La question du sondage était la suivante : Qui es-tu ?
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A travers ces quelques pages, je vais vous raconter mon arrivée dans la grande
maison de l'Éducation Nationale. La vie réelle d'un jeune enseignant n'est pas toujours la représentation que nous en avons, surtout si cet enseignant se trouve en banlieue parisienne, dans un
établissement difficile.
J'espère que ce blog, ouvrira l'esprit de quelques personnes médisantes auprès des enseignants. Et qu'ils comprendront le quotidien d'un prof.
Surtout n'hésitez pas à lâcher des com (commentaires), pour me
poser des questions, je me ferai une joie de vous répondre, ou tout simplement pour m'encourager à alimenter ce blog, ça fait toujours pléz (plaisir).
Bonne lecture.
Un prof à la dérive.
La recherche google du moment : anti iufm
La question du sondage était la suivante : Qui es-tu ?
Aujourd'hui il y a eu un événement au collège, par vraiment positif, mais bon. De plus, cet événement ne me concerne pas directement, mais je vous le raconte malgré tout.
Enfin, les policiers ont réussi à faire le nécessaire, puisqu'ils ont calmé le
jeu.
Photo : Le Panthéon, Paris.
La 1ère heure de cours, le jour de la reprise après les vacances est toujours extraordinaire. Les élèves sont calmes, même un peu trop, il n'y a que très peu de bavardages. Les élèves se contentent d'écrire, et n'ont même pas l'envie de réfléchir et encore moins la force de lever la main. C'est un peu identique pour la 1ère heure de cours de chaque journée, en moins accentué tout de même. Mais ceci ne dure qu'une seule et unique heure. L'année prochaine je soumettrai l'idée de travailler uniquement de 8h à 9h je crois …
Car forcément entendre une personne crier dès 8h n'est pas forcément agréable,
alors que l'élève vient juste de se réveiller. Pour une fois que le prof a de l'autorité sans trop se fatiguer …
Photo : Le sénat, Paris.
Au retour de mes vacances et de celles des élèves par conséquent, je reviens sur Paris la veille au soir par le train (histoire d'utiliser les vacances jusqu'au bout). Le train arrive à proximité de la gare de Paris, la plupart des passagers sont déjà dans le couloir avec leurs bagages près à débouler dans le métro. Je regarde par la fenêtre, avec mes écouteurs dans les oreilles et contemple l'entrée du train dans la capitale. Celle-ci est illuminée de mille feux. Le train commence à ralentir, puis s'arrête sur le quai, les portes s'ouvrent et celui-ci commence à se vider des voyageurs.
Etant donné, l'ampleur de la tâche ou du désastre (prenez le mot que vous trouvez le plus adapté), il est clair, que les profs n'ont pas comme but de leurs faire apprendre le programme ou une quelconque connaissance superflue. Je dis superflue étant donné la relativité entre le fait de savoir lire et compter (ce qui est primordiale), et toute autre connaissance beaucoup plus élaborée, mais qui reste inutile sans les 2 compétences énoncées précédemment.
Maintenant vous comprenez pourquoi j'ai utilisé le mot désastre.
Le niveau, mais quel niveau ? Le niveau scolaire des élèves de SEGPA est plus que faible. Et comme là très bien dit l'un de mes collègues : "Rabaisses tes exigences pour les SEGPA et après, rabaisses les encore une fois !". Ça veut tout dire.
Les belles paroles que nous entendons de nos chers ministres (tous bords confondus) sont bien loin de cette triste réalité. En plus, que dois-je faire ? Rester sur le programme qu'on me fournit (même si celui-ci est très léger, il donne les grandes lignes) ? Ou leurs apprendre les bases : le français (même si je suis mauvais), la politesse, l'organisation (comment faire son sac de cours, comment présenter un cours, …), le strict minimum que les parents enseignent généralement à leurs enfants. Mais tout ceci est hors programme. Dois-je faire mon travail ou me rendre tout simplement utile ?
La plupart des élèves de SEGPA ont une capacité de concentration nulle, et je pèse mes mots. Il suffit que 2 élèves se chamaillent au dernier rang pour que la majorité des élèves posent leurs stylos pour observer les 2 élèves en question, encore 2 à 3 minutes de perdues !
La seule solution que j'ai à l'heure actuelle c'est de les faire gratter, aussi étonnant que cela puisse paraître, ils sont à peu prêts calmes lorsqu'ils recopient le cours, au diable les exercices ! Mais je risque la rébellion à tout moment si je n'obtiens pas une solution de rechange rapidement. Je suis donc ouvert à toutes propositions de votre part…
Pour bien vous faire comprendre le défi qui nous est imposé à nous les enseignants de SEGPA, je vais vous donner un exemple clair.
La SEGPA, Section d'Enseignement Général et Professionnel Adapté, l'intitulé c'est juste histoire de faire bien. Normalement, les élèves se trouvant dans ces classes devraient simplement avoir des difficultés scolaires, mais en fait il n'en est rien. Nous nous rappelons tous des classes Techno, Insertion, AES, …, mais à cette époque, ces classes disposaient d'un vrai cursus scolaire il me semble, maintenant …
Dans ces classes fourre-tout, nous trouvons des élèves déscolarisés gangrenés par l'absentéisme, des caïds du quartier, des hyperactifs, des enfants quasiment sans parents, … et quelques élèves "normaux", ouf, il y en a !
Ne JAMAIS toucher un élève, je sais c'est difficile et comme dit l'un de mes collègues : "Bâcher ça ne compte pas". Le terme bâcher est associé au fait de mettre une calotte sur le haut de la tête de l'élève.
C'est même ce soir là où j'ai décidé de prendre l'assurance complémentaire pour les enseignants (sujet développé dans un article à venir).
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Petite pensée pour les enseignants. Cette chanson a un soupson de réalisme !
Les Fatals Picards : La sécurité de l'emploi.
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