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Mardi 27 février 2007
         Que puis-je appeler ainsi ? Et bien la fosse est le synonyme de la cour, et les lions, ce sont les élèves. Je développe.
 
         Comme je l'ai expliqué dans la partie précédente, l'architecture du collège forme un U, et la cour se trouve au centre du U. Le collège est construit sur 3 niveaux, dont 2 étages plus le rez-de-chaussée. La cour se situe en contrebas du collège et elle remonte au fur et à mesure par des escaliers, jusqu'au 1er étage. L'intégralité de la cour est bitumée.
         Lorsque vous lâchez plus de 500 élèves dans la cour, ça résonne quelque peu...
 
         Un moment inoubliable (mais plutôt péjoratif), fût l'instant où d'un mouvement de précipitation, je vis du rez-de-chaussée du collège, plus de 500 élèves débouler les escaliers de la cour en courant et en hurlant, ça fait un drôle d'effet la première fois. On a l'impression que nous allons nous faire broyer par ce mouvement de masse. J'ai vite demandé à mon collègue ce qui se passait. Il ma répondu de sang froid, que c'était une simple bagarre, il est resté très zen, moi non.
         J'ai regardé par la fenêtre pour vérifier ses dires, je n'ai vu qu'un cercle d'élèves en train d'hurler de joie et de plaisir. Les plus petits étaient sur les escaliers pour mieux apprécier la scène. Très vite les surveillants ont stoppé le duel, et tout est rentré dans l'ordre. Ceci peut être apparenté, à un duel de gladiateur où une foule palpitante n'attendait que la défaite de l'un des combattants.
 
         Depuis ce moment, j'ai baptisé la cour, "la fosse aux lions", je ne pense pas avoir usurpé le nom !
par Le prof publié dans : Chapitre 2 : Néotitulaire (2006-2007). recommander commentaires (2)   
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Samedi 24 février 2007
         Je vais tenter de vous décrire mon collège, ainsi que toutes les choses qui ont pu m'étonner sur le collège. Je parle du collège où je me trouve principalement, c'est-à-dire le collège_.
         Tout d'abord, lorsque vous sortez des transports en commun_, vous arrivez au beau milieu des tours. Pour atteindre le collège, il faut traverser celles-ci.
         Arrivée devant le collège, vous remarquez qu'il n'y a que très peu de verdure, que le collège est grisâtre, ce qui n'arrange rien à notre perception de la chose.
         De plus, il est clôturé d'une grille de 2m50 de haut, des caméras sont réparties à travers tout le collège, il doit y en avoir une bonne dizaine.
 
         Bref, vous l'aurez compris, le collège ressemble à un bunker !
 
         Car une fois devant la grille, vous ne pouvez pas rentrer, il faut que le concierge vous ouvre à condition qu'il vous ait reconnu. Une fois dans l'enceinte du collège, vous n'êtes toujours pas dans les locaux. Vous vous trouvez dans un sas. Maintenant, le concierge doit activer l'ouverture de la porte principale du collège. A ce moment là vous avez enfin pénétré la citadelle. Je précise que l'architecture du collège forme un U, avec la cours qui se trouve au centre.
 
         Pourquoi sécuriser à ce point un établissement scolaire ? Peut-être qu'un trésor se trouve enterré dans la cours ?
         Plus sérieusement, c'est probablement pour se protéger de l'extérieur, c'est-à-dire que toutes personnes qui n'a pas lieu d'être dans l'établissement ne puisse pas rentrer, et pour éviter la fuite des élèves. Quoique, les élèves arrivent à faire le mur, ce sont de véritables athlètes !
          En fait, le collège ressemble à une prison de part, sa "sécurité" (grille, sas, caméra…), son architecture et sa couleur grisâtre.
par Le prof publié dans : Chapitre 2 : Néotitulaire (2006-2007). recommander commentaires (5)   
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Mardi 20 février 2007

         Une fois les élèves en classe et installés, il faut encore attendre avant l'appel, car il y a forcément des retardataires, donc au lieu de les marquer absents puis de rayer leurs noms pour les passer dans la colonne retard, mieux vaut attendre. 
         Donc vous débutez votre cours sans faire l'appel, c'est ainsi. Après la 1ère vague de retardataire attendez encore, car il peut y avoir une 2nd vague. Une dizaine de minutes après la sonnerie, vous pouvez effectuer l'appel. L'appel des 1er cours est complexe de part la prononciation des prénoms. 
         Je dois donc noter les absents sur le cahier d'appel (si les élèves ne l'ont pas perdu…), et sur le billet d'appel. Sur ce bout de feuille, je note les noms des absents et des retardataires. Vous me direz, mais pourquoi faire le travail 2 fois. Tout simplement, pour s'assurer que les élèves ne falsifieront pas l'appel. Car ce billet va directement dans le bureau des surveillants sans passer par les élèves.

par Le prof publié dans : Chapitre 2 : Néotitulaire (2006-2007). recommander commentaires (4)   
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Samedi 17 février 2007

         Enfin cette fameuse rentée est là. Je suis anxieux de connaître mes élèves. 
         Je commence celle-ci avec une classe de 3° qui compte 28 élèves. A la sonnerie je récupère mes élèves dans la cours, que j'intitule "la fosse aux lions" (je développerai ce point un peu plus loin). Les élèves arrivent peu à peu, les élèves n'étant pas pressés d'aller en cours, il faut attendre, qu'ils veuillent bien rentrer. 
         Une fois dans le couloir, je leur demande de se mettre en rang et d'avoir le silence. Moi qui pensais que les élèves étaient toujours calmes le jour de rentrée, je mettais royalement "planté". Car en demandant le silence, j'entend distinctement, un "tu peux rêver", ces mots venant d'un groupe, je n'ai pas pu en savoir plus, je me suis retrouvé impuissant. Bien sûr, je les ai fâché comme il se doit, mais ça c'est terminé là. 
         Une fois dans la classe, je demande aux élèves de ne pas s'asseoir, car il se positionneront par ordre alphabétique en même temps que je ferais l'appel. 
         Je prends donc ma liste d'élève et je commence cet exercice périlleux, la prononciation des noms et prénoms des élèves. 
         Le reste du cours se déroulera plus ou moins normalement.

par Le prof publié dans : Chapitre 2 : Néotitulaire (2006-2007). recommander commentaires (0)   
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Mardi 13 février 2007

1) Introduction. 

         Le 1er Septembre, je peux enfin rencontrer mon collègue_, qui est aussi déboussolé que moi, car il est également néotitulaire, par contre il est titulaire du poste contrairement à moi. Par conséquent il est déjà venu dans l'établissement au mois de Juin, car il a eu connaissance de sa mutation plus tôt. 
         Très vite, je m'aperçois que l'équipe enseignante est jeune, la moitié des professeurs sont nouveaux cette année dans l'établissement, et une bonne partie est néotitulaire. Nous sommes tous fraîchement rapatriés de la province. 
         L'équipe de direction a également été renouvelée. Le principal nous prévient de la difficulté d'enseigner dans cet établissement. Au passage il nous donne le taux de réussite au brevet de l'établissement pour l'année 2006, qui est de 48 % !


2) Mes élèves. 

         Par la suite, nous obtenons notre emploi du temps et nos listes d'élèves. Je m'aperçois que les classes sont chargées en 3°, entre 27 et 29 élèves. Tandis qu'en 4°, les classes sont moins lourdes entre 20 et 24 élèves. 
         En regardant plus attentivement les listes des classes, je constate, qu'en grande partie les noms et les prénoms des élèves ne sont pas d'origine française. Lorsque je lis les prénoms, je ne sais même pas si il s'agit d'une fille ou d'un garçon, et je ne parle pas de la prononciation…


3) La découverte. 

         Après le discours du principal, nous ne sommes que 2 collègues, par conséquent nous partons visiter nos salles et voir le matériel dont on dispose. L'inventaire sera rapide vu le peu de matériel dont nous avons. 
         Au passage je vois ma salle de cours, qui est un peu désastreuse. C'est une grande salle, avec un côté entièrement vitré, sans rideau, avec les vitres extrêmement sales. Les tables sont empilées d'un côté et les chaises de l'autre. Des cartons traînent un peu partout dans la salle suite à l'installation de matériel informatique. Je me mets donc au travail entrain de positionner les tables et les chaises dans ma classe. Je remarque au passage qu'il me manque des places pour accueillir mes 28 élèves, je pars donc réquisitionner quelques tables et chaises pour avoir le compte. 
         Après cette installation plutôt longue, ma salle de cours est enfin prête pour recevoir mes élèves comme il se doit.

par Le prof publié dans : Chapitre 2 : Néotitulaire (2006-2007). recommander commentaires (1)   
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Mardi 6 février 2007
         Comme vous l'imaginez, pour ma 1ère année d'enseignement, j'ai été muté dans l'académie de_. Fin Juin, j'ai su que je devenais TZR_. Ce terme un peu barbare, signifie simplement remplaçant dans le département_ de l'académie de_. Reste à savoir où dans le département… Pour cela, j'ai du attendre le 25 Juillet.
         Je suis donc nommé sur 2 établissements à_, ville un peu "chaude" de la région Parisienne. Il s'agit des collèges 1_ et 2_. 1_ sera mon collège principal où j'effectuerai la majeure partie de mes cours. Je me renseigne sur internet pour obtenir leurs adresses, le nombre d'élèves, j'apprends ainsi que les 2 collèges sont classés REP. Encore un sigle, cela signifie qu'il y a plusieurs établissements classés ZEP dans la commune, donc que ces 2 établissements font partis d'un réseau.
 
         La semaine suivante, je suis de passage dans la région parisienne, j'en profite pour voir mes 2 futurs établissements. L'environnement change un peu par rapport à l'année précédente, un des collèges est situé aux pieds des tours.
         Les collèges sont fermés, je ne peux pas rentrer pour en savoir davantage, ni même les appeler. Je ne sais toujours pas les classes que j'aurai à la rentrée, le style de clientèle, le matériel mis à disposition, mes collègues…

         Il faut attendre une fois de plus pour obtenir ces informations.

par Le prof à la dérive publié dans : Chapitre 2 : Néotitulaire (2006-2007). recommander commentaires (0)   
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Mardi 6 février 2007

         La période avant Noël fût particulièrement rude pour ma part. Lorsque je prenais ce fameux RER pour rentrer chez moi le soir après l'IUFM, je me triturais l'esprit, je me disais que je n'avais rien appris, j'avais perdu mon temps, et en plus ils m'avaient enlevé le peu de motivation qu'il me restait. Il restait plus de 6 mois à faire. 

         Cette 1ère année a ressemblé étrangement à un bizutage, celui-ci est particulièrement développé car il dure un an.

par Le prof publié dans : Chapitre 1 : Enseignant stagiaire (2005-2006). recommander commentaires (0)   
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Mardi 6 février 2007

         Lorsque vous souhaitez obtenir des informations, sur les mutations, les établissements, les déplacements pour les formations, votre salaire… surtout n'appeler pas le rectorat, car ils se feront une joie de vous laisser en plan, voire même de se demander pourquoi vous voulez avoir des informations, ils vous raccrocheront peut être au nez en vous engueulant. 
         Si vous souhaitez obtenir des informations, mieux vaut être syndiqué et appeler les syndicats. Les syndicats de l'éducation nationale sont performants et dévoués sur ce point.

par Le prof publié dans : Chapitre 1 : Enseignant stagiaire (2005-2006). recommander commentaires (1)   
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