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La recherche google du moment : anti iufm

Jeudi 28 juin 2007
         Il m'arrive parfois de constater que j'ai de nouveaux amis parmi… mes élèves !!! Je sais, c'est regrettable.
 
         Lorsque je sers la main à un surveillant pour lui dire bonjour, un élève à côté me tend sa main à son tour ! Cela arrive régulièrement, ils essayent de vous mettre dans la poche et de vous déstabiliser. Mieux vaut couper court à cette situation en refusant catégoriquement de faire ceci. Sinon, vous n'aurez plus qu'à serrer la main à tous vos élèves, si vous ne voulez pas vous faire taxer de favoritisme. Mais ils vous demandent pourquoi vous n'acceptez pas de leur serrer la main.
 
         Autre point, lors d'une interclasse, je me trouvais dans le hall du collège, un élève est arrivé à côté de moi en me tapotant avec la main sur mon épaule, en me disant bonjour, comme si j'étais son pote ! Celui-là, il a insisté en plus, c'est vraiment déprimant, parfois j'ai l'impression de patauger, d'être démuni de tout pouvoir.
         Pour le remettre à sa place, j'ai utilisé la méthode des élèves. C'est-à-dire que j'ai regardé fixement sa main sur mon épaule (pour lui faire comprendre qu'il y avait un problème), et une fois qu'il a retiré sa main, j'ai frotté mon épaule comme pour la nettoyer. Ça ne lui a pas vraiment plu, du coup il est parti, il a dû avoir honte.
         J'ai précisé qu'il s'agissait de la méthode des élèves, car si vous avez le malheur de toucher à leurs affaires ou à eux même, ils regarderont fixement votre main puis essuieront l'endroit où vous l'avez posée. Qu'elle délicatesse ?
 
         Dernier point, encore moins sympathique, je passe dans le hall du collège et un élève une main dans la poche adossé au mur situé à l'opposé du hall (avec un air nonchalant) m'interpelle. Mais pas n'importe comment, il me dit un "eh monsieur" en me faisant un geste de la main pour que je vienne le voir ! Un peu comme si j'étais son chien… En un instant, je suis passé du statut de prof que je pensais autoritaire à celui d'esclave. Je me suis momifié quelques instants puis j'ai rétorqué que c'était à lui de venir me voir si il souhaitait me parler et non l'inverse en précisant que je n'étais pas son chien. J'étais tellement énervé et étonné que je suis parti sans rien faire d'autre.
 
         Parfois, j'ai l'impression que ceux sont les élèves qui dominent la situation et qui mènent la barque, et l'enseignant devient une sorte d'objet sans vie…
par Le prof à la dérive publié dans : Chapitre 2 : Néotitulaire (2006-2007). recommander commentaires (10)   
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Lundi 25 juin 2007
         Cette année j'étais un peu déçu de ne pas partir avec les collègues et les élèves en voyage scolaire. Tout d'abord parce que cela permet de voir les élèves autrement qu'en cours, de se lier plus facilement avec les collègues et le tout en faisant un peu de tourisme, ce qui ne gâche rien. Au retour du voyage scolaire, j'ai eu vent de quelques éléments qui m'ont fait changer d'avis...
         Les accompagnateurs (enseignant, CPE, surveillant) ont fait part des quelques problèmes rencontrés lors du séjour.
 
         Le 1er lors d'une visite d'une cathédrale, un élève a refusé d'y rentrer, aussitôt des élèves se sont ralliés à lui. Tant bien que mal, les accompagnateurs ont réussi à "couper la tête de la rébellion" et tout est rentré dans l'ordre. Le problème, dans ce genre de voyage, c'est que vous n'avez pas 10 élèves mais plutôt 50 sous votre responsabilité.
         2ème moment fort, les accompagnateurs se sont fait quelque peu chahuter dans le bus durant le voyage. Les élèves ont appelé les accompagnateurs par leurs diminutifs, du genre Jul' pour Julien et Dup' pour DUPONT ! C'est incroyable la crédibilité que les enseignants peuvent obtenir avec un tel périple.
 
         Au moment de partir, les enseignants ont eu la joie de voir venir la famille d'accueil d'élèves, non pas pour dire des choses positives, mais pour préciser qu'ils avaient eu une vingtaine d'euros qui avait disparue de chez eux et ils accusaient clairement les élèves de ce vol. De retour au collège, ils ont réussi à éclaircir la situation, et à trouver l'élève en question. Les élèves auront laissé une belle image de la France...
         Dernier instant (un peu vif celui-ci), 2 élèves s'étant "embrouillés" sont passés au stade supérieur, l'un est parti en courant dans la ville pour chercher un couteau dans une boutique pour pouvoir "planter" le 2nd élève, 2 enseignants ont été obligés de le "courser" dans les ruelles de la ville pour pouvoir le stopper. Sympathique, non ? C'est un peu la cerise sur le gâteau. Au moins, ils auront fait du sport durant le séjour !
 
         Après ça, j'ai relativisé, tout compte fait, c'était nettement plus reposant de rester au collège. En plus les classes étaient allégées des élèves partis au voyage. Pour une fois, j'ai fait cours dans des conditions acceptables.
par Le prof à la dérive publié dans : Chapitre 2 : Néotitulaire (2006-2007). recommander commentaires (10)   
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Vendredi 22 juin 2007
         On a fait de la pub pour mon blog à la radio et sur le site internet de celle-ci. Cela date un peu, car l'article a été mis en ligne le 06 Mai dernier. C'est un blog d'une émission de radio qui se nomme 6ème sens. Celle-ci est diffusée tous les dimanches sur la radio VivreFM (93.9) de 16h05 à 17h05, et également sur le net de 21h05 à 22h05.
Sur le lien suivant : Le 6ème sens vous pourrez voir l'article qui a été fait sur 3 blogs de prof dont le mien, et écouter la portion de l'émission de radio concernée en cliquant sur "blog créatif". Sous cet intitulé vous pourrez entendre la description de mon blog, par Mathieu, le présentateur de la rubrique blog créatif.

Ce que le présentateur a dit, m'a touché, car c'est réaliste. Mathieu a bien développé mon blog en brodant un peu les histoires que je relate, mais il a visé juste. Il m'a compris.

par Le prof à la dérive publié dans : Chapitre 2 : Néotitulaire (2006-2007). recommander commentaires (6)   
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Mardi 19 juin 2007
Les punitions doivent être renouvelées régulièrement, car lorsque l'élève connaît la sentence avant de faire la bêtise, il agit en concordance de la punition. Comme quoi l'élève peut réfléchir…
Il y a quelques temps, j'ai remis une punition à la mode, "le coin". Je vous entends déjà, "c'est une punition pour les élèves de primaire", "il est pas sympa"… Le problème de cette punition, c'est que les fortes têtes refusent de la faire et préfèrent l'exclusion plutôt que se ridiculiser devant la classe. Mais la majorité des élèves adoptent la punition, ils sont déshonorés, et font attention à ne pas réobtenir la punition de la honte.
 
Maintenant je suis passé au niveau supérieur, j'ai créé la punition dite "du frigo", non, je n'ai pas de frigo dans ma salle de cours, ne vous inquiétez pas, je ne veux pas congeler les élèves, quoique… ils seraient moins rigoureux après !
Mais qu'elle est cette punition ?
En fait, au fond de ma classe j'ai une petite pièce qui sert de débarras. Mais attention c'est un débarras non chauffé, il caille beaucoup l'hiver et le matin le reste de l'année.
La dernière fois, une forte tête (je précise qu'il s'agit d'une élève), ne voulait pas se retourner lorsqu'elle était au coin. Elle est donc passée derrière la porte. Elle continuait à faire sa maligne en entrebâillant la porte, j'ai donc fermé celle-ci à clef. Ne vous faites pas de souci, il y a une autre porte qui est ouverte et qui donne dans la cours…du principal (donc elle n'est pas sortie). Un élève a commencé à se révolter en disant, "vous n'avez pas le droit monsieur", je lui ai demandé "veux-tu la rejoindre ?", la discussion s'est terminée là. Je ne laisse pas les élèves trop longtemps à l'intérieur, car je ne veux pas qu'ils s'enrhument.

Comme cette punition avait bien marché, j'ai "récidivé" plusieurs fois. Un élève qui avait déjà goûté à ma punition fétiche commence à faire le bazar. Je ne dis rien et lui montre simplement du doigt la porte "de mon frigo magique", il se retourne et comprend aussitôt à quoi je fais allusion, il me dit en se retournant promptement "c'est bon monsieur je suis sage, je ne fais plus rien". Comme quoi il faut trouver des punitions adaptées. Mais l'été arrive, et cette punition baptisée par les élèves "le frigo", ne va plus être dissuasive… Je suis à la recherche d'une autre punition, si vous avez des idées… faisables, je précise.

par Le prof à la dérive publié dans : Chapitre 2 : Néotitulaire (2006-2007). recommander commentaires (14)   
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Vendredi 15 juin 2007

         Que signifie le 15 & 18 Juin pour moi ? Hormis que ce soit la fête à toutes les Germaine & Léonce. D'ailleurs, si il y a une Germaine ou une Léonce qui lit cet article, je lui souhaite une bonne fête.

         C'est également le 15 Juin de l'année 1969 que le 1er ministre de l'époque est élu président de la république avec 58,2 % des suffrages, un certain Georges Pompidou.
         Et pour le 18 Juin, c'est l'année 1815 qui est retenue. Défaite des plus connues parmi les nombreuses guerres Napoléoniennes, puisqu'il s'agit de la défaite de Waterloo.
         Comme vous vous en doutez, le sujet de ce papier, n'est pas là. Les enseignants qui se trouvent dans un cas similaire au mien (c'est-à-dire TZR, comprenez remplaçant) et qui me lisent, savent déjà où je veux en venir.
 
         J'abrège l'introduction. Le 15 & 18 Juin sont les dates auxquelles les enseignants de la banlieue parisienne qui ont demandé une mutation pour le mouvement intra académique (à l'intérieur de leur académie) obtiendront non pas leur résultat mais la date à laquelle ils connaîtront leur sort (généralement, ces dates se situent juste après la date de résultat fictive), chaque matière ayant sa propre date pour les résultats.
         Je ne sais pas si c'est bien clair…
 
         En somme, le 15 & 18 Juin, les enseignants qui attendent de connaître la date du résultat de leur mutation, vont passer plus de temps à voir si le serveur est ouvert, qu'à préparer leurs cours. Et j'irai même plus loin, durant le cours l'enseignant se posera la question "le résultat a-t-il paru sur internet ?". Quoi de plus logique, un cours dure 55 minutes précisément, une mutation se fait pour 1 an et joue un rôle dans toute votre carrière professionnelle et dans votre vie tout court !
         Une mutation, c'est un peu comme si vous débutez un 2nd métier, vous changez de collègues, d'élèves, de fonctionnement d'établissement, de règlement intérieur, de lieu de travail, donc vous avez peut être un nouveau logement à trouver avec le déménagement qui va avec, en région parisienne, trouver un logement est toujours très sympathique (I.La recherche de l'appartement. ).
 
         Je me prends probablement la tête pour pas grand-chose, car il y a des chances pour que je reste TZR (remplaçant) dans le même établissement. Vous avez bien compris, tout ça pour RIEN.
 
         Et pour conclure, ne croyez pas que les enseignants pensent à leurs vacances à la fin de l'année scolaire, car ce sont les mutations une fois de plus qui occupent belle et bien leurs esprits.
par Le prof à la dérive publié dans : Chapitre 2 : Néotitulaire (2006-2007). recommander commentaires (11)   
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Dimanche 10 juin 2007
         Les 3ème effectuent un stage en entreprise d'une semaine. Après leurs retours, ils nous transmettent un rapport de stage et viennent devant un jury pour le présenter.
 
         Pour commencer, je vais vous parler du rapport. J'en ai corrigé quelques uns. L'élève réalise son rapport à partir d'un "squelette", c'est un dossier de quelques pages qu'il suffit de compléter.
         C'est incroyable le nombre de fautes qu'ils peuvent faire. Moi-même je ne suis pas doué en français, lorsque j'étais au collège j'en faisais énormément. Mais là, c'est une catastrophe, la plupart écrivent phonétiquement, un "mais" peu se transformer en "mes, met, mé…", ce qui change la compréhension de la phrase. Les règles de pluriel, féminin ou autres ne sont pas appliquées.
         Alors imaginez, lorsque vous devez lire et corriger plusieurs dossiers. Je plains les enseignants de français.
         Le pire dans tout ça, c'est qu'une de mes élèves se permet de me faire des réflexions, lorsque je ne m'exprime pas dans un français correct en me disant "Vous parlez bien la France monsieur !", son dossier fait partie des pires que j'ai pu lire jusqu'à présent. Je pense lui en toucher 2 mots.
         J'ai presque envie de dire, que si il y a des fautes c'est bien, ça veut dire que le dossier a été complété. Tous les élèves ne prennent pas la peine de remplir intégralement leurs dossiers, il y en a même qui ne donne rien. C'est pratique pour la correction…
         Dans la partie journal de bord, où l’élève détaille son stage pour chaque jour, nous pouvons trouver un mot : "observation" ou "idem" comme l'élève a complété son tableau de bord pour la 1ère journée, il ne le fait pas pour les autres jours.
 
         Je passe à la partie plus comique, la soutenance de stage. Nous avons eu des élèves qui sont venus avec des photos de leurs stages. Mais pas n'importe quelles photos, ils ont fait leurs stages chez un vétérinaire. Et là, j'ai pu en voir quelques unes… d'une castration, avec les détails très sérieux de l'élève. Comme par exemple, le réveil du chat en plein milieu de l'opération avec ses miaulements de douleur. Aïe, aïe, aïe. J'avais mal pour lui !
         D'autres élèves parlent avec le jury qui est composé de 3 personnes (enseignant, personnel administratif, CPE, …) comme si ils étaient avec leurs potes. Quelques exemples, suite à diverses questions : "Comment as-tu trouvé ton stage ? Bah, y a pas d'exploit !" ou encore "Comment as-tu obtenu ce stage ? Ces mes parents qui m'ont rencardé.". Il faut également les voir, vautrés sur leurs chaises, mains dans les poches, chewing-gum…
 
         Ne croyez pas que nous avons rigolé durant tous les oraux. Il y a eu un élève en particulier qui a été un crève cœur. Il est venu sans rapport de stage, il a fait un oral de 1 min alors qu'il fallait tenir 10 min. Il n'avait rien à dire, c'est un élève qui est en échec scolaire, il est peu probable qu'il obtienne une orientation après sa 3ème.
         J'ai eu l'impression qu'il est venu à l'oral pour chercher de l'aide. Mais que pouvons-nous faire pour lui ? Il est difficile pour moi de voir la réalité en face pour des élèves de ce genre, ça vous fait mal. C'est vrai qu'il n'a pas fait beaucoup d'efforts, mais il est venu… Pourquoi ???
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Mercredi 6 juin 2007
         Nous disposons d'un parking pour nos véhicules. Ce parking est à l'image du collège, il est donc clôturé avec une grille de 2m50 (V.Le collège), la grille pour l'entrée des voitures ainsi que le portillon qui donne dans la cour s'ouvre avec une clef, il y a également une caméra pour surveiller le tout.
         Mais cela ne suffit pas, car il y a de temps à autre (de manière rarissime) des soucis sur les véhicules des enseignants, impacts de cailloux, et même voiture incendiée (ceci est arrivé une fois, la voiture était restée la nuit) ! Car si les personnes extérieures ne peuvent s'introduire dans le parking, ils peuvent envoyer des objets en tout genre.
         Eh oui, vous l'aurez compris l'enseignant part sereinement au travail en laissant sa voiture dans un abri "anti-banlieue" inefficace. Donc toute la journée, l'enseignant se demande "Dans quel état vais-je retrouver mon véhicule ?" en plus de la question "Vais-je ressortir indemne du cours ?".
         Dernière idée trouvée pour solutionner ces problèmes, installer un filet de protection au dessus du parking à partir de la grille de 2m50 je vous le rappelle.
 
         Je transmets maintenant le problème du parking à nos salles de cours, de la voiture à l'enseignant plus exactement.
 
         Dans quelques années, les enseignants feront cours avec une vitre blindée qui séparera l'espace vital de l'enseignant (le bureau et le tableau) de celui des élèves (tables et chaises). Ainsi, nous serons préservés de la jungle urbaine, à l'image des caisses de station essence, des guichets RATP, des guichets de la poste… Cette zone de protection sera notre seul salut, car oui, nous sommes une espèce menacée.
 
         Il est vrai que c'est une vision un peu noire de notre futur mais tellement réaliste… Nous avons déjà gravi une marche dans cet amoncellement de violence. Pour preuve, le principal du collège peut demander si il le souhaite une présence policière dans son établissement. Actuellement, je ne connais pas d'établissement dans ce cas, mais jusqu'à quand, cela restera ainsi…
par Le prof à la dérive publié dans : Chapitre 2 : Néotitulaire (2006-2007). recommander commentaires (8)   
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Samedi 2 juin 2007
         Lors d'un cours, j'envoie un élève au tableau pour corriger un exercice. En attendant j'aide un autre élève qui a des difficultés, je suis dos au tableau. Je m'aperçois que l'élève qui devait corriger l'exercice au tableau est juste derrière moi. Par l'entrebâillure de mon bras j'arrive à voir qu'il est derrière moi entrain de "mimer l'acte sexuel sur moi". Bien évidemment ça fait rire toute la classe.
         Je me retourne promptement, et le saisi par le bras. Etant excédé, je le secoue comme un poirier, en lui demandant ce qu'il faisait juste dans mon dos. Mais l'élève nie en bloc, et il commence même à me renvoyer balader, comme quoi je ne dois pas le toucher et patati et patata, la sérénade habituelle.
         Il commence sérieusement à m'énerver, je lui mets une bonne tape sur la tête histoire de me soulager. Enfin pas complètement car j'aurais préféré lui mettre une vraie bonne baffe. Vous savez, une baffe qui laisse la belle trace rouge sur la joue.
 
         L'élève en rajoute et persiste à nier qu'il n'a rien fait. Je lui explique clairement ce que j'ai vu, c'est-à-dire qu'il mimait l'acte sexuel sur moi. Et là il prend son air étonné et enchaîne en expliquant que je suis un menteur que je n'ai rien vu…etc.… Comme ci cela ne suffisait pas, plusieurs élèves de la classe prennent le parti de l'élève bien sûre.
         La sonnerie ne va pas tarder, je ne peux pas l'exclure, je le prends donc par le bras, et le ramène à sa place. Et j'aurai un rapport disciplinaire supplémentaire à mon actif.
 
         Depuis, j'ai réfléchi sur le déroulement de cette histoire, et je sais comment je réagirai la prochaine fois (ou du moins j'essayerai) qu'un élève se tiendra juste derrière moi entrain de faire le pitre.
         Je me retournerai rapidement en prenant soin de mettre mon coude en avant, pour bien jouer la comédie à l'image de ces élèves, ça paraîtra réaliste. Avec un peu de chance le coude arrivera sur le nez de l'élève…bingo.
par Le prof à la dérive publié dans : Chapitre 2 : Néotitulaire (2006-2007). recommander commentaires (14)   
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