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XIII. L'exemple des profs !

15 octobre 2007 1 15 /10 /octobre /2007 13:42



         Voilà le début des réjouissances ! Après mon 3ème cours seulement avec une classe, j'ai eu quelques soucis. Un élève devait me rendre une punition, qu'il n'avait bien entendu pas faite. L'élève avait obtenu celle-ci, pour cause de bavardages incessants, et le fait qu'il m'ait coupé la parole à plusieurs reprises, m'a également irrité.

         Pas de punition rendue = une heure de colle. Il faut bien faire quelque chose, donc, je monte crescendo. Je précise que lorsque le prof met des heures de colle, c'est à lui de les faire avec l'élève, durant l'un de ses cours la plupart du temps. Au risque suprême de bousiller son cours grâce à l'élève collé ! Il se punit lui-même en réalité.
         Je m'étais pourtant promis l'année dernière, de ne plus jamais mettre de punition à un élève, car nombreux sont les élèves qui ne les font pas. Et comme il ne faut surtout rien lâcher, nous devons être endurant et continuer à mettre des punitions de plus en plus lourdes. Mais c'est mettre le doigt dans un engrenage. C'est très dangereux et en plus l'utilité est plus que réduite (XV.Les punitions.). Et je ne parle même pas de la gestion de celles-ci !
 
         Après lui avoir signalé l'heure de colle, l'élève ne se calme pas, il est toujours aussi indiscipliné.
         Et ce n'est pas fini, d'autres élèves commencent également à déranger le cours. Cela commence sérieusement à m'agacer. Surtout, que j'explique quelque chose d'important au tableau, et qu'ils ne comprennent pas, puisqu'ils n'écoutent pas.
         Je redemande une nouvelle fois le silence (en hurlant comme d'habitude), que j'obtiens après un temps précieux. Quelques instants plus tard c'est reparti de plus belle. Je me retourne brusquement du tableau et fixe méchamment (comme je sais si bien le faire) les élèves qui arrêtent leurs bavardages, sauf un qui continue normalement sa discussion. D'un geste exaspéré, je remet le bouchon de mon feutre, et lance le stylo sur cet élève. Et bingo. Celui-ci arrive sur le crâne de l'élève. Il se lève instantanément, et demande d'un air fâché à ses camarades, quel est le coupable. Un élève me désigne, l'élève qui bavardait se rassied. Et précise, "vous n'avez pas le droit monsieur." Je lui réplique, "As-tu le droit de bavarder ?". La discussion fût close. Humilié publiquement devant ses camarades, il n'a pas osé me rétorquer mon propre geste. Si si, j'aurais très bien pu me retrouver mon feutre au visage. C'est parfaitement réaliste et envisageable !
        
         Alors, bien sûr je ne suis pas fier de mon geste déplacé envers cet élève. Mais j'étais vraiment contrarié de revoir cette situation similaire à l'année dernière, à un détail près, nous sommes au tout début de l'année scolaire !
 
         Cela promet pour le reste de l'année à venir.

Photo : Le Louvre, Paris.

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Published by Le prof à la dérive - dans Chapitre 3 : Titulaire (07-08)
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BBK.mel 19/10/2007 13:45

Le premier atout que j'ai trouvé avec mes élèves, c'est l'humour. je les coupe en deux en souriants, en faisant rire les autres. les trois quarts du temps, ça marche !

Le prof à la dérive 22/10/2007 17:01

En effet, la casse ça marche bien, à condition de ne pas se refaire casser après par l'élève, car ça peut faire très mal.

L.A. 18/10/2007 20:45

Bonjour.Ca fait plusieurs mois que je te lis et je pose enfin un commentaire.Je comprends parfaitement ton geste car j'ai vécu exactement (sinon pire) la même chose mais un conseil : protège toi au maximum car cet élève peut aller se plaindre au principal qui peut à son tour donner des suites, ne serait-ce que verbales, très très désagréables à vivre...Je parle en connaissance de cause.Et puis, tu aurais pu mal viser et toucher un autre élève et qui sait, le blesser ! Imagine un peu...Dans ces moments, tu peux toujours t'asseoir un moment, reprendre du souffle et tes esprits pour repartir ensuite au "combat" sainement plutôt que de jeter quelque chose sur quelqu'un. C'est dangereux ça.Ce n'est pas un reproche que je te fais mais un conseil.Enseigner une matière générale à de tels élèves est très très difficile.Un jour, dans un autre établissement, tu auras le plaisir de ne plus avoir de tels élèves.Je parle encore en connaissance de cause.Bon courage.

Le prof à la dérive 19/10/2007 07:49

Cest sûre que je n'aurais jamais du faire cela, mais j'étais à bout.Enfin contrairement à l'année dernière j'ai des classes "normales". Et ça me rassure drôlement de savoir que je peux faire cours comme un vrai prof.

trublion 16/10/2007 11:38

tu n'y peux rien !c'est le relachement de la société qui veut ça .plus de morale ,des médias qu parlent trop de ce qui se passe ,un soit disant professeur agrége qui félicite les auteurs de nike ta mère , l'acceptation de certaines déviances sexuelles la non répression d'attitudes intolérables en démocratie ,la mise au ban d'un terme comme racaille ,pourtant justifié !

Le prof à la dérive 16/10/2007 13:23

Peut être ...Mais le mot racaille n'est pas à utiliser dans tous les cas, notamment par des personnes se trouvant à des postes importants, c'est un peu la même histoire que le mot dégueulasse, si tu vois de quoi je veux parler ...

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