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XIII. L'exemple des profs !

14 septembre 2007 5 14 /09 /septembre /2007 07:42

         Tout d'abord je tiens à préciser que je suis rassuré, car les élèves ne bavardent pas et ne répondent pas au professeur uniquement en cours, ils le font également durant le brevet. A l'ouverture des copies, les élèves ricanent bêtement comme ils savent très bien le faire. La pression de l'examen n'atteint qu'une faible partie des élèves ainsi que moi-même. Si je vous promets, j'étais légèrement stressé d'être de surveillance lors du brevet. Me retrouver à un examen, même de l'autre côté de la barrière n'est pas forcément rassurant.

         Sinon, les élèves ont du se passer gomme et blanco entre eux, car forcément ils n'avaient pas les affaires nécessaires pour plancher sur les sujets. Alors que cela est interdit, mais passons.
 
         Ce que j'ai réellement apprécié c'est la posture des élèves, ils mâchouillaient leurs chewing-gum comme des vaches entrain de ruminer, un pied sur l'assise de la chaise voisine, et bien entendu avachi comme il se doit sur leurs chaises.
         Durant ces heures de brevet, les élèves qui attendent tranquillement que le temps passe (d'ailleurs je ne comprends pas pourquoi ils viennent), s'amusent à dessiner, à regarder autour d'eux, et plus gênant, à retirer le petit morceau de papier collé sur leurs tables qui permet de s'identifier à un endroit dans la salle.
         Durant les 2 heures de l'une des épreuves, un élève a littéralement dormi ! Grâce à cet élève j'ai enfin pu comprendre à quoi servait une trousse. Le savez-vous ? Eh bien tout simplement d'oreiller, car voyez-vous, comment une personne peut dormir assise sur une chaise, il faut donc poser la tête sur la table, mais celle-ci est dure. Pour palier à ce problème, il suffit d'insérer sa chère trousse entre sa tête et la table !
         Au moins celui-ci est calme, car certains bavardent durant le brevet, nous le marquons sur le compte rendu de l'épreuve dédié à cette cause.
 
         Je ne pensais pas que les surveillants d'examen pouvaient s'ennuyer comme ceci. Heureusement, j'avais prévu de la lecture, ceci est interdit, mais il faut bien s'occuper, lorsque les élèves travaillent ou dorment, nous n'avons plus grand-chose à faire si ce n'est attendre. Généralement dans l'après midi, nous avons un coup de barre, pensez-vous après le repas! Lorsque nous nous trouvons assis sur la chaise, je n'avais qu'une seule envie, dormir! Mais je n'ai pas osé faire comme l'élève, vous savez mettre ma tête sur la table en me servant de ma trousse comme coussin.
         Comme les élèves sont autorisés à partir au bout de la 1ère heure, l'épreuve c'est terminée 20 minutes en avance pour nous (les surveillants). Car tous les élèves de notre salle étaient partis. Il faut croire que des élèves consciencieux qui relisent leurs copies une fois le devoir fini et qui restent jusqu'à la fin de l'épreuve, n'existent plus.
 
         Par contre en récupérant certaines copies, j'ai eu mal au cœur une fois de plus. Car lors d'une épreuve, ¼ des élèves ont rendu une feuille blanche. Mais pourquoi viennent-ils, ils feraient mieux de rester chez eux, si c'est pour venir bader ou dormir dans la salle d'examen…
 
         Tout ceci permet une meilleure compréhension du taux de réussite au brevet dans mon collège, celui-ci n'atteint pas les 60%. Alors que le taux de réussite nationale est de 80 %.
 
         Sinon, j'ai joué de maladresse lors de la surveillance. Avant l'épreuve, je fais le tour de la salle et jette un coup d'œil rapide sur les tables des élèves déjà installés. J'aperçois un tas de papier sur le coin de la table de l'un d'entre eux. J'arrive à côté de lui et je dis : "Qu'est ce que c'est que tout ça ?", il me répond avec un regard embarrassé : "C'est mes papiers". Je comprends aussitôt qu'il n'a pas la nationalité française, et qu'il doit donc justifier sa présence au brevet avec un tas de paperasse. Je lui réponds : "Excuse moi je ne savais pas ce que c'était". Car au départ, je pensais que c'était une triche éventuelle, vu que ses papiers étaient dissimulés sous sa convocation.

         Il les avait cachés, non pas pour tricher, mais tout simplement par gêne. Il n'y pas de gêne à avoir là-dessus, mais ce n'est pas le genre de chose que les élèves se ventent.

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Published by Le prof à la dérive - dans Chapitre 2 : Néotitulaire (2006-2007).
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