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Lundi 28 mai 2007
         La reconnaissance du métier d'enseignant, oui mais laquelle ?
         Lorsqu'une personne me demande ma profession, j'ai presque honte, comme si mon métier était inavouable. Pourtant, je fais un métier connu, mais pas de manière positive, car je suis prof. Un métier connu et méconnu, envié et dédaigné, aimé et jalousé, une chose est sûre, il suscite la controverse.
         Pourquoi, lorsqu'on me demande ma profession, je suis inquiet et sur la défensive. J'ai peur de recevoir de multiples critiques, et de devoir me justifier en public sur les avantages de ma profession. Une image négative colle à la peau des fonctionnaires.
         Oui, il est vrai que les enseignants ont 16 semaines de vacances annuelles, ainsi que 18 heures de cours par semaine, ce qui ne veut pas dire 18h de travail hebdomadaire, il faut ajouter la préparation des cours (documentation, prise de connaissance du programme, travail sur informatique, photocopies,…) (VI.La chasse aux cours.), les corrections des contrôles, les réunions en tous genres (pédagogique, parents professeurs, conseil d'administration, projet d'établissement, conseils de classe, pré-conseil, DHG…). Cela reste un avantage, car les enseignants peuvent planifier au mieux le travail à faire chez eux.
         Voilà, vous venez de le voir, les enseignants jouissent de 2 avantages certes importants, mais uniques.
 
         Pour niveler le tout, il y a de nombreux inconvénients que les gens ne connaissent pas, contrairement aux avantages.
         Et les inconvénients du métier sont multiples : élèves difficiles, élèves soutenus par les parents, mutation en région parisienne durant un temps illimité, remplaçant durant plusieurs années (ce qui implique entre autre de ne pas connaître son lieu de travail pour l'année suivante), peu ou pas de moyen (2 ordinateurs pour les professeurs d'un établissement entier avec une imprimante qui n'a pas d'encre, la photocopieuse qui tombe régulièrement en panne, les rétroprojecteurs avec la lampe grillée…), salaires, frais de transport pour les formations à la charge de l'enseignant, éventuellement faire cours dans une autre matière que la sienne…
 
         En plus, ayant travaillé quelques temps dans le privé, je sais que plusieurs entreprises ont des avantages parfois colossaux.
 
         Je parle en connaissance de cause, mon salaire (sans prendre en compte les primes) a subi une division par 2 en entrant dans l'éducation nationale, pourtant je ne travaille pas 2 fois moins et c'est loin d'être 2 fois plus simple.
         Même chose pour les vacances, dans le privé il y a 5 semaines de congés payés, mais il ne faut pas oublier les RTT et les récupérations des heures supplémentaires à gogo. A l'époque j'arrivais à 12 semaines de vacances annuelles.
         Et les primes, les fameuses primes, les employés attendaient toute l'année pour connaître le montant de celles-ci, comme la parole divine. Il faut dire qu'elles étaient monstrueuses, elles atteignaient des sommets. Pour un employé "standard", c'était du 7000 ou 8000 €. Alors imaginez les primes que peuvent avoir les cadres. Ça n'arrondit pas la fin du mois, mais plutôt l'année…
         Je ne pense pas avoir été un cas rarissime, surtout lorsque j'entends parler certaines de mes connaissances.
         Seulement les gens ne font pas l'effort de calculer, combien ont-ils eu de vacances cette année ou combien ont-ils touché en plus de leurs salaires…
         J'ai fait ce choix pour diverses raisons (non pas uniquement par rapport aux vacances comme le prétende les mauvaises langues), il m'est personnel et propre.
 
         Je demande seulement aux personnes extérieures à l'éducation nationale d'analyser la situation. Les enseignants n'ont pas de comité d'entreprise, pas de 13ème mois, pas de primes, pas de surprimes, pas d'actions en bourse bradées…
         Il est vrai que ces avantages ne concernent pas toutes les entreprises, je pense notamment aux petites entreprises, dont certaines "exploitent" leurs employés, avec les 5 semaines de vacances (pas toujours complètes), sans prime, sans 13ème mois, et le tout payé au SMIC, au centime près bien sûr, sans oublier les heures supplémentaires non payées.
         Ça fait partie également de la réalité.
 
         Pour toutes les personnes qui continuent sans cesse de critiquer les enseignants, je leurs dirai simplement que le métier d'enseignant est ouvert à tous, il suffit de passer le concours. Et ce concours ne s'obtient pas par relation ou par coup de piston, contrairement à certains postes…
 
         En écrivant ceci, je ne me plains pas, je tente simplement d'éclaircir la vision des personnes étrangères au métier en écrivant ce constat. Tout travail a des avantages et des inconvénients, ce qui contribue à la spécificité du métier. Pour critiquer les avantages d'un métier, il est utile de connaître les inconvénients…
par Le prof à la dérive publié dans : Chapitre 2 : Néotitulaire (2006-2007). recommander commentaires (16)   
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Jeudi 24 mai 2007
         Le cours débute avec une classe, les élèves sont debout, je leur demande de s'asseoir. Mais un groupe reste formé et il est en position debout, je les invite à nouveau à s'asseoir, mais rien n’y fait. Je m'avance, et constate qu'ils sont entrain de lire une feuille, je la prends pour interrompre cette réunion sauvage et leur réitère ma demande.
         Un élève sort du groupe et se positionne juste devant moi pour m'intimider. Je précise que la feuille lui appartient. Il se montre particulièrement agressif et même menaçant. Il est à quelques centimètres de mon nez pour ne pas dire millimètre et me crie dessus en me disant "redonnez moi cette feuille, elle n'est pas à vous, vous n'avez pas à faire ça…" J'ai bien cru qu'il allait m'en coller une ou même me mettre un coup de boule.
 
         J'ai eu l'impression de me faire gronder (le mot est un peu faible) par un de mes élèves, comme si j'avais fait quelque chose de mal. Les rôles sont inversés, c'est le professeur qui est coupable aux yeux des élèves et jamais l'inverse.
 
         Tout en continuant à me crier dessus, d'un mouvement vif, il m'arrache la feuille des mains que j'avais mis dans mon dos et il part à sa place. Je le poursuis, le retiens fermement par le bras et lui reprend la feuille. Je déchire immédiatement cette feuille et la met dans la poubelle pour couper court au problème.
         J'ai exclu l'élève et j'ai dû réaliser un nouveau rapport disciplinaire, un de plus.
         Cette feuille était en fait une autorisation de sortie pour la journée même que l'élève n'avait pas rempli. Résultat, il n'est pas sorti.
         Nous n'étions vraiment pas loin d'un dérapage incontrôlé…
 

         Mieux vaut avoir un mental à toute épreuve.

par Le prof à la dérive publié dans : Chapitre 2 : Néotitulaire (2006-2007). recommander commentaires (29)   
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Lundi 21 mai 2007
         La confiscation est une méthode qui fonctionne bien sur les élèves. Lorsque l'élève fait quelque chose qui ne devrait pas avec un objet, je le confisque. J'ai même un tiroir dédié exclusivement à cette cause. Ce tiroir est une vraie caverne d'Ali baba.
 
         Que trouves-t-on à l'intérieur ?
         Eh bien pleins d'objets en tous genres : bonnet, casquette (sale), écharpe, gant, parfum (qui pue), miroir, bague (bling bling, c'est-à-dire une bague énorme qui brille), téléphone portable (new génération), livre, petit mot (que je lis dès la sortie des élèves, on s'occupe comme on peut), règle, ciseaux… Et le week-end je fais les brocantes !
 
         Mais pourquoi prendre ces objets ?
         Les bonnets, casquettes, écharpes, gants sont confisqués si l'élève refuse de l'enlever en cours.
         Pour le miroir et le parfum, je ne pense pas que la classe soit un lieu d'utilisation pour ce genre de chose. En plus pour le parfum, ce n'était pas vraiment discret, il a empesté toute la classe, nous avons dû ouvrir les fenêtres pour aérer et enfin respirer. Il avait une odeur particulièrement forte et ignoble.
         Concernant la bague, les élèves étaient plus intéressés par la bague que par mon cours, je l'ai donc soustraite à son propriétaire. C'est un peu la même chose pour le portable.
         Une élève lisait un livre à la place de m'écouter, ça fait toujours plaisir.
         Les petits mots ne nécessitent pas d'explications je suppose.
         Un élève faisait volontairement du bruit avec sa règle et refusait de s'arrêter.
         Pour les ciseaux c'est un peu particulier. L'élève c'était amusé à couper les poils de la capuche de sa camarade de devant.
 
         Pour tous ces objets, je les introduis dans mon tiroir fourre tout. Je les rends à la demande du propriétaire à la fin de l'heure, si ce n'est pas grave et qu'il c'est bien comporté. Pour les autres il faut attendre le prochain cours et être sage l'intégralité de l'heure. C'est ainsi que j'ai gardé un bonnet durant 1 mois.

         Le seul problème, c'est qu'il faut se rappeler à qui appartient quoi. Et toujours garder un œil sur le tiroir, il ne faudrait pas qu'un élève vol un objet à l'intérieur, je serais bien ennuyé !

par Le prof à la dérive publié dans : Chapitre 2 : Néotitulaire (2006-2007). recommander commentaires (14)   
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Vendredi 18 mai 2007
         Dès fois, il m'arrive de croire qu'il y a une caméra cachée dans ma salle de cours, c'est tellement énorme.
         Je m'explique. Donc, tous mes élèves d'une 3ème étaient là, puis j’en vois un qui mâche un chewing-gum comme c’est souvent le cas, jusque là rien d'anormal. Je lui demande de mettre son chewing-gum à la poubelle, il me répond, "attendez, j'vais prendre un morceau d'papier pour l'mettre à la poubelle, pour pas qui colle dedans". C'était une intention plutôt positive, que je salue. Comme ceci, les chewing-gums ne collent pas aux parois de la poubelle lorsque nous la vidons.
         Mais la suite se gâte quelque peu. L'élève ouvre son classeur et déchire une feuille devant mon nez pour en récupérer un bout où il colle son chewing-gum à l'intérieur. Le seul problème c'est que la feuille en question était l'un de mes cours… Je le fais remarquer à l'élève, et lui précise qu'il serait mieux de prendre une feuille de brouillon pour mettre son chewing-gum. Evidemment la classe part en "sucette", les élèves sont morts de rire (mdr en langage jeun's).
         L'élève ne là probablement pas fait exprès, ce n'était pas de la provocation. Mais ce geste traduit l'importance relative des cours face aux élèves…mes cours servent à ne pas salir la poubelle, ils servent à quelque chose au moins !
 
         Vous pensez que ceci c'est arrêté là, non pas du tout.
 
         Un peu plus tard, les élèves avaient besoin d'une règle pour travailler. Evidemment il n'y avait que quelques élèves qui en possédaient une, 7 ou 8, maximum.
         J'ai donc fait les fonds de tiroir de mon bureau, où j'ai sorti 5 règles, tel un trésor vis-à-vis de ma classe de 3ème.
         Car c'est au professeur de fournir le matériel dont les élèves ont besoin à mon collège. J'ai prêté les règles à quelques élèves dont celui du chewing-gum, le fameux "winner".
         A la fin du cours, j'ai ramassé les règles, richesse importante puisque rarissime, car elles me serviront encore longtemps.
         Mon "winner" était retourné et demandait du scotch à tous les élèves autour de lui. Bien évidemment aucun d'entre eux ne possédaient cette denrée. Je lui dis "pourquoi tu as besoin de scotch ? Tu n'en as pas besoin, redonnes moi la règle plutôt".
         L'élève m'a regardé avec son air attristé, comme si il avait fait une bêtise, il cachait quelque chose dans ses mains. Je réitère ma question, il ouvre ses mains et me donne ma règle… mais en 2 morceaux ! Je suis en colère, car cet élève a fait 2 gaffes durant mon cours, mais une sensation de franche rigolade vient se mélanger en moi tellement c'est grotesque, en plus les élèves de la classe sont une fois de plus morts de rire.
         En fait, l'élève voulait du scotch pour réparer ma règle. Le point positif, c'est que j'ai 2 règles au lieu d'une seule maintenant !
         J'ai des élèves, brillants, sérieux (très rare), absentéismes, bavards… mais là, vous venez de découvrir mon champion du monde toute catégorie.

         Ces 2 événements du cours ont ressemblé à une caméra cachée ou à un sketch.

par Le prof à la dérive publié dans : Chapitre 2 : Néotitulaire (2006-2007). recommander commentaires (9)   
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Lundi 14 mai 2007
         Il m'arrive de garder les élèves après la sonnerie si je suis pris par le temps, pour leur parler d'une dernière chose, ou mettre les chaises sur les tables et faciliter ainsi le travail du personnel d'entretien.
         Mais il y a toujours des élèves qui se sauvent de la classe sans mon autorisation. Et cela m'énerve terriblement. Si si, c'est vrai, ils s'enfuient.
         J'ai donc remédié à ce problème. Dans un 1er temps, je me suis positionné devant la porte, pour bloquer la sortie des élèves qui refusaient de rester dans la classe. Cette solution était inefficace, puisque je me faisais bousculer par les élèves, pour libérer ainsi la sortie. N'oubliez pas que certaines de mes classes sont proches de 30 élèves. Le 1 contre 30 n'est pas vraiment équitable. Il est vrai que ça fait de bons entraînements de rugby. 
 
         Actuellement, j'expérimente une 2nde solution, pour supprimer la bousculade devant la porte. Lorsque la sonnerie retentie et que je dois encore garder les élèves quelques minutes, soit pour finir mon explication ou pour que TOUTES les chaises soient sur les tables, je ferme la porte à clef et je mets la clef dans ma poche. Voilà à quoi j'en suis réduit. Forcément les élèves se rebellent (comme d'habitude) en me disant "vous n'avez pas le droit", "c'est interdit", "on veut sortir", "on a faim", "on va se plaindre au principal" … Mais au moins ils restent dans ma salle (c'est vrai qu'ils n'ont pas vraiment le choix). Quelle idée de vouloir garder ces abru… plus longtemps que prévu, comme si ils me manquaient… Suis-je un idiot, pour souhaiter souffrir à ce point ? (Évitez de me répondre oui dans les commentaires de cet article)
         Une journée, il va bien y avoir un élève qui m'arrachera la clef des mains ou qui me frappera pour la récupérer. Il va falloir que je me prépare en faisant un peu de muscu…
 
         Enfin, cela aboutira probablement à la 3ème et dernière solution qui consiste à ne rien faire et à ne rien dire après la sonnerie. Les élèves partiront en traînant les chaises avec eux, déplaçant les tables sur leurs passages, en courant pour arriver les premiers dans la cours et en hurlant dans le couloir, comme ils faisaient au début de l'année.

         Quand je vous disais que c'étaient de véritables fauves.

par Le prof à la dérive publié dans : Chapitre 2 : Néotitulaire (2006-2007). recommander commentaires (8)   
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Vendredi 11 mai 2007
         Si il y a bien une chose qui m'exaspère par-dessus tout, ce sont les badauds qui vous donnent de multiples conseils sur votre métier.
         Certains me conseillent pour la préparation de mes cours, la correction de mes contrôles, ce que doit comporter mon cours, comment avoir l'autorité en classe… en clair ils m'expliquent comment je dois travailler. Bien entendu ils ne sont pas professeur dans ma matière, et encore moins enseignant et n'ont jamais eu une quelconque expérience dans ce milieu. Ils ne connaissent pas du tout le contexte dans lequel je travaille, mais bon ils imaginent… très mal par ailleurs.
         Ils ont une opinion bien tranchée sur ma matière et se permettent de me décrire comment je dois travailler. Lorsqu'ils me parlent, je hoche la tête pour confirmer leurs dires, avec un petit sourire en coin qui en dit long, pour éviter tout dérapage verbal que je pourrais éventuellement regretter.
         Mais il y a pire, il n'y a pas QUE des badauds, certaines personnes peuvent faire parties de votre famille ou de vos amis !
         Je précise que je ne suis pas contre les remarques, mais celles-ci se doivent d'être constructives et non destructrices…bonne réflexion à vous.
par Le prof à la dérive publié dans : Chapitre 2 : Néotitulaire (2006-2007). recommander commentaires (14)   
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Lundi 7 mai 2007
         Ah le sujet qui fâche…he bien si, je vais aborder ce sujet, et expliquer ce que j'ai sur le cœur.
         Concernant ma discipline au collège, nous sommes au nombre de 4 enseignants. Le problème est que nous sommes plus souvent 2 que 4…
         Je n'aime pas casser du sucre sur le dos des différentes personnes et encore moins sur mes collègues, mais là ça m'énerve quelque peu.
         Car mes 2 collègues sont régulièrement en arrêt maladie, par simple fainéantise. D'ailleurs ils le disent volontiers, ils "se mettent" en arrêt maladie dès qu'ils le souhaitent. Ils ne sont même pas présents la moitié du temps pour les cours (ils y sont autorisé grâce aux arrêts maladie), ne vont pas aux conseils de classe et encore moins aux réunions annexes (parents profs, DHG, pré-conseil, projet d'établissement, remplacement de la journée de pentecôte…), alors qu'ils ne sont mêmes pas en arrêt maladie, donc aucune excuse valable. Et ils nous répètent sans cesse, "si le principal vient m'emmerder, je me fous en arrêt". Quelle moralité ? Et le pire, c'est que le principal constate qu'ils ne sont pas présents aux multiples réunions, les laisse tranquille.
 
         Lorsqu'il y a eu les jours de grève interne au collège, mes 2 collègues sont subitement tombés malades… probablement pour éviter de perdre une journée de salaire tout en gardant une image positive auprès des collègues (enfin pas pour moi).
 
         A chaque fois que je les vois, je suis énervé, je pense à notre (les professeurs) image vis-à-vis du public. Je me dis que ce genre d'individu nous pénalise à longueur d'année.
         La journée où vous serez vous-même en arrêt maladie, vous vous préoccuperez de la pensée de votre voisinage. Comme vous êtes enseignant, de nombreuses personnes penseront que vous avez un poil dans la main, c'est peut être même déjà le cas.
         C'est une minorité d'enseignants, mais l'opinion générale voit un peu trop ces enseignants parasites, et oublie tous les autres qui rament comme des galériens.

         La réalité est occultée par ce genre d'individus, alors je vous en conjure, ouvrez les yeux pour discerner également les enseignants qui valorisent ce métier.

par Le prof à la dérive publié dans : Chapitre 2 : Néotitulaire (2006-2007). recommander commentaires (4)   
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Vendredi 4 mai 2007
         Lorsque vous étiez à l'école, vous vous rappelez sans aucun doute de la règle ultime fixée par l'enseignant qui consistait à lever la main pour obtenir la parole par celui-ci. Vous respectiez cette règle de manière automatique. Vous leviez la main pour demander la parole sans même y penser, par simple politesse à l'égard de vos camarades.
         Cette règle simple mais élémentaire au bon fonctionnement du cours est difficile à faire appliquer aux élèves.
         Comment cela se traduit dans les faits réels.
         Un élève commence à parler, je le reprends et lui demande de lever la main pour obtenir la parole, et là je le vois, qu’il lève la main et parle en même temps. Je le coupe à nouveau dans son élan, et lui réexplique la règle, en appuyant bien, sur le fait qu'il doit lever la main et attendre que le professeur lui donne la parole pour commencer à parler. L'élève me répond un "mais m'sieur…", pour me faire comprendre que je lui demande trop de chose en même temps, je suis un peu dérouté…
 
         Résultat, les élèves polis ne peuvent jamais répondre aux questions, car un de leur camarade lui coupe l'herbe sous le pied.
         Avant même de poser une question, vous êtes obligé de préciser, qu'il faudra lever la main pour répondre à cette question. Et à chaque nouvelle question vous devez redire LA règle, comme ci, le cerveau de l'élève ne possédait qu'une mémoire de quelques minutes…
par Le prof à la dérive publié dans : Chapitre 2 : Néotitulaire (2006-2007). recommander commentaires (7)   
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