, bravo! Et bon courage pour la fin de l'année.

Proald 02/03/2008 23:05

Ces derniers temps, il y a plus de posts en effet, et par conséquent du boulot supplémentaire pour y répondre, enfin comme c'est un loisir, ... pas de problème.Il y a également quelques personnes qui me contact par mon mail, alors n'hésitez pas ...@+

réa 02/03/2008 14:48

c'est vrai que le monde enseignant est réputé pour ne pas être des plus facile au niveau de la gestion du stress et je peux tout à fait le comprendre...mais de manière générale, les causes dont du parles (absence de soutient de la hiérarchie, de certians collègues le tout cumulé à des problèmes perso qui peuvent arrivés à tous) se retrouvent dans lamajorité des administrations...l'administration française est un des endroit où la hiérarchie est la plus présente et aussi, la plus... impuissante, voire lâche (mais là, je ne parle que de la mienne et en connaissance de cause !).bon dimanche

Proald 02/03/2008 23:03

L'administration ne peut pas forcément agir aussi par faute de moyen je pense ...

crew 02/03/2008 13:29

bonjour ... je suis nouveau.alors il me faudra du temps pour tout lire....et essayer de comprendre pourquoi tu es a la dérive :)c'est bien de dériver parfois non? Concernant l article je le comprends fort bien. j admire le corps enseignant de nos jours !! ( non pas que j etais un voyou avant hein?:)a bientot donc krystof

Proald 02/03/2008 23:01

Si tu comptes tout lire, tu vas en avoir pour un certain temps ...Bienvenue parmis nous, enfin je suis tout seul à tenir ce blog ... donc le nous, ... je compte les blogueurs qui me lisent.;-)

Beatrice 02/03/2008 11:44

Oui, dans les établissements difficiles plus que dans les autres évidemment, la dépression peut frapper n'importe quand, surtout comme tu le dis lorsque les problèmes perso viennent se greffer sur les emmerdes du boulot. Seuls les politiques et quelques idiots peuvent penser qu'il s'agit de fainéantise... 

Proald 02/03/2008 22:50

Généralement ce n'est pas dû à un seul et unique problème mais à plusieurs choses qui forme un tout.

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Pour lire le 1er article, il faut lire le dernier !!! (c'est du plus récent au plus ancien)

Lexique.

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Le prof de Math : Le rap du CPE.

Les Zrofs : La 4°3.

Jean Dell : L'instituteur.

Les Fatals Picard : La sécurité de l'emploi.

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