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XIII. L'exemple des profs !

28 mai 2007 1 28 /05 /mai /2007 09:24
         La reconnaissance du métier d'enseignant, oui mais laquelle ?
         Lorsqu'une personne me demande ma profession, j'ai presque honte, comme si mon métier était inavouable. Pourtant, je fais un métier connu, mais pas de manière positive, car je suis prof. Un métier connu et méconnu, envié et dédaigné, aimé et jalousé, une chose est sûre, il suscite la controverse.
         Pourquoi, lorsqu'on me demande ma profession, je suis inquiet et sur la défensive. J'ai peur de recevoir de multiples critiques, et de devoir me justifier en public sur les avantages de ma profession. Une image négative colle à la peau des fonctionnaires.
         Oui, il est vrai que les enseignants ont 16 semaines de vacances annuelles, ainsi que 18 heures de cours par semaine, ce qui ne veut pas dire 18h de travail hebdomadaire, il faut ajouter la préparation des cours (documentation, prise de connaissance du programme, travail sur informatique, photocopies,…) (VI.La chasse aux cours.), les corrections des contrôles, les réunions en tous genres (pédagogique, parents professeurs, conseil d'administration, projet d'établissement, conseils de classe, pré-conseil, DHG…). Cela reste un avantage, car les enseignants peuvent planifier au mieux le travail à faire chez eux.
         Voilà, vous venez de le voir, les enseignants jouissent de 2 avantages certes importants, mais uniques.
 
         Pour niveler le tout, il y a de nombreux inconvénients que les gens ne connaissent pas, contrairement aux avantages.
         Et les inconvénients du métier sont multiples : élèves difficiles, élèves soutenus par les parents, mutation en région parisienne durant un temps illimité, remplaçant durant plusieurs années (ce qui implique entre autre de ne pas connaître son lieu de travail pour l'année suivante), peu ou pas de moyen (2 ordinateurs pour les professeurs d'un établissement entier avec une imprimante qui n'a pas d'encre, la photocopieuse qui tombe régulièrement en panne, les rétroprojecteurs avec la lampe grillée…), salaires, frais de transport pour les formations à la charge de l'enseignant, éventuellement faire cours dans une autre matière que la sienne…
 
         En plus, ayant travaillé quelques temps dans le privé, je sais que plusieurs entreprises ont des avantages parfois colossaux.
 
         Je parle en connaissance de cause, mon salaire (sans prendre en compte les primes) a subi une division par 2 en entrant dans l'éducation nationale, pourtant je ne travaille pas 2 fois moins et c'est loin d'être 2 fois plus simple.
         Même chose pour les vacances, dans le privé il y a 5 semaines de congés payés, mais il ne faut pas oublier les RTT et les récupérations des heures supplémentaires à gogo. A l'époque j'arrivais à 12 semaines de vacances annuelles.
         Et les primes, les fameuses primes, les employés attendaient toute l'année pour connaître le montant de celles-ci, comme la parole divine. Il faut dire qu'elles étaient monstrueuses, elles atteignaient des sommets. Pour un employé "standard", c'était du 7000 ou 8000 €. Alors imaginez les primes que peuvent avoir les cadres. Ça n'arrondit pas la fin du mois, mais plutôt l'année…
         Je ne pense pas avoir été un cas rarissime, surtout lorsque j'entends parler certaines de mes connaissances.
         Seulement les gens ne font pas l'effort de calculer, combien ont-ils eu de vacances cette année ou combien ont-ils touché en plus de leurs salaires…
         J'ai fait ce choix pour diverses raisons (non pas uniquement par rapport aux vacances comme le prétende les mauvaises langues), il m'est personnel et propre.
 
         Je demande seulement aux personnes extérieures à l'éducation nationale d'analyser la situation. Les enseignants n'ont pas de comité d'entreprise, pas de 13ème mois, pas de primes, pas de surprimes, pas d'actions en bourse bradées…
         Il est vrai que ces avantages ne concernent pas toutes les entreprises, je pense notamment aux petites entreprises, dont certaines "exploitent" leurs employés, avec les 5 semaines de vacances (pas toujours complètes), sans prime, sans 13ème mois, et le tout payé au SMIC, au centime près bien sûr, sans oublier les heures supplémentaires non payées.
         Ça fait partie également de la réalité.
 
         Pour toutes les personnes qui continuent sans cesse de critiquer les enseignants, je leurs dirai simplement que le métier d'enseignant est ouvert à tous, il suffit de passer le concours. Et ce concours ne s'obtient pas par relation ou par coup de piston, contrairement à certains postes…
 
         En écrivant ceci, je ne me plains pas, je tente simplement d'éclaircir la vision des personnes étrangères au métier en écrivant ce constat. Tout travail a des avantages et des inconvénients, ce qui contribue à la spécificité du métier. Pour critiquer les avantages d'un métier, il est utile de connaître les inconvénients…

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Published by Le prof à la dérive - dans Chapitre 2 : Néotitulaire (2006-2007).
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commentaires

Tietie007 03/03/2013 07:09

Je gagnais plus, il y a 20 ans dans le privé, dans un établissement financier, qu'aujourd'hui, après 20 ans dans l'Education Nationale. Je ne me plains pas, car le temps libre est irremplaçable,
mais pour la reconnaissance, il faudra repasser ...Feignasse gréviste pour le grand public et looser pour les élèves qui rigolent lorsqu'ils savent ce que touche un prof après 5 ans d'études
supérieures. Très peu de gratification dans ce métier.

Proald 03/03/2013 09:01



Je vous rejoins entièrement sur ce point là !



Leo 03/01/2013 21:01

Aux personnes qui tapent sur "ces feignants de profs payés à rien foutre et qui vont pas se plaindre en plus", je sors toujours la même réponse : puisque c'est si cool de bosser 18h/semaine et
d'être en vacances deux semaines tous les deux mois, et puisque c'est "pas si compliqué, quand même d'apprendre la règle de trois à trente gosses", comment expliquer que, dans un pays à 10% de
chômage, sachant qu'il n'est pas forcément nécessaire de passer le concours pour enseigner (recours à des contractuels pour les remplacements), si peu de personnes soient volontaires pour exercer
ce métier apparemment idyllique ?

Proald 04/01/2013 10:21



Bon argument, en effet !



une collègue 31/05/2010 13:21


Et bien, je reste bouche bée devant cet article qui dit exactement ce que j'ai tant envie de dire aux gens désagréables autour de moi. J'en ressens une vraie colère en toi. Je n'aurais qu'une seule
envie: que tu publies cet article dans un magazine à plus grande échelle!


Proald 31/05/2010 13:56



Tu peux toujours recracher cet article tel un venin à ton interlocuteur !


;-)


Dans un magazine ... je n'attends que ça, mais il ne faut pas trop rêver ...



Lisette 28/07/2009 11:11

Je trouve tous ces témoignages très intéressants.
Je suis étudiante en lettres. Je viens de passer le capes et l'agreg de lettres. J'ai malheureusement raté les oraux de l'agreg, mais j'ai eu le capes et j'ai vraiment envie d'enseigner. Vous savez ce que me disent les gens perdus de vue que je retrouve: "prof? mais tu étais brillante pourtant"? ou "tu as vraiment envie de faire ça..."(air dégoûté...) cela se passe de commentaires...!

Proald 06/08/2009 19:16


J'ai connu et je connais encore les même répliques ...


SVTZEP 01/06/2009 17:41

au fait... j'ai oublié de me relire... comme proald souvent...
un petit clin d'oeil pour les personnes qui jubilent de relever les petites fautes comme pour fustiger et oublier le contenu... on est pas là pour ça... mais bon je ferai plus l'effort de me relire, il est vrai que sans quoi il n'y a plus de limites!

Proald 02/06/2009 21:39


Oh, c'est quoi ça "comme Proald souvent" !!!
Attention ...
;-)


SVTZEP 01/06/2009 17:37

je me suis dis que je viendrais faire régulièrement mes constats, histoire d'en faire profiter tout le monde et en espérant que ce n'est pas la même chose dans toute le France...

Proald 02/06/2009 21:38


ça sera avec plaisir que je te lirai, un simple retour en somme :-)


SVTZEP 31/05/2009 18:55

Encore merci à prof à la dérive pour son blog...
je lis patiemment les commentaire de tout le monde , ils reflètent quelque peu la vision de notre société...
je suis le premier à jeter la pierre sur mes collègues... bon nombre n'ont eu aucune formation , nous ne sommes pas non plus sélectionnés selon notre volonté à enseigner à des élèves...uniquement à nos résultats sur des notions universitaires ou des cours formatés par les IUFM (qui comme par hasard après un sacré bout de temps de nullité profonde finissent cette année par être réformés... en mieux???)....
...je pense que les personnes qui m'empêchent le plus de faire mon métier ne sont pas les élèves (je suis en ZEP) ni les parents...mais bien mes collègues et ma hiérarchie ... attention il existe toujours de très bons élélments parmi l'équipe ou les CPE ou les surveillants ou la direction....mais tellement d'ereurs commises , d'incohérences, de monstruosité, d'inconscience.... parfois je me dis pour me rassurer que c'est le commun de tout employé dans les autres boulots de la société...
un exemple des invraissemblance dont je suis le témoin:
un collègue d'histoire géo ancien de 6 années(donc soit disant un pilier de l'établissement) en ZEP se pointe un jour à l'établissement devant ses classes avec un badge de Barack Obama sur sa chemise... aujourd'hui encore il n'a toujours pas compris la connerie de son geste et le revendique!...autre exemple... l'intendante qui met en berne le drapeau français le jour de la mort du pape!!! sans mettre au courant le chef qui ne bronche pas outre mesure....vive la laïcité!!!!...bon je suis fatigué...j'en mettrai d'autres plus tard.....

Proald 01/06/2009 14:10


Tes 2 exemples sont clairement hallucinant !!!


florilège 02/08/2007 23:06

important, cet article, ça m'a rappelé qqch que j'ai écrit il y a quelques jours et que j'avais oublié, je l'ai publié aujourd'hui du coup, il fait un peu écho au tien... Lis-le si tu as le temps (tu es en vacances, tu n'as pas d'excuse pour ne pas le lire (^_^)).

Le prof à la dérive 09/08/2007 21:07

Bin justement, c'est que je suis débordé durant mes vacances !:-)

shakti 04/07/2007 08:03

Décidément, dès qu'on évoque notre métier, les mêmes remarques pénibles, toujours, d'incompréhension. Disons-nous que les conditions sont parfois difficiles ? On est une bande de geignards. Disons-nous que notre image dans la société a changé dans le mauvais sens ? Ben c'est de notre faute, on n'a qu'à mieux bosser, et se bouger, prendre des initiatives, etc...J'aime beaucoup la personne qui critique le fait que "malheureusement, pour bcp, le métier n'est plus un sacerdoce." EXCELLENT ! Parce que je ne connais aucun autre métier (à part bonne soeur, et malheureusement pour eux médecins et infirmières) qui DOIT être une sacerdoce. Un métier est un métier, si je décide d'en faire un sacerdoce, je vais donner des heures sup à l'oeil en tôle et dans des quartiers difficiles, le soir. A force de compter sur la bonne volonté des profs (parce que OUI, justement, on en fait BEAUCOUP par conviction, en plus et sans compter, alors que dans un VRAI métier, les gens bossent leurs heures, point barre), on en arrive à des dépressions en pagaille, et des arrêts maladie (tire-aux-flancs, bien sûr).On pourrait reprendre 100 fois les mêmes réponses, ça ne servirait à rien : les gens ont des idées reçues sur notre métier, décident que parce que leur prof de sixième corrigeait les copies pendant les contrôles, tous les profs corrigent toutes leur copies pendant les contrôles, ou parce qu'ils connaissent un tire-au-flanc, on est tous des feignasses payées des ponts d'or à ne rien faire.J'en ai marre de devoir prouver sans cesse que je fais PLUS qu'enseigner, tout ça pour entendre que "faudrait quand même que les profs éduquent mieux nos enfants, de mon temps au moins patati et patata". Je ne prouverai jamais tout ce que je fais en plus, chaque jour, mais quoi qu'on dise, il y en aura toujours pour taper sur l'ambulance.

Le prof à la dérive 04/07/2007 09:48

C'est tellement facile de taper sur l'ambulance qu'il y en a qui ne se gêne pas. Ils en profitent même un peu trop à mon goût, mais bon. C'est devenu une particularité du métier à part entière !En tout cas, ton commentaire respire le vécu.

Guyome 18/06/2007 22:09

Cher collègue,Bien entendu d'accord avec nombreux de tes articles. Pour les mutations, ma femme a ras-le-bol de devoir démissioner et chercher un boulot tous les 4 ans...Sinon, une faute : "Les enseignants non pas de CE", verbe avoir...Bonne suite, Guyome.

Le prof à la dérive 19/06/2007 14:54

Merci de m'avoir signalé la faute monstrueuse.Il est vrai que ce ne doit pas être facile pour le conjoint. Je compatis.

Adrien 17/06/2007 17:52

Moi je ne comprend pas que vous vouliez être prof. Je trouve que c'est un métier horrible. Vous devez rabacher année après année la même soupe à des gamins qui comprenne de moins en moins bien. Vous devez vous occuper de toute la misère du monde, très souvent incapable de résoudre les problèmes de enfants. Tout vos acquis sociaux sont pérpétuelement remis en cause et vous n'avez (du moins pendant des années) aucun contrôle sur votre lieux de travail. Si on rajoute que pour bac + 3 (mais en réalité c'est souvent beaucoup plus d'étude) votre salaire n'est pas bon. Je trouve que prof est un métier horrible. Mais voila, quand on à travaillé avec des enfants (j'ai fait de l'animation pendant plusieurs années) on comprend que quelque soit la situation certains plaisirs sont plus importants que tout le reste (le sourire d'un enfants qui a compris ou résolus un de ses problème, la satisfaction de servir à toute une partie de la société, etc.).  Donc c'est un métier horrible mais qui apporte sans doute beaucoup de plaisirs.  Ce qu'il faudrait peut être c'est que ceux qui ont trop donné aux enfants, qui n'on plus grand chose (et c'est bien normal après de nombreuses années comme prof) puissent changer de carrière plus facilement. De même, il serait peut être bon que des gens puissent rentrer dans l'éducation national avec un peu plus d'expériences (exemple vers 35-40 ans) pour apporter une image plus dynamique du monde du travail aux enfants.  Mais je crois que prof reste encore le plus beau métier du monde, même si il n'est plus percu comme ça pas un grand nombre de nos compatriotes.

Le prof à la dérive 18/06/2007 12:48

Régulièrement, il y a des gens qui change de carrière en passant du privée à l'éducation nationale. Par contre l'inverse est beaucoup plus difficile !

theophano 08/06/2007 20:40

Moi aussi j'ai honte de dire que je suis prof. j'ai honte de dire que je travaille. Les gens sont à ce point persuadés que les profs ne travaillent pas. C'est d'une telle évidence pour eux qu'ils ne réfléchissent pas.

Le prof à la dérive 11/06/2007 12:21

Heureseument, tout le monde n'est pas comme ceci.

lepere 08/06/2007 16:30

Le constat que je fais de ce billet et de ses commentaires : les profs se plaignent et se lamentent beaucoup sur leur situation ! Je pense pour ma part, qu'aujourd'hui, nombre d'entres eux font ce métier pour x raisons propres, mais très peu, par sacerdoce, ce qui explique beaucoup de choses dans la déliquescence de ce qu'ils essayent de distiller à leurs élèves. Je leur dis : devenez acteur de votre métier, bougez, remettez vous en cause, impliquez-vous pour faire avancer les choses comme vous le souhaitez, ou changez de métier, s'il ne vous procure pas de satisfation. Encore faut-il en avoir le courage et les moyens pour ce faire !

Le prof à la dérive 11/06/2007 12:19

L'envie diminue  jour après jour, ça devient vite inévitable.

Morgane 04/06/2007 23:20

Je n'avais pas le détail mais en tant que fille de prof, j'ai vu la différence quand mon père est passé de fonctionnaire à france telecom à prof dans le public : moins de revenu et moins de temps libre. Avant quand il rentrait, son boulot restait au bureau. Depuis, alors qu'il est plus souvent à la maison, je le vois beaucoup moins parce qu'entre préparer les cours, les devoirs et se taper la correction derrière, il est très pris. Je crois que très peu de personnes se rendent compte de la disponibilité que demande ce métier.Morgane.

Le prof à la dérive 05/06/2007 15:17

Perso, il m'arrive régulièrement de bosser des week end, lorsque je n'ai rien à faire de précis. En clair, dès que j'ai du temps libre, je bosse. Si mon week end est pris, dans ce cas, je m'arrange à faire mon job le week end d'avant ou d'après ou tout simplement en soirée. Donc au final tu bosses tout le temps.

bahia 02/06/2007 11:48

Heu, si, les primes à 8000 euros pour les salariés de base, c'est une exception. En fait, en disant cela, vous avez un peu la me^me réaction que les gens que vous dénoncez dans le privé qui feraient des généralités sur les profs. Pour ma part, je ne pense pas comme la personne au dessus qu'en France, on n'aime pas les intellectuels, c'est un peu stupide comme réflexion sauf votre respect monsieur, je ne vois pas pourquoi dans ce pays on apprécierait moins les intellectuels que dans d'autres pays(évidemment de cocagne), d'ailleurs, je ne pense même pas que les français assimilent les profs à des intellectuels, je pense qu'on en est super loin, enfin, bon, sauf votre respect encore une fois, vos quelques lacunes en orthographe pour ne prendre que cet exemple ne plaisent pas pour une assimilation à des intellectuels. A mon sens, mais ça n'engage que moi, si pas mal de gens ont des griefs vis à vis des profs, c'est juste parce qu'ils se sont constitués, ils ont vu le niveau de leurs enfants baisser(exempel: l'orthographe justement qui semble pourtant la base, l'histoire qui est à peine effleurée etc...), le nombre de profs augmenter ainsi que leurs gémissements, les grèves plus qu'à répétition soi-disant pour défendre des intérêts "de la société" alors que tout le monde sait très bien tout le corporatisme qu'il ya dans ces grèves(je suis moi même fonctionnaire je précise sinon, je sens les réactions stupides d'anathème), ils ont vu l'absentéisme, le jean-foutisme etc... voilà, je pense que ça n'est rien de plus puisqu'auparavant les profs n'avaient pas cette image mais au contraire étaient des sortes e notables. C'est juste l'institution qui s'est enterrée en vivant sur la bête.

Le prof à la dérive 04/06/2007 14:04

Dans l'article, je n'ai pas dit que tous les employés bénéfieciaient de primes extravagantes. Seulement les entreprises qui distribuent des primes sont plus nombreuses que nous croyons, peut être pas du même montant (ce montant est l'exemple que j'ai connu), mais elles existent malgré tout.Il faut préciser que le nombre "d'enseignant" n'est pas identique au nombre de "poste d'enseignant". Je m'explique, il y a des enseignants qui travaillent mais pas devant les élèves. Ils sont à l'IUFM,  au CRDP,  ou aide en tout genre... Et à ce titre, le nombre d'enseignant réelle n'augmente pas, mais diminue belle et bien.Le problème des grèves à mon avis, c'est qu'il y a mille et une revendications. Les syndicats demandent tout et nous n'avons rien !

Castafiora 01/06/2007 20:24

Jean-Marie : nous ne savons pas ce qu'enseigne Proald !Nous savons qu'il est (très) jeune et que sa génération ne brille pas par l'orthographe. En revanche, cette génération-là a plein d'autres atouts que nous n'avions pas.... Que celui qui n'a jamais fauté lui jette la première pierre....(Jésus aurait dit "péché" - je dis "fauté").

Le prof à la dérive 04/06/2007 13:48

Merci, mais il est vrai que ma génération fait beaucoup plus de fautes que les générations précédentes, et c'est bien dommage. Il faut faire avec (non je ne suis pas défaitiste).

Jean-Marie 01/06/2007 18:34

Heureux ou malheureux profs, je ne sais pas. Mais si je devais vous juger au nombre de fautes d'ortographe, la sentence serait sévere...

Le prof à la dérive 04/06/2007 13:46

Je sais, je ne suis pas doué pour l'orthographe. Mais je tente malgré tout de m'amèliorer.

Dea 01/06/2007 14:52

Moi en tout cas je remercie mes profs! Surtout pour m'avoir appris à m'en sortir par moi meme...

Le prof à la dérive 01/06/2007 15:55

Au moins, ils ont eu une utilité !

Axel 30/05/2007 18:47

Eh bien... Je tombe par hasard sur ce blog et commence à lire... un sujet, un autre... N'y a-t-il personne d'expérience dans ton établissement ? N'es-tu pas censé avoir un conseiller pédagogique ?Il semble en plus que tu n'apprécies pas trop les donneurs de leçons, j'éviterais donc d'apparaître de cette façon. Mais bon sang, ce genre de problèmes, nous en avons tous connus (et c'est encore le cas 20 ans après) et il me semble que le rapport de force n'est pas la meilleure solution...La porte fermée à clé, le carnet sur la table, les rapports... Evidemment je ne suis pas dans ton établissement et pas à ta place, mais les élèves difficiles, les ZEP, les familles en "grande difficulté", je connais assez bien, je crois que tu devrais parler autour de toi à des enseignants ayant quelques années d'expérience, tu passerais des journées plus sereines...Bon courage quand même.

Le prof à la dérive 31/05/2007 15:07

Par personne d'expèrience, tu entends, les anciens de mon établissement ? Au delà de 5 ans dans mon établissement, tu fais parti des anciens.Je crois qu'ils partagent également les même problèmes.Les conseillers pédagogique à quoi bon ? Déjà que les formateurs IUFM préférent nous enfoncer plutôt que de nous aider...En effet, je n'apprécie pas les personnes qui se permettent de critiquer sans construire. Maintenant, je suis ouvert à toutes remarques positives ou négatives.Je suis bien d'accord avec toi, fermer la porte à clef n'est probablement pas la solution parfaite, les mots dans le carnet et les rapport non plus. Mais ce sont les seul outils mis à notre disposition. Il faut donc faire avec.

Mafyo 28/05/2007 19:15

*soudaine envie de vomir*

Le prof à la dérive 28/05/2007 19:18

Pourquoi, tu te sens concerné ?:-)

Castafiora 28/05/2007 13:16

Faut pas non plus généraliser : il y a ceux qui - comme moi - vous restectent (je parle des profs, je ne m'adresse pas uniquement à toi Proald) et vous admirent ! Ceux qui n'ont pas - comme moi - eu le courage de faire votre métier !Proald, si tu étais prof de Maths au Lycée Henri IV par exemple, aurais-tu une quelconque réticence à le dire en société ? Ne serais-tu pas fier d'être prof de français, de maths, d'anglais, d'histoire........... etc, etc, dans un Lycée prestigieux comme Stan' (Stanislas), L'Ecole bilingue, Condorcet, Racine, Louis le Grand ?Bon, il ne fait pas beau pour faire des photos Proald ! Tu connais Flickr ? Tu as des albums de photos à la pelle et tu peux créer le tien ! A plus................

Le prof à la dérive 28/05/2007 15:23

En effet, il ne faut pas généraliser, heuresement, il éxiste des personnes qui nous apprécient.Dans le cas où je serais prof dans un lycée ou dans un collège prestigieux, les gens autour de moi auraient probablement plus d'admiration à mon égard, mais cela n'enlèverait pas la géne du métier.Non je ne connais pas Flickr, je vais aller voir ça.Pour les photos, j'ai simplement mis une photo de chaque monument ou lieu que je possède.

fremen10 28/05/2007 12:52

Les gens ont en général une très mauvaise image des profs pour plusieurs raisons. - Nous sommes fonctionnaires, et en France on n'aime pas particulièrement les fonctionnaires.- On nous range un peu parmi les intellectuels, et en france on n'aime pas vraiment nos intellectuels.- On met tout le temps en avant nos 18h de cours et nos vacances. Cela entraine forcément des jalousies.- Des qu'on fait la grève les français disent qu'on les prend en otage. Ils ne savent surtout pas quoi faire de leur gosse.- Nous avons soi-disant un salaire confortable. Je fais 19h (devant les élèves)et je suis payé environ 1800 euros. Si j'avais choisi de partir dans le privé, avec ma qualification j'aurais gagné un salaire de départ d'environ 2300 euros (sans les primes).- Nous avons des avantages. Je ne trouve même pas à me loger décemment en région parisienne avec mon salaire. Je ne sais d'ailleurs pas comment font les autres.- Notre salaire est inférieur à ceux des autres cadres de la fonction publique (à même niveau de qualfication) car nous sommes payés 10 mois étalé sur 12.A ceux qui continuerais de penser que nous sommes privilégiés je dirais simplement que j'ai Bac +5 en Physiologie cellulaire et Sciences de la terre et de l'Univers, que j'ai passé un concours très dur appelé CAPES et que j'ai fait parti des 400 qui restaient sur plus de 2000 candidats au départ.Je pense que l'investissement passé dans nos études et la difficulté de notre travail aux jours d'ajourd'hui mérite un peu plus de reconnaissance aussi bien d'un point de vue salarial que d'un point de vue societalA bon entendeur salut!!

Le prof à la dérive 28/05/2007 15:16

Comme tu le dis très justement (ainsi que Philippe), les à priori sont nombreux au sein de notre société.

Philippe 28/05/2007 11:40

Il ne faut jamais généraliser. S'il existe des enseignants, qui ont opté pour une carrière dans le public, pour le rythme de travail et sans vocation aucune, ils sont à n'en point douter minoritaires; comme sont minoritaires des ouvriers ou employés du privé, dont les primes flirtent avec les 7 ou 8.000 euros.Je pense que tout repose sur un manque de reconnaissance généralisé! L'homme du XXI° siècle, se voit imposer des images qui ne reflètent en rien sa réalité. On "starifie" des individus qui n'ont rien produit, qui n'offre rien, et celui qui trime pour nourrir sa famille se sent de plus en plus misérable. Alors, les rapports s'articulent autour de la jalousie et du mépris...Ce n'est pas une vérité ciblant toute la Société, mais un constat qui touche une minorité, laquelle réussit tout de même à envenimer nos rapports.

Le prof à la dérive 28/05/2007 15:13

Il est fort probable, que les employés qui ont 7 ou 8000 € de primes sont des cas rarissimes, mais il y a malgré tout de nombreux salariés qui obtiennent des primes même plus réduites.Et comme je l'ai précisé, il existe également des métiers, où les employés sont payés au lance pierre, alors une prime...pensez-vous !

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Grand corps malade : Education Nationale.


Le prof de Math : Le rap du CPE.

Les Zrofs : La 4°3.

Jean Dell : L'instituteur.

Les Fatals Picard : La sécurité de l'emploi.

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Les articles discutés :
XXXVII.Un élève qui crie sur...le prof.
XLIX.Odeur suspecte.
XLVII.Le surveillant.
L.La note de vie scolaire.
LI.La censure.
XXXVIII.La reconnaissance.